Twisted Retaliation: Sombre mafia romance (French Edition)

Chapitre 23

 

 

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Roméo

 

Je la regarde de la tête aux pieds, la laissant mariner un peu plus longtemps, s’interroger sur mes intentions, s’inquiéter. Je la sens apeurée, mais elle demeure tout de même fière, elle reste brave, comme toujours.

— Déshabille-toi, lui ordonné-je. Garde uniquement tes sous-vêtements.

Les premiers jours, elle refusait catégoriquement de se plier à cet ordre. Désormais, délester de sa pudeur et sachant cette bataille vaine, elle s’exécute sans broncher. Déjà pieds nus, elle retire d’abord sa jupe puis son chemisier et les dépose sur un pouf en veillant à ne pas les froisser. Elle se replace ensuite face à moi, à seulement quatre pas devant moi. Elle se tient bien droite, les bras le long du corps, les épaules en arrière, le menton relevé, elle est sublime. Vêtue simplement d’un ensemble de lingerie rouge plus qu’alléchant, elle attend la suite de mes ordres ce qui rend cette vision encore plus bandante.

Je retire ma veste et la pose à mon tour sur un pouf. Leona ne bouge pas d’un centimètre, mais suit attentivement tous mes gestes du regard.

Lentement, je détache l’holster qui renferme mon couteau fétiche de la ceinture arrière de mon jean et le pose sur le meuble jonché de produits de beauté, puis je me déleste de celui accroché à ma poitrine qui contient mon arme.

— Tu t’en approches, je te bute, compris ?

Je ne peux pas être plus clair que ça, ainsi, sans surprise, elle hoche positivement la tête.

Son regard est bien moins assuré, je la sens plus tendue, mon comportement l’inquiète, elle se doute que je prépare quelque chose, mais pour l’instant, elle ne peut rien deviner.

Je tâte machinalement la poche de mon jean afin de m’assurer que mon téléphone s’y trouve puis je me reconcentre sur ma petite lionne.

— Tu as merdé, Leona, dis-je d’une voix douce en totale opposition avec ma mine menaçante en me rapprochant d’elle.

J’effleure sa joue et la caresse du bout des doigts. Tellement habituée à ce geste, elle ne réagit pas.

— Deux fois de suite, continué-je plus gravement.

Ma main dévie, passe à l’arrière de son crâne et chope sa nuque de manière autoritaire et sans doute un peu trop brutale à en juger par sa faible grimace.

— À croire que tu cherches vraiment à m’énerver, grogné-je, ma rage faisant surface. Tu veux que je sois violent envers toi ?

— Non, s’exclame-t-elle automatiquement.

— Pourquoi tu vas toujours plus loin dans la provocation dans ce cas ? Tu t’enfuis, tu menaces l’un de mes hommes avec une arme, énuméré-je ses fautes. À force de tirer sur la corde, Leona, je vais finir par l’enrouler autour de ton cou et t’étrangler avec.

Ses conneries ne m’ont pas fait de tort et étaient en partie justifiées, c’est la raison pour laquelle elle se tient encore debout.

— Il l’agressait, répète-t-elle. Je n’ai pas réfléchi, j’ai juste… agi.

— Je devrais te foutre une balle dans le crâne pour ce que tu viens de faire.

D’un mouvement brusque, j’oblige son corps à pivoter et la place face au miroir.

— Roméo, s’écrie-t-elle en sachant pertinemment ce qui va suivre.

Je balaie d’une main les accessoires de beauté sur le meuble tandis que l’autre pousse son corps à se pencher. Comme la dernière fois, elle ne peut rien faire contre moi et je finis par réussir à coller sa joue contre le meuble malgré sa résistance.

— Je ne le referai plus, m’assure-t-elle pour tenter d’échapper à sa punition.

Ma main s’abat sur sa fesse, elle gémit de douleur et tente de se débattre, mais il ne me suffit que d’une main pour la restreindre tandis que la seconde fesse encore une fois son magnifique cul bien rond.

— Arrête, me crie-t-elle. Je suis désolée.

