L'ombre

Franck Ollivier · Chapitre 28 sur 85

Pages du PDF

L'ombre

Troisième partie - L'ombre

TROISIÈME PARTIE

 

 

L’OMBRE

OceanofPDF.com

Contrairement aux hommes, les femmes n’étaient pas faites pour tuer. Bien sûr, des femmes tuaient. Mais il voyait en elle s’exercer alors l’élément masculin de leur personnalité.

Les femmes étaient faites pour aimer.

Hollmann l’avait déduit de sa fréquentation assidue des prostituées. Il ne se méprenait pas sur l’aspect mercantile de l’échange, mais quelque chose de profond et pur transitait par ce simple contact avec ces femmes, qui le rassurait et, pour un instant, venait combler la grande solitude de sa vie.

Il n’y avait pourtant rien d’aimable dans un pauvre étudiant en théologie au physique osseux et au mental famélique qui, parce que maladivement introverti, devait payer pour recevoir ce dérisoire, mais réel, geste d’amour.

Les femmes aimaient malgré elles. Malgré tout. Il fallait qu’un Dieu l’ait voulu ainsi.

Et leur amour embrassait l’humanité tout entière.

C’était pourquoi, qui que vous soyez, il y avait toujours une femme.

Même pour le pire des hommes.

OceanofPDF.com