Sugar Baby - Tome 2

Eva Dupea · Chapitre 51 sur 75

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Sugar Baby - Tome 2

Chapitre 49

 

Adam

 

Elle a passé la journée enfermée dans sa chambre, mais je m’en moque, car je pourrais rester des heures à l’écouter jouer du violon. Mia est studieuse, mais aujourd’hui l’envie de bien faire n’est pas la seule raison à son besoin d’isolement. Elle me fuit, et cela me semble tout à fait normal. Cette nuit, je pensais pouvoir ralentir, et m’éloigner d’elle en attendant la suite, mais c’est impossible. Bloqué dans ce palace, j’ai l’impression que nous sommes seuls au monde, et que rien ne peut plus nous arriver. Lorsque nous rentrerons à New York, il en sera terminé de cette proximité propice à la tentation.

Cette nuit, j’ai pris plaisir à la baiser. J’ai enfin retrouvé toutes mes capacités, et je ne peux résister à l’idée d’une récidive. Je sais que c’est loin d’être gagné, et que je vais devoir user de tous les stratagèmes pour oser espérer plonger mes doigts dans sa petite culotte. Le sexe entre nous, c’est bien plus qu’une partie de jambes en l’air, où je me délivre et c’est terminé. Avec elle, je n’ai pas envie de déserter le lit, et de retrouver ma solitude. J’aime la regarder dormir, la sentir près de moi. J’aime l’idée que je sois le seul à qui elle pense lorsqu’elle s’endort. Mais Mia n’est plus à moi. Il ne me reste plus qu’à tout faire pour qu’elle m’appartienne à nouveau.

Le son du violon a cessé de résonner, il y a déjà plusieurs minutes. Lassé d’être seul, et de tergiverser, je cherche un moyen de la provoquer, sans lui donner envie de fuir. Je quitte le salon, et j’arpente la suite de long en large, en évitant sa chambre. Pas sûr qu’elle me laisse y entrer, cette nuit. Désemparé, je décide d’aller prendre une douche. Ce n’est qu’une fois dans la salle de bains que je trouve l’objet qui va enfin me permettre d’oser ouvrir la porte de sa chambre. Comme je lui avais affirmé qu’elle rentrerait à New York, elle n’a pas emporté de vêtements de rechange. Et voilà que sa petite culotte est en train de sécher sur le porte-serviette.

Je m’empare de celle-ci, et tout en y prenant un malin plaisir, je lance une nouvelle partie. Je tape deux coups à la porte de la chambre, attendant qu’elle m’autorise à entrer pour ouvrir la porte. Lorsque sa voix retentit, j’actionne la poignée, et tout en agitant sa culotte je lui demande :

— Tu es consciente que cet hôtel dispose d’un service de pressing 24 heures sur24, et de plusieurs boutiques de vêtements, au rez-de-chaussée ?

Furieuse, elle pose les feuilles qu’elle tient entre ses mains, et elle fonce droit sur moi pour reprendre son bien. Quand elle attrape le petit bout de tissu rouge, je ne lâche pas ma prise, ce qui l’agace un peu plus encore.

— Adam, arrête, tu vas la déchirer !

Je lui rends aussitôt sa culotte.

— Franchement, tu as quel âge ?

— Bientôt trente-cinq ans, madame !

— Ouais, bah tu as la mentalité d’un gamin de seize ans ! rétorque-t-elle en s’éloignant vers le lit.

— Le dîner va bientôt être servi. Tu comptes remettre ta culotte avant de me rejoindre à table ?

En guise de réponse, j’ai uniquement le droit à un regard noir. Le genre de regard qui me rend complètement dingue d’elle. À cet instant précis, je n’ai qu’une envie : traverser l’espace qui nous sépare, et l’embrasser jusqu’à ce que son corps ne puisse plus refuser le mien. Malgré ce désir primaire, je reste à ma place.

— Tu comptes dîner avec moi, ou non ? demandé-je, tandis qu’elle range ses partitions.

— Oui, Adam, répond-elle d’un ton lassé.

