Twisted Retaliation: Sombre mafia romance (French Edition)

Chapitre 6

 

Roméo

 

Son large sourire fait si bien ressortir ses fossettes qu’il parait sincère et la présente comme une personne très avenante pour une princesse mafieuse. Et en même temps, je n’en ai jamais vu dans un habitat aussi naturel que celui-ci, au travail, dans un magasin, apparemment, spécialisé dans les canapés.

Je me prête au jeu, tel que le ferait un chat avant de bouffer la souris. 

— Je suis à la recherche d’un nouveau canapé, réponds-je.

Je lui adresse mon sourire le plus agréable, celui qui me fait ressembler à un ange selon ma mère, et ses yeux s’attardent quelques secondes de trop sur mes éclatantes dents blanches avant qu’elle se reprenne.

— Oui… Bien sûr, vous avez une idée précise ? Canapé fixe ou canapé d’angle ? Plutôt cuir ou tissu ?

Au fur et à mesure de ses paroles, elle désigne un à un les divers modèles qui se trouvent autour de nous. Sa jupe fleurie virevolte au rythme de ses pas et attire forcément mon regard sur ses interminables jambes aussi élancées que le reste de son corps et qui lui confèrent une silhouette haute et gracieuse.

— Je n’ai pas encore d’idée précise en tête, lui dis-je en reportant mon attention sur son visage.

Sa coiffure impeccable, sa tenue classique, mais élégante, son maquillage discret et sa manucure raffinée lui donnent une apparence très soignée. Ce constat me donne encore plus envie de salir cette miss beauté à la peau parfaite.

— Que me recommanderiez-vous ? lui demandé-je en masquant mon sourire malicieux.

Si elle est embarrassée par mon analyse peu discrète de son anatomie, elle ne le montre nullement. Et en même temps, elle doit être habituée à susciter cet intérêt chez les hommes, ainsi que chez les femmes d’ailleurs. Elle possède une beauté naturelle qu’il est impossible d’ignorer. 

— Je ne peux que vous conseiller notre meilleur modèle, me répond-elle avec un sourire professionnel.

Elle se dirige vers l’entrée du magasin et me désigne un large canapé d’angle qui semble effectivement très confortable. À ce moment-là, mon regard s’attarde sur l’énorme diamant qu’elle porte au doigt. Mon masque se fissure et une coulée de lave se répand dans mes veines en pensant à son fils de pute de fiancé.

Je la rejoins près du meuble, mais cette fois, je me positionne au plus près d’elle. Je ne maintiens pas une distance respectable entre nous, j’envahis littéralement son espace, souhaitant jauger sa réaction. La plupart des individus se détournent, reculent, s’éloignent, car ils sont mal à l’aise à cause de ma stature colossale, mais Leona me surprend en ne bougeant pas d’un centimètre. Je réalise alors que notre différence de taille n’est finalement pas si flagrante et pourrait facilement être comblée par le port de talons.

— Tous nos canapés sont personnalisables au gré de vos préférences en termes de coloris, m’explique-t-elle tandis qu’une odeur de cassis et de vanille s’infiltre dans mes narines.

Je me moque de son foutu divan, c’est elle que je contemple. Je fixe son profil, un air féroce sur le visage, jusqu’à ce que j’aperçoive une goutte de sueur perler sur son front.

— Ils sont tous faits main en Italie, continue-t-elle d’argumenter.

Elle tient son rôle de vendeuse malgré la gêne que lui procure mon œillade insistante.

— Vous ne trouverez pas meilleure qualité sur le marché, affirme-t-elle en tournant la tête vers moi.

Ses yeux de biche d’un bleu très clair plongent dans les miens et me montrent son trouble à l’instar de sa posture soudainement très rigide. Elle est inquiète, elle a peur, mais malgré cela, elle garde la tête haute et soutient mon regard avec force. Son attitude fait naitre un sourire sinistre sur mes lèvres. Je sens qu’on va bien s’amuser tous les deux.

