Les dieux du campus Tome 1 - Leander
27 - Leander
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LEANDER
À peine ai-je ouvert notre porte d’entrée que je me fais agresser par une toile d’araignée.
— Vous êtes obligés de la mettre ici ? râlé-je sans savoir si quelqu’un est là pour m’entendre.
— Ça y est, monsieur Grincheux est arrivé ! s’esclaffe Sander depuis l’escabeau lui permettant d’accrocher une sorcière sur son balai.
— J’espère que tu vas te casser la gueule et te briser le coccyx.
Il éclate de rire, et je me libère de la décoration d’un geste agacé pour avancer dans le salon. Comme l’an dernier, les mecs ont vu les choses en grand. Le rez-de-chaussée est transformé. D’autres toiles avec de petites araignées en plastique décorent les murs, un squelette aux yeux rouges me salue depuis la porte de la cuisine. Des citrouilles transformées en Jack O’Lantern et des fantômes suspendus au plafond semblent me scruter de manière angoissante. Au fond de la pièce, un bar improvisé est recouvert d’une nappe décorée de têtes de mort. Il croule sous les bouteilles, les bonbons et tout un tas d’autres merdes qui font éclater mon cholestérol rien que de les voir.
Au moins, cette fois, ils ne m’ont pas demandé de participer à l’organisation de la fête. Les soirées déguisées, très peu pour moi.
Je grimpe l’escalier quatre à quatre pour rejoindre la tranquillité de ma chambre. Dans ma précipitation, je manque de peu de percuter Eva, qui sort de celle de Dante. Je hausse les sourcils, un sourire aux lèvres, et la scrute de la tête aux pieds sans même me cacher.
— Wonder Woman, hein ? Remarque, c’est le minimum pour supporter Dante aussi souvent.
— Jaloux ? demande-t-elle en riant.
— Même pas.
C’est la vérité. La jalousie ne fait pas partie de mes défauts. Je ne me suis jamais suffisamment attaché à qui que ce soit pour en éprouver ne serait-ce qu’une étincelle. Pas jusqu’à récemment, du moins.
— Tu es canon, en tout cas.
Elle l’est. Avec son corps tonique et élancé de sportive, ce costume lui sied à merveille. Sa taille fine est accentuée par la large ceinture et sa jolie poitrine mise en valeur par son corset.
— Merci. Mais attends de voir ton coloc. Je viens de finir de le maquiller, et il est… indescriptible.
Sa remarque pique ma curiosité, et au lieu d’aller me cacher dans ma piaule, j’entre sans frapper dans celle de Dante. Je reste quelques instants immobile, ahuri par le spectacle devant moi.
— Quoi ? grommelle mon pote. T’as jamais vu une reine égyptienne avant ?
— Pas avec une aussi grosse queue, c’est sûr.
Sérieux. On ne voit que ça. Sous sa robe blanche pourtant pas vraiment moulante, son érection est parfaitement discernable. Apparemment, Eva l’a laissé en plan.
— Merci pour le compliment. Et pour ta gouverne, je vais ajouter une ceinture pour cacher cette « très grosse queue ».
— Tu aurais pu finir ce que tu as commencé, reproché-je faussement à Eva. Regarde dans quel état tu l’as laissé.
— C’est ce que j’étais sur le point de faire, raison pour laquelle j’étais en chemin vers la salle de bains.
Il semblerait que j’ai interrompu une séance de maquillage torride.
— C’est sur cette information que je n’avais aucune envie de connaître que je vais vous laisser à votre… peu importe. À plus.
Sans demander mon reste, je fais volte-face et quitte la chambre, sous les éclats de rire des deux autres.
Voilà deux heures que je tente de bosser. Les invités ont commencé à débarquer, et je peux entendre la musique filtrer depuis le rez-de-chaussée. J’avance péniblement sur un devoir lorsque des coups se font entendre à ma porte. Je soupire et me lève pour aller ouvrir. Je découvre Sander, les yeux déjà brillants et les joues un peu rouges.
— Ave, César. Ceux qui vont s’ennuyer à mourir te saluent, déclaré-je.
