Le dernier pharaon, Méhémet Ali
VI - Note sur les Monnaies et les Poids et Mesures
VI
NOTE SUR LES MONNAIES
ET LES POIDS ET MESURES
Monnaies
C'est à Bonaparte que revient le mérite d'avoir le premier établi un tarif monétaire égyptien. Le 5 juillet 1798, il édicta le cours du change entre les monnaies françaises et étrangères et égyptiennes.
Monnaies d'or Paras
Le double louis de France 1 344
Le louis simple 672
Le sequin vénitien 340
Le sequin hongrois 300
Le sequin zer-mahboub 180
Le sequin de Constantinople 200
Monnaies d'argent Paras
L'écu de six livres de France 168
L'écu de 5 livres 1 s. 3 d. de France 142
L'écu de trois livres de France 84
La pièce de trente sols 42
La pièce de vingt-quatre sols de France 33
La piastre d'Espagne pour 5 livres 7 s. de France 150
Le talari pour 5 livres 7 s. de France... 150
Il faut noter que le gouvernement égyptien ne prit pas pour base une monnaie orientale quelconque, para, piastre turque ou sequin d'Istanbul ou du Caire. Ces diverses pièces avaient trop varié en valeur tant intrinsèque que nominale ; elles étaient trop dépréciées pour servir de fondement à un tarif monétaire. On choisit donc le thaler germanique, universellement estimé dans les pays musulmans.
Bourse : 25 000 paras
Funduqi : 80 paras
Fals, gadid, gudad (bourbes, bulbes, fortes) : pièces de cuivre Founduqli : de 134 et 146 paras en 1736 Livre : cent piastres
Para : utilisé pendant toute la période ottomane, le para d'argent égyptien
avait pour origine la pièce d'argent mamelouke, dite mu'ayyadi d'un demi-dirham. Dans les premières années du règne de Soliman I er (1520-1566), le para pesait 1,289 g (soit deux cinquièmes du dirham). Deux siècles plus tard, il ne pesait plus que 0,225 g.
Pataque : 90 paras
Piastre : de 30 à 40 paras
Riyal : de 36 à 45 paras
Talari : 20 piastres ou un cinquième de livre