Too Young
Chapitre 25
– La vache. Le fils du pasteur cache bien son jeu…
Je file une tape sur la tête de Calista alors qu’elle se penche pour boire une gorgée de bière.
– Mia ! J’ai failli me renverser le verre dessus ! Imagine si j’avais fini avec le T-shirt mouillé, il aurait pu y avoir une émeute à cause de mes fans enfin !
Je pouffe.
– Alors parle moins fort Cal.
Elle plisse les yeux et boit une gorgée de bière en me fixant par-dessus son verre.
– Alors, récapitulons : le mec sur qui tu craques en non-stop depuis deux mois te saute dessus, tu lui sautes dessus, vous faites l’amour comme des dingues pendant quatre jours au point de te griller le cerveau et quand vous revenez tu y mets un terme ?
J’ouvre la bouche mais je reste sans voix.
– Je confirme Mia, tu as dû griller quelques neurones là-bas pour le repousser.
Je soupire fortement en posant mon front sur la table.
– C’est plus compliqué que çaaaaa… je gémis la bouche contre le bois.
– Qu’est-ce qui est compliqué Mi ?
Je relève la tête et pose le menton sur mes bras croisés sur la table.
– Mes parents ont déjà assez souffert comme ça pour que j’en rajoute une nouvelle couche.
Calista penche la tête sur le côté en pinçant légèrement les lèvres.
– Mi, tes parents sont assez grands pour se défendre.
– Imagine s’ils perdent encore des clients ? Déjà que je leur reviens cher à travailler avec eux, si je flingue encore une partie de leur clientèle, je m’en voudrai toute ma vie…
– Bon, Mia Poppy Anderson, tu vas m’écouter.
– Je n’aurais jamais dû te donner mon second prénom, tu l’utilises beaucoup trop à mon goût…
– Alors habitue-toi parce que je l’utiliserai souvent.
– Souvent comment ?
Elle se penche par-dessus la table pour me fixer droit dans les yeux.
– Jusqu’à ma mooooort…
– Prions pour ta mort arrive assez vite… je soupire d’une voix ironique.
Elle me fait un clin d’œil et se redresse.
– Désolé chérie, si j’avais dû mourir jeune, je l’aurais fait avant pour rejoindre le Club des 27.
– Le quoi ?
Elle boit une gorgée avant de me répondre.
– Le club des artistes maudits qui sont morts à vingt-sept ans : Morrison, Hendrix, Joplin, Cobain, Whinehouse… quitte à mourir, autant mourir en légende. Maintenant que j’ai bientôt trente ans, c’est trop tard.
Elle conclut sa tirade d’une pichenette sur mon nez.
– Si j’avais su ça il y a trois ans…
Elle me fait un nouveau clin d’œil et je me redresse pour boire une longue gorgée de bière rafraîchissante. Le bar de Mitch est toujours aussi mal climatisé et je commence à transpirer, mais c’est un endroit calme et il y a des alcôves pour discuter tranquillement. Autant dire que c’est le repère des couples adultères de la ville.
Et le second lieu de vie de Calista.
– Plus sérieusement Mi, tu crois vraiment que tes parents aimeraient que tu te sacrifies pour eux ?
– Ce n’est pas un sacrifice… je la contredis.
– Si. À partir du moment où tu décides de mettre entre parenthèses quelque chose qui te fait du bien pour le bonheur d’autres personnes, c’est un sacrifice. Et apparemment le fils Miller sait te faire beaucoup, beaucoup, de bien…
Elle appuie sa tirade d’un regard en coin et je souris sans pouvoir m’en empêcher.
– Je ne sais pas, Cal, il a quand même huit ans de moins que moi.
– Et ?
– Un jour je voudrai des enfants, une maison à moi… Bientôt même. Et je doute que d’ici un ou deux ans il soit prêt à franchir ce pas avec moi.
– Parce que toi tu le sais déjà ?
