Dégâts des eaux

Donald Westlake · Chapitre 3 sur 79

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Dégâts des eaux

Chapitre 2

L’homme gris émit un son qui se voulait sans doute être un rire.

- Sacrée surprise, hein ? dit-il. Moi aussi, ça m’a surpris.

- Alors, tu le connais, dit May.

Elle semblait ne pas trop savoir si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle.

- Tom et moi, on était à l’ombre ensemble, expliqua Dortmunder, à contrecœur. On a été compagnons de cellule pendant quelque temps.

L’homme gris, qui semblait trop dur, filandreux et noueux pour porter un prénom aussi simple et chaleureux que Tom, émit de nouveau cette sorte de rire et dit :

- Compagnons de cellule. Potes. Pas vrai, Al ? Réunis par les caprices du destin, pas vrai ?

- Exact, dit Dortmunder.

- Si on allait s’asseoir dans le salon, proposa Tom, dont les lèvres n’étaient qu’un trait fin. Mon café refroidit.

- Bien sûr, dit Dortmunder.

Tom pivota et retourna au salon d’une démarche rigide, comme un homme qui a été cassé puis remonté un peu de travers, avec trop de superglu. Dans son dos raide, May agita les sourcils, les épaules et les doigts en regardant Dortmunder, pour demander : Qui est cet individu, que fait-il chez moi, que se passe-t-il, quand est-ce que ça va s’arrêter ? Dortmunder haussa les oreilles, les coudes et les commissures des lèvres, pour répondre : Je ne sais pas ce qui se passe, je ne sais pas s’il y a des ennuis en perspective ou pas, il faudra attendre pour voir. Puis ils suivirent Tom dans le salon.

Tom était assis dans le meilleur fauteuil, celui qui ne s’était pas écroulé jusqu’au sol, alors que Dortmunder et May avaient pris place sur le canapé, face à Tom, avec l’expression du couple à qui on vient de demander de réfléchir sérieusement à la souscription d’une assurance-vie. Assis au bord du fauteuil, Tom se pencha en avant pour prendre sa tasse sur la table basse et siroter son café avec une intense concentration. Il ressemblait à un personnage de second plan dans un film de la Dépression : le type penché au-dessus d’un petit feu dans un campement de vagabonds. Dortmunder et May l’observaient d’un œil méfiant, tandis qu’il reposait sa tasse, se renversait en arrière avec un léger soupir et disait :

- Je ne bois plus que ça maintenant. J’ai perdu le goût derrière les barreaux.

Dortmunder demanda :

- Combien de temps tu as passé enfermé, Tom, en tout ?

- En tout ? (Tom émit ce même son étrange.) Toute ma vie. Vingt-trois ans, la dernière fois. C’était censé être pour de bon. Vu que je suis un multirécidiviste.

- Je m’en souviens, dit Dortmunder.

- Pour répondre à ta question, dit Tom, pendant que je mangeais à des heures régulières, que je faisais de l’exercice et que je passais de bonnes nuits, pendant toutes ces années à l’ombre, le monde a réussi à empirer sans moi. Peut-être que c’est pas de moi qu’ils auraient dû protéger la société, depuis le début.

- Comment ça ?

- La raison qui fait que je me retrouve dehors, dit Tom. L’inflation, plus les coupes budgétaires, plus l’augmentation de la population carcérale. Toute seule, sans l’aide de votre serviteur, la société a réussi à élever toute une génération de détenus. Des je-m’en-foutistes, par-dessus le marché. Des types de quatrième zone que toi et moi, on ne voudrait même pas engager pour tenir la porte ouverte, Al.

- Oui, il y en a partout des comme ça, confirma Dortmunder.

- Ce sont des gens qui font même pas la différence entre un schéma et un papier de bonbon. Comment leur demander de réaliser un coup avec un plan ? Quand ces abrutis réussissent à faire un pas en avant avec le pied droit, ils ne savent pas trop ce qu’ils doivent faire avec le gauche.

- Il y en a des comme ça, c’est vrai, dit Dortmunder en hochant la tête. Je les vois parfois, endormis sur les échelles d’incendie, la tête posée sur un téléviseur. Ils nous font du tort.

- Avec eux, la prison ce n’est plus marrant, je te le dis. Le pire, c’est que leurs motivations sont pas les bonnes. Toi et moi, Al, on sait que si un type entre dans une banque avec un flingue et qu’il dit : « Filez-moi le fric et laissez-moi cinq minutes d’avance », il y a que deux bonnes raisons pour ça. Soit sa famille est pauvre, quelqu’un est malade, il a besoin d’une opération, de chaussures, de livres scolaires ou de viande au dîner plus d’une fois par semaine; ou bien, le type veut emmener une copine à Miami pour faire la fiesta. C’est l’un ou l’autre. Pas vrai ?

