Too Young
Chapitre 26
– Tu es sûre que tu veux faire ça ?
Je regarde Calista, allongée sur le ventre, la jupe relevée jusqu’à la taille alors qu’une montagne recouverte de tatouage s’applique à lui en faire un sur la cuisse gauche. J’avais promis de l’accompagner il y a quelques semaines déjà pour la soutenir. L’idée de se faire tatouer une jarretelle autour de la cuisse lui trottait dans la tête depuis longtemps et elle a décidé de sauter le pas pour ses trente ans. Je hausse les sourcils, interloquée par sa question.
– C’est la fille à moitié nue sur une table de tatouage qui me demande ça ?
– Non mais moi je suis irresponsable, tout le monde le sait, retorque-t-elle, demande à Darryl.
Elle désigne le tatoueur qui me regarde en souriant.
– Tout le monde le sait, confirme-t-il.
– Tu vois !
Je pouffe en pliant mes genoux sur le fauteuil et grimace quand elle serre de nouveau ma main.
– Bon Dieu, Cal, c’est juste un tatouage, pas besoin de me broyer les doigts ! Qu’est-ce que ça sera quand tu accoucheras ?
Elle suffoque presque à ma remarque.
– Parce que tu crois sérieusement que je vais avoir des enfants, au risque de détruire ce corps ? Tu es encore plus naïve que ce que je pensais…
Je vois les épaules de Darryl se soulever alors qu’il rit silencieusement.
– On s’éloigne du sujet, reprend-elle, j’adore l’idée mais je trouve ça un peu « radical ». Surtout juste pour un garçon…
– Ce n’est pas « juste pour lui », c’est aussi pour moi.
– Chérie, tu te mens à toi-même en disant ça.
– OK, c’est peut-être un peu pour lui, mais je ne vais pas non plus me retrouver avec son nom en gros sur la poitrine !
– Encore heureux ! Quel est l’intérêt de se faire tatouer le nom d’un mec ?
– C’est sûr que si on avait dû te tatouer le prénom de toutes tes conquêtes il n’y aurait plus aucune surface de peau libre… j’ironise en la regardant en biais.
Elle se rengorge à cette phrase et sourit à Darryl qui a levé un sourcil interrogateur.
– Je suis une déesse, que veux-tu…
Elle lui fait un clin d’œil quand il sourit en la balayant d’un regard appréciateur. Miséricorde, elle va se le taper aussi. Bientôt.
– Bref, reprend-elle, tu en es bien sûre ?
J’inspire et souffle un bon coup.
– Certaine ! J’ai toujours rêvé de me faire tatouer mais je ne savais pas quoi exactement. Au pire, j’inventerai une connerie psychédélique du Burning Man pour l’expliquer à mes parents s’ils le découvrent.
En rentrant dans le salon de tatouage et en feuilletant les catalogues de dessin je suis restée scotchée sur un en particulier. Et j’ai eu une illumination.
– Si tu veux j’ai eu une annulation ce matin, je peux te caler à onze heures.
J’écarquille les yeux vers Darryl.
– Aussi vite ?
– Pourquoi ? Tu comptais le faire poireauter encore combien de temps ? me demande Calista. Ça fait déjà plus d’une semaine Mia.
– Heu je… je ne sais pas, je pensais avoir encore deux ou trois jours devant moi pour me faire à l’idée en fait.
Je ris, légèrement incrédule.
– Eh bien, c’est maintenant ou jamais, Mi.
Je fixe Darryl, incertaine.
– Finalement j’aime bien cette idée, reprend Cal, c’est l’occasion de faire sauter tes dernières réticences.
Le tatoueur me sourit, le visage engageant, et je regarde Calista une dernière fois avant de sauter le pas.
– OK.