– Il a vingt-deux ans ! je martèle, quel homme veut se caser et avoir des enfants à cet âge-là ?
– Mitch ! s’écrie-t-elle en désignant le barman.
– Ça ne compte pas ! je m’écrie, il a mis sa petite copine de lycée enceinte !
– Et il a eu trois autres enfants ensuite.
– Avec deux femmes différentes !
– Il aime la variété, OK, mais ça ne fait pas de lui un mauvais père.
– J’hallucine…
– Je vous entends les filles, intervient le principal concerné de l’autre côté du comptoir.
– Pardon, Mitch ! nous crions à l’unisson en lui souriant.
– Bref, reprend Calista, écoute, tu as visiblement besoin d’y réfléchir, et Tobias a eu la présence d’esprit de te laisser assez de place pour le faire à tête reposée. Rien que ça, ça devrait te rassurer sur sa maturité.
Elle marque un point. Je n’aurais jamais cru que Tobias serait le genre d’homme à se mettre en retrait. Je l’aurais plutôt imaginé en train de tenter de me séduire par tous les moyens pour me faire changer d’avis.
– Tu m’emmerdes avec tes arguments…
Calista sourit et me fait un clin d’œil derrière son verre. Nous finissons nos bières tranquillement en discutant, je suis obligée de tout lui raconter en détail et je rougis quand la femme de l’alcôve derrière nous me demande de hausser la voix car elle n’a pas bien entendu ce que Tobias avait fait ensuite. Cal éclate de rire et je finis mon verre cul sec avant de jeter quelques billets sur la table pour payer nos consommations, puis je la saisis par le bras et la fais sortir de force du bar, qui n’est pas si intime que ça finalement… Elle embarque son verre avec elle au passage en tentant de le boire d’une main tandis que je la traîne sans ménagement par la porte d’entrée.
– Tu penseras à me ramener le verre Jones, l’interpelle Mitch.
– Sans fautes, Buchannon !
– Et arrête de m’appeler comme ça…
– Dans tes rêves, Buchannon17 !
Je pouffe malgré moi en passant la porte d’entrée, il faut dire que Mitch a les mêmes cheveux bouclés, un peu poivre et sel, que David Hasselhoff dans la série, et Calista passe son temps à le taquiner à ce sujet. Heureusement que Mitch est un amour, et que Calista est une très, très, bonne cliente. Je les suspecte d’ailleurs d’avoir fait plus que d’échanger des consommations…
– Bordel Mi, arrête je vais gaspiller la bière… râle cette dernière.
– Mademoiselle Jones ?
Je m’arrête brusquement face un attroupement d’adolescents devant nous. Si bien que Calista heurte mon dos en renversant une partie de sa bière dessus. Je hoquette de stupeur lorsqu’une partie du liquide passe par-dessus mon épaule et glisse dans mon décolleté.
– Ah ben voilà, bien joué Anderson… Heureusement que c’est toi qui as tout pris, on devrait éviter l’émeute.
Je chuchote un « connasse » étouffé en tentant de décoller le tissu de mon débardeur alors qu’elle se tourne vers le groupe qui a provoqué mon arrêt brutal.
– Hey les garçons ! Alors, pressés de retourner en cours demain ?
Un concert de grimaces accueille sa question.
– Mouais… Moi non plus je n’ai pas trop envie de revoir vos têtes en fait… marmonne-t-elle en souriant à moitié.
Sa phrase a le don de faire naître quelques rictus timides. Mais je les sens assez gênés, et lorsque j’aperçois l’un d’entre eux cacher un sac en papier qui laisse échapper un tintement de verre, je comprends. Ils vont aller boire en cachette du côté des hangars désaffectés de la gare. On y allait aussi avec Calista.
– Tiens donc… sourit mon amie en penchant la tête sur le côté. Qu’est-ce que vous cachez les garçons ?
– Rien du tout ! s’écrie celui qui tient le sac.
