Wicked
Chapitre 3
Ainsi commença l’été. Après ses examens, il restait à Boq une dernière année à Briscoe Hall. Chaque jour, il se hâtait à la bibliothèque des Trois Reines, où, sous l’œil vigilant d’un Rhinocéros titanesque, le chef archiviste, il nettoyait de vieux manuscrits qui n’étaient manifestement pas consultés plus d’une fois par siècle. Quand le Rhino n’était plus dans la pièce, il tenait des conversations frivoles avec les deux garçons qui l’encadraient, des étudiants typiques des Reines, amateurs de ragots et d’allusions obscures, plaisantins et loyaux. Boq les appréciait quand ils étaient de bonne humeur, et détestait les voir bouder. Crope et Tibbett. Tibbett et Crope. Boq faisait semblant de ne pas comprendre quand ils devenaient trop canailles ou suggestifs, environ une fois par semaine, mais ils battaient rapidement en retraite. Les après-midis ils allaient tous les trois manger leurs sandwichs au fromage au bord du Canal du Suicide, en regardant les cygnes. Crope et Tibbett, le visage dans l’herbe, se pâmaient en contemplant les équipages de solides garçons qui s’entraînaient le long du cours d’eau. Boq se moquait d’eux, sans méchanceté, et attendait que le destin mette de nouveau Galinda sur son chemin.
Il n’eut pas trop longtemps à attendre. Trois semaines environ après leur entrevue dans le potager, par une matinée venteuse d’été, un petit séisme provoqua de légers dégâts dans la bibliothèque des Trois Reines, et le bâtiment dut être fermé pour quelques répararions. Tibbett, Crope et Boq prirent leurs sandwichs, avec quelques tasses de thé de la cantine, et descendirent s’étendre à leur endroit favori, sur les berges vertes du canal. Quinze minutes plus tard passèrent Ama Clutch, Galinda et deux autres filles.
— Mais il me semble que je vous connais, dit Ama Clutch.
Galinda resta modestement un pas en arrière. Dans ces cas de figure, c’était aux domestiques d’obtenir les noms des inconnus, pour que des saluts personnels soient échangés. Ama Clutch déclara à haute voix que maîtres Boq, Crope et Tibbett faisaient la connaissance de Mlles Galinda, Shenshen et Pfannee. Puis elle s’éloigna d’un ou deux mètres pour permettre aux jeunes gens de s’adresser la parole.
Boq bondit et s’inclina légèrement. Galinda lui dit :
— Respectant ma promesse, maître Boq, puis-je vous demander comment vous vous portez ?
— Fort bien, je vous remercie.
— Il est mûr comme une pêche, dit Tibbett.
— Il en brille, vu sous cet angle, ajouta Crope deux pas derrière.
Boq se retourna et leur jeta un tel regard que Crope et Tibbett, l’oreille basse, firent semblant de bouder.
— Et vous, mademoiselle Galinda ? reprit Boq en scrutant l’expression étudiée de la jeune fille. Comment allez-vous ? Quel plaisir de vous voir à Shiz pour l’été.
Mais ce n’était pas la chose à dire. Les meilleures jeunes filles rentraient chez elles à cette saison, et Galinda, en tant que Gillikinaise, devait souffrir profondément de rester coincée là, comme une Croquignonne ou une roturière ! L’éventail se leva. Les yeux se baissèrent. Les demoiselles Shenshen et Pfannee lui effleurèrent l’épaule, en un geste de compassion muette. Mais Galinda riposta :
— Mes chères amies les demoiselles Pfannee et Shenshen louent une maison pour le mois à Haut-Été, sur les rives du lac Chorge. C’est un pavillon d’agrément, près du village de Vaunéant. J’ai décidé d’y passer mes vacances, plutôt que de subir cet agaçant voyage de retour aux collines Pertha.
— Comme c’est rafraîchissant, bafouilla Boq.
