Twisted Retaliation: Sombre mafia romance (French Edition)

Chapitre 50

 

 

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Leona

 

Mon cerveau enregistre à peine le fait que Chiara n’est plus devant Russo, mais à genoux sur le sol en train de hurler sa peine, que déjà j’abats ma barre de fer sur le bras tendu du tueur. Si violemment qu’il en lâche aussitôt son arme.

Puis, la vision troublée à cause de mes larmes, je lève à nouveau la barre de fer et l’abats de nouveau sur lui, sur sa silhouette, son corps. Sans vraiment savoir ce que je fais, dans un état de demi-conscience, je frappe encore et encore en grognant ma peine.

Tout ce que j’entends, c’est l’écho du coup de feu dans mes tympans et tout ce que je vois c’est le corps de Roméo s’effondrant sur le sol. Mon ami. Mon amant. Mon âme sœur. L’individu auquel je tenais le plus au monde. Celui que j’aimais du plus profond de mon cœur, de mon être, de mon âme.

— Leona, m’appelle une voix grave aux notes si singulières.

Je hurle mon chagrin alors que cette hallucination me déchire le cœur et je soulève ma barre de fer dans l’intention de frapper encore… Mais, mon coup est stoppé net par une poigne ferme autour de mon arme.

— Leona, répète Roméo. Regarde-moi.

Et je sens des doigts sur mon menton, m’obligeant à tourner la tête sur ma droite et ce que je découvre me fait immédiatement lâcher mon arme. Je me jette dans les bras de l’homme que j’aime alors qu’un énorme sanglot s’échappe de mes lèvres.

— C’est terminé, me rassure-t-il en caressant mes cheveux. 

Je me sépare brusquement de lui et tâte sa veste à la recherche de la blessure, le trou créé par la balle dans sa peau, le coup de feu que j’ai nettement entendu… 

— Je porte un gilet pare-balles, m’explique-t-il en abaissant la fermeture éclair de sa veste de moto.

Le souffle court et les yeux ronds, je pose mes doigts sur l’épais tissu noir qui parait si lourd. Je touche la partie abimée du gilet, légèrement enfoncée, au niveau de son abdomen, là où la balle a été stoppée par les fibres aramides.

— Je devais distraire Russo pour qu’il n’aperçoive pas Dino en train d’approcher puis je devais l’amener à relâcher Chiara pour lui offrir une fenêtre de tir afin qu’il abatte ce fils de pute, continue-t-il de m’expliciter.

Mais je ne comprends absolument rien. Mon cerveau n’enregistre pas ses paroles, il ne cherche pas à les interpréter, je me fiche de son explication, tout ce que je vois c’est qu’il est vivant et ça me suffit à me jeter dans ses bras une nouvelle fois.

— J’y serais parvenu si Leona ne s’était pas placée dans le champ, commente Dino quelque part derrière moi.

Je tourne la tête lorsque Russo se met à tousser bruyamment à nos pieds, crachant un filet de sang. Je réalise alors que je suis responsable de ses blessures. Je l’ai tabassé. Roué de coups. J’aurais sans doute fini par le tuer si Roméo ne m’avait pas arrêtée. En tout cas, c’est bien ce que je désirais au fond de moi…

Mon cœur cesse de battre et de la bile remonte dans ma gorge.

Je suis horrible. Monstrueuse. Comment j’ai pu…

Je sursaute alors qu’un nouveau coup de feu fend le silence de la pièce. Russo arrête immédiatement de bouger, de respirer, de vivre, tandis qu’un trou béant se trouve dans son crâne, duquel s’échappent de longs filets de sang.

Roméo rengaine son arme en la coinçant de nouveau à l’arrière de son jean.

— Putain d’enfoiré, commente Dino en se rapprochant du corps, entrant ainsi dans mon champ de vision.

— Tu aurais pu te faire tuer, hurle Chiara.

Soudainement, je suis poussée vers Dino alors qu’elle me passe à côté pour aller cogner violemment le torse de son frère avec ses poings.