- C’est généralement le cas, confirma Dortmunder. Sauf que de nos jours, c’est plutôt Las Vegas.

- Eh bien, ces crétins n’ont rien pigé, là non plus, dit Tom. La vérité, c’est qu’ils volent pour se remplir les veines, et ils continuent en taule, ils achètent leur came aux gardiens, aux avocats, aux visiteurs, entre eux, et même à l’aumônier, je parie, mais si tu leur demandes pourquoi ils ont pas écouté le conseiller d’orientation et pourquoi ils ont choisi la voie du crime, pour laquelle ils sont pas du tout faits, ils te répondent que c’est politique. Ils te disent que c’est eux les victimes.

Dortmunder acquiesça.

- Oui, j’ai déjà entendu ça. C’est très utile devant le juge, des fois. Ou pour obtenir une conditionnelle.

- C’est du bidon, Al !

Calmement, Dortmunder fit remarquer :

- Tom, toi et moi, ça nous est arrivé plusieurs fois de baratiner les autorités.

- O.K., dit Tom. Je te l’accorde. Toujours est-il qu’à cause de l’inflation, ça coûte plus cher maintenant de nourrir et de loger un type en taule, vu les conditions auxquelles on est tous habitués, et avec les restrictions budgétaires… Tu savais, Al, dit-il en s’interrompant lui-même, que question santé, les condamnés à des longues peines étaient les gens les mieux portants d’Amérique ?

- Non, je savais pas, avoua Dortmunder.

- C’est la vérité. C’est dû à la vie bien réglée, à l’absence de stress, au régime équilibré, aux soins médicaux gratuits facilement accessibles et aux exercices physiques obligatoires. N’importe quelle compagnie d’assurances te le dira.

- C’est une sorte de consolation, je suppose, dit Dortmunder.

- Ouais, dit Tom avec cette sorte de rire. Savoir que si tu étais dehors en train de te payer du bon temps, tu mourrais plus jeune. (Il sirota une gorgée de café apparemment sans ouvrir la bouche.) Bref, tout ça cumulé, le fait que ça coûte plus cher de me loger et de me nourrir, plus les coupes budgétaires qui font qu’ils ont moins d’argent pour me loger et me nourrir, sans compter que tu as toute la population masculine entre dix-sept et vingt-six ans qui exige d’aller en taule pour être logée et nourrie, le gouverneur a décidé de m’offrir un cadeau d’anniversaire pour mes soixante-dix ans. (Il adressa un grand sourire à May, sans ouvrir la bouche.) Vous auriez pas dit que j’avais soixante-dix ans, hein ?

- Non, répondit May.

- Je fais plus jeune qu’Al.

May regarda Dortmunder en fronçant les sourcils.

- John, dit-elle, pourquoi est-ce qu’il n’arrête pas de t’appeler Al ? Si tu le connais vraiment, s’il te connaît vraiment, si vous avez vraiment vécu dans la même cellule, et si tu t’appelles vraiment John - et je sais que tu t’appelles John -, pourquoi est-ce qu’il t’appelle Al ?

Tom émit un son qui était peut-être un petit rire.

- C’est une vieille plaisanterie entre Al et moi.

Dortmunder expliqua :

- C’est l’idée que se fait Tom du comique. Il a découvert que mon deuxième prénom était Archibald, et j’aime pas beaucoup ce prénom…

- Tu le détestes, dit May.

- C’est une des pires choses quand on se fait arrêter, dit Dortmunder. Quand ils me regardent et qu’ils me disent « John Archibald Dortmunder, vous êtes en état d’arrestation », je me dégonfle immédiatement, à cause de ça.

May demanda :

- Quand cet homme a découvert à quel point tu détestais ce prénom, il a décidé de t’appeler comme ça dorénavant ?

- Exactement, dit Dortmunder.

- C’est une plaisanterie entre nous, dit Tom, avec cette sorte de rire encore une fois.

- C’est ça l’humour, pour lui ? dit May.

- Tu commences à saisir, dit Dortmunder.

- Al, demanda Tom, est-ce que tu es très proche de cette femme ? Est-ce que je peux parler devant elle, je veux dire ?

- Tom, si tu as l’intention de parler devant moi, tu parleras devant May. C’est comme ça.

- O.K. Ça me pose pas de problème. Je voulais juste m’assurer que tu te sentais sûr de toi.

- Tom, tu veux quelque chose.

- Évidemment que je veux quelque chose ! Pour qui tu me prends ? Je suis du genre à organiser des retrouvailles ? Tu crois que je me balade dans tout le pays et que je débarque chez d’anciens potes de cellule pour parler du bon vieux temps ? Al, est-ce que j’ai une tronche à envoyer des cartes de vœux ?

- C’est bien ce que je disais, répondit Dortmunder avec patience, tu es ici parce que tu veux quelque chose.

