Les dieux du campus Tome 1 - Leander

F.V. Estyer · Chapitre 7 sur 55

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Les dieux du campus Tome 1 - Leander

7 - Leander

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LEANDER

 

Je continue à regarder Vomito tout en grimpant les marches. Elle me nargue en levant son verre, et je tressaille dès qu’elle avale une gorgée. La bonne nouvelle, c’est que tant que je suis hors de portée, je ne risque rien. Quoi que ! Elle serait capable de faire irruption dans ma chambre pour me gerber dessus. La plupart des filles auraient été mortifiées d’avoir vomi sur moi, et se seraient pliées en quatre – ou se seraient mises à genoux – pour se faire pardonner. Pas elle.

— J’espère que ça ne va pas dégénérer.

Les paroles d’Eva me sortent de ma torpeur, et je cligne des paupières.

— Hein ?

— Sander et Jeremiah, explique-t-elle.

La dernière fois qu’ils se sont trouvés dans la même pièce ensemble, ils ont fini par se sauter à la gorge et se foutre sur la gueule. Ça nous a fait marrer, jusqu’à ce qu’on doive ramasser des bris de verre et racheter une table basse. Marner s’est écrasé dessus, et elle n’a pas résisté à son poids.

— Je ne comprends pas pourquoi Jer’ continue à le faire chier.

J’aime beaucoup Jeremiah, mais parfois, il va trop loin. À croire qu’il adore voir Sander sortir de ses gonds. Et Dieu sait que ce n’est pas une bonne idée.

Eva hausse les épaules et enroule ses doigts autour des miens pour me traîner à sa suite. Mon regard se pose sur ses jolies fesses galbées, et j’en oublie aussitôt Vomito, Jer’ et Sander.

Après un détour par la salle de bains, je referme la porte de ma chambre, pousse Eva sur le lit et plaque mon corps contre le sien pour dévorer ses lèvres. L’adrénaline coule encore dans mes veines à la suite de notre victoire, et j’ai hâte de pouvoir évacuer la pression. Ce soir, je compte davantage sur la performance que sur l’endurance. Rien qu’à sentir Eva se frotter contre moi, ma queue est si dure que je pourrais exploser. Je passe une main sous sa jupe et remonte le long de sa cuisse avant de glisser mes doigts sous le tissu de sa culotte. Elle se cambre contre moi et me mord les lèvres.

J’adore baiser avec Eva. Nous sommes sur la même longueur d’onde. Je sais que je n’ai pas à craindre qu’elle s’attache parce qu’elle en pince pour Scott Thomas, le capitaine de l’équipe de hockey, pour qui elle reste invisible. Mais plutôt que de se morfondre, elle profite de sa vie. D’ailleurs, elle couche aussi très souvent avec Dante. C’est même arrivé que je me joigne à eux une fois. Sans compter qu’elle se fout bien de ne pas passer des heures en préliminaires. Elle me connaît, elle a conscience que j’aime que ce soit rapide et chaud, et elle est la seule que j’autorise à faire des blagues sur ma précocité quand, les soirs comme celui-là, je jouis en moins de cinq minutes. C’est d’ailleurs ce qui finit par arriver. Une fois nu, je me glisse entre ses cuisses et titille son clitoris de mon gland recouvert de latex. Ses ongles s’enfoncent dans la peau de mes bras, et lorsque je la pénètre d’un coup, elle gémit et me tire vers elle. Quelques va-et-vient et j’explose dans la capote tandis que je ne cesse de la caresser pour qu’elle jouisse avec moi. Un râle m’échappe, et je roule sur le côté, haletant. Elle me grimpe dessus, m’embrasse. Je lèche ses lèvres et prends ses seins en coupe pour agacer ses tétons. Nos bouches soudées l’une à l’autre, elle se frotte contre ma queue qui ne tarde pas à s’éveiller de nouveau.

— J’espère que tu vas tenir plus longtemps, cette fois, murmure-t-elle en léchant ma gorge.

Je grogne et l’attrape par les cheveux pour écraser ma bouche sur la sienne. Elle me retire la capote et parcourt mon sexe de sa main, se servant des résidus de mon sperme pour me masturber.

— Évite d’être désagréable et approche-toi.

Elle rit et, sans arrêter de me branler, remonte le long de mon torse jusqu’à ce que ses cuisses entourent mon visage. Lorsque je lui donne un premier coup de langue, je la vois se cambrer. Elle est magnifique, avec ses tétons dressés, ses longs cheveux blonds et son corps souple de cheerleader.

Je la lèche jusqu’à sentir ses muscles se tendre et ses cuisses se resserrer quand elle finit par jouir sur mes lèvres en criant mon prénom. J’adore être celui qui la met dans cet état. Elle s’écrase contre moi, et sa bouche gonflée glisse contre la mienne. Son bassin ondule pour continuer à me faire du bien. De plus en plus vite, de plus en plus fort. Les battements de mon cœur accélèrent, je sens le plaisir grimper. L’attrapant par les hanches, je la retourne sur le lit, lui provoquant un éclat de rire. Tandis que j’ancre mon regard dans ses jolis yeux bleus, qu’elle me fixe en mordant ses lèvres insolentes sans se départir de son sourire, j’empoigne mon érection et me masturbe jusqu’à jouir sur ses seins. À bout de souffle et la peau couverte d’une pellicule de sueur, je me laisse tomber sur le matelas et caresse ses cheveux lorsqu’elle pose sa tête contre mon torse. Le silence nous entoure pendant que nous recouvrons notre respiration.

— Ça m’avait manqué, de coucher avec toi, constate-t-elle.

Je souris mais ne réponds pas. Pourtant, la réciproque est vraie. Mais nous savons tous les deux pourquoi nous limitons nos rapports. Nous refusons de prendre le risque que l’un de nous s’attache. Je plaisante souvent en lui répétant qu’elle joue avec le feu, qu’elle finira par éprouver des sentiments pour moi. Même si c’est peu probable. Mais chaque fois que je lui fais cette réflexion, elle lève les yeux au ciel en disant : « J’ai hâte de voir le jour où tu tomberas amoureux, Leander McNeil. » Ce à quoi je réponds invariablement : « Bonne chance avec ça, parce que ça n’arrivera pas. »

Nous nous rhabillons pour rejoindre les autres lorsqu’Eva se tourne vers moi, comme si quelque chose lui revenait en tête.

— Au fait, c’est qui, cette fille ?

Je hausse les sourcils, me demandant de qui elle peut bien parler. Des filles, il y en a des tas.

— Fais pas l’innocent, poursuit-elle en m’assénant une tape sur le torse. Celle que tu mates comme si tu voulais lui arracher la tête !

Aussitôt, je comprends qui elle évoque. Parce que celle-là, elle est unique, et heureusement.

— Oh ! Tu parles de vomito ?

— Vomito ? répète-t-elle, amusée. Elle doit bien avoir un prénom.

Je me gratte l’arrière du crâne, essayant de m’en souvenir. Je crois que ça finit par un X. Styx ? Ouais, ça lui correspondrait, vu qu’elle est capable de faire surgir le fleuve des Enfers avec sa bouche.

— Sûrement. D’ailleurs, il est temps de redescendre et de voir si elle n’a pas profité de mon absence pour repeindre la cuisine.

Je croise très fort les doigts pour que ce ne soit pas le cas.

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