Je devine qu’il est venu me débusquer. À croire qu’ils ne peuvent pas faire la fête sans moi. Ils savent tous pertinemment que me bourrer la gueule et danser ne sont pas ma tasse de thé, mais selon eux, « c’est important de se sociabiliser, c’est comme ça qu’on arrive à baiser ».
— Ha, ha, ha ! Hilarant. Allez, prépare-toi et bouge ton cul, on te réclame en bas.
— Pourquoi est-ce que je dois me taper cette soirée alors que même Knox a fui ? râlé-je.
— Je pourrais te citer un tas de bonnes raisons, mais je préfère te dire que Nyx est arrivée et qu’elle remue son joli petit cul en compagnie d’Eva sous les regards intéressés d’un tas de mecs bavant de manière répugnante.
— D’accord, tu as gagné. J’arrive.
Sander reste sur le pas de la porte pendant que j’échange mon short contre un jean déchiré et que j’enfile une paire de Converse. À croire qu’il a peur que je me volatilise s’il se détourne une seconde.
Quand je referme la porte derrière moi, Sander ricane.
— Je sais vraiment comment te prendre, pas vrai ?
— Ça, on ne le saura jamais, rétorqué-je avec un clin d’œil.
Il éclate de rire, passe un bras autour de mes épaules en murmurant un « hélas » et ne me lâche que lorsque nous descendons les marches.
Nous venons tout juste d’arriver en bas lorsqu’une furieuse envie de m’enfuir me saisit. Il y a des gens partout. Affalés sur les canapés, discutant en petits groupes ou déchaînés sur la piste de danse improvisée.
Je cherche Nyx des yeux, espérant la trouver rapidement et la supplier de me sortir de cet enfer. Sauf qu’elle n’est nulle part en vue. Bien décidé à partir à sa recherche, j’avance à travers la foule et me fais aussitôt alpaguer par une jolie fille déguisée en Ariel. Sa longue perruque rousse tombe le long de ses épaules, ses seins ne sont dissimulés que par un maillot de bain en coquillages et une longue jupe moulante lui sert de queue de sirène. J’ai toujours l’impression qu’Halloween est l’occasion pour tout le monde de s’exhiber dans les costumes les plus sexy possibles.
— Salut, toi, murmure-t-elle d’une voix suave en posant ses mains sur mes pecs. On danse ?
Je secoue la tête et attrape doucement ses poignets pour l’obliger à me lâcher. Elle ne semble pas trop vexée et jette son dévolu sur un autre type.
Il n’y a pas si longtemps, j’adorais voir ces filles se prosterner à mes pieds. J’adorais les voir se presser autour de moi après chaque match pour me féliciter. J’adorais n’avoir qu’un geste à faire pour qu’elle finisse par se tortiller sous moi. Mais depuis ce qui est arrivé, je suis bien plus méfiant. Et depuis que Nyx fait partie de l’équation, je n’ai plus vraiment envie d’aller chercher ailleurs. Bien sûr, avec Nyx, nous ne nous sommes rien promis, à part de passer du bon temps. Sauf qu’elle me suffit. Et rien que l’idée qu’elle puisse coucher avec d’autres mecs me fout un peu les boules.
Je continue ma traversée jusqu’à ce que j’aperçoive une fine silhouette, gobelet à la main, riant en compagnie d’un gars déguisé en flic. Plus façon strip-teaseur que force de l’ordre. Et je déteste la manière qu’il a de reluquer Nyx. Cette dernière a beau être affublée d’une perruque noire, je reconnais sa manière de se tenir, sa gestuelle.
Décidant d’arrêter de me faire du mal pour rien à continuer à les regarder flirter, je m’avance vers eux et pose ma main sur la nuque de Nyx. Elle sursaute et se tourne vers moi, m’offrant un sourire lumineux quand elle découvre que c’est moi.
— Hey, Zeus ! s’exclame-t-elle en entourant ma taille de ses bras pour une accolade rapide.