***
Je suis assise sur ma chaise de bureau, en train de me balancer de gauche à droite, depuis un bon moment déjà. Je patiente tranquillement. J’attends que Tobias vienne dans sa chambre. Je ne veux pas rater son visage quand il recevra mes messages. Ma patience est enfin récompensée quand il apparaît de l’autre côté de la fenêtre fermée. Il ne me voit pas tout de suite et je lui envoie le premier texto avec une photo, celle du salon de tatouage.
Je le regarde se saisir de son téléphone et hausser furtivement les sourcils avant de relever le visage vers ma fenêtre. J’aperçois un léger éclair de surprise quand il me découvre en train de le regarder tranquillement.
– Hey… j’articule sans bruit en lui faisant un coucou du bout des doigts.
Il fronce les sourcils, mais sourit en cliquant sur le message pour l’afficher. Mon sourire s’épanouit quand son froncement de sourcil s’accentue. J’en profite pour lui envoyer le deuxième message avec une autre photo : moi, allongée sur la table de tatouage, un pouce levé vers Calista qui prenait la photo, avec Darryl en pleine action sur mon aine gauche.
Je retiens un éclat de rire quand il la reçoit et lève un visage perplexe vers moi. Il joue de la langue dans sa bouche alors qu’il comprend enfin que je me suis fait tatouer. Et je sens mes reins flamber quand son visage perd toute notion de gentille bienveillance pour se charger en sexualité brute et puissante. Il ne sourit plus et s’approche du bureau pour ouvrir la fenêtre qui nous sépare encore. Je me tourne vers lui, un léger sourire taquin aux lèvres. J’adore ce que je suis en train de faire, ce jeu de devinettes, ces messages entre nous. Il ne sait pas encore que j’ai pris ma décision et je sens que mes textos le déroutent mais l’excitent en même temps.
– À quoi tu joues Mia ? demande-t-il en s’appuyant des deux mains sur le battant en bois de la fenêtre.
Sa voix grave et légèrement rocailleuse envoie des décharges d’anticipation érotique dans mon bas-ventre. Je lui souris sans répondre et lève un doigt pour lui faire signe de patienter alors que j’envoie la troisième et dernière photo. Son téléphone bipe quelques instants plus tard mais il ne me lâche pas du regard. Je le fixe en retour, tendue à l’extrême. J’essaie de paraître nonchalante mais je suis déjà en ébullition alors que je remarque que ses biceps sont contractés et que ses muscles jouent sur les dessins de son bras gauche. Il porte un T-shirt donc je ne vois pas le reste de ses tatouages mais je ne peux pas m’empêcher de jeter un œil vers son aine droite où je sais qu’une certaine clé antique y est dessinée. Ses yeux verts me déshabillent du regard un long moment avant que je lui fasse signe de regarder son téléphone. Il ne m’obéit pas tout de suite, mais accepte de me quitter du regard. Il se redresse et appuie sur l’écran de son téléphone.
Je vois exactement l’instant où il découvre mon nouveau tatouage. Sa mâchoire se serre et un nerf tressaute sur sa joue alors qu’il relève à peine le menton tout en fixant l’écran. Sa poitrine se soulève plus fort alors que ma respiration s’accélère, son poing libre se serre le long de sa hanche, alors que le mien s’accroche à la lisière de mon short en jean.
Et il me regarde.
Je décide d’enfoncer un peu plus le clou en augmentant le son de la chanson que j’écoutais en boucle en l’attendant quand le refrain démarre. « Dangerous Woman » d’Ariana Grande.