La clochette au-dessus de la porte retentit et Leona fait un pas sur le côté, s’éloignant de moi. Je ne rate pas son sursaut ni son regard anxieux en direction de l’entrée.

— Bienvenue chez De Rosa Furniture, dit-elle d’une voix trop énergique en scrutant Dino. Je vous laisse faire un tour du magasin, je suis à vous dans une minute.

Elle ne croit pas si bien dire.

Dino lui accorde son célèbre sourire à la fois plaisantin et séducteur, mais ne répond pas à son invitation, au contraire, les mains dans les poches, il reste planté devant la porte.

Leona reporte son attention sur moi, son corps encore plus tendu qu’avant, elle avale péniblement sa salive tout en tirant nerveusement sur la manche de son gilet beige.

— Je vais chercher le nuancier pour ce modèle, annonce-t-elle soudainement en pointant du pouce son bureau.

Même si elle se force à garder une attitude naturelle, sa voix trahit sa nervosité.

— Asseyez-vous en attendant, essayez-le afin de vous faire une idée, m’invite-t-elle en me désignant le canapé.

Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres en comprenant qu’elle cherche une excuse pour se rapprocher du bureau, certainement pour contacter des renforts ou juste pour fuir par une issue de secours. Elle n’est pas sotte. Elle lit parfaitement la scène et appréhende la menace qui pèse sur elle.

— Pas besoin, lui assuré-je. J’ai déjà fait mon choix.

— Ah oui, s’étonne-t-elle en faisant un nouveau pas en arrière.

Ma bouche se tord en un sinistre rictus.

— C’est toi que je veux, acquiescé-je sombrement.

Elle s’élance dans la seconde. Au galop, elle se rue vers son bureau et par sécurité, je me lance à sa suite et la stoppe dans sa fuite en enroulant un bras autour de sa taille, brisant sur le champ son espoir de réussite.

— Lâchez-moi, s’écrie-t-elle.

Elle plante ses ongles dans ma main et tente de se dégager de ma prise, mais alors que ses yeux descendent dans cette direction, elle remarque mon tatouage et se fige l’espace d’une seconde. Puis la lutte recommence avec bien plus de fougue cette fois… et de voix.

— AU SECOURS ! À L’AIDE !

Je plaque ma seconde main sur sa bouche et la tire difficilement vers la sortie.

Elle se débat comme un forcené et je serais impressionné si ses ongles ne griffaient pas douloureusement ma peau.

Lassé et énervé, je la soulève et la jette sur un canapé.

— AU SECOURS !

Je pose mon genou sur sa cage thoracique et comprime sa gorge entre mes doigts la rendant instantanément muette alors qu’elle cherche désespérément de l’air pour remplir ses poumons. 

— Donne-moi le sédatif, ordonné-je à Dino.

Elle ne sortira pas tranquillement, elle va faire du bruit, attirer l’attention des autres commerçants ou des passants, et me compliquer grandement la tâche. Je déteste l’idée de repousser à plus tard nos premières heures de jeu, mais je n’ai pas le choix, Leona va devoir faire un petit somme si je veux pouvoir la conduire dans son nouveau palais.

 La terreur qu’elle ressent en voyant Dino s’approcher avec une aiguille lui donne un regain d’énergie et décuple sa putain de force. Elle parvient même à déloger mon genou de sur sa poitrine en balançant férocement ses jambes pour me foutre des coups de pied.

Je n’ai clairement pas affaire à une petite souris et encore moins à un chaton, mais bien à une lionne enragée.

D’un mouvement vif et brutal, je la retourne, coince ses mains derrière son dos et pose mon genou par-dessus. J’ignore son couinement alors que je tire sur ses cheveux noirs, désormais tout ébouriffés, pour dégager sa nuque.

— Vas-y, indiqué-je à Dino d’un coup de menton.