- Oui. Je veux quelque chose.

- Quoi ?

- De l’aide, répondit simplement Tom.

- De l’argent, tu veux dire ?

Pourtant, Dortmunder se disait que ça ne pouvait pas être ça. Tom Jimson n’était pas du genre emprunteur; il préférait vous flinguer et vous détrousser plutôt que de s’abaisser à supplier.

- Oui, d’une certaine façon, répondit Tom. Je vais t’expliquer.

- Vas-y.

- Bon, voilà. Je t’explique. Quand je faisais un gros coup, je planquais toujours une partie du butin, je le mettais de côté quelque part au cas où j’en aurais besoin plus tard. J’ai appris ça quand j’étais môme, avec Dilly.

- Dilly ? fit May.

Ce fut Dortmunder qui répondit :

- John Dillinger. Tom a commencé avec Dillinger et c’est comme ça qu’il l’appelait.

- Devant lui ?

- Madame, dit Tom, j’ai jamais eu trop de problèmes pour me faire respecter. Si je veux appeler ce gars Al, je l’appelle Al. Je voulais appeler Dilly Dilly, alors je l’appelais Dilly.

- Très bien, dit May.

La méfiance était de plus en plus perceptible dans son regard.

- Bref, reprit Tom, Dilly et moi, on a plus ou moins commencé en même temps, façon de parler. Il est sorti de taule dans l’Indiana en 33, et c’est à cette époque-là que j’ai débuté. J’avais quatorze ans. Dilly m’a appris vachement de trucs cette année-là, avant qu’il fasse le coup de sa fausse mort, et une des choses que j’ai apprises, c’est qu’il faut toujours mettre une poire de côté pour la soif.

- Oui, je m’en souviens, dit Dortmunder. Quand on était copains de cellule, de temps en temps tu expliquais à un avocat où tu avais planqué un de tes butins pour qu’il puisse aller le déterrer et se payer ses honoraires.

- Ah ! les avocats, dit Tom d’une voix encore plus râpeuse et ses lèvres s’entrouvrirent très légèrement, juste assez pour laisser entrevoir de petites dents blanches à l’aspect aiguisé. On peut dire qu’ils ont mis la main sur une grande partie de mon fric au fil des ans. Et ils m’ont jamais rien donné en échange. Mais ils n’ont jamais pu s’emparer du gros butin, c’était hors de question. Celui-là, je l’ai gardé pour moi. C’est ma retraite. Je me suis trouvé un coin au Mexique, bien plus bas qu’Acapulco, sur la côte ouest. C’est là que j’irai grâce à mon fric, et une fois là-bas, je vivrai heureux, en bonne santé et longtemps, toujours grâce à ce fric. Je vais devenir un vieil homme, Al, c’est ma seule ambition dans la vie désormais.

- Ça m’a l’air chouette, dit Dortmunder, en se demandant pourquoi Tom n’était pas déjà dans l’avion. Pourquoi venir ici ? Pourquoi lui raconter cette histoire ? Où se cachait le hic ?

Pendant ce temps, Tom continuait sur sa lancée :

- Ce gros coup, c’était un fourgon blindé sur la voie express; il transportait du fric entre Albany et New York. Tout s’est passé comme sur des roulettes, mais ensuite, mes équipiers ont eu des problèmes, et pour finir, je me suis retrouvé seul avec les sept cent mille.

Dortmunder le regardait d’un air hébété.

- Dollars ?

- Oui, c’était la monnaie de l’époque. Des dollars. C’était un an ou deux avant que je me retrouve à l’ombre pour la dernière fois. J’étais plein aux as et, pour un tas de raisons, j’avais plus d’associés avec qui partager le butin, alors je me suis payé un cercueil…

- Un cercueil ?

- Y a pas mieux comme boîte, Al, si tu veux mettre un truc à l’abri. C’est hermétique, étanche, blindé…

- C’est super, dit Dortmunder.

- Comme tu dis. Seulement, tu peux pas en acheter un comme ça. La société qui les fabrique, elle surveille de très près tous ses petits bébés.

Dortmunder plissa le front.

- Ah bon ?

- Tu peux me croire. Ils veulent pas que tu te mettes dans l’idée d’acheter un cercueil pour y coller ta grand-mère et la foutre dans un trou au fond du jardin. Le genre enterrement free-lance. La justice n’aime pas ça.

- Je m’en doute.

- Mais voilà ce qui s’est passé : il se trouve que je connaissais un entrepreneur de pompes funèbres à cette époque-là. On a fait affaire lui et moi…

Dortmunder et May échangèrent un regard.

- Il m’a refilé un cercueil en douce, dit Tom. Le modèle haut de gamme. C’est pas donné, mais ça les vaut. C’est quand même une honte de gaspiller ces belles boîtes pour des morts.

- Hmm.