Je n’aime pas inspirer de la lassitude aux femmes, et encore moins lorsqu’il s’agit de Mia. Lorsqu’une femme se lasse de vous, c’est que vous l’avez bien cherché. Et à mon humble avis, je pense détenir la palme du connard, même si je tente de me faire pardonner comme je peux. La provocation à la petite culotte est une réussite mitigée, mais si j’ai perdu cette manche, je ne compte pas la laisser gagner la partie. Sans dire un mot, je quitte la chambre, et je referme la porte.

En attendant qu’elle se décide à se montrer de meilleure humeur, j’ouvre le bar du salon, et je me sers un scotch. J’ai le temps d’en boire deux, avant que le room-service nous apporte le repas, et qu’elle daigne enfin sortir de la chambre. Pour une raison que j’ignore, elle m’adresse un sourire quand elle me rejoint à table. Agréablement surpris, je décide de me la boucler quelques minutes de plus, et de profiter de sa douceur retrouvée.

— Tu souhaites boire quelque chose ? Ils nous ont apporté une très bonne bouteille de vin.

— À vrai dire, tout ce dont je rêve, c’est d’une bière bien fraîche.

— Une bière ? J’en ai vu quelques-unes dans le petit réfrigérateur. Je t’en sers une ?

— Oui, s’il te plaît.

Je ne comprends pas son brusque changement d’humeur, mais cela me convient très bien. Je vais chercher une bière dans le réfrigérateur, et je décapsule celle-ci avant de la lui tendre. Sans même me laisser le temps de me rasseoir, elle cogne sa bière contre mon verre de scotch posé sur la table, et elle porte un toast.

— À cette virée plus longue que prévu, et au rétablissement de ton père.

— Merci pour lui, réponds-je en levant mon verre.

Je la regarde vider presque la moitié de sa bière en quelques gorgées. Quand elle pose la bouteille sur la table, je bois à mon tour, et je lui demande :

— Tu avais soif ?

— Je n’ai rien bu de tout l’après-midi, et j’avais besoin d’une bonne dose de courage liquide pour affronter ce repas en ta compagnie.

— Je t’assure que tu n’as rien à craindre. J’aimerais revenir sur ton toast, à propos de mon père. Je tiens à te remercier d’être venue, et de nous avoir donné le coup de pied au cul dont nous avions tous les deux besoin. Je crois que sans toi je n’aurais même pas osé entrer dans cette chambre.

— Je pense que vous n’aviez pas besoin de moi pour y parvenir, mais si j’ai pu vous aider, alors, j’en suis vraiment ravie. La famille est ce que nous avons de plus important, mais nous avons tous tendance à l’oublier.

— C’est vrai. Ton père te manque ? me risqué-je à lui demander.

— Il me manque tous les jours, mais lorsque je suis à New York, je sais que je suis à ma place. J’aimerais qu’il accepte de venir, mais je crois que cela n’arrivera jamais, termine-t-elle en prenant sa bière.

— Pour quelle raison ne pourrait-il pas venir ?

— Parce qu’il déteste cette ville. Pour lui, New York lui a d’abord pris ma mère, et ensuite, elle s’est emparée de moi.

— Propose-lui à nouveau. S’il comprend que c’est important pour toi, il viendra. J’en suis sûr, insisté-je, dans un clin d’œil.

— C’est drôle que tu penses du bien de lui sans le connaître, car toi, même s’il te connaissait, il te détesterait, déclare-t-elle en riant.

— Pourquoi ?

— Parce que tu es tout ce qu’il ne veut pas pour moi. Tu es trop âgé, trop grand, trop beau, trop riche, et trop sanguin…

— Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai rien pour lui plaire, rétorqué-je.

— Et encore, il ne sait pas que tu m’as fait mal au point que j’en vienne à douter de mes rêves…

Fière de sa réflexion, elle lève sa bière, me fait un clin d’œil, et boit une gorgée. Je rêve, ou c’est elle qui me provoque ? Non, je rêve… Ce dîner se passe mieux que je ne l’aurais imaginé. Les plats sont de qualité, le vin est bon, quant aux bières dans le réfrigérateur, elles semblent au goût de Mia, qui en a déjà bu trois. C’est étrange, je suis si bien à ses côtés que j’en oublie ma principale intention. Nous discutons de la dernière soirée événementielle qui aura lieu vendredi, et de la soirée de lancement prévue le lendemain.

