The Origin Of Violence (French Edition)

Marie HJ · Chapitre 4 sur 66

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The Origin Of Violence (French Edition)

Archer (-1)

 

 

— Elle est où, ta mère ?

Lee pose brutalement un flingue sur la table, juste sous mon nez, alors que j’émerge à peine en agitant ma cuillère dans mes céréales.

— Partie à l’église, comme tous les dimanches.

— Bien. C’est une bonne chose.

Rêveusement, je l’observe pendant qu’il démonte sa seconde arme comme s’il avait fait ça toute sa vie, puis en astique chaque pièce amoureusement tout en me fixant d’un air étrange.

Agacé par son regard insistant sur moi, je finis par lever un sourcil dédaigneux dans sa direction. S’il a un truc à me dire, qu’il le fasse, je ne suis pas un putain d’objet d’art dans un musée. Ou alors, s’il souhaite m’admirer, je lui fais payer un billet d’entrée.

Un sourire effleure ses lèvres alors qu’il passe un goupillon dans son arme à la con.

— Chaque fois que je reviens ici, je trouve que tu ressembles de plus en plus à Davis. Il serait tellement fier de son fils…

Putain, il n’a pas pire comme info ?

M’annoncer que je ressemble à cet enfoiré est de loin la pire insulte qu’on peut m’envoyer à la tronche.

Mes doigts se crispent sur ma cuillère mais je ne bronche pas. Je repense à ma mère et à ses mots lorsqu’il nous a informés qu’il passerait quelques jours ici, en « pèlerinage », comme il a l’habitude de dire.

« Ce n’est l’histoire que d’une petite semaine ».

Juste une semaine, Arch ! Rien de plus. Ensuite, nous reprendrons notre petite vie, tranquille.

 

Je me demande quand même la raison pour laquelle mon vieux, du fond de sa cellule, a désigné son frangin, Lee, pour prendre soin de sa petite famille à sa place.

Franchement, nous nous en serions bien passé. Ma mère, qui a rencontré un mec bien il y a quelques mois, ne l’aime pas des masses, et moi non plus par la même occasion. Je ne connais pas ce type plus que ça, même si mon père semble lui porter une confiance aveugle, au point de lui confier notre protection. Comme si nous avions besoin qu’on nous chaperonne. Comme si mon père avait le moindre instinct paternel !

La bonne blague.

Il n’y a pas pensé une seule seconde, à sa foutue famille, lorsqu’il est allé aider Lee, justement, lors d’une opération spéciale dont je ne sais pas grand-chose.

Résultat des courses, mon paternel a décroché un aller simple en taule, pour au moins soixante-cinq ans. Il a beau affirmer qu’il n’est pas coupable des assassinats qui se sont produits cette nuit-là à Little Rock, n’empêche que les flics ont soutenu l’inverse, eux, et visiblement les juges les ont crus…

C’était il y a dix ans. Depuis, ma mère a décidé de refaire sa vie, sans lui en faire part, et tout se passait bien, jusqu’il y a deux ans, date à laquelle mon géniteur a décidé d’exercer son rôle par correspondance.

Nous héritons donc de Lee, qui revient régulièrement de Little Rock pour passer quelques jours en famille. Chaque fois il arrive avec ses flingues et son look d’antisocial, ses grands discours que je n’écoute même pas et son air de sale type louche et dangereux.

Ma mère le déteste et s’en méfie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, à chacune de ses venues, elle congédie Ryan, son mec, et agit comme une bonne mère célibataire qu’elle est censée être. Elle a divorcé de mon père, mais d’après elle, cela ne change pas le fait qu’elle reste liée à lui, à vie.

Des trucs d’adultes qui me font chier et donc, je ne cherche pas non plus à en savoir davantage.