- Il y avait une petite ville tout là-haut, pas très loin de la voie express. Putkin’s Corners. J’y suis allé une nuit et derrière la bibliothèque, j’ai trouvé un endroit qu’on ne voyait d’aucune fenêtre. J’ai creusé un trou de plus d’un mètre, j’ai foutu le cercueil dedans, j’ai rebouché le trou et je suis reparti. Personne sur terre, à part vous deux maintenant, n’a jamais su que j’avais mis les pieds dans une ville baptisée Putkin’s Corners.

- C’est pour ça que tu as besoin d’aide ? demanda Dortmunder. Pour aller récupérer ce cercueil bourré de fric à Putkin’s Corners ?

- Oui, c’est pour ça que j’ai besoin d’aide.

- Ça m’a pas l’air trop compliqué, dit Dortmunder d’un ton rassurant en pensant que Tom ne se sentait pas capable, à soixante-dix ans, de creuser et de transporter le cercueil.

Mais Tom secoua la tête, en disant :

- C’est un peu plus compliqué que tu l’imagines, Al. Figure-toi que, quatre ans environ après ma petite virée, bien avant que tu deviennes mon compagnon de cellule, l’État de New York a condamné toutes ces terres, les maisons et quatre villages là-haut, dont Putkin’s Corners, et ils ont expulsé tout le monde. Après ça, la ville de New York a racheté tous les terrains et ils ont construit un barrage au milieu de la vallée pour se faire un autre réservoir, pour vous autres en bas.

- Oh ! fit Dortmunder.

- Voilà pourquoi j’ai besoin d’aide, dit Tom. Parce que pour l’instant, mon butin est sous un mètre de vase et vingt mètres de flotte.

- Ah ! fit Dortmunder. Pas facile.

- Mais pas impossible, répondit Tom. Alors, j’ai une proposition à te faire. Tu as la tête sur les épaules, Al…

- Merci.

- Associe-toi avec moi sur ce coup-là. On récupère mon cercueil à Putkin’s Corners, toi et moi, et je sais pas qui d’autre, et ensuite, on partage en deux. La moitié pour moi et la moitié pour toi; et toi, tu partages comme tu veux avec ceux que tu auras choisi de mettre dans la combine. Trois cent cinquante mille. J’ai de quoi devenir un vieil homme avec ça, surtout au Mexique. Alors, qu’est-ce que t’en dis ?

- Intéressant, répondit Dortmunder, en songeant qu’il aurait aimé en savoir plus sur les problèmes qui avaient frappé les équipiers de Tom lors de l’attaque du fourgon et fait de lui l’unique propriétaire des sept cent mille dollars. Mais il se disait aussi qu’à soixante-dix ans, Tom était sans doute moins dangereux qu’à quarante-trois ou quarante-quatre, quand le braquage avait eu lieu. Et au-delà de ça, il pensait à l’argent, et au mal qu’il s’était donné ce soir pour rafler un peu de menue monnaie dans un bureau de change en affrontant un chien au sale caractère. Il ne savait pas trop comment on s’y prenait pour récupérer un cercueil au fond d’un réservoir, sous vingt mètres d’eau, mais en supposant qu’il doive faire appel à deux ou trois autres gars, trois disons, il leur resterait presque cent mille dollars chacun. Et il n’y a pas de chiens dans un réservoir.

Tom disait :

- Je suppose que tu as envie de dormir un peu…

- Oui, j’ai du sommeil en retard, avoua Dortmunder.

- Alors, peut-être qu’aujourd’hui, en début d’après-midi, on pourrait monter là-haut pour que je te montre l’endroit. C’est à deux heures de route.

- Cet après-midi ? répéta Dortmunder qui aurait aimé dormir un peu plus longtemps que ça.

Sa rencontre avec le chien du bureau de change l’avait vidé.

- Le plus tôt sera le mieux, répondit Tom.

May intervint :

- John ? Tu vas faire ça ?

Dortmunder sentait bien que May éprouvait de l’aversion pour Tom -comme la plupart des êtres humains -, mais d’un autre côté, il y avait tous ces avantages auxquels il venait de penser, alors il répondit :

- Je vais aller jeter un coup d’œil, May, pour voir comment ça se présente.

- Si tu penses que c’est bien.

Autour d’elle, l’air vibrait de tous les autres mots qu’elle ne disait pas.

- Je vais juste jeter un coup d’œil, répéta Dortmunder pour la rassurer, avant de se tourner vers Tom pour demander : Où loges-tu ?

- Eh bien, tant que j’aurai pas récupéré mon butin, ce canapé sur lequel tu es assis me semble être un endroit parfait.

- Ah ! fit Dortmunder, tandis qu’à côté de lui, le visage de May se transformait en béton. Dans ce cas, je crois qu’il vaut mieux aller jeter un coup d’œil dès cet après-midi.

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