Pour celle-ci, j’ai fait fort. Je m’étonne moi-même d’avoir réussi à obtenir la présence de Lady Gaga. C’est énorme. Si énorme que Mia a encore du mal à y croire. Je ne me fais aucun souci pour elle. Je l’ai entendue jouer le morceau de Carmen, cet après-midi, et je ne suis jamais lassé de l’écouter, même après la vingtième reprise. Mais si cet air d’opéra joué au violon est un bijou musical, il n’en est pas moins un gros indice sur le thème de la dernière montre de ma première collection pour femmes. Et quand Mia m’interroge sur mon choix, j’ai brusquement l’impression d’être pris au piège.

— Dis-moi si je me trompe, mais je crois que le thème de ta dernière montre est l’amour, lâche-t-elle, en m’offrant le sourire provocateur qui d’ordinaire se trouve sur mes lèvres.

— Je te le répète, je ne dévoilerai rien de cette montre avant le grand soir.

— Je m’en moque, je suis sûre d’avoir raison.

— Pourquoi crois-tu que j’ai choisi ce thème ?

— Parce que la femme, c’est aussi l’amour. Et… Et parce que c’est moi qui t’ai inspiré ces montres.

— Tu ne m’as pas seulement inspiré ces montres. Sans toi, aucun de ces modèles n’existerait. Malgré tout, tu es logée à la même enseigne que les autres. Tu devras attendre samedi.

Soudain, elle se penche sur la table, et sans me quitter des yeux elle me demande :

— Qu’est-ce que nous faisons ici, Adam ?

— Comment ça ?

— Tu sais très bien où je veux en venir. Pourquoi as-tu rendu ta suite ? Et ne me dis pas que c’est pour faire plaisir aux enfants malades, à la veuve, ou à l’orphelin…

— Parce que j’avais envie de passer cette dernière nuit avec toi, avoué-je, sans faiblir.

— Uniquement pour cette nuit ?

Cette fois, je n’ai plus aucun doute. Elle me provoque. L’air sur lequel elle a posé cette question, je le connais par cœur. Et pour cause : je prends le même, quand je souhaite la déstabiliser. Même si je fais confiance à mon instinct, je n’oublie pas que je peux me tromper. Je vois et j’entends peut-être ce que j’ai envie de voir et d’entendre. Alors, je réponds à sa question par un mensonge.

— Une nuit… Ni plus ni moins…, réponds-je, en m’emparant de sa main, qu’elle ne retire pas.

— En faisant ça, je deviendrais officiellement la pire petite amie au monde, mais comme tu l’as dit, ce qu’il se passe à Philadelphie reste à Philadelphie. Tu ne m’aimes peut-être pas, mais tu as envie de moi. Et moi, j’ai envie de toi. Une dernière fois, avant que nos chemins se séparent définitivement, samedi.

— Alors, c’est officiel. Tu tires un trait sur moi, baby ? demandé-je.

Je suis totalement perdu, mais je ne montre rien.

— Oui, mais pas cette nuit…

Qui est cette femme qui s’est emparée de ce corps, qui soudain se lève pour venir m’enjamber ? Je ne la reconnais pas. D’ordinaire, c’est moi qui mène le jeu. C’est toujours excitant de se confronter à une femme qui vous repousse tout en vous désirant, mais devenir la proie n’est pas désagréable non plus. Cette facette que je ne lui connais pas m’excite brusquement, et le désir se décuple quand sa bouche s’écrase sur la mienne, et que sa langue force le barrage de mes lèvres, pour enlacer la mienne. Elle m’embrasse comme jamais elle ne m’a embrassé. Elle plonge ses mains dans mes cheveux, les tire, m’embrasse encore plus fougueusement.