Trop rapide. J’ai à peine pu sentir l’odeur de sa peau qu’elle recule pour m’expliquer :
— Je disais à David que je venais de voir une Cléopâtre d’un mètre quatre-vingt-dix et autant de kilos plaquer l’une des multiples Harley Quinn contre un mur. C’était… inattendu.
Le sourire qu’elle m’offre me donne envie de la bouffer tout cru. Je me marre, devinant qu’elle veut parler de Dante et de sa conquête de la soirée.
— Tu veux boire un verre ? Tu as les mains vides. Un peu de bière ? me demande-t-elle en me tendant sa bière.
— Non, merci.
— Allez, Zeus. Une gorgée. Pour me faire plaisir, essaie-t-elle de m’amadouer avec sa moue bien trop adorable.
— Tu m’incites à picoler, madame Wallace ?
— Oh ! Tu as saisi la référence. Heureuse de trouver enfin quelqu’un de cultivé par ici. J’ai dû expliquer à beaucoup trop de monde que je suis déguisé en Mia.
— Pulp Fiction est un film culte, Vomito.
Et elle, elle est magnifique, avec sa perruque noire et sa tenue simple et sobre. J’aime qu’elle n’ait pas fait comme les autres, qu’elle soit restée elle-même et n’ait pas profité d’Halloween pour dévoiler son corps au monde entier. Parce que ce corps, je veux être le seul à pouvoir l’admirer, et surtout, à pouvoir le toucher.
Elle acquiesce puis me reluque de la tête aux pieds.
— Par contre, désolée, mais… tu es déguisé en quoi ?
Je me penche vers elle et déclare :
— En Leander McNeil. Je me suis dit que ça ferait un carton, comme tout le monde adore ce type.
Elle lève les yeux au ciel et réplique :
— Ce n’est pas faux. Et tu sais pourquoi, selon moi ?
Ses jolis yeux sont ancrés aux miens, et je suis soulagé de constater qu’apparemment, David a cessé d’exister.
— Parce que je suis un dieu au pieu ? tenté-je, faisant remuer mes sourcils.
Elle éclate de rire et secoue la tête.
— Non. Parce que ce type a beau être adulé par toute une université, il garde les pieds sur terre et sait rester humble.
Elle m’attrape par la nuque pour m’obliger à me mettre à sa hauteur. Son souffle est chaud contre mon oreille qu’elle mordille avant de murmurer :
— Pour ce qui est d’être un dieu au pieu, jusque-là, tu te débrouilles pas trop mal. Mais pour certains détails, je ne peux que te croire sur parole. À moins que…
Bon sang, elle sait comment me rendre dingue et me donner envie de ramper !
— À moins que quoi ? soufflé-je, emprisonnant sa nuque de ma main pour l’empêcher de se détacher de moi.
J’aime sentir son corps contre le mien, son parfum emplissant mes narines. J’aime cette proximité, même si nous sommes entourés d’un tas de personnes et que je sens des regards rivés sur nous.
Elle relève la tête pour verrouiller son regard au mien. Je me laisse happer par ses yeux verts avant de dériver vers sa bouche pulpeuse que je crève d’envie d’embrasser. Je sais que je ne devrais pas, pas ici, pas alors que tout le monde peut nous voir. Les marques d’affection en public, nous les évitons, pour éviter les allusions, pour éviter nos illusions. Celles d’être davantage que ce que nous sommes. Le pire, dans tout ça, c’est que j’ai le sentiment que ces illusions ne viennent que de moi. Que Nyx reste un électron libre alors que je voudrais qu’elle ne gravite qu’autour de moi.
— À moins que tu me prouves que ton statut de dieu au pieu inclut toute la prestation.
Elle n’a pas besoin de préciser sa pensée, je vois très bien de quoi elle parle. Et j’en rêve depuis des jours. Sa langue passe sur ses lèvres, parce qu’elle sait l’effet que ça me fait, et qu’elle adore me rendre fou. Ni une ni deux, je l’attrape par la main, la forçant presque à courir pour rester à ma hauteur tandis que je fends la foule pour nous diriger vers l’étage. Elle rit à gorge déployée, ses doigts entrelacés aux miens.
À peine avons-nous franchi la porte de ma chambre que je la plaque contre le mur.
