Les couilles sur la table
Quand l’enfant vient : les hommes face à une grossesse non désirée
congélation), pour les hommes qui souhaiteraient concevoir après l’opération.
On peut donc penser avec Cécile Ventola que pour pousser les hommes à prendre leurs responsabilités en matière de contraception, il faudrait tout simplement imposer, comme en Angleterre, que toutes les méthodes soient systématiquement proposées par les médecins. Et qu’elles soient enseignées à l’école, comme c’est déjà censé être le cas, avec trois séances d’éducation à la vie affective et sexuelle par an… sauf qu’un tiers des établissements
scolaires ne dispense aucune éducation sexuelle95. Et enfin, que de vrais budgets soient consacrés à la recherche et au développement de nouvelles méthodes de contraception masculines : des pistes aussi prometteuses que la pilule masculine ou le Vasagel (un gel injecté dans les canaux déférents, qui serait efficace pour plusieurs années) n’arrivent pas à être développées faute de moyens. Je tiens à saluer pour finir le travail des militants d’Ardecom (Association pour la recherche et le développement de la contraception masculine), qui depuis plus de trente ans forment des médecins et toustes celleux qui le veulent aux méthodes de contraception masculine.
QUAND L’ENFANT VIENT : LES HOMMES FACE À UNE GROSSESSE NON DÉSIRÉE
Invitée de l’épisode 5, Coline Grando a réalisé un documentaire, La Place de l’homme, où elle se pose la question de la place de l’homme face à une grossesse non prévue (quelle que soit la manière dont elle se termine par ailleurs : naissance, fausse couche ou avortement). Un documentaire révélateur de certaines attitudes masculines face à la contraception et à la grossesse. Ainsi, Benjamin, 24 ans, explique que quand sa compagne lui a appris sa grossesse, il était « en état de choc » : « C’était inenvisageable que ça arrive un jour ! Et donc j’étais hyper heureux et en même temps je savais pas du tout comment gérer la chose. » Et il n’est pas le seul. Ces hommes tombent des nues ; ils ont des rapports hétérosexuels depuis des années, éjaculent dans le vagin des femmes, mais ne font pas directement le lien avec le risque d’une grossesse. Alors que les filles sont socialisées très tôt à envisager une grossesse.