Putain… Je suis en train d’obtenir ce que je désire depuis que j’ai investi cette suite, mais je me rends compte que j’ai perdu cette partie à plate couture. J’ai bêtement cru que je menais le jeu, mais c’est tout le contraire. J’ignore ce qui lui prend, et pour quelle raison elle souhaite me faire un tel adieu, mais ce n’est pas le moment de me poser des questions. En une fraction de seconde, j’oublie tout, sauf les sentiments que j’ai pour elle, et ceux qu’elle n’a peut-être plus pour moi. Je lui enlève son T-shirt et je dégrafe son soutien-gorge, tandis qu’elle mordille mon cou. Je bande si fort que j’en ai mal à la queue.

Les seins pointant vers le ciel, la bouche à présent scellée, elle quitte mes jambes, qu’elle écarte pour se frayer un passage. Elle s’agenouille, et sans quitter mon regard elle retire ma ceinture, et fait glisser la fermeture de mon pantalon. C’est plus fort que moi, je quitte ses yeux, pour contempler sa main s’emparer de ma verge. Elle est si dure que j’ai l’impression qu’elle est en feu. C’est alors que sa bouche s’approche de mon gland, et que sa langue froide vient glisser sur celui-ci. Cette sensation me fait basculer la tête en arrière, et fermer les yeux, un court instant.

Mais lorsque sa bouche descend le long de ma queue, et qu’elle remonte en exerçant une pression avec les lèvres, je veux assister au spectacle. La voir me sucer accentue encore plus le plaisir. Si je ne la respectais pas autant, je me délivrerais au fond de sa gorge, sans plus attendre. Mais Mia n’est pas un réceptacle à semence, c’est une femme que l’on aime, que l’on cajole. Une femme que l’on baise avec une pointe de respect, et une grosse dose de passion. C’est si bon que je ne peux retenir un long râle de plaisir, dans lequel je glisse :

— Oh ! oui… Vas-y, baby…

Elle enfonce alors mon sexe au plus profond de sa bouche, et lorsqu’elle remonte, elle fait danser sa langue autour de mon gland. Cette fois, c’en est trop. Je m’empare de son visage. Elle tente d’essuyer la salive qui coule de ses lèvres, mais je ne lui laisse pas le temps de le faire. Ma langue s’égare sur son cou, puis remonte jusqu’à son menton. Je lèche sa salive, allant ensuite unir ma langue à la sienne. Je la soulève, et je l’emmène sur le grand canapé, tout en l’embrassant. Je dépose son corps brûlant, et je lui retire son pantalon, sous lequel elle ne porte toujours pas de culotte.

À cet instant, je ne me demande pas si elle avait tout prévu, je suis bien trop excité à la vue de ce corps que je trouve parfait. Ses hanches parfaitement galbées, ses seins ni trop gros ni trop petits, sa peau douce, et sa petite chatte. Je termine de me déshabiller, et je la rejoins. Mes mains arpentent ses cuisses, pendant que je me faufile entre celles-ci, tout en mordillant les parties les plus charnues. Quand enfin j’arrive face à son sexe, elle laisse échapper un souffle d’envie, qui me pousse à la satisfaire aussitôt. Mon majeur et mon index écartent ses lèvres, dévoilant son clitoris, que je prends immédiatement en bouche.

Elle a bon goût, et je me délecte facilement de ce préliminaire qui va la mener à l’orgasme. Cette fois, elle ne semble pas avoir envie de passer à côté de celui-ci. Ses mains caressent mes cheveux, exerçant parfois une pression pour que je la lèche d’encore plus près. Je glisse deux doigts en elle, lui extirpant un cri qui m’encourage à donner le meilleur de moi-même. Je lèche et j’aspire son clitoris, et je la doigte, jusqu’à ce que son corps se raidisse subitement, et que son intimité se resserre sur mes doigts, en spasmes qui suivent le rythme de son râle de jouissance.