— C’était stupide, crie-t-elle à nouveau. S’il avait visé ta tête…

— Je l’ai orienté pour qu’il vise le cœur, la coupe-t-il.

— C’est n’importe quoi !

Elle le frappe encore et il ne cherche pas à l’arrêter.

— Tu ne pouvais pas savoir ! C’était débile !

Aucun de nous ne bouge alors que Chiara abat ses poings puis ses paumes contre le torse de Roméo, se causant certainement bien plus de douleur à elle-même qu’à lui à cause du gilet pare-balles, en hurlant sa rage, sa peine, sa peur. Il la laisse évacuer toutes ces émotions sans rien dire, sans bouger, jusqu’à ce qu’elle se calme et à ce moment-là, il la prend dans ses bras. Chiara s’y blottit sans hésiter, étreignant fermement son frère.

— J’ai cru que je t’avais perdu aussi, sanglote-t-elle dans ses bras.

Mon cœur se serre en entendant ça. Après tous les drames qu’elle a traversés ces dernières semaines, elle n’avait pas besoin d’un tel choc émotionnel en plus. Tout ça à cause de Gregorio Russo et de son besoin de venger son fils. Et soudainement, une nouvelle vague de colère, coule dans mes veines et je ne me sens plus du tout coupable vis-à-vis des blessures que je lui ai infligées. Il les méritait. C’était le prix à payer pour nous avoir infligé à tous une telle épreuve.

Nous tournons tous la tête lorsqu’une berline pénètre sur le parking et se rapproche de notre position.

Après s’être garé devant l’entrée du magasin, Gianni sort de son véhicule et regarde longuement ma voiture à la carrosserie très abimée à quelques mètres de la sienne. Je rougis en sentant le regard moqueur de Dino sur mon profil. Puis, le cadet des frères Bellochi avance tranquillement vers nous.

— Tu en as mis du temps, commente Dino quand son cousin est suffisamment près.

— En voiture, le trafic est merdique, la prochaine fois, je volerai aussi une moto, termine-t-il à l’attention de Roméo.

Ce dernier lui sourit narquoisement en réponse tandis que Chiara s’éloigne de son torse et sèche ses larmes en essuyant ses joues avec ses paumes.

— Il est venu seul ? nous interroge Gianni en se rapprochant du corps.

— Apparemment, acquiesce Dino. 

— Je vais demander à une équipe de faire un scan des environs, par sécurité, répond-il en sortant un téléphone de sa poche de jean.

— Je m’occupe d’appeler des nettoyeurs, s’immisce Roméo.

— Il faut que je sorte de là, décrète Chiara en regardant brièvement le corps, le visage très pâle.

— Je t’accompagne, m’imposé-je immédiatement.

J’enroule un bras autour de ses épaules et la guide vers la sortie, non sans avoir adressé un long regard à Roméo.

Il s’est passé tellement de choses en l’espace d’une heure que je me sens un peu déroutée, mais ça ne m’empêche pas de me sentir soulagée que tout ça soit terminé. Roméo est vivant, il se porte bien, nous allons tous bien, c’est le principal.

 

Roméo

 

Après avoir réglé tous les détails concernant le nettoyage intégral de la zone, les réparations du véhicule de Leona et surtout, l’envoi du corps de Russo à Détroit, je pose mon téléphone sur mon canapé et pousse un long soupir. Quelle putain de journée !

Et elle n’est pas terminée, il n’est que quatorze heures… Je suis mort, aussi bien physiquement que mentalement. Je glisse une main dans mes boucles avant de me laisser tomber contre le dossier et savourer son confort.

J’ai longuement hésité concernant le sort du corps de Russo. Une part de moi voulait laisser planer le doute quant à sa disparition, l’identité de son meurtrier, afin que ça ne donne pas l’envie à Coppola de venger son conseiller en nous attaquant. Mais finalement, après concertation avec Léandro, nous avons décidé de procéder comme d’habitude malgré le risque. J’ai ordonné aux gars qui s’occupaient du nettoyage de graver une pieuvre sur son front puis d’emballer le corps et de le livrer à Détroit.