« Something ‘bout you makes me feel like a dangerous woman
Something ‘bout, something ‘bout something ‘bout you
Makes me wanna do things that I shouldn’t… »
« Quelque chose en toi me fait me sentir comme une femme dangereuse
Quelque chose, quelque chose, quelque chose en toi
Me donne envie de faire des choses que je ne devrais pas… »
Je sais qu’il l’entend parce que ses yeux se plissent alors qu’il penche légèrement la tête en arrière pour me regarder de sous ses cils. Tout dans sa posture respire la force brute. Je suis à deux doigts de sauter par la fenêtre pour le rejoindre, en manquant de m’empaler sur les piquets de la clôture en bois quand il disparaît de mon champ de vision. Hein ? Je me redresse furtivement quand j’entends la porte de sa chambre claquer. Je pose mon téléphone sur le bureau et me lève, totalement perdue, pour regarder par la fenêtre. Cinq secondes plus tard j’entends la porte de sa maison se fermer, et je l’aperçois la seconde suivante traverser la pelouse pour rejoindre la porte d’entrée de la maison de mes parents. Mes yeux s’élargissent et mon cœur démarre au quart de tour quand la sonnerie de la porte d’entrée résonne. Mon père est au magasin mais ma mère est en bas. Je me précipite vers la porte de ma chambre pour l’ouvrir quand des voix me parviennent depuis l’étage inférieur.
– Tobias, mon grand, qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
– Bonjour Madame Anderson, j’ai trouvé un chargeur de portable inconnu, je crois que c’est celui de Mia. Je viens le lui rapporter.
– C’est gentil ça. Mia ?! crie ma mère depuis la dernière marche d’escalier.
Ma main tremble sur la poignée de la porte.
– Je suis en haut ! je réponds d’une voix légèrement vacillante.
– Tobias est venu te rapporter ton chargeur ma chérie, descend !
– Pas la peine je te le monte, répond ce dernier rapidement.
– Ah ? OK, d’accord, répond ma maman, je te laisse, tu connais le chemin…
Le bruit rapide et sourd des chaussures de Tobias sur les marches d’escalier en bois fait monter la pression et mon cœur explose presque quand il apparaît sur le palier, le regard sombre et indéchiffrable. Il avance d’un pas lent mais déterminé vers la porte de ma chambre et me repousse d’une main douce à l’intérieur tout en fermant derrière lui. Je suis prise au piège. Il jette ensuite un câble noir sur mon lit en se rapprochant de moi.
– Ma mère est en bas… je chuchote, légèrement paniquée.
Il ne répond pas, ne sourit pas, ne me laisse aucun indice sur ce qu’il va faire. Quand il est à quelques centimètres de moi je dois lever les yeux vers lui, puis lorsqu’il pose les mains sur la ceinture de mon short en jean, mon estomac fait un sursaut et j’exhale légèrement. Ses doigts glissent ensuite le long de la peau frémissante de mon ventre pour en rejoindre le centre. J’observe son visage, complètement fascinée, alors qu’il déboutonne et baisse très lentement la fermeture Éclair de mon vêtement. Oh mon Dieu, je vais entrer en combustion spontanée. Je sursaute légèrement quand il se baisse pour s’agenouiller devant moi, sans me quitter des yeux, puis il crochète ses doigts dans mon short en jean et tire doucement pour le baisser jusqu’à la moitié de mes fesses. Le plastique transparent qui recouvre mon aine gauche apparaît, en partie caché sous l’élastique de mon tanga et ses yeux quittent enfin les miens pour se poser dessus. Il tire sur le tissu noir et découvre enfin mon petit secret. Une serrure ancienne, de style victorien, avec des volutes en fer forgée comme sur les portes des vieilles maisons de maître.
Je l’ai placée sur l’aine gauche. De cette façon elle est pile en face de la clé ancienne tatouée sur l’aine droite de Tobias. En miroir. Le message est clair et Tobias l’a compris tout de suite.
