La montée aux enfers

Maurice Magre · Chapitre 23 sur 115

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La montée aux enfers

Femme A la Panthère

 

Il fait très chaud... Je marche à travers un jardin Plein d’aloès. Au loin, résonne un tambourin, Un chant de caravane ou de tribus en marche. Je vois un pavillon de bois peint... quelques marches... J’y cours, je les gravis, et j’hésite, levant

La portière d’argent rayé qui tremble au vent. Je pénètre... Et sous le tamis des moustiquaires Celle que la chaleur et le rêve exaspèrent

Dont les reins font un arc tendu par le désir,

Se pâme... Elle me voit et sourit de plaisir...

Elle écarte la gaze, offrant ses seins qui battent Et son front couronné d’un turban écarlate.

Je tends les bras... Alors dans les coussins épais, Longue et féline, une panthère qui dormait

S’étire, fait crisser ses ongles, me regarde.

La femme dont la main sur la bête s’attarde

S’offre encore et je vois dans un rais de soleil Que la femme et le fauve ont des yeux verts pareils...