La montée aux enfers

Maurice Magre · Chapitre 104 sur 115

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La montée aux enfers

Le Voyage Fantastique

LA DIVINE ENCHAINÉE

 

Je traversai, conduit par l’homme au capuchon, Les quartiers où l’on vend le fer et les chiffons. Ensuite les maisons étaient noires et basses.

On percevait des grouillements dans les impasses, On voyait à des soupiraux des yeux hagards.

Et j’atteignis enfin près des anciens remparts

Le quartier des déchus et des êtres sordides...

Je suivis l’homme au fond d’une boutique vide. Et là sur le plancher pourri, je vis le corps

D’une beauté parfaite avec une peau d’or,

Un visage divin, des jambes translucides.

Une chaîne de fer tenait le cou splendide

Et l’homme qui riait prit un bâton pointu

Et se mit à piquer le sein, le ventre nu.

Faisant en gémissant se tordre la divine.

Et des êtres aux corps ravagés de famine,

Des visages affreux où ne vivait qu’un œil,

Des nains, des déformés ricanaient sur le seuil... Comme son capuchon lui découvrait la tête,

Je vis que l’homme avait la face de la Bête...