Je reconnais Gerald, le jeune homme que nous avions croisé au café. Il est tout rouge et semble vraiment mal à l’aise de s’être fait surprendre en plein délit.
– Vous en avez combien ?
– On a rien du tout ! rétorque un autre adolescent.
Calista plisse les yeux et se rapproche de Gerald d’une démarche chaloupée.
– Gerald ?
Il baisse les yeux, et se pince les lèvres avant de lâcher le morceau.
– Un pack entier…
– G !
– Putain, Gerald !
Ses amis le fusillent du regard et l’un d’entre eux lui tape derrière la tête.
– T’assures pas putain !
– Hey ! intervient Calista, calme-toi, Jamie, sinon je te file une retenue !
Il ouvre la bouche en grand.
– Vous avez pas le droit de faire ça ! On n’est même pas en cours !
Elle se penche vers lui et le fixe avec un rictus.
– Je suis la fille du Maire, et l’une de tes profs. Tu penses vraiment que je n’ai pas la possibilité de te torturer ?
Il déglutit et baisse les yeux, vaincu, alors que Gerald sourit en fixant Calista d’un regard énamouré. Ouais, le gamin est décidement fou amoureux d’elle. Pauvre môme… Elle va lui briser le cœur. Mais lorsque Cal se retourne vers lui, il reprend bien vite son regard renfrogné.
– Bon les mecs, vous êtes cinq, et il y a six bouteilles…
Je lève les yeux au ciel quand je comprends enfin où elle veut en venir.
– Caaaal… je gronde, mais elle m’ignore d’un geste de la main.
– Si vous m’en donnez une…
Les garçons sont suspendus à ses lèvres.
– Disons que j’oublierai ce que j’ai vu.
L’un d’entre eux me regarde furtivement et me désigne du doigt.
– Et elle ?
Calista me regarde en souriant. Oh non… je sens le mauvais coup venir.
– Elle ? Elle a déjà trop de problèmes sexuels à régler avec un petit jeune pour s’occuper d’une bande de mômes qui veulent boire en cachette.
Cinq visages pivotent vers moi et me fixent, bouche bée. Je ferme les yeux. Je vais la tuer…
– Vous aimez les jeunes ?
J’ouvre la bouche, estomaquée, quand l’un d’entre eux me posent la question avec un sourire en coin. Sérieusement, il a sûrement à peine seize ans et il me fait du gringue avec un toupet phénoménal.
– Dégage, Jeremy, elle les aime jeunes, mais pas prépubères, intervient Calista. Bon, vous me la donnez cette bière oui ou mer…
– Cal ! je la coupe.
– Oh ça va, ils en ont entendu d’autres !
– Vous direz rien à nos parents ? questionne le fameux Jamie.
– Promis !
Elle fait mine de se fermer la bouche à clé et de la jeter. Je les vois hésiter, se rassembler pour se concerter rapidement puis finalement sortir une bouteille de Bud du sac pour la lui tendre. Elle sourit victorieusement et s’en empare avant de venir leur chuchoter d’un air de conspirateur :
– Par contre les garçons, qu’on soit bien clairs : je ne vous ai pas vus, mais vous ne m’avez pas vue non plus, OK ?
Je secoue la tête. Sûrement une histoire pour se couvrir de la dernière femme de Mitch qui est connue pour être d’une jalousie maladive… À jouer avec le feu, un jour elle en paiera le prix. Elle ou sa voiture.
– Allez, dégagez les morveux !
Ils ne se font pas prier et s’enfuient presque alors que Cal décapsule sa bière à l’aide du talon de son escarpin.
– Mais comment tu fais ça ? je demande, sincèrement impressionnée.
Il faut vraiment que j’apprenne à le faire.
– Ne jamais sous-estimer le pouvoir du talon aiguille. Ça peut aussi servir comme arme blanche si tu te fais agresser !
– Rien que de savoir que tu y as pensé ça en dit beaucoup sur toi.
– Ah non, je n’ai pas fait qu’y penser, je m’en suis déjà servi.