Ils sauront qu’il est mort, qui l’a tué, et surtout, vu l’état dans lequel Leona l’a mis avec son tube d’échafaudage en acier, ils penseront qu’il a souffert avant de mourir. Ça découragera les plus téméraires de s’introduire sur notre territoire pour s’en prendre à un Calabrais ou à Leona.

Dans l’ensemble, on peut dire que tout est bien qui finit bien. La menace est écartée. Il ne nous reste plus qu’à profiter.

— Hey, s’immisce dans mes oreilles la douce voix Leona.

J’ouvre les yeux et l’aperçois dans l’encadrement de la porte du couloir, seulement vêtue d’un peignoir rose, les cheveux encore humides. Le vêtement lui arrivant au milieu des cuisses, mes yeux s’attardent sur ses longues et magnifiques jambes, comme à chaque fois qu’elles sont découvertes. Autrement dit, tout le temps en cette période estivale. Je ne crois pas que je me lasserai un jour d’admirer ses jambes, et plus généralement, son corps aux courbes envoutantes, mais aussi son visage aux traits parfaits. J’aime tout particulièrement sa bouche, ces lèvres roses et pulpeuses me provoquent toujours des palpitations.

— Je pensais que tu me rejoindrais, murmure-t-elle en parlant du bain qu’elle s’est empressée de se faire couler en rentrant à l’appartement.

— J’avais quelques trucs à régler, ça m’a pris plus de temps que prévu. Approche, lui demandé-je en tendant la main vers elle.

Elle consent à se détacher du chambranle de la porte et avance vers moi avec un sourire timide aux lèvres.

Dès qu’elle pose sa main dans la mienne, je l’oblige à s’asseoir à côté de moi sur le canapé. Puis, je passe mon bras derrière elle et sans lui laisser l’opportunité de rechigner parce que je suis poisseux, je l’attire contre mon torse nu.

Entre la veste que j’ai volée en même temps que la moto, le poids du gilet pare-balles que Dino m’a prêté, la peur, l’angoisse et le stress, j’ai beaucoup transpiré. J’avais si chaud que j’ai retiré mon tee-shirt, mon jean et mes chaussettes au fil de mes conversations pour ne rester qu’en caleçon.

Contrairement à ce que je pensais, Leona ne proteste pas alors que je pose sa tête contre mon torse collant. Au contraire, elle se cale confortablement contre moi, remontant même ses jambes sur le canapé pour être parfaitement à son aise, à moitié allongée sur moi. Et c’est avec un large sourire que je glisse ma main dans ses cheveux humides puis repose ma tête contre l’appuie-tête en fermant les yeux. Je me sens encore plus confortable que tout à l’heure avec ma femme contre moi.

Nous restons ainsi durant plusieurs minutes, silencieusement, nous profitons seulement de l’autre, du calme après la tempête, l’apaisement, le repos grandement mérité. Je masse son crâne tandis qu’elle caresse distraitement mon ventre et ça me parait tout à fait naturel de nous relaxer ensemble de cette façon alors que je n’avais jamais eu de tels gestes tendres envers une personne avant elle.

Leona est la première femme depuis des lustres à me donner de la tendresse, de l’affection, du réconfort, de façon totalement spontanée, parce qu’elle m’aime et qu’elle ressent le besoin d’être près de moi, de me toucher, de m’embrasser. Et c’est agréable. C’est même sensationnel, putain.

Quelques semaines en arrière, je n’aurais jamais parié sur cette fin, je voulais me venger, tuer Russo, anéantir la famille Coppola, leur faire payer à tous leurs crimes à travers Leona. Je l’ai enlevée en m’imaginant la briser comme ils avaient détruit ma sœur, mais je n’avais pas prévu de me sentir aussi attiré par elle. Connecté. Lié. J’avais sous-estimé sa personne, son caractère, sa résistance. Je n’aurais jamais pu me douter qu’elle aurait un tel impact sur moi, une telle force d’attraction, encore moins qu’elle éveillerait de telles pulsions chez moi, de tels sentiments…

J’ai enlevé Leona, mais c’est elle qui a fait de moi son captif. J’étais libre de mes mouvements et pensais avoir toutes les cartes en mains alors qu’en réalité, j’étais déjà complètement hypnotisé par cette femme, c’est elle qui menait la danse.