— C’est un bon début, Topolina, mais des excuses ne suffiront pas à équilibrer la balance. J’ai besoin de te punir et tu vas accepter docilement cette punition parce que tu es consciente de la mériter. N’est-ce pas, Leona ?

Son regard est bien moins fier, moins assuré, elle a peur et son instinct lui crie par conséquent de me tenir tête, mais elle sait également qu’en se rebellant ce sera pire.

Je la redresse, moule son corps contre le mien puis je tire sur son menton pour l’obliger à pencher la tête en arrière afin de me regarder.

— Réponds-moi quand je te pose une question, murmuré-je, le regard dur.

Je capture sa lèvre inférieure entre mes dents, mordillant sans violence dedans. Il s’agit juste d’une mise en garde. Je la sens trembler contre moi, sans doute en réponse à de la peur plutôt que du désir.

Elle acquiesce faiblement de la tête, le regard toujours aussi hésitant. Sa soumission lui coûte énormément, comme à chaque fois, mais elle a également un bon instinct de préservation, elle sait à présent quand s’avouer vaincue et accepter simplement le sort que je lui réserve.

— Penche-toi, lui ordonné-je.

Je ne me retiens pas de sourire grandement tandis qu’elle s’exécute, non sans m’avoir jeté un regard noir pour la forme. Plutôt que de reposer sa joue contre le meuble, elle appuie ses coudes dessus et relève la tête afin de pouvoir anticiper mes gestes en me regardant dans le miroir. Évidemment, me voir sourire l’agace encore plus, mais elle ne détourne pas le regard pour autant.

— C’est bien, la félicité-je.

Je pose doucement ma main sur sa fesse et la caresse. Elle sursaute, mais ne cherche pas à s’échapper.

— Gentille fille. Cambre le dos pour moi, Topolina, la guidé-je d’une voix sensuelle.

Cette situation m’excite plus que de raison, putain.

Si quelqu’un d’autre avait commis ces fautes, je lui aurais cassé les rotules pour s’être enfui et l’aurais buté pour avoir menacé Romano. Mais dans son cas, inexplicablement, quand elle se rebelle contre mon autorité ou fait une connerie, ça me provoque plus d’excitation que de rage. Je vais la fesser pour la décourager de recommencer, mais dans le fond, j’ai juste envie de la baiser jusqu’à épuisement.

Avec un regard agacé, elle creuse les reins, m’offrant une vue encore plus savoureuse sur sa magnifique croupe.

Je serre sa fesse entre mes doigts tandis qu’une vision de ma queue plongeant entre ses chairs m’enivre de désir au point de me donner des vertiges.

Je me décale sur le côté pour avoir une meilleure amplitude et tout en la regardant dans le reflet du miroir, je lui administre une première fessée. Elle serre les dents, mais ne laisse échapper aucun bruit. Je tape la seconde, plus fort, elle sursaute, mais ne dit rien. Alors je continue. Encore et encore. Je lui fesse le cul sans relâche jusqu’à ce qu’un couinement se dégage de ses lèvres.

— Stop, me supplie-t-elle.

Elle baisse la tête pour mordre dans son avant-bras, déterminée à se montrer forte en toutes circonstances. À cet instant, j’arrête de la fesser. Je souhaite qu’elle se souvienne de cette punition, mais je ne veux pas aller au-delà de ce qu’elle peut supporter. La frontière est mince entre châtiment et torture, je n’ai pas envie de la franchir avec elle.

Je place ma paume chaude sur sa fesse, que je sens brûlante à travers le tissu de sa culotte, et la malaxe doucement afin de soulager une partie de la douleur.

— Selon toi, c’est suffisant, Topolina ?

Je me replace derrière elle et empoigne sa seconde fesse pour la masser également. Je crois entendre un faible gémissement marquant son appréciation. Elle ne cherche pas à se relever, après toute cette violence, elle se satisfait de ce massage qui apaise la brûlure de mes doigts.

— Est-ce que tu recommenceras ?

Elle lève les yeux vers moi, les joues écarlates, le regard brillant, les pupilles dilatées à cause de la douleur et elle hoche négativement la tête.