Je laisse échapper un rire et passe mon bras sous le sien pour marcher tranquillement.
– Bon Mia Poppy Anderson, commence-t-elle.
Je lève les yeux au ciel.
– Tu as besoin de réfléchir, je comprends, continue-t-elle, mais réfléchis à quelque chose : Tobias ne t’attendra peut-être pas pendant mille ans.
Je pile net et elle avance de quelques pas pour me faire face.
– Je crois que tu as besoin de faire un travail sur toi-même pour arrêter de te sentir coupable de tous les maux de la terre.
– Je ne me sens pas coup…
– Stop, Mi, me coupe-t-elle, l’auto-flagellation, ça suffit. Tu as toujours été trop empathique, tu t’es toujours senti responsable des autres, quitte à te penser fautive même quand ce n’était pas le cas.
– Mais pas du t…
– Si !
Je ne vais pas réussir à en placer une, elle passe son temps à me couper la parole.
– Tu crois que Derreck est devenu gay à cause de toi.
– Je…
Je ne trouve pas quoi répondre. En même temps quand vous passez dix ans de votre vie avec un homme et qu’il décide subitement de changer de bord, il y a de quoi se poser des questions, non ?
– Et tu es persuadée que si tes parents ont quelques soucis financiers c’est aussi de ta faute.
– Mais si, ils ont perd…
– Mia, tes parents ont toujours été dans cette situation. Je ne compte plus le nombre de fois où tu m’en parlais en te sentant coupable de faire des études, ou bien d’exister tout simplement. Si tu leur as racheté le fonds de commerce et remboursé leurs crédits c’est parce que tu te sentais coupable.
J’ouvre la bouche pour la contredire mais je suis bloquée dans mon élan par sa main qui se pose sur ma bouche.
– Penses-y avant de prendre une décision. Et discute avec tes parents avant de décider de tout envoyer bouler. C’est peut-être le bon moment pour crever l’abcès, non ?
Je soupire contre sa paume et elle consent à me libérer.
– Depuis quand tu es devenue aussi psychologue ? je la questionne en recommençant à marcher avec elle, bras dessus, bras dessous.
Elle a un rire de gorge et rejette la tête en arrière.
– C’est juste l’alcool, chérie.
Je rentre chez moi une heure plus tard et mes parents sont tranquillement installés dans le salon devant un épisode d’une série policière. Je viens m’asseoir à côté d’eux et pose ma tête sur l’épaule de ma maman.
– Tu t’es amusée, ma puce ?
– Oui.
– Où est-ce que vous êtes allées, demande mon père d’une voix absente.
– Chez Mitch.
Il tourne la tête vers moi et fronce les sourcils.
– À pieds ?
– À l’aller oui, mais Calista m’a ramenée en voiture.
– OK, je préfère ça. Fais attention, la fille de Johnny Egerts s’est fait agresser là-bas.
– Sérieusement ?
Je n’en ai absolument pas entendu parler.
– Il y a quelques mois, ils buvaient entre jeunes, elle s’est éloignée et ils ont entendu des cris. Heureusement rien de grave mais la pauvre petite a été sérieusement amochée. Elle a été attaquée par-derrière et n’a rien vu.
– Ils ont trouvé le coupable ?
– Un groupe de marginaux s’était installé dans un des hangars désaffectés. Bill les suspecte d’avoir essayé de lui voler de l’alcool.
– Eh bien… Springville- Harlem : même combat, j’essaie de rire pour détendre l’atmosphère, au moins je n’étais pas dépaysée à New York !
Mais mon père fronce un peu plus les sourcils et me regarde sévèrement.
– Fais quand même attention jeune fille.
– Je plaisante papa.
Bon Dieu, ils regardent trop de séries policières…
– Je vais me coucher, j’annonce en me levant et en embrassant ma mère sur la joue avant de faire pareil sur celle de mon père.
Je sors du salon et avance vers les escaliers quand la conversation avec Calista me revient en tête.
