Les dieux du campus Tome 1 - Leander
47 - Leander
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LEANDER
Mon corps entier est parcouru d’un frisson qui n’a rien à voir avec le froid et tout à voir avec le corps de Nyx collé contre moi, ses seins pressés contre mon torse tandis que ma bouche dévore la sienne. C’est si bon de la retrouver, de l’embrasser, de glisser ma langue entre ses lèvres pour redécouvrir son goût.
J’approfondis notre étreinte tout en passant mes bras autour de sa taille avant de remonter mes mains le long de son dos. Je finis par prendre son visage en coupe et dépose de légers baisers sur sa joue, sa mâchoire, avant de nicher mon nez au creux de sa gorge. Les doigts de Nyx se perdent dans mes cheveux, et elle rejette la tête en arrière en gémissant lorsque j’aspire sa peau entre mes dents.
Mes mains effleurent ses flancs, ce qui la fait glousser. Je ricane et viens lécher ses lèvres. Elle gémit en réponse et commence à faire onduler doucement son bassin. Son sexe frotte contre le mien, et il ne m’en faut pas plus pour me faire bander comme un fou.
— J’ai tellement envie de toi, soufflé-je contre sa bouche avant qu’elle ne morde mes lèvres.
Pour toute réponse, elle entreprend de bouger plus rapidement, et lorsque ses doigts se faufilent entre nous pour agripper ma queue, je ne peux retenir un grognement.
— Bordel, Nyx !
— Je voulais juste m’assurer que tes problèmes érectiles étaient derrière toi.
Je ris et me pousse dans sa main.
— Recommence. Caresse-moi, histoire qu’on en soit sûrs.
Son regard se rive au mien, et dans ses yeux clairs, je distingue que son amusement se mêle au désir qui grimpe en elle.
— Comme ça ? demande-t-elle en effectuant de lents mouvements de va-et-vient.
— Ouais. Continue. Et cambre-toi.
Elle obéit et m’offre l’accès à sa poitrine. Ses tétons pointent, et j’en prends un dans ma bouche, le suçote et le mordille avant de passer ma langue autour. D’une main, j’agrippe l’autre et le pince entre mes doigts. En réaction, le poing de Nyx resserre son emprise sur mon érection. C’est si bon, la manière dont elle me touche. Des frissons remontent le long de mon échine tandis que les battements de mon cœur accélèrent.
Sans jamais cesser de lécher son téton, je laisse glisser ma main jusqu’à son entrejambe pour effleurer son sexe, grognant lorsque je découvre combien elle est humide.
— J’aime te sentir aussi mouillée sous mes doigts.
— C’est à cause du lac, réplique-t-elle.
— Vraiment ?
Et sans plus attendre, je glisse deux doigts en elle, allant et venant tandis que mon pouce titille son clitoris, jouant avec son piercing. Doucement d’abord, me délectant des petits soupirs qui s’échappent de ses lèvres entrouvertes, puis plus vite lorsqu’elle commence à se baiser sur mes doigts.
Sa main se referme sur mes cheveux trempés, m’intimant d’accélérer toujours plus la cadence de mes caresses.
— Je te veux en moi, Leander, soupire-t-elle.
Moi aussi, j’en crève d’envie. Mais il y a un tout petit problème.
— J’ai pas de capotes.
— Tu n’es pas très prévoyant.
Je ris et aspire son téton entre mes lèvres.
— Si j’avais envisagé d’avoir une chance de baiser dans ma caisse, crois-moi, j’en aurais prévu tout un stock.
— Et maintenant, tu es trop présomptueux.
Je lève la tête pour lui jeter un regard noir. Sauf qu’en découvrant son sourire et ses yeux brillants, je ne peux vraiment pas lui en vouloir. Mais pour la peine, je décide de la pénétrer plus fort, ajoutant un troisième doigt. Peut-être que ça lui fera passer l’envie de rire. Elle gémit, fort, et rue contre moi.
— Et tu es sûrement le seul mec de toute l’université qui ne garde pas de capotes dans sa caisse ou dans son portefeuille.
— Ce qui joue en ma faveur, pas vrai ? demandé-je avec un clin d’œil.
Le rire qui lui échappe s’étrangle pour se transformer en gémissement quand je reprends mes caresses. Je glisse mes lèvres sur sa joue, jusqu’à son oreille. J’aspire son lobe avant de murmurer :
— Je suis clean, tu sais.
Elle s’immobilise, et je redresse la tête pour l’observer.
— Je ne veux pas te forcer ni rien, ajouté-je avec précipitation.
Je n’ai pas envie qu’elle me voie comme un animal en rut incapable de se contenir. Je pourrais tout aussi bien jouir avec sa main autour de ma queue.
Ses yeux verts me fixent si intensément que j’ai l’impression qu’elle cherche à sonder mon âme. La vérité, c’est que je veux me perdre en elle. Je veux retrouver cette connexion que je ne connais que lorsque nos corps ondulent ensemble, en parfaite harmonie. Comme une musique bien rodée dont la mélodie s’échappe à travers nos gémissements.
— Je sais, souffle-t-elle. Et je suis clean, moi aussi. Je n’ai jamais…
Elle se tait et se mord les lèvres, que j’effleure du bout des doigts avant de répondre :
— Moi non plus.