— C’est bien, dis-je d’une voix douce.

Je ne résiste pas à l’envie de faufiler une de mes mains sous le tissu de sa culotte.

— Qu’est-ce que…

J’appuie ma paume contre son dos pour lui intimer l’ordre de rester coucher.

— Ne bouge pas, lui intimé-je.

Je glisse ma seconde main sous le bord de sa culotte pour la poser sur sa fesse nue et la masser également. Sa peau est affreusement chaude et je la devine extrêmement rouge.

— Roméo, panique-t-elle en essayant de capter mon regard dans le reflet du miroir. Arrête. S’il te plait.

Sa peur n’est pas justifiée, mais plutôt que de lui faire entendre raison, je préfère lui prouver qu’à ce moment-là, tout ce que je souhaite, c’est apaiser sa douleur. Seulement, après quelques secondes, Leona commence à s’agiter. Le regard affolé, elle cherche à s’extirper de ma prise. Évidemment, ça m’agace immédiatement. Je ne comprends pas son comportement, elle ne bougeait pas d’un centimètre et faisait la dure lorsque je la punissais et maintenant que je me montre attentionné envers son cul, elle cède à la panique. C’est insensé.

Je retire vivement mes mains de sa culotte et me sers de l’une pour appuyer sur son dos afin de la maintenir en place tandis que l’autre la fesse fermement. Elle pousse un long gémissement en réponse puis devient aussi immobile qu’un cadavre, retenant même sa respiration, les yeux ronds, les joues encore plus rouges… Et putain, je comprends enfin ce qu’il se passe.

D’un même mouvement, je tire sur les bords de sa culotte et la baisse en dessous de ses fesses.

— Non, s’écrie-t-elle en plaçant une main derrière elle pour cacher sa croupe.

Elle tente une nouvelle fois de s’échapper, mais je la restreins à nouveau en n’utilisant qu’une seule de mes mains tandis que l’autre vire la sienne qui me gâche la vue.

Mes yeux se posent d’abord sur ses fesses bien rouges qui portent encore la trace de ma dernière fessée puis j’aperçois ses lèvres imberbes, roses, et surtout bien brillantes. Mon excitation remonte en flèche.

— Tu aimes ça, m’extasié-je.

Je ne cache ni mon amusement, ni ma joie, ni mon excitation. Putain, elle ne voulait pas que j’arrête à cause de la douleur, mais parce qu’elle y prenait beaucoup trop de plaisir.

En moins d’une seconde, ma queue, devenue à moitié molle au terme des fessées, redevient aussi dure que de l’acier et tente de percer un trou à travers la toile de mon jean.

— Tu aimes être fessée.

Je lui assène une nouvelle claque sur les fesses et comme si elle ne pouvait plus le cacher maintenant que j’en ai la preuve sous les yeux, elle pousse un gémissement.

— Stop, s’il te plait…

— Pourquoi ? Tu ne veux pas que j’en découvre plus sur la petite coquine qui se cache sous tes airs de petite bourgeoise ?

Je donne une petite tape contre ses lèvres et elle gémit en réponse.

Je pousse ses pieds avec les miens pour la forcer à écarter les cuisses. Je glisse deux doigts entre ses lèvres et les fais monter et descendre depuis son vagin jusqu’à son clitoris, badigeonnant son sexe de mouille.

— Tu es trempée, Leona, dis-je d’une voix trainante.

À nouveau, elle ne peut pas manquer mon appréciation, elle se lit partout sur mon visage tandis que le sien me montre toute la honte qu’elle ressent face à ce constat. Elle ne peut pas contrôler les réactions de son corps, et apparemment ce dernier aime ce que je lui fais subir et dans son esprit, c’est synonyme de déshonneur que de s’abandonner à mon toucher.

Forcément, j’en rajoute une couche tout en caressant son clitoris.

— Qu’est-ce qui te plait autant, Leona ? Être fessée, avoir le sentiment d’être à ma merci, sentir mon corps pressé contre le tien, les mains sales de ton ravisseur touchant ta peau, ton sexe…

Entre sa respiration laborieuse, ses rougeurs, ses pupilles dilatées et la façon dont elle remue imperceptiblement les hanches contre mes doigts, tout m’indique qu’elle apprécie la combinaison de tout ce que je viens de citer.