Elle a juste le temps de regarder l’aiguille avec des yeux exorbités qu’il la plante dans son cou et injecte tout son contenu. Avec un corps aussi frêle, l’effet apaisant est immédiat. Ses muscles se détendent et elle arrête de se débattre.

Elle restera éveillée encore quelques minutes, mais groggy avant de sombrer dans le sommeil.

— Va chercher la bagnole, dis-je à Dino.

Porter une femme à moitié consciente jusqu’à une voiture ne passera pas inaperçu, il vaut mieux qu’il se gare devant, qu’on la charge rapidement dans la caisse puis qu’on se barre au plus vite.

Je me redresse et retourne le corps de Leona tandis qu’il quitte la boutique. Un gémissement plaintif lui échappe et son regard hagard croise le mien. Ses lèvres s’entrouvrent, mais aucun son n’en sort. Il lui est impossible de parler, de crier ou de bouger et quand elle le réalise à son tour, je distingue une note de panique dans son regard. Elle n’a pourtant rien à craindre dans cet état. Je la désire pleinement consciente lorsque je commencerai à jouer avec elle.

Malgré tout, avant qu’elle ne sombre dans le sommeil, je me dois de me présenter à elle et lui exposer le programme afin de m’assurer qu’elle rêvera de moi durant les prochaines heures. 

— Je m’appelle Roméo Perchino, lui annoncé-je. Je viens collecter une dette.

La dilatation de ses pupilles m’indique qu’elle m’entend bien et qu’elle est toujours assez lucide pour comprendre mes mots. Et forcément, je m’en réjouis.

J’attrape sa gorge et me penche vers son visage.

— Tu appartiens désormais à la ‘Ndrangheta. Nous disposerons de ton corps et de ton esprit comme nous le désirerons jusqu’à ce qu’une meilleure offre se présente à nous ou bien jusqu’à ta mort.

Il n’y a plus aucune trace de clarté dans son regard tant ses prunelles sont dilatées par la terreur que mes paroles lui inspirent. J’en rajoute une couche en frôlant ses lèvres avec les miennes.

— Bienvenue en enfer, Leona De Rosa.

 

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Leona

 

Un gémissement s’échappe de mes lèvres alors qu’un terrible mal de crâne se fait ressentir dès mon réveil. J’ai également mal au dos et à la nuque. Au moment où je me tortille pour trouver l’origine de cet inconfort, je ne retrouve pas la douceur de mes draps ni la souplesse de mon matelas. J’ouvre alors brusquement les yeux et place une main devant mon visage quand les rayons du soleil agressent mes rétines.

Je plisse les yeux en grognant tandis qu’une douleur lancinante se fait ressentir dans ma tête. J’ai le corps complètement endolori, la nuque effroyablement raide, c’est encore pire que des courbatures. Bon sang, qu’est-ce que j’ai ?

— Pile à temps, on est presque arrivés. 

Je tourne vivement la tête en direction de cette voix inconnue. En diagonale face à moi, installé derrière un volant, je reconnais l’individu qui est entré en second dans la boutique. Ce n’est qu’à ce moment-là que mon cerveau comprend et perçoit que je suis allongée sur le siège arrière d’une voiture en mouvement. Je ne peux que deviner que le type assis sur le siège passager et dont je ne vois que la nuque est le premier homme… Le collecteur de dette.

Un frisson d’effroi me parcourt et je me redresse dans un bond. Je manque de me cogner la tête contre la vitre quand mon corps vacille sous l’effet du vertige que me provoque ce mouvement brusque.

— Doucement, tu vas te faire mal, commente de nouveau la voix mélodieuse et amusée du conducteur.

Je pose mes mains sur mon crâne et serre fermement tandis qu’une nouvelle vague de douleur inhibe tous mes sens. Lorsque ma vision parvient enfin à se stabiliser, je contemple avec horreur une gigantesque enseigne lumineuse portant la mention « Chicago ».