Il contemplait les bords laqués de ses ongles, ses cils papillonnants, la douceur brillante de ses joues, la peau délicate qui se tendait, juste à la commissure de la lèvre supérieure. Dans la lumière de ce matin d’été, elle était d’une beauté dangereuse et enivrante.
— Reprends-toi, dit Crope.
Il réagit en même temps que Tibbett et ils saisirent Boq chacun par un coude. Celui-ci se rappela alors de respirer. Il n’avait plus rien à dire cependant, et Ama Clutch tripotait de plus en plus nerveusement l’anse de son sac.
— Nous avons trouvé du travail, dit Tibbett, secourable. À la bibliothèque des Trois Reines. Ménagères des livres. Chambrières de la culture. Et vous, mademoiselle Galinda, travaillez-vous ?
— Certainement pas. J’ai besoin de repos. Cette année d’études a été harassante, vraiment. Mes yeux sont encore fatigués d’avoir tant lu.
— Et vous, les filles ? demanda Crope avec une familiarité scandaleuse.
Mais elles se contentèrent de glousser en reculant modestement. C’était la rencontre de leur amie, pas la leur. Boq, retrouvant une contenance, sentit que le groupe se remettait en mouvement.
— Et Mlle Elphie ? demanda-t-il pour les retenir. Comment va votre camarade de chambre ?
— Elle est forte tête et difficile, dit Galinda sévèrement, parlant pour la première fois d’une voix normale et oubliant le chuchotement de salon. En revanche, grâce à Lurline, elle a trouvé un travail, ce qui me soulage. Au laboratoire et à la bibliothèque, sous les ordres de notre professeur Dillamond. Le connaissez-vous ?
— Le professeur Dillamond ? Si je le connais ? répéta Boq. C’est l’enseignant de biologie le plus impressionnant de Shiz.
— Au fait, c’est une Chèvre.
— Oui, oui. Si seulement il pouvait nous enseigner. Même nos professeurs reconnaissent sa prééminence. Apparemment, il y a des années, à l’époque du Régent et avant, il était invité à prononcer une conférence annuelle à Briscoe Hall. Mais les restrictions ont changé même cette habitude, donc je ne l’ai jamais vraiment rencontré. Mais rien que le voir à cette soirée de poésie, l’année passée, a été un tel bonheur…
— Eh bien, il continue, interrompit Galinda. Aussi brillant qu’il soit, il ne se rend nullement compte du moment où il devient lassant. Quoi qu’il en soit, Mlle Elphie travaille dur, à une tâche ou une autre. Elle vous en parlera en détail, elle aussi. Ce doit être contagieux !
— Un labo, ça incube, dit Crope.
— Exact, ajouta Tibbett, et puis-je ajouter que vous êtes tout aussi délicieuse que Boq nous en rebattait les oreilles. Nous avions attribué ses déclarations à une imagination trop exubérante, due à une frustration affective et physique…
— Vous savez, coupa Boq, entre votre Mlle Elphie et mes anciens amis ici présents, il ne nous reste aucun espoir d’amitié. Devons-nous organiser un duel et nous tuer mutuellement ? Comptez dix pas, retournez-vous et tirez ? Cela nous épargnerait bien des fatigues.
Mais Galinda n’appréciait pas ces plaisanteries. Elle fit un petit geste dédaigneux, et le groupe féminin reprit sa marche sur l’allée de gravier, suivant le méandre du canal. M lle Shenshen poussa dans un profond soupir :
— Oh ma chère, mais il est mignon, à sa manière de jouet.
La voix s’éloigna, et Boq se tourna pour réprimander Crope et Tibbett, mais ils se mirent à le chatouiller et ils s’écroulèrent sur les restes de leur déjeuner. Comme il n’y avait aucun espoir que ses amis changent, Boq oublia son envie de les corriger. Vraiment, quelle différence pouvaient faire leurs plaisanteries de collégiens, si M lle Galinda le trouvait si impossible ?