Nous restons un long moment sans bouger, à nous fondre dans le regard de l’autre. Nous envisageons de franchir un pas qu’aucun de nous n’a apparemment franchi jusque-là. Un pas qui signifie une confiance ultime. Un pas que je suis plus que prêt à effectuer. Puis elle se penche et effleure ma bouche d’un baiser avant de murmurer :
— Baise-moi, Leander McNeil, avant que je devienne folle.
Ces mots suffisent à court-circuiter mon cerveau. Ses doigts sur mon sexe érigé sont remplacés par les miens, et elle agrippe mes cheveux de ses deux mains tandis que je fais glisser mon gland sur son clitoris.
Soudain, d’un coup de reins brutal, Nyx se pousse contre moi, et je m’enfonce en elle. Je crie sous la surprise et le plaisir instantané que je ressens. Ses muscles palpitent autour de moi, et je plante mes dents dans son épaule pour ravaler un gémissement. Elle commence à imprimer des mouvements de va-et-vient, et je m’accorde à son rythme, allant et venant en elle.
Mes doigts s’enfoncent dans la peau nue de ses hanches, et nos couvertures commencent à glisser tandis que les fenêtres de la voiture s’embuent.
— Regarde-moi. Regarde-moi, m’intime-t-elle.
J’obéis, ensorcelé par sa voix devenue légèrement plus rauque. Mes yeux s’attardent sur ses lèvres, sur ses joues un peu plus rouges que d’habitude, sur ses pupilles dilatées.
— C’est si bon d’être avec toi, en toi, murmuré-je sans jamais la quitter des yeux.
Elle bouge un peu plus vite contre moi, accélérant la cadence, et je serre les dents sous le plaisir qui hurle dans mes veines, essayant de le retenir, juste un peu, pour profiter au maximum de cet instant.
J’ai l’impression de perdre la notion du temps, toutes mes pensées se font la malle pour ne garder que la sensation du corps brûlant de Nyx contre moi, de mon cœur qui bat fort, de la sueur qui perle dans mon dos.
— Caresse-moi.
Je souris, aimant qu’elle n’hésite pas à me dire ce qui lui permettra d’atteindre l’orgasme.
Mon pouce joue avec son clitoris tandis que mes coups de reins se font de plus en plus profonds, de plus en plus rapides. Bientôt, nous nous retrouvons incapables de parler, perdus dans cette danse lascive.
— Plus fort, plus fort.
Son corps commence à trembler contre le mien, et je carre la mâchoire en augmentant la force de mes coups, en la baisant de plus en plus brutalement.
Elle pousse un cri lorsque l’orgasme s’empare d’elle, ses doigts raffermissant leur prise sur mes cheveux, et ça suffit pour me faire jouir à mon tour.
Nos corps se relâchent quasiment au même moment, et elle s’affale contre moi tandis que mes bras se referment autour de sa taille pour coller mon corps contre le sien. Nous restons immobiles, haletants, essayant de reprendre nos esprits. C’était incroyable. Ça l’a toujours été avec elle, mais cette fois plus que jamais.
Je finis par lever la tête et ôter une mèche de ses cheveux humides qui collent à sa joue avant de déposer un baiser sur ses lèvres gonflées.
— Je t’aime, Eunice. Je t’aime comme un fou.
Elle me scrute, comme si ma déclaration la surprenait, alors que ce n’est pas la première fois que je lui avoue ces mots. Peut-être que j’aurais dû m’abstenir. Peut-être que je vais la faire fuir une nouvelle fois, mais c’est plus fort que moi. J’ai besoin de lui dire, besoin qu’elle comprenne à quel point je tiens à elle.
— Je ne te demande pas de me rendre mes sentiments, je veux juste que tu…
— Je t’aime aussi.
Nous nous figeons tous les deux lorsque ces mots résonnent dans l’habitacle. Je ne sais même pas lequel d’entre nous est le plus surpris. Moi d’entendre cette déclaration que je n’attendais pas, ou Nyx d’avoir osé la formuler.
Un sourire étire mes lèvres. Je caresse sa joue du bout du pouce, amusé par ses yeux écarquillés.
— Il est trop tard pour reprendre tes mots, tu sais ?
Elle secoue la tête, comme si elle sortait de sa transe. Et c’est à son tour de m’offrir un sourire lumineux.
— Je… C’est pas prévu.
Je ris et l’entoure de mes bras pour la serrer contre moi.
— Mais ne compte pas sur moi pour te les répéter trop souvent, tu risquerais de prendre la grosse tête.
— Ça m’est égal. Pour me consoler, je me les répéterai en boucle dans ma tête.
Elle me repousse et me donne une tape sur le torse avant de froncer les sourcils.
— Qu’est-ce qui se passe ?
Elle commence à m’inquiéter, à me mater comme elle le fait.
— Rien, répond-elle en haussant les épaules. C’est juste que… je me rends compte que te vomir dessus ce soir-là a peut-être été ma meilleure action de tous les temps.
— Je dois admettre que, contre toute attente, je ne le regrette pas non plus. Même si tu as bousillé mon tee-shirt préféré.
— Ça veut dire que j’ai le droit de recommencer ? demande-t-elle d’une voix faussement innocente.
J’éclate de rire et pose de nouveau ma bouche sur la sienne avant de murmurer contre ses lèvres :
— N’y pense même pas.
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