Ses mains chaudes et calleuses viennent se poser de chaque côté de mes fesses à moitié dénudées. Je glisse mes doigts dans ses cheveux en bataille et soupire de plaisir quand il pose délicatement la bouche sur le plastique qui recouvre ma peau, encore légèrement rougie. Il embrasse mon nouveau tatouage avec tendresse, mais ses doigts crispés sur le bas de mes hanches ne cachent rien de sa tension. Il me serre à m’en faire mal. Et j’adore ça…
Sa bouche chaude se déplace ver le dessous de mon nombril et remonte doucement le long de mon ventre alors qu’il se redresse. Je ferme les yeux et bascule la tête vers l’arrière quand il vient embrasser le relief sous ma poitrine par-dessus le tissu en coton de mon marcel blanc, puis le centre en glissant le menton dans mon décolleté, le renflement de mon sein, ma clavicule… Plus il remonte plus ses baisers deviennent puissants, voraces, affamés. Son propre corps glisse contre le mien sans laisser le moindre millimètre vide. Je me colle contre lui en réponse et je gémis presque quand ses dents viennent mordre le creux de ma nuque. Il rejoint enfin mes lèvres dans un grondement sourd et je me précipite contre les siennes, avide de les sentir enfin. Nos dents s’entrechoquent sous la puissance de l’assaut et je gémis sans retenue contre sa langue quand il vient caresser la mienne, en crispant mes doigts dans ses cheveux alors que ses mains se plaquent sur mes fesses pour me presser contre lui.
Oh merde. Ça faisait longtemps, trop longtemps… Comment est-ce que j’ai pu croire un seul instant que j’arriverais à me passer de ça ? de lui ?
Je dois ressembler à une droguée qui replonge après un sevrage. Je le respire, le bois, le dévore… je m’accroche à lui avec l’énergie du désespoir et de ces jours sans ses lèvres. J’en veux plus, encore plus… Je pose ma paume sur son torse, et le repousse d’une main brutale pour le plaquer contre le mur, puis le rejoins aussitôt en me collant à lui. C’est moi qui mène la danse et j’approfondis le baiser en tirant sur ses mèches de cheveux. Je le mords sans douceur, me frotte à lui, soulève son T-shirt pour sentir le relief de ses abdominaux sous ma paume, le caresse, le taquine, le domine et il accepte la soumission. Pendant un court instant. Quelques secondes plus tard, mon propre dos rencontre le mur et mes cuisses s’enroulent autour de ses hanches alors qu’il me soulève pour me presser plus étroitement contre son érection évidente. Son bassin entame une danse obscène contre le mien et je halète contre ses lèvres, en oubliant tout autour de nous. Ma mère en bas, la fenêtre de ma chambre ouverte, ses parents qui peuvent rentrer à tout moment dans sa chambre et nous surprendre en pleine action de l’autre côté de la clôture… Je bascule dans une spirale envoûtante, en gémissant de moins en moins discrètement, en glissant mes mains dans la ceinture de son jean pour agripper ses fesses et l’inciter à me serrer plus fort. Il obéit docilement, en me faisant haleter de surprise, encore et encore, à chaque pression de son bassin contre le mien. Puis ses hanches se pressent une dernière fois contre les miennes, me clouant au mur et il libère enfin ma bouche.
Nous restons immobiles un moment, les lèvres à quelques millimètres à peine l’une de l’autre, mélangeant nos souffles, et les yeux plongés dans ceux de l’autre. Les miens doivent être voilés de désir inassouvi alors que les siens me transpercent. Il est dur contre moi, tendu et rigide, mais il ne bouge plus.
– Le parc, dans deux heures.
Je ne réponds pas à son ordre rauque et me contente de hocher légèrement la tête. Il me libère lentement en gardant une main plantée dans la chair de ma cuisse alors que mes pieds touchent de nouveau le sol. Il reste encore un instant à inspirer profondément, les yeux fermés et le front collé contre le mien, puis il s’éloigne, créant une sensation de vide insupportable entre mes bras. Je le regarde, en train de m’observer alors qu’il se réajuste rapidement puis sort de la chambre.
– Au revoir, madame Anderson !
– Ah, au revoir Tob…
Le bruit de la porte d’entrée qui se ferme brutalement couvre la voix de ma mère. Je suis encore haletante contre le mur et je ris d’une voix rauque en glissant à terre. Il vient de déclencher une vraie tornade. Je sursaute quand la sonnerie de mon téléphone me sort de ma rêverie, et me précipite dessus. Mais ce n’est pas Tobias, c’est Calista qui m’appelle.