Elle est pleinement satisfaite, mais ça ne l’empêche pas d’amener mon visage au sien, et de m’embrasser sauvagement. Je n’en peux plus d’attendre. À contrecœur, je mets une capote. Mon corps rejoint enfin le sien. Ses mains se posent sur mon fessier, et tandis que sa voix murmure à mon oreille de la prendre, j’entre en elle lentement, profondément. L’entendre gémir me donne le signal. Elle est prête à recevoir l’assaut de mon membre imposant. Je me retire, et je la pénètre d’un coup brusque, ce qui la fait crier de plus belle.

— Encore…, répète-t-elle à chaque coup de reins.

Incapable de résister à la vue de sa croupe, je la quitte un instant, le temps de la retourner, pour que je la prenne en levrette. Pendant que je la baise vigoureusement, j’écarte ses fesses pour avoir la meilleure vue d’ensemble. Je n’ai jamais vu un cul aussi rond, aussi beau, aussi désirable. Penser que je n’oserai jamais lui proposer une petite sodomie me déçoit quelque peu, mais sa petite chatte me satisfait amplement. Une main sur son épaule, l’autre sur l’un de ses seins, je ne la ménage pas, et baby aime ça. Je mène la danse, j’ai repris les rênes, et cela nous excite, au point de vivre un orgasme dont nous avons du mal à nous remettre.

Soudain, je sens mon sexe se gorger et se délivrer brutalement. C’est un plaisir extrême avec une pointe de douleur, mais une douleur dont on ne peut se passer. Un bref instant, je suis comme extirpé de mon corps, et je peux m’entendre jouir dans un râle rauque et bestial. Et puis, elle jouit à son tour, en me criant de continuer. Je la pilonne jusqu’à ce que son vagin emprisonne ma queue qui se délivre encore de mon orgasme. Je ne sors pas indemne de ce corps-à-corps. Physiquement, je vais très bien. Mais mentalement, c’est une autre histoire. Une telle jouissance, je ne l’ai ressentie qu’une seule fois… Ce soir, avec elle. À présent, je sais que je ne pourrai plus jamais me passer d’elle.

— C’était génial…, lâche-t-elle dans un souffle de satisfaction, tout en s’allongeant sur le ventre.

Mon corps suit le sien, sans quitter son antre. Je suis bien au fond d’elle. Son intimité est chaude, douce, et accueillante. Je pourrais y rester pour l’éternité. Mais c’est à cet instant précis qu’elle décide de me rappeler qu’une fois de retour à New York tout sera terminé. Je pourrais penser qu’elle bluffe, mais mon instinct me dit que ce n’est pas le cas. Finalement, elle aime peut-être plus son nouveau mec que je le pensais. Comment pourrais-je le lui reprocher ? Il a tout pour la rendre heureuse. Malheureusement pour lui, il ne pourra jamais lui donner ce que je suis le seul à pouvoir lui offrir : une étreinte charnelle qui la fait se sentir vivante.

Cette nuit, Mia accepte que je dorme à ses côtés. Elle s’autorise même à venir se lover contre moi. La tête posée sur mon torse, elle se livre sans retenue, et moi, je ne fais que l’écouter. Elle me dit qu’elle m’a tant aimé, mais que c’est fini. Elle me remercie pour l’aide que je lui ai apportée pour ses études et sa carrière musicale. Elle me confie même avoir payé secrètement les dettes de son père, avec l’argent qu’elle a gagné en travaillant pour moi et d’autres sugar daddies. Elle a vidé son compte en banque, pour que son père puisse sortir la tête de l’eau. Sa générosité n’a aucune limite, et je suis complètement en train de crever d’amour pour elle.

Ce soir, je ne voulais pas seulement la baiser, je voulais aussi lui ouvrir mon cœur. Je me rends douloureusement à l’évidence. Il est trop tard, et il vaut mieux garder le silence. C’est terminé, j’ai trop attendu, et je l’ai perdue. Saurai-je me contenter de cette dernière nuit ? Sans doute pas. Malgré tout, je décide de ne pas rompre cette sérénité qui s’est emparée de nous. Il est rare que nous soyons aussi disposés à nous écouter et nous comprendre. Aujourd’hui, je n’ai pas le courage de lui révéler mes sentiments, mais je ne m’avoue pas vaincu. Je suis prêt à tout pour la reconquérir. À tout…

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