C’est pour ça que sa trahison m’a fait aussi mal, m’a fait péter les plombs. Je m’excuserai toute ma vie pour cet écart et lui prouverai que jamais plus je ne la blesserai. Je la traiterai comme une reine. Parce que c’est ce qu’elle est à mes yeux, ce qu’elle mérite. Elle détient le pouvoir absolu sur moi. Et ça ne me dérange absolument pas.

Leona est ma reine. Je la glorifierai toute ma vie. Je m’agenouillerai sans hésiter à ses pieds, devant son trône. Et j’en profiterai pour la dévorer, assouvir ma faim de son nectar. Ma reine ne sera jamais frustrée. Toujours satisfaite, heureuse, épanouie. J’en fais le serment.

— Tu penses que je suis monstrueuse ?

J’ouvre brusquement les yeux et me redresse en écoutant sa question insensée.

— Putain, non, m’exclamé-je si spontanément avec un fond de ricanement qui lui montre à quel point cette idée est stupide.

Surprise par mon brusque changement de position, elle s’appuie sur mon torse afin de me regarder et en lisant sur son visage si sublime une trace de doute, je me sens obligé d’ajouter : 

— Je te vois comme une déesse, Leona. La seule divinité en laquelle j’ai envie de croire et que je vénérerai jusqu’à mon dernier souffle. 

Un faible sourire se dessine au coin de ses lèvres et je le trace avec la pulpe de mon pouce.

— Tu ne devrais même pas te poser une telle question, murmuré-je.

Elle détourne brièvement le regard, embarrassée.

— C’est juste… Par rapport à tout à l’heure, ce que j’ai fait… La violence, murmure-t-elle si bas que si je ne lui accordais pas toute mon attention, je ne l’aurais pas écoutée.

— J’ai trouvé ça hyper sexy, dis-je d’une voix rauque.

Elle m’adresse un regard ennuyé et je comprends qu’elle n’a pas envie de plaisanter, ce n’est pas ce qu’elle souhaite entendre alors je reprends d’une voix plus sérieuse.

— Tu pensais qu’il m’avait buté, tu voulais me venger et la rage dont tu as fait preuve en imaginant m’avoir perdu était forcément proportionnelle à ton attachement envers moi. Donc, crois-moi, à mes yeux, il n’y a pas de meilleur témoignage de ton amour.

Elle ferme les yeux en grimaçant, mais un sourire amusé pend au coin de ses lèvres.

— Ce n’est pas normal comme interaction, dit-elle en laissant échapper un faible rire.

Je le lui accorde, la plupart des couples n’ont pas ce genre de conversations et ne se prouvent pas leur amour de cette façon, mais je n’ai jamais affirmé que notre relation était normale. Je me suis toujours senti différent, à part, forcément ma vie sentimentale l’est également. Nous ne sommes pas communs et ça ne fait que rajouter du piquant à notre histoire.

— On se fout des normes, réponds-je avant de saisir à nouveau son menton pour l’obliger à me regarder. Merci de l’avoir fait souffrir pour moi. Ça me touche vraiment.

J’embrasse ses lèvres et elle me le rend spontanément. Le doute semble s’être complètement dissipé de son regard et je la sens également plus détendue, moins anxieuse, honteuse.

J’accueille son côté sombre les bras ouverts et enlace sa rage avec la mienne. Je la prends dans sa globalité, je suis tombé sous le charme de l’intégralité de son être.

— J’ai cru que je t’avais perdu, murmure-t-elle en se repositionnant contre mon torse, je ne veux plus jamais ressentir ça.

Elle enroule un bras autour de moi dans une sorte d’étreinte que je lui rends en glissant un bras dans son dos.

— J’ai pensé la même chose à ton sujet, avoué-je. Je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie.

Elle resserre sa prise autour de mon corps, serrant fermement ma peau entre ses doigts.