Une semaine ou deux plus tard, au cours de son après-midi de congé, Boq se rendit place de la Gare. Il rôda autour d’un kiosque, l’œil aux aguets. Des cigarettes, des ersatz de talismans amoureux, des dessins coquins de femmes se déshabillant, et des rouleaux peints de couchers de soleil enflammés, surchargés de slogans ; « Lurline vit dans le cœur de chacun. » « Protégez l’ordre du Magicien, et l’ordre du Magicien vous protégera. » « Je prie le Dieu Innommé que la Justice vienne sur Oz. » Boq en remarqua la diversité : les païens, les autoritaires, et les unionistes de la vieille école.
Mais rien de directement favorable aux royalistes, qui étaient réfugiés dans la clandestinité depuis seize dures années, après que le Magicien eut arraché le pouvoir au Régent d’Ozma. La lignée d’Ozma était d’origine gillikinaise, et sûrement, il y subsistait des poches de résistance actives contre le Magicien ? Mais Gillikin avait en fait prospéré sous son gouvernement, et les royalistes s’étaient tus. D’ailleurs, tout le monde avait entendu les rumeurs des sévères procès visant les tourne-casaques et les péristrophistes.
Boq acheta une feuille publiée en dehors de la Cité d’Émeraude – vieille de plusieurs semaines, mais c’était la première qu’il voyait depuis un moment – et s’assit à un café. Il apprit que la Milice de la Cité d’Émeraude avait réprimé des dissidents Animaux qui semaient le trouble dans les jardins du palais. Il chercha des nouvelles des provinces, et trouva un article sur le pays Croquignon, qui continuait à subir une quasi-sécheresse ; des orages occasionnels inondaient le sol, mais l’eau ruisselait ou s’enfonçait inutilement dans la boue. On disait que des lacs souterrains cachés se trouvaient sous la région du Vinkus, que ces ressources hydrauliques pourraient approvisionner l’Oz tout entier. Mais l’idée d’un réseau de canaux desservant tout le pays faisait rire tout le monde. Quel coût ! Un fort désaccord opposait les Éminences à la Cité d’Émeraude sur les mesures à prendre.
La sécession, pensa Boq séditieusement. Il leva les yeux et vit Elphaba, seule, sans même une nounou ou Ama, debout devant lui.
— Quelle délicieuse expression vous avez sur le visage, Boq, dit-elle. C’est bien plus intéressant que de l’amour.
— C’en est, d’une certaine manière, répondit Boq, puis il se rappela les bonnes manières et se leva d’un bond. Voulez-vous vous joindre à moi ? Je vous en prie, asseyez-vous. À moins que l’absence de chaperon vous inquiète.
Elle s’assit, l’air un peu étiolé, et lui permit de commander une tasse de thé. Elle tenait sous le bras un paquet ficelé dans du papier brun.
— Quelques colifichets pour ma sœur, expliqua-t-elle. Elle ressemble à Mlle Galinda, elle aime les belles choses. J’ai trouvé un foulard Vinkus au bazar, des roses rouges sur fond noir, avec une frange noir et vert. Je le lui envoie, avec une paire de bas rayés qu’Ama Clutch m’a tricotés.
— Je ne savais pas que vous aviez une sœur. Elle jouait avec nous à l’époque ?
— Elle a trois ans de moins que moi, dit Elphaba. Elle viendra à Crage Hall sous peu.
— Est-elle aussi difficile que vous ?
— Elle est difficile, d’une manière différente. Elle est infirme, et lourdement, ma Nessarose, et elle a besoin d’un sacré coup de main. Même Mme Morrible ignore à quel point. Mais d’ici là, je serai en troisième année et j’aurai le cran de tenir tête à la directrice, je pense. S’il y a bien une chose qui me donne du courage, ce sont les gens qui rendent la vie dure à Nessarose. La vie est déjà bien assez difficile pour elle.
— C’est votre maman qui s’occupe d’elle ?
— Ma mère est morte. C’est mon père qui s’occupe de nous, officiellement.