– Alooors ?
Je souris et secoue la tête à sa voix impatiente.
– Tu arrives pile poil : il vient de quitter ma chambre.
– Quoi ? Quoi ? Vous avez baisé dans ta chambre ?
– Chhhhut Calista, je pouffe en posant un doigt sur ma bouche.
– Comme si tes parents pouvaient m’entendre depuis le téléphone…
– Les miens non, mais te connaissant, les tiens et le reste de la ville, oui.
– Bref, on s’en fout, est-ce que vous avez baisé ou pas ?
– Non, Cal.
– Déception…
– Mais il est venu tout de suite, sur un faux prétexte, quand il a reçu la photo du tatouage.
– Et ?
Je soupire en m’asseyant au sol, les yeux fermés, et en posant ma tête contre le mur, dos à la fenêtre de Tobias.
– Et il vient de littéralement m’incendier d’un simple baiser…
– Un bisou ? C’est tout ? Bordel, je m’attendais à plus…
– Si tu veux tout savoir, il a d’abord déboutonné mon short sans un mot, s’est agenouillé devant pour embrasser mon tatouage, est remonté le long de mon ventre de mes seins, m’a mordu à l’épaule et m’a embrassé tellement violemment, plaquée contre le mur de ma chambre, que je crois que j’ai les lèvres gonflées et qui saignent…
Silence de l’autre côté du combiné.
– OK. Il vient de remonter dans mon estime.
Je souris, le regard rêveur. Quand j’avise mon reflet dans la psyché je remarque une trace de morsure sur la base de mon cou. Je pose la main dessus. Je devrais me sentir gênée, me demander comment je vais réussir à la cacher mais à la place je souris à mon reflet. Je n’avais pas eu de « preuves » évidentes de passion depuis des années. Ça me rappelle mon adolescence quand on devait se contenter de baisers passionnés derrière les gradins et de suçons placés stratégiquement pour ne pas éveiller les soupçons de nos parents.
Ce mélange de frustration et d’empressement, ce désir inassouvi et grisant qui transformait chaque rencontre en explosion de chaleur. Tobias me fait ressentir de nouveau tout ça. L’exaltation, le brasier qui s’allume instinctivement dès que je le vois, ce besoin de lui, de sa fougue… Je me sens de nouveau vivante à son contact. Plus que je ne l’ai été depuis des années.
– Il m’a donné rendez-vous dans deux heures au parc…
– Oh bordel, vous allez baiser !
J’éclate de rire en me cachant le visage d’une main. Je dois avoir l’air ridicule, une vraie midinette.
– Merde, Cal, je suis totalement larguée, il m’a court-circuité le cerveau…
– OK, jeune Padawan, je prends les choses en main à partir de maintenant. Première chose : tu es bien épilée ?
Je me mords les lèvres en pouffant. Il n’y a que Calista pour penser à ça alors que je suis encore perdue dans le souvenir de notre baiser brûlant.
– Presque…
– Comment ça « presque » ? Oh merde, je dois tout lui réapprendre… OK, j’arrive. On t’épile, brushing sexy, et ensuite on trouve la robe parfaite pour ce soir.
Je regarde l’heure, il est dix-huit heures passées de cinq minutes.
– Pourquoi une robe ? je doute qu’on sorte au restaurant.
– Non, mais c’est la tenue idéale si vous devez vous jeter sauvagement l’un sur l’autre en pleine nature ou dans une voiture.
Elle marque un point.
– Bien joué, Maître Jedi.
– Laisse-toi faire, Mia, je débarque et on te prépare pour une nuit de dingue ma chérie.
Je souris, ma copine est la meilleure.
– Qu’est-ce que je ferais sans toi, Cal ?
Elle soupire de l’autre côté du combiné mais j’entends son sourire quand elle reprend la parole.
– Du sexe poilu et entravé par ton jean sûrement.
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