La Friction du temps
Mes Remerciements les Plus Sincères À…
c’est la règle du genre, été contredites par les événements). Il existe des
répétitions, des doublons : je ne les ai pas supprimés, car j’imagine que la
plupart des lecteurs trieront chemin faisant, selon leur humeur (seuls le
critique, le correcteur et, bien sûr, l’auteur étant contraints de lire d’une
traite ce qui suit). Je me suis aussi laissé aller à quelque autocensure (j’en ai
été surpris, de ma part) : j’ai gommé, moins ce qui aurait pu paraître
« inconvenant ou offensant » que les excès de familiarité, les expressions
qui sont déjà surexploitées avant même d’être couchées sur le papier. Le
péché naturel de la langue est cumulatif et inévitable ; mais nous pouvons
au moins supprimer les faiblesses du ponctuel.
Mes remerciements les plus sincères à…
D’abord, à mon amie depuis près d’un demi-siècle, Tina Brown, qui édita
mes textes au New Yorker, chez Talk, à Newsweek. Au New Yorker je me
suis également reposé sur Bill Buford, Deborah Treisman et Giles Harvey.
Craig Raine, mon camarade et jadis tuteur, chez Areté. Sam Tannenhaus et
Pamela Paul du New York Times Book Review. Eric Chotiner de The New
Republic, et Giles Harvey, encore, après son départ pour Harper’s. Lisa
Allardice et Ian Katz au Guardian. David Horspool et Oliver Ready au TLS.
Eben Shapiro et Lisa Kalis du Wall Street Journal. Aimee Bell et Walter
Owen chez Vanity Fair. Côté assistance éditoriale, j’ai toujours eu
beaucoup de chance : avec les correcteurs, grammairiens, contrôleurs
d’information, rédacteurs et rédacteurs en chef. Peu enclin à opposer aux
conseils qu’on me prodigue une impatience invétérée, je n’ai jamais été
tenté de renvoyer à quiconque le reproche (en fait jamais exprimé) de Clive
James : « Écoute. Si j’écrivais comme ça, je serais toi ! » Enfin, bien
naturellement, j’adresse mes salutations aux éditeurs-rédacteurs des
versions reliées de mes livres, Dan Franklin chez Cape et Gary Fisketjohn
chez Knopf. Sincères remerciements à tous.
J’aimerais féliciter tout particulièrement Bobby Baird, le rédacteur
indépendant (actuellement chez Esquire) qui, confronté à un monceau de
coupures, tapuscrits, pièces jointes et déchets d’Internet, a su concocter un
livre. Je suis aussi basse technologie qu’il est possible de l’être, et Bobby
fut pour moi à l’image du Créateur : celui qui du chaos fit un monde. Pour reprendre les Contes d’Ovide de Ted Hughes, Bobby « interdit aux vents /
d’user de l’air à leur gré » et « apprit » aux « rivières / À respecter leurs
rives ».
Brooklyn, octobre 2016
OceanofPDF.com