MM Play With Fire

Marie HJ · Chapitre 29 sur 58

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MM Play With Fire

Chapitre 27

 

 

Jared

– Oui. Je te demande la fidélité.

Les mains de Corey glissent sous mon T-shirt alors que je le laisse m’allonger devant lui. Ses mains immenses m’imposent l’obéissance. Je ne peux que me laisser dominer par la volonté de cet homme. Il remonte mon haut par-dessus ma tête et s’en débarrasse en s’appropriant mon torse. Sa langue vient caresser mon téton, puis ses dents le mordillent affectueusement.

– Tu l’as.

Je passe mes mains dans ses cheveux.

– Ne regarde personne d’autre.

Sa langue trace un sillon de frissons jusqu’à ma clavicule.

– J’ai bien assez à admirer avec toi.

Il lève mon bras pour le poser au-dessus de ma tête et embrasse les pattes de chat tatouées sur la peau sensible de l’intérieur de mon biceps. Je ne peux m’empêcher de gémir. Je découvre une nouvelle zone érogène chez moi… À moins qu’avec lui chaque zone de mon corps ne devienne prête à s’enflammer dès le premier contact.

– Ne m’abandonne pas sur le bord de la route, Corey…

Il passe un bras sous mes genoux pour les soulever. Je pose les pieds sur la couette. Ses doigts s’appliquent à délacer mes Doc Martens pendant que sa bouche effleure mes flancs doucement. Patiemment.

– Je me contrains à te laisser de l’espace pour pouvoir te garder, Jared. Pas pour t’abandonner.

Il fait valser mes pompes dans la pièce derrière lui. Ses baisers reviennent sur mon ventre, électrisant mes abdos, tendus au maximum. Concentré sur les sensations que provoque le frottement de sa barbe contre mon épiderme, j’ai envie qu’il me touche. J’en ai désespérément besoin. Ses doigts ouvrent mon jean puis il se redresse.

– Je le fais pour nous, Jared. Pour nous. Pour toi.

Il agrippe mon froc et s’en débarrasse d’un coup sec. Je soulève le bassin pour l’aider. Le vêtement rejoint mes pompes, quelque part dans la chambre. Mon érection, libérée de toute entrave, se dresse pour lui, seule et impatiente. Mais il repose ses lèvres sur mon ventre et continue sa découverte de mon corps, m’obligeant à me focaliser sur ses simples baisers. Ils me brûlent, m’apaisent, me démangent. Je lève doucement le bassin dans un besoin d’attentions plus concrètes.

Il se décale pour passer entre mes cuisses et reste assis, le cul sur les talons, à m’observer. Allongé sur son lit, je m’offre à lui, sans résistance, déjà pétri de désirs, attendant de savoir ce qu’il veut, ce qu’il compte me montrer, espérant de tout mon être qu’il me touche, assouvisse ma faim, calme mes appréhensions. Parce que j’en ai. C’est stupide, je sais, mais entre le fait de devoir me contenter de le voir de loin la majorité du temps, et le fait que je sois novice sur ce terrain de plaisir, j’ai du mal à conserver mon sang-froid.

Il pose une main sur mon sexe. Cette main immense, calleuse, experte. Il lui suffit de la poser. Juste la poser. Et mes sens ne savent plus quoi faire d’autre que de n’obéir qu’à lui. Je ne suis plus qu’un jouet, attendant qu’il se serve de moi, inerte et implorant. Il murmure.

– Je le fais pour nous, Nicolas.

J’aime quand il m’appelle par mon vrai prénom. Parce qu’il me voit comme la personne que je suis réellement. Pas juste la vedette de la scène. J’aime qu’il perce toutes mes carapaces en prononçant simplement ce nom. Il s’étire vers moi.

– Je le fais pour toi Nicolas. Juste pour toi.

Il m’embrasse langoureusement. Le baiser le plus tendre que l’on m’ait jamais offert. Sa langue plonge en moi, m’offre tout et me promet bien plus. Sa main, sur ma queue, ne reste pas inactive et débute un ballet sensuel, chatouillant mon gland, entourant ma longueur, longeant la veine dorsale. Le pire c’est que c’est la stricte vérité. La mélodie qu’il crée en moi est aussi ensorcelante, hypnotique, insensée. Je n’ai jamais été aussi transcendé par des caresses que par les siennes.

Il est tendre avec moi. Patient. Il me donne l’impression d’être l’être le plus important de son monde. Lorsqu’il me donne, il ne me donne pas que quelques gestes, il me donne son attention, sa douceur, et j’ai l’impression, son cœur. Ce n’est pas uniquement sexuel. C’est énormément plus.

Il glisse sur moi et recouvre une nouvelle fois mon corps de baisers, en m’allumant savamment. Je gémis déjà comme un dingue, le plaisir tordant mon corps, le besoin de plus titillant chacune de mes terminaisons nerveuses.