— Je suis capable de résister sous la torture durant des heures sans montrer la moindre émotion, mais m’imaginer te perdre m’a tout de suite donné envie de chialer, lui dis-je sur le ton de la plaisanterie, mais mon rire est seulement nerveux.

Le fait est que lorsque Dino m’a annoncé que Leona était en chemin pour se livrer à Russo en échange de Chiara, j’ai ressenti une putain de contraction dans la poitrine. Je n’ai jamais eu aussi mal de toute ma vie. J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter de battre.

— Nous allons tous bien, c’est tout ce qui compte, nous rassuré-je tous les deux en la serrant plus fort contre moi. Nous aurons une longue et belle vie ensemble.

— Ah, oui, tu penses ? me demande-t-elle avec un soupçon de rire dans la voix. Sur quels faits te bases-tu pour nous imaginer un bel avenir ensemble ?

Un sourire se dessine sur mes lèvres alors qu’un rire silencieux fait trembler mon torse conduisant Leona à relever la tête pour me sourire grandement, fière de sa plaisanterie.

— Tu veux des faits ? lui demandé-je de façon rhétorique. Les voici.

Je glisse une main sur sa joue et la regarde droit dans les yeux avant de débuter mon énoncé.

— Tu es amoureuse de moi.

Elle acquiesce en souriant.

— Je suis fou de toi, continué-je. Et ça ne changera jamais, ça ne faiblira jamais.

Son sourire s’élargit davantage.

— Aucune menace ne pèse sur toi. Tu es en sécurité ici. Je veillerai sur toi jusqu’à mon dernier souffle. Nous sommes tous les deux en bonne santé et avons donc théoriquement la vie devant nous, continué-je mon énoncé des faits.

— Parce que tu seras extrêmement prudent dans ton travail de sorte de ne pas m’infliger la douleur de ta perte, ajoute-t-elle. 

Je lui accorde cet ajout et le lui montre par un sourire en coin.

— On s’entend très bien, on se comprend parfaitement. Sexuellement parlant, c’est le pied. Donc entre nous, il y aura peu de disputes, beaucoup d’orgasmes, résumé-je.

De petites rougeurs se forment sur ses joues et comme toujours, je trouve ça terriblement sexy. Son sourire se fait plus timide alors qu’elle approuve mes dires par un hochement de tête.

— Ainsi, nous vivrons une longue et heureuse vie ensemble, conclus-je en me basant sur les faits précédemment cités. Et je compte t’épouser et te faire des enfants, ce ne sont pas encore des faits, mais ce sont des certitudes, lui dis-je d’une voix rauque.

— Ah oui ? me demande-t-elle d’une voix plus grave alors que ses pupilles se dilatent de plaisir.

— Si j’avais une bague, je te ferais ma demande immédiatement, acquiescé-je.

— Tu pourras toujours m’en offrir une plus tard, me dit-elle en s’appuyant sur mon torse pour se redresser. Je t’écoute. Pose-moi la question.

Je me prête instantanément au jeu en glissant à nouveau une main sur le bord de son visage.

— Leona De Rosa, débuté-je d’une voix très solennelle, me ferais-tu l’honneur de devenir ma femme ?

— Avec plaisir, s’empresse-t-elle de répondre avant de plonger vers mon visage pour capturer mes lèvres.

Notre baiser est entrecoupé de rires, de bruyants silences et de regards intenses marquant à la fois notre excitation, notre gaieté, notre empressement, mais aussi notre amour, un peu sauvage, mais toujours sincère. 

— Je n’arrive pas à croire que c’est réel, que ça va se produire, qu’on peut enfin se le permettre, que le danger est derrière nous, murmure-t-elle à bout de souffle. C’est terminé, résume-t-elle.

— Tu es à nouveau libre, Topolina.

Et ça fait naitre un énorme sourire sur ses lèvres. Elle ne semble pas seulement heureuse, elle parait complètement épanouie tandis qu’elle se blottit contre moi. Je ferme les yeux savourant cette quiétude et ce bonheur amplement mérités.

 

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