— Ma bière ! gronde-t-elle.
Je baisse les yeux pour constater qu’elle a éclaboussé sa main. Je la lui retire et la pose sur mon bureau avant de porter ses doigts à mes lèvres pour les lécher.
— Voilà, je bois, finalement.
Son rire est plus rauque que tout à l’heure, et elle observe ma langue glisser sur sa peau.
Elle rit et m’attrape par la nuque pour écraser sa bouche sur la mienne. Je grogne et l’embrasse furieusement, retrouvant sa saveur sur ma langue qui danse avec la sienne. Chaque fois que je l’embrasse, ma peau crépite et mon cœur bat un peu trop vite. C’est dingue, ce pouvoir qu’elle exerce sur moi.
— Pas de margarita, cette fois, constaté-je en léchant sa lèvre.
— Je me suis fait kidnapper avant d’en arriver là.
Je laisse ma bouche dériver sur sa joue, son menton, sa gorge. Mon corps plaqué contre le sien, mon début d’érection frotte contre son entrejambe. Je ramène ses poignets au-dessus de sa tête et les emprisonne d’une main. Je laisse glisser l’autre entre ses seins pour déboutonner sa chemise blanche.
— Tu veux que je te libère, peut-être ? soufflé-je avant de reprendre sa bouche, insinuant mes doigts sous son débardeur pour caresser sa peau.
Elle halète et secoue la tête. J’ancre mon regard au sien tandis que ma main remonte jusqu’à son soutien-gorge. Je caresse sa poitrine par-dessus le tissu puis remonte son sous-vêtement pour titiller ses pointes durcies, laissant ses tétons rouler sous mon pouce.
— Tu es sûre ? murmuré-je, continuant ma délicieuse torture.
Elle se cambre contre moi, cherchant le contact de ma queue durcie contre sa chatte. Je niche ma tête dans le creux de son cou, plante mes dents dans sa gorge et, sans jamais la libérer, je finis par déboutonner son pantalon d’un geste expert. Mes doigts se perdent sur son ventre, puis plus bas, contre sa culotte humide. De mon index, je déplace son sous-vêtement et titille le piercing sur son clitoris.
— Ce truc va vraiment me rendre dingue…
Elle sourit. Agrippant ses fesses, je la soulève pour la plaquer contre moi. Ma queue est tellement dure que c’en est douloureux. J’ouvre mon jean pour la libérer. Attrapant mon érection, je la fais glisser entre les replis de son sexe. Je veux qu’elle me sente, je veux qu’elle voie l’effet qu’elle me fait.
— J’ai tellement envie de toi, soufflé-je contre sa bouche avant de l’embrasser de nouveau.
Ses ongles se plantent dans mes épaules, et elle bouge contre moi, embrasant mes sens.
Sans jamais la lâcher, je nous entraîne jusqu’au lit où je la dépose sans trop de douceur. Elle lâche un petit cri de surprise mais sourit en tendant le bras vers mon sexe.
— Viens là, murmure-t-elle d’une voix rauque, les yeux brillants de luxure.
Je ne me fais pas prier pour obéir. Je me déshabille rapidement, appréciant la manière dont elle me mate au fur et à mesure que mon corps nu apparaît, et retrouve sa chaleur.
— Baise-moi, Leander, réclame-t-elle.
J’adore qu’elle me parle comme ça. Je finis de la dévêtir, puis me redresse pour l’admirer. Sa peau claire, son ventre rond, ses seins pointés vers le ciel.
— Tu es magnifique, soufflé-je en laissant courir ma paume le long de son sternum jusqu’à son entrejambe.
Elle écarte les cuisses, et je me penche avec pour idée de la déguster. Elle se tortille sous moi et gémit.
— S’il te plaît…
Ce soir, elle n’a pas envie de longs préliminaires. Nous avons déjà donné de ce côté-là et avons soif d’autre chose. Je ris contre sa peau avant de me redresser.
— Il faut que j’aille chercher une capote. Je te propose de me montrer comment tu te caresses, comme ça, tu resteras mouillée jusqu’à ce que je revienne.