Moi ? Je n’ai pas d’avis. Je ne comprends tout simplement pas ce mec au regard perçant et toujours sombre assis en face de moi. Je me fie donc à l’avis de celle qui m’a élevé, parce que je l’aime et qu’elle a souvent raison, sans y réfléchir plus que ça. Je ne me sens pas vraiment concerné par leurs querelles et désaccords réguliers à propos de politique et de pas mal de choses, en définitive.

Ma vérité est ailleurs et je ne m’en sens que mieux, pour tout dire.

— Tu aimes les armes, Archer ? me demande-t-il en posant la seconde sur la table, à présent remontée et très propre.

Très bonne question.

J’abandonne ma cuillère pour analyser ces trucs qu’il étale en face de moi. Je dois admettre que ces objets imposent une sorte d’aura lourde et impressionnante dès qu’on pose les yeux dessus. Quelque chose de fascinant et de terrifiant dans le même temps.

Mais encore une fois, je ne me sens pas vraiment concerné par son bordel.

— J’en sais rien, finis-je par répondre en continuant mon petit déjeuner. Je crois que ce n’est pas mon délire.

— Tu n’en sais rien ? répète-t-il d’un air surpris. Tout le monde a un avis sur les armes, non ?

— Euh… non.

Je réponds, calme et poli, alors qu’au loin une tondeuse se met en route dans le jardin en face du nôtre.

Juan doit déjà être debout. L’idée d’aller le retrouver prend soudain toute la place dans mon cerveau.

Rien à battre de Lee et de ses flingues. J’ai franchement mieux à faire de mon dimanche.

Tout à coup, un putain de juron s’élève alors que le moteur de la tondeuse dérate et s’arrête subitement.

Je l’imagine dans sa tenue de tonte du dimanche, vieilles pompes, tee-shirt élimé et sa peau mate luisant comme du miel sous le soleil. Et bien sûr, son bob Buzz l’éclair planté sur son crâne, comme un trophée. Un sourire tente de fleurir sur mes lèvres, mais je l’efface rapidement parce que Lee, très loin de mes considérations essentielles, s’embarque dans une discussion, pensant sans doute que ça m’intéresse.

— Ton père est un pro pour choisir les armes. Je crois qu’il les connaît toutes par cœur.

Cette fois, je laisse une grimace s’inviter sur mon visage. S’il croit que je vais me laisser attendrir par des souvenirs de ce type qui a tué des gens… des innocents, d’après les dires de la presse et des juges.

— On sait où ça l’a conduit, m’entends-je répondre avant d’enfourner une pleine cuillère de céréales au fond de ma bouche pour m’empêcher de m’engager sur cette voie avec lui.

Il me fait chier, franchement. Je ne le connais pas vraiment, d’ailleurs, il ne m’a jamais vraiment calculé non plus depuis deux ans. Chaque fois qu’il squatte la maison, il passe la majorité de son temps en ville, avec ses potes du coin, et jusqu’à présent, ça m’allait bien. J’espère qu’il n’a pas décidé de jouer au gentil tonton aimant et attentionné avec moi, parce que si tel est le cas, il risque d’être déçu. J’en ai tellement rien à battre de sa tronche.

Nous vivons mieux sans lui. Chaque fois qu’il se pointe, l’humeur de ma mère change et l’atmosphère devient tendue. Raison pour laquelle je déserte encore plus de la baraque dès que l’occasion se présente.

Toujours à fond dans la conversation qu’il est le seul à suivre, il me gratifie d’un regard noir et furieux.

— Davis n’a effectué que son devoir pour protéger la population bienveillante du quartier, déclare-t-il solennellement. S’il n’avait pas eu ses armes, c’est lui qui y serait passé. Je préfère encore le savoir en prison, en fier défenseur de nos droits, plutôt que mort au combat. Ton père a protégé l’honneur des nôtres, tu comprends ? C’est un héros.

Mais bien sûr.