Je remonte mes doigts jusqu’à son vagin et en insère un très facilement.

— Roméo.

Mon prénom sort de ses lèvres avec un gémissement de plaisir. Je la sens rendre les armes, se détendre, se laisser aller, cesser enfin de se battre contre moi et contre cette puissante attraction entre nous.

Juste pour le plaisir, je la fesse une nouvelle fois. Un faible gémissement lui échappe tandis que ses yeux, trop lourds, se ferment pour lui permettre de savourer ce plaisir qui grimpe en elle et ruisselle entre ses cuisses. Je place un second doigt au niveau de son entrée, mais n’ai même pas besoin de pousser pour la pénétrer, elle est si trempée que mon doigt est comme aspiré entre ses chairs. Je les bouge doucement, glissant aisément entre ses parois divinement serrées.

— Tu ruisselles sur ma main, affirmé-je en remuant ma paume contre sa croupe, mes deux doigts nichés au fond d’elle. Tu aimes ça, tu raffoles de mes doigts, continué-je en établissant un va-et-vient plus ferme en elle.

Le son que sa gorge émet ressemble à s’y méprendre à un gémissement appréciateur, mais surtout affirmatif.

Dans cette pièce silencieuse, j’entends facilement sa respiration, aussi lourde que saccadée, et pourrais même entendre son cœur cogner contre sa poitrine tandis que j’établis un rythme rapide de va-et-vient tout en caressant son clitoris avec ma paume. Son adorable minois est rapidement déformé par une large grimace de plaisir alors que l’orgasme la submerge et que ses parois se resserrent autour de mes doigts. Je souris grandement, fièrement, cette déesse est encore plus belle quand elle jouit, qu’elle se laisse avec moi. Uniquement moi. Je suis le seul à avoir assisté à ce spectacle époustouflant et surtout, douloureusement excitant. 

— Je suis persuadé que ta chatte avalerait tout aussi goulument ma queue, murmuré-je d’une voix rauque, chargée d’un puissant désir.

Ses yeux s’ouvrent brusquement. Elle n’est pas enivrée de désir au point d’en oublier ses principes, sa résistance, elle n’abandonnera pas sa vertu si facilement, elle ne me donnera pas sa virginité même en échange d’un bel orgasme.

Et c’est bien dommage, putain, parce que ma queue, douloureusement dure, me supplie de la laisser participer aux réjouissances.

Sans réfléchir, désireux de me soulager de la pression qu’exerce le denim contre ma verge, je retire mes doigts de son antre afin de tirer sur les deux pans de mon jean pour faire sauter les boutons de mon vêtement. Mon membre, libéré de sa cage, se soulève, tend au maximum le tissu de mon caleçon et vient taper contre la chatte de Leona. Un grondement animal fait trembler ma gorge en réponse à cette rencontre tandis qu’à l’inverse, Leona panique et se redresse vivement, éloignant nos sexes l’un de l’autre.

— Ne fais pas ça, me supplie-t-elle en se tournant tout aussi vite pour me faire face.

Elle s’empresse de tirer sur sa culotte pour la remettre en place puis elle s’appuie contre le meuble derrière elle pour s’écarter au maximum de moi tout en lorgnant en direction de la porte, sa seule issue de secours.

Sa réaction ainsi que les trémolos dans sa voix font redescendre une partie de mon excitation, sans pour autant l’éteindre complètement.

— Suce-moi, la commandé-je sans y mettre des formes, tellement habitué à ce type de rapport.

— Quoi ?! s’étrangle-t-elle.

Je comble l’infime distance qu’elle avait instaurée entre nous et lève la main en direction de son visage.

— Fais-moi le plaisir de m’offrir ta bouche, Topolina, dis-je d’une voix plus douce en caressant ses lèvres avec la pulpe de mon pouce, et la balance sera rééquilibrée.

Ses yeux descendent jusqu’à mon caleçon tendu et je l’entends nettement prendre une longue inspiration, saccadée par une forte appréhension.