– Je peux vous poser une question ?
Ils tournent la tête vers moi, immobile dans l’entrée.
– Est-ce que…
J’inspire un bon coup avant de me jeter à l’eau.
– Est-ce que mon retour vous a fait du tort ?
Le regard effaré de ma maman et celui, choqué, de mon père valent mille mots.
– Mais qu’est-ce que tu racontes enfin ? s’écrie ma mère.
Je fuis son regard, incertaine de ce que je vais dire.
– Je sais que certains clients ont déserté le magasin à cause de moi…
– Des imbéciles qu’on ne regrettera pas ! tonne mon père.
– Des imbéciles qui faisaient tourner votre commerce…
Ma maman se lève et vient prendre mes mains pour attirer mon attention.
– Regarde-moi bien Mia : tu ne nous causeras jamais, jamais de tort ! C’est compris ?
– Vous avez dû dépenser tellement pour moi… je souffle les larmes aux yeux.
– Et tu nous as tant offert en retour, me contredit-elle.
Je déglutis et baisse de nouveau le visage.
– Je sais que vous n’avez pas eu d’autres enfants car vous n’aviez pas les moyens, et je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est à cause de moi que v…
– Oh mon Dieu, c’est ce que tu crois ? Mais ma puce ça n’a rien à voir…
Je plisse les yeux et la regarde, dubitative.
– Je vous ai souvent entendus dire « heureusement qu’on a seulement un enfant à charge » …
Ils soufflent tous les deux.
– Tu n’étais pas censée entendre ça… murmure mon père en se levant.
– Les murs sont fins ici, je réponds en souriant à moitié.
– Mia, commence ma mère, si nous n’avons pas eu d’autres enfants c’est parce que c’était impossible.
J’écarquille les yeux en la regardant.
– Mais de quoi tu parles ?
Elle sourit et prend mon visage en coupe.
– Tu es un miracle ma puce. Ton père et moi sommes… « incompatibles ». Selon les docteurs nous avions une chance sur dix mille d’avoir un enfant naturellement. Et tu es arrivée…
Mes jambes flanchent et je me retiens à la rambarde d’escalier.
– Nous avions abandonné toutes chances d’avoir une famille, continue mon père en posant une main sur mon épaule. Tu es la plus belle chose qui nous est arrivée, Mia.
– Mais… mais pourquoi je n’en savais rien ?
– Ma puce, dès qu’on commençait à parler sexualité, tu te bouchais les oreilles et quittais la pièce en courant, s’amuse ma mère.
– Oh merde… je souffle en me pinçant l’arête du nez. Pendant des années j’ai cru que j’étais fille unique car vous n’aviez pas les moyens d’avoir un autre enfant.
– Je ne dis pas que nous aurions pu assumer cinq monstres dans ton genre, répond mon papa, mais nous remercions le seigneur tous les jours d’avoir eu la chance de t’avoir.
Il me dégage doucement des bras de ma mère et me saisit aux épaules.
– Alors écoute-moi bien, nous serons toujours fiers de toi, de ce que tu fais. Tu es une battante, ma puce, d’autres se seraient écroulés après ce que tu as vécu. Alors ne laisse pas ces idiots du village te laisser penser que tu n’es pas assez bien. Quoique tu fasses, quoique tu décides : nous serons à tes côtés.
– Toujours, renchérit ma maman.
J’ai beau serrer les dents, plisser les yeux et retenir tant bien que mal l’émotion forte que cette révélation a provoquée, les larmes franchissent la barrière de mes cils pour inonder mon visage.
– Oh mon bébé…
Je plonge dans les bras rassurants et aimants de mes parents, le corps secoué de sanglots. Ils les referment autour de moi, et je me sens comme dans un cocon protecteur. Je pousse un profond soupir après avoir pleuré un long moment.
Et je sens un énorme poids quitter ma poitrine.
17 Mitch Buchannon, héros de la série Alerte à Malibu
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