Je crois que j’en ai assez entendu. Parler de mon père me coupe l’appétit systématiquement et me fout en rogne pour au moins trois jours. À mes yeux, c’est un meurtrier, rien de plus. J’éprouve tout simplement une honte profonde et diffuse à porter son sang et ses gènes en moi. Imaginer que potentiellement je représente son digne héritier me fout les glandes. J’essaie de l’oublier, mais rien n’y fait. Les gènes ne sont pas des trucs que l’on peut balancer à la rue sans se retourner. Ils squattent en toi et te composent entièrement.

Heureusement pour moi, ma mère est une femme géniale, douce et gentille, ce qui rattrape un peu. J’imagine que je suis le parfait mélange d’eux deux. Souvent, je me vois coupé en deux. Un côté clair et bon, un côté sombre et dégueulasse. Je tente de me persuader que le bon gagne la partie sur l’ensemble, mais j’avoue qu’à certains moments, je sens cette rage qui déferle en moi et paralyse tous les bons éléments qui me composent.

Je le sais et ça me dégoûte de porter tout ça en moi. Mes humeurs sont incontrôlables. Je déteste ça. C’est pour cette raison que la majorité du temps, je m’en remets à ma mère pour comprendre comment il faut réagir à certains évènements. Comme en ce qui concerne Lee.

Le frère du monstre.

En l’occurrence, comme elle m’a répété pendant des jours de ne pas faire de vagues avec lui, je préfère ravaler mon agacement et les insultes concernant mon père et me lever pour vider mon bol dans l’évier.

Au loin, à travers la fenêtre, mon regard s’accroche à Juan, qui comme je le supposais, s’acharne à tondre la pelouse de la maison de son père, coiffé de son superbe bob Buzz. La tondeuse ne fonctionne plus vraiment, vraisemblablement, elle ne possède que deux roues sur quatre et son moteur pétarade sans arrêt, alors il galère, mais même en plein effort, sans savoir que je l’observe, il arrive à me séduire les sens et à réveiller de merveilleux souvenirs de ces derniers jours.

— Même ici, ils s’incrustent !

Je sursaute aux mots de mon oncle qui est venu se planter derrière moi sans que je m’en rende compte.

Les sourcils froncés, il observe Juan, lui aussi, d’un air haineux qui me glace le sang. Je déteste instantanément la manière dont il considère Juan. Parce que… personne ne dénigre Juan en ma présence. Je ne le supporte pas et ce n’est pas près de changer.

— Comment ça ? grogné-je, aussitôt prêt à attaquer, en posant mon bol au fond de l’évier.

Je ferais mieux d’agir comme chaque fois qu’il vient, à savoir, couper court et me barrer le plus loin possible. Un autre conseil de ma mère. Fuir cet homme et ne surtout pas l’écouter. Mais je ne sais pas pourquoi, cette fois je reste englué au sol, et j’analyse ce que d’habitude je m’évertue à ignorer.

— Ces putains de Portoricains ! crache-t-il en faisant craquer ses doigts. Ces envahisseurs qui ne comprennent même pas ce que le mot frontière signifie. Qu’ils repartent chez eux, putain de bordel ! Je déteste cette race !

Race ?

Espèce de connard ! Il part très mal s’il pense pouvoir balancer des saloperies sur celui qui occupe la première place dans ma vie.

— Juan est chez lui ! craché-je en tentant de contrôler mon ton, sans grand résultat.

— C’est ce qu’il veut te faire penser ! C’est justement là qu’ils sont forts. Tu verras, dans quelques années, si on laisse faire, nous serons considérés comme indésirables sur nos propres terres ! Même ce quartier est infesté ! Quand Davis a choisi cette maison, avant ta naissance, il n’était occupé que par des blancs. Maintenant ? Je crois bien que vous êtes les derniers survivants de cette invasion !