Son visage descend toujours. Sur mon torse, sur mon ventre, le long de mon ventre, jusqu’à…

– Oh, putain de merde, Corey !

Ses lèvres entourent ma bite, le bout de sa langue découvre mon méat, épongeant mon désir qui s’en échappe, avide de sentir sur ses papilles ce qu’il m’inspire. Ses doigts descendent sur mes boules et les pressent subitement, je râle de soulagement, laissant mes sens s’en donner à cœur joie, mon cœur s’alarmer comme une mer démontée, chaque battement plus puissant que le précédent, lourd et douloureux.

Je me tords dans tous les sens, plonge ma main dans sa tignasse, soulève les hanches, accroche mes talons sur la couette. Il stoppe brièvement ses baisers, sa main trouve la mienne dans ses cheveux, nos doigts s’emmêlent alors qu’il murmure, avec la nuit qui nous entoure comme seul témoin :

– Rien que pour toi Nicolas. Pour toi.

Il pose nos mains enlacées sur mon ventre et ses lèvres retrouvent ma queue. Il m’avale loin, très loin au fond de sa gorge. L’étau de ses doigts revient sur ma base et m’entoure, de plus en plus serré, alors qu’il fait buter mon gland au fond de sa bouche incroyable. Merde, je perds déjà mes moyens. Je halète bruyamment à chaque fois que sa bouche revient autour de moi, j’ai l’impression qu’il m’emporte toujours plus loin, je ne sais plus comment faire pour supporter ce tourment. Je jure que tout le sang de mon corps se retrouve en ce moment même dans mon sexe, dans la chaleur humide de son baiser absolument affolant.

Il accélère ses allers-retours autour de moi, ses dents effleurent ma peau, je vais mourir. Je me cambre à n’en plus pouvoir, mes doigts se resserrent sur les siens, ma tête est perdue quelque part, loin, parce que je ne sais plus réfléchir à rien. Même mon vocabulaire en est rendu aux bases primaires. Je ne sais plus que prononcer deux syllabes :

– CO-REY…

Tout mon monde autour de ce nom. Corey. Corey qui fait vaciller ma raison. Juste du bout de la langue maintenant. Me retirant tout ce qu’il m’offrait. Il frotte sa barbe à la peau sensible de ma bite, me brûlant et m’excitant encore plus. Confirmant par là même que c’est bien un homme qui m’allume à ce point. Et ça m’excite encore plus.

– COREY !

J’envoie ma queue contre ses lèvres, furieux, soufflant comme un damné. Il me rend esclave du désir, m’enchaîne à sa volonté plus sûrement qu’une paire de menottes. Et cette langue qui ne veut plus de moi ! Bordel de merde ! Suce-moi !

– COREY !

Il glousse sans me donner plus. Je le déteste ! Mes doigts écrasent les siens alors que sa langue, juste sa putain de langue, m’enveloppe langoureusement, m’offrant une légère source de bien-être, mais pas plus. MERDE ! J’ai l’impression que chacun de mes neurones explose d’impatience. Ou serait-ce moi, tout entier ?

– Suce-moi, bordel de merde !

Son sourire me nargue autant que ses yeux lorsqu’il soulève ma queue, la place devant ses lèvres et… Oh Mon Dieu !

– Bordel, Oui…

Mon gland retrouve cette gorge miraculeuse. Il accélère le rythme de la pipe incroyable qu’il m’offre. Vite, plus vite, toujours plus, je ne comprends même plus ou il est, ce que cela me fait, je n’y suis plus pour personne. Je gigote, m’arrache les cheveux de ma main libre, réveille tous les clients de l’hôtel en criant son nom en urgence, décolle mon dos du matelas, ma tête de l’oreiller, je ne sais plus comment évacuer cet orgasme qui monte et devient trop lourd à supporter.

Et il est là. Face à face avec mon orgasme. J’abdique direct !

– Putain de merde, je vais crever !

Je le laisse m’emporter. Je hurle en agrippant ma main libre à ses cheveux. Une violente secousse me transporte, un spasme, une convulsion. Mon sexe entre en éruption et explose au fond de la gorge de mon amant. J’atteins enfin mon nirvana, totalement envolé, n’ayant plus du tout conscience de cette pièce, de mon corps, de mon identité. Je suis juste ce mec à deux doigts de mourir de plaisir.

Ce putain de bordel de suceur de folie relâche ma bite et remonte à mes côtés, m’enveloppe de ses bras alors que je n’arrive même pas à calmer mes ardeurs, toujours en plein trip sexuel. Il me berce doucement, posant ma tête contre son torse. Je n’arrive pas à revenir. Mais il ne me le demande pas. Bordel, ce mec est incroyable.

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