La bouche pleine
Vendredi 2 décembre - 7 h 02, dans mon lit (et pas toute seule).
Comme s’il lisait dans mes pensées de fille- avec- une- petite- bedaine-‐ molle, il me retourne subitement sur le ventre, et me pénètre de nouveau avec ses doigts. Puis, sans m’avertir, il passe sa langue entre mes fesses. Je sursaute, ça semble l’exciter.
Il recommence et se donne véritablement à cœur joie, la face enfouie dans ma craque. Il a donc véritablement un pattern, ce fameux Alexis : la langue qui tente maintenant de s’introduire dans mon anus le confirme. C’est l’fun – j’étais avertie de sa passion, après tout –, et je mouille encore plus. Je me félicite de m’être rasée partout, et d’avoir pris une douche en profondeur, il y a quelques heures à peine, avant d’aller le retrouver au bar.
Même si ça me déplaît pas, ça commence à faire son temps, et j’ai pas envie de faire semblant. Je lui demande de mettre un condom. J’ai envie de toi maintenant. Il sort un Magnum de la poche de son pantalon qui traîne sur le plancher, s’exécute d’une main habile, puis me pénètre alors que je suis encore couchée sur le ventre, la tête dans l’oreiller. Comme ça fait une éternité que j’ai pas baisé, je suis serrée et sensible, mais c’est quand même délicieux. J’en profite. Il semble pas pressé de stimuler mon clitoris, alors je m’y mets toute seule, la main entre mon entrejambe et le matelas. Je pense pas avoir d’orgasme, mais sait- on jamais. Je sens ses doigts qui se promènent entre mes fesses et je me prépare à ce qui s’en vient en tentant de me détendre. Inspire, expire. Je courbe le dos, et il entre son pouce dans mon cul. Douce ment, les premières secondes, puis plus violemment, dans un mouvement sec de va- et- vient. T’aimes ça, hen ? Ouais, correct. Je crie quand même de plaisir pour l’encourager, ça finit de l’exciter. Il jouit fort en grognant, retire tous ses membres de mes orifices, et s’écroule sur moi.
Bon, ben cou’donc. J’en aurais pris plus, mais ç’a l’air que je vais devoir me contenter de ça pour l’instant.
Vendredi 2 décembre
7 h 02, dans mon lit (et pas toute seule).