Je me répète les consignes de ma mère en boucle pour ne pas surréagir à ses propos insupportables. Elle dit que polémiquer avec Lee ne sert à rien sauf à aggraver les choses. Je m’accroche à ça, si fort, pour ne pas l’insulter et prononcer trop de mots qui risqueraient de compliquer tout le reste.

— Non, rétorqué-je en crispant mes poings sur le bord de l’évier. Les Thompson habitent la maison de gauche, et les Stones, en face de chez eux, et les…

— Toute cette mode qui prétend que nous sommes tous égaux… Pures conneries ! continue-t-il sans même écouter mes arguments. Dieu nous protège, Archer, Dieu nous protège.

— Mais nous sommes tous… commencé-je avant qu’il se mette à hausser la voix.

— Ils t’ont endoctriné, surtout ! me coupe-t-il sèchement. Ces caramels sont tous malsains et nous volent nos propres jobs. Nos baraques. Leurs femmes pondent toutes comme des pintades et colonisent notre beau pays ! Ce sont des sous-hommes, comme de la vermine sous-civilisée qui ne sait vivre que dans l’anarchie. La preuve ! N’as-tu pas remarqué que plus ils sont nombreux dans les villes, plus les actes de vandalisme se multiplient ?

Maman, il faut vraiment que je t’aime pour ne pas répondre comme mon âme brûle de le faire.

Je me mords la langue, ferme brièvement les paupières et me cramponne toujours à mon évier. Son avis de merde, je m’en fous, mais je ne supporte pas un seul des mots qu’il prononce parce qu’ils désignent indirectement Juan.

On ne touche pas à ce mec, putain ! Même un effleurement est déjà de trop.

— Euh, non ! réponds-je sans même être certain de ce que j’affirme.

Peut-être qu’il dit vrai, que son discours est animé de véritables justifications, en ce qui concerne d’autres personnes que je ne connais pas, mais finalement j’en ai clairement rien à branler. Ma réalité à moi, l’unique que je vois et comprends, c’est que Juan, lui, est tout sauf un délinquant. Au contraire, il m’apaise systématiquement. Avec lui, j’apprends à rester du bon côté de moi-même, sauf quand nous abordons le sujet de son père. Lui, je ne peux pas l’encadrer et il pousse mes instincts bien trop forts dans une multitude de sentiments violents et désordonnés. C’est peut-être ce qui abonderait dans le sens des paroles de Lee. Pedro est une saloperie, ça je sais que c’est véridique.

Mais si on met de côté ce connard qui lui fout sur la gueule, côtoyer Juan est bon pour moi. Je le sens si fort au fond de mon cœur que j’en suis plus que persuadé.

Lui, en tout cas, ne mérite vraiment pas le regard haineux que Lee lui balance en ce moment même.

— Eh bien regarde, Archer, continue-t-il sans détourner son attention de sa proie. Regarde bien. Tu verras que ces sous-merdes ne savent répandre que le chaos. Pire, ils savent nous manipuler, parce que nous ne sommes pas comme eux. Nous pensons à bien, nous ouvrons nos portes et nous faisons confiance. C’est ainsi qu’ils arrivent à s’insérer dans nos vies pour les détruire. C’est exactement comme ça que Davis est tombé. Parce qu’il a dû défendre tout un quartier de cette invasion, et finalement, c’est lui qui a été accusé, à tort. Si tu veux mon avis, Archer, tu devrais les fuir comme la peste.

Je serre les dents.

Ses mots me heurtent violemment le cœur parce que je les dirige moi-même vers Juan et imaginer qu’une seule personne le considère mal me remplit d’effroi. S’il ne mesurait pas presque deux mètres de haut et peut-être un de large, et que ma mère ne m’avait pas si bien rempli le cerveau d’avertissements le concernant, je crois que je lui balancerais mon poing dans la gueule. C’est épidermique chez moi. Je déteste qu’il me rappelle que mon père existe et par-dessus tout, je ne supporte pas que l’on offense Juan. Physiquement, moralement, peu importe. Personne ne touche à mon mec.