La panique me prend aux tripes et je tire avec force sur la poignée, mais cela n’enclenche pas l’ouverture de la portière alors je recommence. Je m’acharne littéralement sur ce petit morceau de métal avant de me jeter en direction de l’autre porte, traversant la banquette à quatre pattes sans aucune grâce et tire sur cette nouvelle poignée. Sans succès.

— Laissez-moi partir, ordonné-je à bout de souffle.

Bon sang, j’ai l’impression d’être épuisée. Je ne sais pas si c’est la substance qu’ils m’ont injectée qui fait toujours effet ou si c’est juste le contrecoup, mais je n’ai déjà plus de force après seulement deux minutes d’effort.

— Tu sais que c’est impossible, me répond la voix grave du passager.

Il tourne la tête vers moi et son regard haineux percute le mien. Cet homme qui paraissait si séduisant de prime abord me fout littéralement les jetons à présent. Roméo, c’est ainsi qu’il a affirmé se nommer.

— Qu’est-ce que vous voulez ? leur demandé-je en forçant ma voix à ne pas trembler.

Je ne lui montrerai pas ma peur, hors de question, je suis beaucoup trop fière pour ça.

— De l’argent ? 

Pourvu que ce soit ça. C’est la seule chose que mes parents seront en mesure de leur remettre contre ma libération.

— Entre autres, acquiesce vaguement le collecteur.

Ses yeux marron, aussi foncés qu’un ristretto, sont d’autant plus obscurcis par ses boucles brunes, également très sombres, presque noires, qui tombent de façon désordonnée sur son visage aux traits si masculins, durs, et qui correspondent bien à un être aussi cruel que lui. Un collecteur, un nom différent pour désigner un homme de main en charge de récupérer l’argent des mauvais payeurs par tous les moyens et surtout par la violence. Je n’ai pas affaire à un soldat comme les autres, celui-ci a choisi de faire de la torture son métier. Et en même temps, je me trouve sur le territoire de la ‘Ndrangheta, je ne serais pas surprise de découvrir qu’ils sont tous comme ça. Selon les rumeurs, les Calabrais exsanguinent leurs victimes et se baignent dans leur sang. Il parait également que pour se faire initier un soldat doit démembrer quelqu’un en public avant de jurer son éternelle loyauté envers son chef, le Capo, Léandro Bellochi.

La cruauté des Calabrais est réputée sans limites et ils l’affichent fièrement, sans retenue, de façon débridée et assumée.

— Ils vous donneront tout l’argent que vous voulez à condition qu’aucun mal ne me soit fait, dis-je en reprenant mon masque d’assurance.

J’ignore ce qu’il désire en plus de l’argent, mais je suis certaine de ne pas avoir envie de le découvrir. Je ne souhaite pas savoir si les rumeurs sont vraies et je ne veux pas non plus découvrir jusqu’où s’étend la sauvagerie des Calabrais.

— Ça, je ne peux pas te le promettre, me dit-il avec un sourire en coin qui n’a rien de charmant.

Son regard obscène me fait pâlir en moins d’une seconde, mon rythme cardiaque accélère alors qu’un long frisson me parcourt l’échine.

— On se demandait… Est-ce que tu es vierge, Leona ? me questionne-t-il, un sourire cruel aux lèvres.

Les yeux exorbités, je me tourne vers la vitre et me mets à la frapper de toutes mes forces pour tenter de la briser ou alerter des piétons… J’ignore pourquoi je fais ça, tout ce que je sais c’est que je dois sortir de là.

— Ça répond à la question, s’amuse le conducteur.

Je crois à un miracle alors que nous nous arrêtons à côté d’une voiture de police à un feu. L’homme de loi assis sur le siège passager tourne machinalement la tête vers nous et je me mets à cogner violemment contre la vitre avec mes poings.

— Aidez-moi, crié-je.