— Je vais le faire, affirme-t-elle en me regardant de nouveau, mais ensuite, on ne se devra plus rien, ce sera terminé.

Si ça peut l’apaiser de penser cela, très bien, mais le fait est que je me suis glissé sous sa peau, qu’elle me désire plus que de raison. J’ai atteint son âme. Mon souvenir restera à jamais gravé dans son esprit, je serai toujours le premier homme à qui elle souhaitait s’abandonner corps et âme. Si j’avais plus de temps, je le lui prouverais, mais mon besoin de démembrer Russo est plus fort que celui de posséder Leona.

Alors pour la satisfaire et passer enfin à la suite, je hoche positivement la tête pour lui montrer mon accord.

— Mets-toi à genoux, Leona, la commandé-je.

Elle m’adresse un regard noir, la mine presque outrée, et je le soutiens pour lui montrer qu’il n’y a pas d’autre option. Comme je m’y attendais, elle relève le défi, fièrement et courageusement, le menton relevé, elle s’accroupit devant moi.

Cette vision à elle seule est jouissive. Ma queue se gorge de sang en un instant.

Sans la quitter du regard, j’attrape mon tee-shirt à l’arrière de mon crâne et tire dessus afin de l’enlever. Mon geste est purement mécanique, guidé seulement par le fait que la température dans cette pièce est devenue presque intenable.

Ses lèvres s’entrouvrent tandis que ses yeux aperçoivent mon torse. C’est la première fois qu’elle le voit nu et bien que mes muscles sculptés offrent à sa vue un pack complet d’abdos, des pectoraux saillants et des trapèzes proéminents, son attention se porte avant tout sur mes tatouages. Elle découvre la suite du tableau et l’étudie minutieusement, sans doute impressionnée par le travail de l’artiste, captivée par le relief qu’il a su donner à ses œuvres. Il s’agit de portraits en noir et gris, en trois dimensions de dieux grecs, Zeus, Poséidon, Apollon, Arès et enfin, bien évidemment, Hadès qui est accompagné de Cerbère. Le tout ayant pour arrière-plan le Parthénon.

Il n’y a pas de logique derrière ce choix, je trouvais seulement que le thème de la mythologie grecque s’accorderait bien avec les tatouages sur mes bras. Et j’ai choisi de représenter ces dieux parce qu’à mon sens, ce sont les plus importants.

Je glisse mes mains dans l’élastique de mon caleçon impatient de procéder aux présentations et baisse le tout en dessous de mes fesses. Leona a un mouvement de recul lorsque ma queue se dresse fièrement devant elle, lui tapant presque le bout du nez au passage.

Avec des yeux ronds et des joues écarlates, elle secoue négativement la tête en fixant mon gland, luisant d’excitation, comme s’il allait la mordre à tout instant.

— Je… Je ne pourrais jamais…

— Je ne te demande pas de tout avaler, la coupé-je.

Je me doute qu’elle ne va pas me faire une gorge profonde dès la première fois. L’exercice n’est pas aisé, j’ai été plutôt bien gâté par la nature. Ma queue est longue sans être trop large. En général, elle apporte beaucoup de satisfaction aux femmes en touchant des zones peu visitées sans pour autant les faire souffrir d’écartèlement.

— Seulement de me prendre en bouche et de me sucer, expliqué-je.

Ses rougeurs se propagent jusqu’à son cou.

— Comment ? murmure-t-elle, en regardant partout sauf dans ma direction.

Je m’amuserais de la situation si je n’étais pas aussi désireux qu’elle commence, qu’elle me soulage de cette gaule. Rien d’autre n’a d’importance à mes yeux à cet instant. Je veux seulement qu’elle me suce.

— Prends la base dans ta main, imagine que le bout est une glace et lance-toi.

Surtout, lance-toi, la supplie tout mon être.

