MM Play With Fire

Marie HJ · Chapitre 38 sur 58

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MM Play With Fire

Chapitre 37

 

Nicolas

Nous saluons le public, cette fois c’est bon, on rentre à l’hôtel. Mon pote Bob ne me laisse plus une seconde de répit, je n’en peux plus, ça devient douloureux cette attente, et surtout cette retenue. Cet enfoiré de Corey m’interdit de prendre mon pied, bordel de merde ! Je ne m’attendais pas à ce genre de sensation. Il faut croire que je suis définitivement perverti, parce que rien que de savoir que je dois me retenir de jouir, ça me donne encore plus envie, et du coup, m’entrave encore davantage au milieu de l’extase qui est continuelle depuis Blue Blue things.

Je sors de scène et tombe nez à nez avec Marcus.

– Putain, les gars, vous avez enflammé le public ce soir ! C’était mortel ! Je vous invite en boîte pour fêter ça !

Je me fige.

– Non !

Il plisse les yeux alors que Corey, cet enfoiré éclate de rire derrière moi.

– Quoi, non ?

– Non ! Je suis crevé, je rentre à l’hôtel !

Corey hausse les épaules.

– Oui, un tour en boîte ça serait cool, je suis partant !

Je me tourne vers lui en me retenant de l’étrangler.

– NON !

Tout le groupe se retourne vers moi, les Iguana compris. Je calme mes ardeurs.

– Enfin, je veux dire, non, je préfère rentrer. Je suis fatigué, et j’ai mal aux cordes vocales… Ce sera sans moi pour cette fois.

Corey retient un rire.

– Bon, je vais rentrer aussi.

Ah, enfin un Corey raisonnable. Je souris comme un con, il passe une main discrète sur mes fesses et appuie sur Bob en le faisant bouger en moi. Je mords ma lèvre pour éviter de hurler. Bon Dieu, ce truc est explosif ! Pourquoi ne me suis-je jamais intéressé à ça avant ? Que d’années de perdues ! D’un autre côté, je ne suis pas sûr que proposer ce genre de délire à Mélanie aurait été l’idée du siècle. Elle n’aurait certainement pas compris le délire. Et puis sans Corey, ce ne serait pas pareil. Il n’y a qu’avec lui que c’est jouissif et tellement intime. Je soupire pour laisser échapper un peu de pression.

– Bon, c’est pas tout ça, mais on doit vous laisser, ciao !

Je kidnappe Corey qui se laisse pousser hors des coulisses en riant. Nous écourtons un maximum les dédicaces aux fans déjà agglutinés derrière les barrières de sécurité, hurlant nos deux noms en tendant les bras dans notre direction. Le service d’ordre a du mal à contenir la foule, et moi j’ai du mal à ne pas enlacer Corey, à le toucher partout, j’en ai mal aux couilles tellement j’ai envie de lui, mais nous sommes en public. Distance raisonnable obligatoire. Il signe quelques autographes à des nénettes en chaleur qui n’ont visiblement pas compris qu’elles n’avaient aucune chance, car elles soulèvent leurs tops pour qu’il signe directement sur leurs soutifs, voire leurs poitrines pendant qu’elles le tripotent. Je sais bien que je n’ai rien à craindre, mais ça m’agace quand même. Lui se laisse faire en souriant, leur parle en anglais. J’ai les mêmes en face de moi, mais je ne les regarde même pas, je suis obnubilé par le spectacle de Stixx et de ses fans. Que je vais bientôt emplafonner si elles continuent. D’autant plus que tout de suite, je suis chaud bouillant, dans tous les sens du terme et que j’ai besoin d’expulser d’urgence. Soit en crachant du sperme, soit en foutant des mandales !

Nous finissons par atteindre le véhicule loué par Marcus pour nous conduire à l’hôtel. Vitres teintées, séparation entre nous et les conducteurs. Je saute sur Corey, ouvre son froc et passe ma main sous son caleçon. Mes doigts s’emparent de sa bite et la branlent férocement. Il bande déjà comme un taureau. Je glisse entre ses genoux et enfonce son membre au fond de ma gorge, ma langue le léchant avec urgence. Il se cambre en grognant sur son siège. Ses doigts tirent sur mes cheveux puis appuient sur ma tête pour s’enfoncer encore plus au fond de ma gorge. J’accélère ma cadence, prêt à l’avaler jusqu’à la garde.

La voiture stoppe devant l’hôtel où plusieurs journalistes nous attendent, appareils photos à la main. Il me repousse et je me vois dans l’obligation de lâcher sa bite. Il se reboutonne et nous sortons chacun de notre côté. Nous posons pour quelques photos, rapidement, très rapidement, évitons les micros tendus, toujours à deux mètres l’un de l’autre, malheureusement, puis nous nous engouffrons dans le hall de l’hôtel et sautons dans l’ascenseur. Deux étages. Corey se jette sur moi et sa langue attaque ma bouche plus que consentante. Il plonge sa main sous mon caleçon et m’empoigne férocement. Je râle comme un fauve en manque. J’ai envie, putain ! Ma main retrouve elle aussi son sexe et le branle urgemment.