Mon mec.

Putain !

Juan est mon mec !

Je ne pense pas l’avoir entendu évoquer son avis sur les homos, mais j’imagine que mon cher oncle doit avoir toute une théorie catégorique à ce sujet.

Sujet que je ne maîtrise pas vraiment, au demeurant. Avec Juan, tout semble tellement logique que je ne me pose même pas la question. Je l’aime, c’est tout. S’il fallait détailler tout ça, je ne saurais même pas quoi en dire, car d’une certaine manière je ne me considère pas comme gay. Mon cœur bat pour lui, c’est comme ça, c’est tout. Je n’ai jamais réfléchi plus loin que cette évidence et je n’ai pas envie de commencer maintenant. C’est déjà assez déstabilisant d’avoir avoué mes sentiments à mon meilleur ami, inutile d’en rajouter avec le côté homo de l’histoire.

Je préfère donc planter durement mes dents dans ma lèvre inférieure pour éviter de partir en vrille face à cet intrus qui malheureusement fait partie de ma famille et tourner les talons.

En quittant la cuisine, je me surprends déjà en pleine tergiversation à propos de la manière la plus discrète de quitter la maison pour aller le rejoindre.

Une chose est certaine, je vais attendre qu’il rentre dans sa maison pour traverser la route.

Je n’ai pas envie que Lee me surprenne avec lui et j’ai bien l’impression qu’il n’en louperait pas une miette.

Je sais que je devrais ne rien avoir à foutre de son avis, mais…

Ce n’est pas le cas.

Quelque chose me dérange et m’oblige à en tenir compte, sans que je sache quoi, exactement.

Un frisson désagréable me parcourt l’échine alors que je grimpe quatre à quatre l’escalier pour rejoindre ma chambre.

Tous mes muscles sont tendus à leur maximum et j’éprouve la sensation de ne plus être à ma place dans ma propre vie.

Et mon père, ma saloperie de père qui devrait ne plus occuper aucune place dans mon esprit, revient squatter mes pensées.

Comme une sorte de démon machiavélique et malvenu qui détient un certain pouvoir sur moi. Un pouvoir que je redoute et déteste ressentir.

Je claque la porte derrière moi lorsque j’arrive dans ma chambre et sans me poser plus de questions, je me laisse tomber sur mon lit, mon nez percutant mon oreiller. Je remonte ma couette jusqu’à mes oreilles et plisse les paupières du plus fort que je le peux.

Pourquoi est-ce que cet enfoiré réapparaît dans ma vie, maintenant ?

Son omniprésence sous mon crâne. Comme un putain de tatouage sur mon âme. La noirceur de mon nom, Connors, imprimé à vie en moi, comme un mauvais sort qui me colle au cul. J’ai envie de ne pas être celui qui ressemble à son vieux. Mais j’ai aussi envie de comprendre ce qu’il est. Ce que je suis.

Je suis complètement paumé et ça me saoule.

Soudain je me sens tellement insignifiant. Tellement nul et crade… Le seul qui me semble capable de soulager mes terreurs est Juan, bien évidemment, et je me sens tellement minable que je ne trouve même pas l’énergie d’aller le rejoindre.

Lui, il est parfait. Moi ? Une saloperie de pauvre type dont le père et l’oncle se nourrissent de haine au petit déjeuner. Je les déteste et je déteste aussi sentir que ce qu’ils pensent me touche.

Parce que c’est le cas. J’essaie de ne pas l’intégrer dans mon crâne mais je reste, dans tous les cas, le fils de mon putain de père. Même si je ne le connais pas. Même si je refuse de m’arrêter sur son cas.

Il est là, serpentant dans mes veines, s’incrustant sur mes traits. Il est là, et je ne peux rien faire contre ça.

Je hais cette salope de vie dans laquelle j’ai atterri dès ma naissance.

 

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