Elle m’accorde un bref regard hésitant puis elle prend une grande inspiration pour se donner du courage et enfin, elle approche sa paume de ma verge qui frétille en réponse. Inconsciemment, je retiens mon souffle alors qu’elle passe lentement sa langue sur ses lèvres. Je suis au bord du malaise lorsque finalement, elle écarte ses lèvres et glisse mon gland dans sa cavité buccale. Je ne parviens pas à contenir mon grognement satisfait en sentant ses lèvres douces se refermer sur la peau fine de ma queue, l’emprisonnant dans un endroit chaud et humide. Tout ce que j’affectionne. Elle n’a encore rien fait et pourtant, j’ai déjà l’impression d’être au paradis.

— Ta bouche est divine, Topolina, avoué-je d’une voix rauque.

Ses joues se teintent davantage et elle détourne le regard, embarrassée par mon compliment.

— Je l’aimerais d’autant plus si elle était en mouvement, continué-je.

Expérimentalement, elle recule sa tête avant de glisser à nouveau le long de ma queue jusqu’à atteindre sa limite et reculer immédiatement.

— Je vais te donner le tempo, décidé-je de l’aider.

Je glisse une main dans ses cheveux et attrape l’arrière de son crâne puis en la maintenant en place, je bouge mes hanches. Elle pose sa main libre sur ma cuisse, certainement par réflexe, de peur que je l’étouffe avec ma verge, mais je veille à rester loin de sa limite et elle finit par se détendre. Elle relève même les yeux vers moi, elle n’est pas tout à fait à l’aise, mais je peux lire une certaine confiance dans son regard.

Même si c’est un pur bonheur de baiser sa bouche, une main dans ses cheveux soyeux, le regard plongé au fond de ses grands yeux bleus, j’ai également besoin de la faire participer.

Après une brève impulsion à l’arrière de son crâne, j’arrête de bouger mes hanches et elle prend le relai avec brio. Elle ne perd pas le rythme et continue même de me regarder dans les yeux. Et je le reconnais, c’est génial.

— Bouge ta main en même temps, branle-moi, grogné-je alors que le plaisir se répand dans mes veines.

Elle obéit sans se poser de questions et ça m’arrache forcément un sourire.

— Creuse les joues, Topolina. Pompe-moi.

Je lève la tête en poussant un long soupir de plaisir alors qu’elle s’exécute.

— Putain, oui, c’est bon.

Je l’imagine ronronner de plaisir autour de ma queue et ça force un nouveau sourire à naitre sur mes lèvres.

Je baisse à nouveau la tête et croise son regard bien plus assuré qu’au départ. Elle se sent certainement puissante à cet instant, à l’idée de me donner du plaisir, d’être maitre de ce plaisir. Et je ne peux qu’aller dans son sens, sa fierté est amplement justifiée cette fois.

— Tu te débrouilles très bien, Topolina, la félicité-je tout en caressant inconsciemment son crâne.

Je crois voir un éclair d’appréciation dans ses yeux juste avant qu’ils ne reprennent leur éclat de fierté qui est propre à ma petite lionne.

— Tu es sublime comme ça, avoué-je en la regardant avec adoration avaler goulument ma queue.

Un frisson intense me parcourt le dos alors qu’elle sourit autour de ma verge avant de creuser à nouveau les joues et accélérer d’elle-même la cadence. Comme si elle était grisée par mes paroles et qu’elle souhaitait me donner encore plus de plaisir. Et je ne vais surtout pas me risquer à l’arrêter. Ça ne pouvait de toute façon pas durer éternellement, pas avec une bouche aussi chaude, des lèvres aussi douces, une poigne délicate, mais efficace et surtout, ces grands yeux bleus qui soutiennent mon regard.

— Tu vas avaler tout ce que je t’offrirai, Topolina, lui murmuré-je d’une voix rocailleuse, mais tout de même ferme. Tu n’en perdras aucune goutte afin de me donner entière satisfaction.

Je peux lire dans son regard son envie de rébellion. Sa réponse instinctive à tous mes ordres. Mais finalement, elle hoche la tête, les pupilles plus dilatées, excitée par mes mots, ce que nous faisons, ce que nous partageons.

— Alors continue, Topolina, l’encouragé-je en massant son crâne. Décroche ta récompense, ma douce.