— Officiellement ?
— Il est religieux, expliqua Elphaba.
Elle se frotta les mains comme pour indiquer qu’on pouvait faire tourner les meules autant qu’on voulait, aucun moulin ne produirait de farine quand il n’y avait pas de grain à moudre.
— Cela m’a l’air très dur pour vous. Comment votre maman est-elle morte ?
— En couches. Fin des questions personnelles.
— Parlez-moi du professeur Dillamond. J’ai entendu dire que vous travaillez pour lui.
— Parlez-moi de votre amusante stratégie pour conquérir le cœur de Galinda la Reine des Glaces.
Boq voulait vraiment entendre parler de Dillamond, mais la saillie d’Elphaba le fit soudain dérailler :
— Je continuerai, Elphie, je te le jure ! Quand je sais à quel point je suis parcouru de désir, c’est comme du feu dans mes veines. Je n’arrive pas à parler, et mes pensées sont comme des visions. Comme des rêves. Je flotte dans mes rêves.
— Je ne rêve pas.
— Dis-moi, y a-t-il le moindre espoir ? Que dit-elle ? Imagine-t-elle seulement que ses sentiments à mon égard puissent évoluer ?
Elphaba posa les coudes sur la table, les mains jointes, le bout de l’index posé sur ses lèvres minces et grisâtres.
— Tu sais, Boq, dit-elle, le problème, c’est que moi aussi j’en suis arrivée à bien aimer Galinda. Derrière l’amour éperdu qu’elle se porte, il y a un esprit qui s’efforce de penser. Elle pense pour de bon. Quand son cerveau fonctionne, elle pourrait, si on la guidait, penser à toi… et même, je le soupçonne, avec affection. Peut-être. Mais quand elle revient à elle-même, à la fille qui passe deux heures par jour à boucler ses magnifiques cheveux, c’est comme si la Galinda qui pense se retirait dans un placard intérieur et fermait la porte. Ou comme si elle battait en retraite, paniquée par un monde trop vaste pour elle. J’adore les deux Galinda, mais je trouve ça étrange. Cela ne me dérangerait pas de me quitter moi-même, si je le pouvais… mais je ne sais pas où est la sortie.
— Je pense que tu es dure avec elle, et certainement trop directe, dit sévèrement Boq. Si elle était assise avec nous, elle serait stupéfaite de t’entendre parler aussi librement.
— J’essaie seulement de me comporter comme une amie le devrait. D’accord, je n’ai pas beaucoup d’entraînement.
— Eh bien, si tu considères Mlle Galinda comme ton amie et si c’est de cette manière que tu éreintes une amie en son absence, je me pose des questions sur ton amitié pour moi, insista Boq.
Malgré son irritation, le jeune homme trouvait cette conversation bien plus animée que ses bavardages conventionnels avec Galinda. Il ne voulait pas échauder Elphaba par ses critiques.
— Je te commande un autre thé minéral, dit-il d’une voix autoritaire (celle de son père en fait), et tu pourras me parler du professeur Dillamond.
— Laisse tomber le thé, je n’ai pas encore fini le premier et tu n’es pas plus riche que moi, je parie, dit Elphaba, mais je veux bien te parler du professeur Dillamond. Sauf si mes opinions tranchées te gênent trop.
— Je t’en prie, je me trompe peut-être, dit Boq. Écoute, il fait beau, on est tous les deux hors du campus. Comment as-tu réussi à venir seule, au fait ? Mme Morrible est d’accord, pour ton échappée ?
— Devine, dit Elphaba en souriant. Une fois qu’il est apparu clairement que toi, tu pouvais aller et venir à Crage Hall en passant par le potager et le toit de l’écurie, j’ai décidé que moi aussi, je pouvais. Personne ne remarque jamais mon absence.
— J’ai du mal à y croire, dit Boq avec audace, parce que tu n’es pas du genre à te fondre dans le décor. Allez, parle-moi du professeur Dillamond. C’est mon idole.
