La montée aux enfers

Maurice Magre · Chapitre 71 sur 115

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La montée aux enfers

Ote Tes Vêtements...

 

«Ote tes vêtements, étends-toi sur le lit...»

Et je la sentirai dans l’ombre qui rougit,

Les doigts tremblants au col de sa robe montante,

Une rose effeuillée au corsage, hésitante

Et déchirée au fond de sa chair par les mots.

Ses yeux auront les tons de laque des émaux

Sous l’or épais des cils qui se mettront à battre,

Ils deviendront plus grands, plus troubles, plus bleuâtres,

Elle défaillira sous la brutalité

Des gestes et voudra de ses doigts écartés

Dérober à demi son regard aux caresses.

La crudité des mots augmentant sa faiblesse

La fera crier de révolte en se donnant

Et mes lèvres des creux de son corps frissonnant

Feront courir la volupté comme une eau vive

Dans sa froideur de braise et sa pudeur lascive...