Le bip de l’ascenseur agit comme une douche froide. Nous nous redressons comme un seul homme alors que la porte s’ouvre sur le couloir de notre étage. Deux femmes habillées en tailleurs sévères apparaissent et s’engouffrent en discutant devant nous, nous barrant l’accès à la sortie de la cabine. Nous les poussons sans beaucoup de douceur puis sortons dans le couloir, prenons la direction de la chambre de Corey, je me colle à lui le temps qu’il ouvre sa porte et le pousse avec urgence lorsque celle-ci s’ouvre enfin.

Il se retourne vivement vers moi en lançant sa clé sur le lit, tire sur mon marcel, ouvre mon jean d’une main et retire son T-shirt de l’autre. Puis il m’embrasse bestialement pendant que je me débarrasse de mes pompes et de mon jean. Ses doigts me griffent la nuque puis retrouvent mes tétons pour les pincer durement. Je manque de m’effondrer sous la vague de plaisir qui se diffuse depuis ses doigts jusqu’à chacun de mes muscles. Je suis en fusion, chaque extrémité me lance, a besoin d’exploser.

Il me retourne sans attendre et me penche en avant sur le bureau devant moi. Je vois son bras s’étirer jusqu’au sac du sex-shop et en sortir la boîte de capotes. Le son significatif de l’alu qu’on déchire se fait entendre dans mon dos, puis plus rien. Pendant une courte seconde déjà trop longue. Ses doigts reviennent sur moi. L’une de ses mains se pose sur ma queue, l’autre sur mes fesses. Il fait tourner une nouvelle fois le plug en moi, appuie dessus, me fait hurler, perdre toute notion de quoi que ce soit, puis le retire d’un coup sec. Je pousse un cri de surprise, mais il glisse déjà deux doigts en moi, donc mon cri se termine en ronronnement animal.

Ses doigts disparaissent. Il saisit encore une fois le sac du sex-shop.

– Heureusement que j’ai acheté plusieurs tubes ! On a laissé l’autre à la salle !

Il ouvre le lubrifiant et repart derrière mon dos. Puis, à peine deux secondes plus tard, sa main agrippe mes cheveux et les tire en arrière. Et son gland s’empare de mon antre. Il glisse sans attendre davantage jusqu’à la garde. Je hurle littéralement. Corey ne s’y arrête pas et il a raison parce qu’il me donne tout ce que j’attendais. Il n’est pas tendre. Son sexe tire sur les parois de ma peau, écarte mes muscles sans demander la permission, maltraite mon intimité la plus profonde. Je le sens s’emparer de mon être, s’approprier les lieux avec force et férocité. Il rugit derrière moi.

– Putain, Nicolas, t’es un putain de bon coup ! Merde ! Bordel ! J’adore ton cul, putain de merde !

Il s’enfonce plus profond, repart et revient dans une cadence infernale. Bouge, change d’angle. Et trouve finalement ce qu’il cherche. Une onde de choc me parcourt les reins.

– Nom de Dieu, Corey !

Ses doigts se resserrent sur ma tignasse.

– Oui, putain, Nicolas !

Il tend la main autour de moi et s’empare de ma bite en me pénétrant de toutes ses forces. Je ne ressemble plus à rien. Cette omniprésence de Corey autour de moi, son désir exalté, ses mains, sa queue, sa voix, tout est pour moi, en moi. Il me défonce et frappe ma prostate, je pense que c’est ça, vu l’effet, et je m’envole plus haut que jamais ! Je m’agrippe au bureau en bougeant sous son assaut. C’est… indescriptible. Il aboie une nouvelle fois.

– Jouis, bordel de merde ! Jouis putain !

Il suffisait de demander. Le coup de queue avec lequel il ponctue sa phrase me crucifie ! J’explose en rugissant, au bord de l’évanouissement ! Propulsé en plein cœur du paradis, étourdi, affolé, comblé comme jamais, sans aucune conscience d’autre chose que ce plaisir qui m’étouffe et s’écoule par chacun de mes muscles.

Corey râle derrière moi, même pas une seconde plus tard en envoyant son bassin furieusement encore une poignée de fois puis reste plongé au fond de mes entrailles alors qu’il ralentit puis arrête complètement sa main sur mon sexe qui vient de se vider sur le bois précieux du bureau. Il s’effondre sur mon dos en soupirant de satisfaction béate. Nos corps sont en sueur, repus, inertes, il dépose quelques baisers sur ma peau, mais sans vigueur. Puis il se relève, attrape mes hanches et les tire, sans aucune force jusqu’au lit sur lequel il me pousse. Je me laisse tomber alors qu’il retire sa capote, la jette dans la poubelle dans un geste épuisé. Il pose un genou sur le matelas et se laisse tomber contre moi. Je le récupère dans mes bras et recouvre son visage de baisers. Ce mec est incroyable ! Un aller simple vers la beauté de la vie. Le cœur, les sens, l’âme, il fait flamboyer tout chez moi comme une étoile dans une nuit sans lune ! Cette étoile filante que j’ai réussi à attraper lors de son passage dans mon ciel. Non seulement il exauce tous mes vœux, mais il EST mon plus beau vœu… Je veux m’accrocher à lui et continuer à le suivre dans ses cieux, quels qu’ils soient…

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