Elle soupira, posa enfin son paquet et s’engagea dans une longue discussion. Elle lui parla du travail de Dillamond sur les essences naturelles, essayant de déterminer par la méthode scientifique quelles étaient les différences réelles entre les tissus animaux et Animaux, et les tissus Animaux et humains. La littérature à ce sujet, avait-elle appris en effectuant elle-même ses recherches, se limitait aux termes unionistes, et aux termes païens avant eux, et ne résistait pas à un examen scientifique.
— N’oublie pas qu’à l’origine, l’université de Shiz était un monastère unioniste, dit Elphaba et donc, malgré la tolérance affichée de l’élite instruite, il y a encore de solides préjugés unionistes.
— Mais je suis unioniste, protesta Boq, et je ne vois pas la contradiction. Le Dieu Innommé accepte de nombreuses sortes d’êtres vivants, et pas seulement les humains. Tu fais allusion à des préjugés subtils à l’encontre des Animaux, concomitants aux premiers textes unionistes, et existant encore de nos jours ?
— C’est certainement ce que pense le professeur Dillamond. Et il est unioniste, lui aussi. Explique-moi ce paradoxe, et je me convertirai avec joie. J’admire cette Chèvre immensément. Mais le vrai intérêt de tout cela, pour moi, c’est le politique. Si Dillamond parvient à isoler une partie de l’architecture biologique pour prouver qu’il n’existe aucune différence, tout au fond des poches invisibles de la chair humaine et Animale – qu’il n’existe aucune différence entre nous – ou même en nous, si tu prends aussi en compte la chair animale, eh bien… tu vois les implications.
— Non, dit Boq, je ne crois pas.
— Comment l’interdiction de la Mobilité Animale peut-elle tenir si le professeur Dillamond prouve scientifiquement qu’il n’existe aucune différence inhérente entre les humains et les Animaux ?
— Oh, quel beau plan pour un avenir incroyablement radieux.
— Penses-y, insista Elphaba. Réfléchis, Boq. Sur quoi le Magicien étaierait-il ses arguments pour étendre ces interdictions ?
— Comment le persuader du contraire ? Le Magicien a dissous la Chambre d’Approbation indéfiniment. Je ne crois pas, Elphie, qu’il soit ouvert à des discussions stimulantes, même avec un Animal aussi auguste que le professeur Dillamond.
— Mais bien sûr que si. C’est lui l’homme au pouvoir, il doit tenir compte des évolutions scientifiques. Quand le professeur Dillamond aura sa preuve, il écrira au Magicien et commencera à faire pression pour que les choses changent. Il fera aussi de son mieux pour mettre les Animaux de tout le pays au courant de ses intentions. Il n’est pas idiot.
— Je n’ai jamais dit que Dillamond était un idiot, dit Boq. Mais à ton avis, est-ce qu’il aura bientôt trouvé cette preuve indubitable ?
— Je ne suis qu’une petite main, une étudiante. Je ne comprends même pas ce qu’il veut dire. Je suis une secrétaire : tu sais qu’il ne peut pas écrire lui-même, il ne peut pas tenir un stylo avec ses sabots. J’écris sous sa dictée, j’archive et je file à la bibliothèque de Crage Hall pour chercher les références.
— Celle de Briscoe Hall serait un meilleur endroit pour chercher ce type de documents, fit remarquer Boq ; Même les Trois Reines, où je travaille cet été, possèdent des piles de dossiers provenant des observations monastiques sur la vie animale et végétale.
— Je sais bien que je n’ai guère une apparence conventionnelle, répondit Elphaba, mais je suis une fille, et donc je suis exclue de la bibliothèque de Briscoe Hall, il me semble. Il en va de même, désormais du moins, pour le professeur Dillamond, car c’est un Animal. Ces ressources précieuses nous sont donc interdites.
— Eh bien, dit négligemment Boq, si tu savais exactement ce que tu cherchais…, j’ai accès aux deux collections.