Avec un petit éclat de fureur dans le regard, qui lui va si bien, elle reprend ses mouvements, son rythme. Je ne sais pas si elle prend plaisir à le faire, mais en tout cas, elle me suce avec tellement de conviction que ça ressemble fortement à de la passion. Elle se débrouille si bien, pompant férocement mon membre, et la perspective de remplir sa bouche, de marquer ce territoire vierge de toute intrusion, est si alléchante que je ne cherche pas à résister au plaisir pour le faire durer. Alors que ma peau se couvre de frissons, que des picotements se font ressentir dans mon bas-ventre et que mes couilles se contractent, je resserre ma prise autour de son crâne. Je bouge les hanches par instinct, recherchant cette jouissance qui promet d’être puissante et savoureuse, baisant sa magnifique et si délicieuse bouche. Ma tête part en arrière et un grognement s’échappe de mes lèvres entrouvertes tandis qu’une première vague de plaisir déferle en moi.

D’instinct, elle recule sa tête en sentant du liquide percuter sa gorge, mais ma prise l’empêche de s’enfuir. Elle n’a pas d’autre choix que celui d’avaler tandis que je continue de remuer mes hanches, plus doucement, alors que je me répands sur sa langue.

Je pousse un long soupir quand la dernière vague de plaisir s’éloigne et laisse dans son sillage une sensation d’apaisement inégalable puis je baisse la tête et observe, à travers des yeux mi-clos, Leona avaler mon sperme jusqu’à la dernière goutte. Et cette vision oblige ma queue à rester dans un état de demi-érection plutôt que de se ramollir entièrement. Je suis persuadé qu’après quelques minutes de récupération, on pourrait repartir pour un tour. Je crois que je pourrais faire ça toute la nuit sans jamais me sentir totalement rassasié, j’aurais toujours une demi-érection parce que je désire cette femme plus que de raison, quoi qu’elle fasse, elle m’excite.

— Tu as été parfaite, Topolina, la félicité-je d’une voix enrouée en sortant de sa bouche.

Bonnes manières obligent après avoir eu la bouche aussi pleine, elle pose ses doigts sur ses lèvres pour en essuyer les coins, s’assurant que rien ne s’est échappé. Je ne peux pas m’empêcher de sourire tout en tendant la main vers elle pour l’inviter à se relever. Elle l’accepte sans se poser de questions. Son regard n’est pas tout à fait assuré, mais il n’est pas non plus fuyant et surtout, elle n’est pas sur le point de se mettre à chialer. Tant mieux.

— Et maintenant ? me demande-t-elle en redressant le menton.

Je souris tout en remontant mon caleçon. Puis j’attrape sa mâchoire entre mes doigts et la tire vers moi pour embrasser ses lèvres, sans me soucier de me gouter sur celles-ci, désireux de retrouver mon gout sur elle. Elle répond machinalement à mon baiser, désormais habituée à cette interaction et très certainement soulagée que je lui accorde ce geste d’affection après qu’elle m’a sucé la queue. Je la traite différemment de toutes les autres femmes avec lesquelles je baise et je suis persuadé qu’elle en a parfaitement conscience. Je ne suis pas le seul à avoir marqué l’esprit de l’autre.

— Après une telle performance, Topolina, tu as gagné ta soirée, réponds-je finalement.

Je remonte mon froc, mais en le faisant, je sens un objet glisser de ma poche et je rattrape de justesse mon téléphone. Ce n’est qu’à ce moment-là que je me souviens que j’avais l’intention de prendre de nouveaux clichés pour les envoyer à sa famille. Je grogne mentalement contre mon manque de concentration.

— Tant mieux, commente Leona, me faisant sortir de mes pensées.

Je ne saurais pas dire si elle se réjouit par rapport au fait de ne pas danser ce soir ou que je n’ai pas pensé à la prendre en photo pendant qu’elle me suçait. Je pencherais plutôt pour la seconde option et forcément, ça me fait encore plus enragé contre ma stupidité.

— Rhabille-toi, lui ordonné-je, plus grincheux que nécessaire.