Le policier se retourne complètement et trouve la source de ce grabuge, dès qu’il m’aperçoit, il comprend immédiatement la situation. Je frappe encore plus fort contre le carreau en le suppliant de me venir en aide.

Je me crois enfin sauvée et je me serais mise à pleurer de soulagement si le conducteur de ma voiture n’avait pas fait ronfler son moteur afin d’attirer l’attention du flic. Du coin de l’œil, je le vois coller sa main à la vitre, le revers en direction de l’extérieur, la paume vers lui, et soudainement, les deux policiers tournent la tête et regardent la route droit devant eux.

Ébahie, je tourne la tête vers Roméo alors que nous redémarrons et qu’absolument rien ne se passe.

— Personne ne te viendra en aide ici, affirme-t-il en levant à son tour sa main vers moi.

Le tatouage. Bon sang, j’avais oublié la pieuvre, le symbole de leur mafia que j’ai moi-même reconnu dans ma boutique et qui était synonyme de mauvais présage. 

Dépitée et soudainement épuisée, j’appuie ma tête contre le dossier et ferme les yeux, combattant mes larmes de désespoir. Si je ne peux pas compter sur la police pour me venir en aide, comment vais-je faire lorsque je parviendrai à m’enfuir ?

— Je dois avouer que tu portes bien ton prénom, petite lionne, reconnait-il d’un ton moqueur.

— Pas toi, craché-je spontanément en ouvrant les yeux.

Son sourire s’élargit et j’ai encore plus envie de l’étrangler. 

— Accorde-moi quelques jours et tu me donneras la sérénade ma Giulietta.

Le conducteur laisse échapper un rire, ce qui ne fait que rendre son comparse encore plus fier de sa plaisanterie.

— Je ne tomberai jamais amoureuse de toi, nié-je d’une voix hargneuse en levant le menton bien haut.

D’un coup, ils éclatent de rire, comme si je venais de leur raconter la meilleure blague de l’année.

— Je ne te parlais pas d’amour, se moque Roméo avant de redevenir sérieux, mais de contrainte et de soumission. Après avoir passé plusieurs jours enfermée dans une cellule, tu chanteras mes louanges pour que je t’autorise à sortir.

Je secoue la tête.

— Plutôt mourir que me rabaisser à chanter les louanges d’un monstre.

Le conducteur pousse un long sifflement à mi-chemin entre l’admiration et la moquerie. Sans doute vexé par ma réponse, le regard de Roméo se durcit, mais ça ne m’empêche pas de continuer à le soutenir.

— C’est vrai que le chant ce n’est pas ton truc, tu préfères la danse, dit-il d’une voix moins amusée. Adepte de Zumba et capitaine des cheerleaders durant deux ans au lycée… Rassure-toi, tu pourras continuer de pratiquer ta passion pour la danse ici aussi.

Et cette fois, il n’y a plus aucune trace d’amusement dans sa voix ou sur son visage.

Un frisson de peur me parcourt l’échine en comprenant qu’il s’est bien renseigné sur moi. Je me force à ne pas rebondir sur cette dernière phrase et surtout à l’oublier afin de ne pas céder à la panique.

— Pourquoi sais-tu tout ça ?

— Enfin, ma jolie… pour mieux te briser, évidemment, dit-il avec un sourire cruel aux lèvres.

Contre toute raison, même si je me doute que l’effort est vain, je me mets à tirer sur la poignée pour sauter hors de la voiture. Une nouvelle fois, la portière ne s’ouvre pas.

— Accepte ton sort, Topolina. C’est terminé, je t’ai attrapée.

Alors qu’il m’adresse un sourire aussi moqueur que diabolique, j’ai envie de me jeter sur lui, les griffes en avant, pour lui montrer que je ne suis pas une petite souris et qu’il peut donc ravaler son surnom idiot.

Je suis plus forte que ça, plus forte que lui et je le lui prouverai.

 

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