La Friction du temps

Martin Amis · Chapitre 62 sur 64

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La Friction du temps

Mes Remerciements les Plus Sincères À…

c’est la règle du genre, été contredites par les événements). Il existe des

répétitions, des doublons : je ne les ai pas supprimés, car j’imagine que la

plupart des lecteurs trieront chemin faisant, selon leur humeur (seuls le

critique, le correcteur et, bien sûr, l’auteur étant contraints de lire d’une

traite ce qui suit). Je me suis aussi laissé aller à quelque autocensure (j’en ai

été surpris, de ma part) : j’ai gommé, moins ce qui aurait pu paraître

« inconvenant ou offensant » que les excès de familiarité, les expressions

qui sont déjà surexploitées avant même d’être couchées sur le papier. Le

péché naturel de la langue est cumulatif et inévitable ; mais nous pouvons

au moins supprimer les faiblesses du ponctuel.

 

Mes remerciements les plus sincères à…

 

D’abord, à mon amie depuis près d’un demi-siècle, Tina Brown, qui édita

mes textes au New Yorker, chez Talk, à Newsweek. Au New Yorker je me

suis également reposé sur Bill Buford, Deborah Treisman et Giles Harvey.

Craig Raine, mon camarade et jadis tuteur, chez Areté. Sam Tannenhaus et

Pamela Paul du New York Times Book Review. Eric Chotiner de The New

Republic, et Giles Harvey, encore, après son départ pour Harper’s. Lisa

Allardice et Ian Katz au Guardian. David Horspool et Oliver Ready au TLS.

Eben Shapiro et Lisa Kalis du Wall Street Journal. Aimee Bell et Walter

Owen chez Vanity Fair. Côté assistance éditoriale, j’ai toujours eu

beaucoup de chance : avec les correcteurs, grammairiens, contrôleurs

d’information, rédacteurs et rédacteurs en chef. Peu enclin à opposer aux

conseils qu’on me prodigue une impatience invétérée, je n’ai jamais été

tenté de renvoyer à quiconque le reproche (en fait jamais exprimé) de Clive

James : « Écoute. Si j’écrivais comme ça, je serais toi ! » Enfin, bien

naturellement, j’adresse mes salutations aux éditeurs-rédacteurs des

versions reliées de mes livres, Dan Franklin chez Cape et Gary Fisketjohn

chez Knopf. Sincères remerciements à tous.

J’aimerais féliciter tout particulièrement Bobby Baird, le rédacteur

indépendant (actuellement chez Esquire) qui, confronté à un monceau de

coupures, tapuscrits, pièces jointes et déchets d’Internet, a su concocter un

livre. Je suis aussi basse technologie qu’il est possible de l’être, et Bobby

fut pour moi à l’image du Créateur : celui qui du chaos fit un monde. Pour reprendre les Contes d’Ovide de Ted Hughes, Bobby « interdit aux vents /

d’user de l’air à leur gré » et « apprit » aux « rivières / À respecter leurs

rives ».

 

Brooklyn, octobre 2016

 

OceanofPDF.com