Je referme mon jean et attrape mon tee-shirt avant de tourner les talons pour me rapprocher du reste de mes affaires.

— Je comprends mieux cette histoire de balance, murmure-t-elle dans mon dos.

Un regard en arrière et je devine qu’elle parle de mon tatouage. Je n’en ai qu’un dans mon dos, au niveau de mes omoplates, il est centré sur ma colonne. Il s’agit d’une représentation de la balance de la justice sauf que le corps de la balance a été remplacé par un poignard et c’est à son manche que sont pendus les deux plateaux équilibrés.

— C’est mon métier de rendre justice, lui rappelé-je d’une voix plus grave. Ma vocation.

Bien évidemment, elle ne peut pas s’empêcher de me contredire.

— Tes décisions ne sont pas conformes au code fédéral, mais prises selon ton bon vouloir. Tu ne respectes pas les droits de ta victime, tu es juge, juré et bourreau et tu n’es pas du tout impartial. Ce n’est pas rendre justice ce que tu fais, c’est seulement de l’abus de pouvoir, conclut-elle.

Je me retourne tout en enfilant mon tee-shirt et la découvre les bras croisés sur sa poitrine, le front haut. Elle ne cessera sans doute jamais de me tenir tête, ça semble être profondément ancré dans son ADN et elle n’a pas assez peur de moi pour se retenir de le faire. Et le pire c’est que je me rends compte que ça me plait plus que ça me dérange.

— Cette histoire de balance, poursuit-elle, sert seulement à te donner l’impression que tes châtiments sont justifiés, mais ils n’en sont pas moins des crimes que tu perpètres par envie et pur plaisir. Elle ne sera jamais équilibrée, tu trouveras constamment une excuse pour légitimer tes… pulsions contre nature, termine-t-elle dans un murmure.

J’ignore si elle fait référence aux meurtres que je commets ou à ce que nous venons de faire. Qu’elle me prenne pour un psychopathe ne me dérangerait pas, mais je serais fortement agacé si, par cette phrase, elle cherchait à excuser sa propre perversion. Elle a aimé se faire fesser, elle a aimé sentir mes doigts sur elle, sa chatte était plus que désireuse de continuer, elle a englouti mes phalanges les unes après les autres. Elle peut se persuader que je l’ai obligée à faire tout ça, mais ça n’excusera jamais les réactions de son corps qui s’embrase dès que je le touche.

— Je n’avais pas l’impression de te dégouter lorsque j’avais les doigts plongés en toi et que tu inondais ma main.

Un soupir d’indignation franchit ses lèvres tandis que ses joues rougissent d’embarras et de colère.

— Je ne parlais pas de ça, me dit-elle sèchement.

Elle me fusille du regard avant de pivoter brusquement pour se diriger vers ses vêtements. Je souris grandement tout en ramassant à mon tour le reste de mes affaires. Je remets mes holsters en place tandis qu’elle enfile sa jupe et son chemisier.

— Je parlais de ton âme, déclare-t-elle tout en boutonnant ce dernier. Tu peux essayer de te persuader que tu es un justicier pour ta mafia, que tu agis pour la bonne cause, mais ça n’efface pas les crimes que tu commets, il arrivera un moment où tu ne pourras plus sauver ton âme, Roméo.

Je ne peux pas plus me foutre du jugement dernier.

— Je te rassure, Leona, j’en suis dépourvu. C’est pour combler ce manque que je tiens tant à briser celle des autres, réponds-je avec un sourire cruel aux lèvres. Je me sens moins seul comme ça.

Elle secoue la tête, pas du tout convaincue par mes dires.

— Tu possèdes une âme. Nous n’en serions pas là si tu n’en avais pas, rétorque-t-elle en terminant de s’habiller.

Curieusement, ce n’est pas à son enlèvement sur fond de représailles que je pense à ce moment-là, mais bien au fait que je la traite bien plus décemment que prévu. Je ne la traite pas comme une ennemie.

Quelque chose chez elle m’en empêche. Ou alors, ça vient de moi.

J’ai bien une âme et ce qui est certain, c’est que Leona l’a marquée au fer rouge.

 

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