Elle rit et passe sa langue sur ses lèvres.
— Ou tu pourrais juste prendre mon sac à main et sortir celle qui est dedans.
L’espace d’un instant, je reste interdit, surpris par ses mots. C’est ridicule, quand on y pense. Pourquoi ce serait toujours aux mecs de tout prévoir, après tout ?
— Si je ne te connaissais pas aussi bien, je me dirais que tu avais tout planifié, finis-je par déclarer d’une voix amusée.
— Moi ? Si douce et innocente ? répond-elle d’un air outré.
Je ricane et ne peux m’empêcher d’appuyer de nouveau mes lèvres contre les siennes.
Je finis tout de même par l’abandonner pour récupérer son sac posé près de la porte. Je fouille rapidement à l’intérieur pour en extirper un préservatif. Lorsque je me retourne, je la découvre, une main entre ses jambes, en train de se toucher. Jamais vision n’a été plus érotique que de voir Nyx, jambes écartées, reins cambrés, se caressant.
— Si je n’étais pas sur le point d’exploser, je te demanderais de continuer jusqu’à te voir jouir.
Elle sourit et répond :
— On gardera ça pour une prochaine fois, dans ce cas.
Oh ! putain, ouais, carrément !
Je me laisse tomber sur le lit et attrape ses jambes pour les passer autour de ma taille. Je déroule la capote sur mon érection avant de presser ma queue contre sa chatte.
— Arrête de jouer les allumeurs, Zeus. Il est temps de me prouver qu’il n’y a pas qu’au foot que tu es doué.
Je ris et, sans plus attendre, je m’enfonce en elle. Nous poussons tous les deux un gémissement sonore. Un frisson de désir s’empare de moi lorsque je la sens se refermer autour de ma queue. J’entame des va-et-vient, aimant bien trop fort la sensation de son corps autour du mien. Nous ondulons en rythme, bercés par nos soupirs et nos halètements.
Sa main caresse mon dos, mes hanches, et elle se cambre à ma rencontre lorsque mes coups de reins se font plus violents. Nos peaux en sueur semblent vouloir s’unir pour se fondre l’une dans l’autre. Mon pouce trouve son clitoris que je ne cesse de titiller tandis que le plaisir grimpe. Elle gémit et capture ma lèvre entre ses dents pour la sucer. Nous ondulons de plus en plus vite, au fur et à mesure que le plaisir s’intensifie.
Nous nous abandonnons à l’extase de l’instant, nous gorgeons des soupirs et des gémissements que l’autre nous offre.
Sa peau se couvre de chair de poule, et elle tremble entre mes bras. Je titille son clito toujours plus vite, conscient qu’elle est proche de la délivrance. Mes mouvements deviennent frénétiques.
Elle est la première à jouir, dans un cri qui résonne dans la pièce et suffit à me faire perdre pied. Je nous laisse tomber sur le lit et m’enfonce de nouveau en elle. Quelques coups de bassin suffisent pour que mes muscles se crispent et que l’orgasme me percute de plein fouet.
Le souffle court, épuisé, je me laisse tomber contre elle. Nous restons un long moment sans parler, recouvrant nos respirations, puis Nyx cherche mon regard, un sourire plaqué sur ses lèvres gonflées.
— Tu sais quoi ? finit-elle par dire.
Je frotte mon nez contre le sien et demande :
— Quoi ?
— Jamais je n’aurais pensé qu’un type déguisé en Leander McNeil puisse me faire autant de bien.
J’éclate de rire et la serre plus étroitement contre moi avant de déposer un baiser sur sa tempe.
— Et il est prêt à recommencer chaque jour que Dieu fait. Encore et encore, sans jamais se lasser.
Au moment où ces mots sortent de ma bouche, je me rends compte que c’est la vérité. Je suis devenu un peu trop accro à Nyx, et même si ça me fait flipper, même si j’ai conscience d’être plus attaché à elle qu’elle ne l’est à moi, ce n’est pas grave. Parce que je vais faire tout mon possible pour qu’à son tour, elle ne puisse plus se passer de moi.
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