Twisted Retaliation: Sombre mafia romance (French Edition)
Chapitre 26
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Leona
Je me réveille en sueurs avec l’impression d’étouffer sous le poids des couvertures. Sans ouvrir les yeux, je pousse la couette avec mon pied afin de découvrir une bonne partie de ma jambe et me sens aussitôt soulagée. Du moins, en partie, si l’air frais qui balaie mon mollet refroidit tout mon corps, il ne fait rien contre cette sensation de lourdeur sur ma poitrine.
J’essaie de me tourner sur le côté, persuadée de m’en débarrasser ainsi, mais je ne bouge pas d’un centimètre, bloquée par ce poids sur mon buste qui m’écrase contre le matelas. Mes yeux s’ouvrent instantanément lorsqu’en cherchant à tâtons l’origine de cette entrave, je touche une peau poilue. Par-dessus les couvertures, en travers de ma poitrine, se trouve un avant-bras masculin. Et lorsque je tourne brusquement la tête en direction du reste du corps, je me retrouve presque nez à nez avec Roméo.
D’un seul coup, tout me revient et je panique.
Il ouvre subitement les yeux dès lors que je m’agite à côté de lui, cherchant à pousser son bras pour pouvoir fuir, m’éloigner de ce monstre. En alerte, il cherche d’abord à travers la pièce faiblement éclairée la cause de ma peur, recherchant un intrus, une troisième personne, avant de se souvenir que c’est lui la pire menace qui se trouve dans cette ville, voire dans ce pays.
Ses yeux se reposent alors sur moi et je jurerais y lire de la honte, voire de la peine, mais tout ça disparait dès lors que j’essaie de lui griffer le visage pour l’obliger à me lâcher. Il attrape in extremis mon poignet et je me mets à hurler par réflexe. Il abandonne mon torse pour placer sa paume sur ma bouche et je profite de cette liberté gagnée pour tenter de l’attaquer avec ma seconde main. Mais ce mouvement brusque de rotation me provoque une vive sensation de brûlure au niveau de la hanche et je me fige instantanément tandis qu’un râle plaintif s’échappe de mes lèvres et meurt contre la paume de Roméo.
— Arrête de bouger, m’ordonne-t-il sèchement. Tu vas arracher les bandes.
Il pousse sur mon épaule afin de me replacer sur le dos et je me laisse faire, focalisée sur ce mélange de tiraillements et picotements que je ressens au niveau de ma blessure.
Je glisse une main sous la couverture pour toucher ma blessure et me rends compte de la présence d’un épais bandage tout autour de mon ventre avant de réaliser que je ne porte pas de vêtements. Je soulève le drap et un hoquet de surprise m’échappe en me découvrant complètement nue. Je rabats la couverture et la borde avec mes bras.
— Où sont mes vêtements ? lui demandé-je stupidement en tournant la tête vers lui.
Pour je ne sais quelle raison, je ressens une pointe de soulagement en constatant que Roméo ne se trouve pas sous les draps avec moi.
— J’ai pensé que tu ne souhaiterais pas les garder comme ils étaient tachés, me répond-il posément.
La réalité de cette situation me frappe soudainement. L’homme qui m’a tailladé le ventre a soigné ma plaie, m’a retiré mes habits souillés, il m’a peut-être nettoyée puis il m’a mise au lit et il s’est allongé avec moi.
C’est… ça parait si absurde, irréel, dément qu’un rire nerveux se fraye un chemin jusqu’à mes lèvres.
— Alors c’est ça ton truc, dis-je sans masquer mon dégout. Tu charcutes ta victime puis tu la soignes et tu veilles sur elle. Tu attends qu’elle se remette de ta blessure puis tu recommences. Tu casses puis tu répares pour mieux briser ensuite, c’est ça qui te plait, n’est-ce pas ? l’agressé-je en riant encore nerveusement. C’est comme ça que tu prends ton pied, pauvre taré… Espèce de monstre… Sale…
Il plaque à nouveau sa main sur ma bouche tandis qu’il me jette un regard noir, les lèvres pincées.
— Je comprends ta colère et j’accepte que tu la déverses sur moi, me dit-il, les dents serrées, mais si tu ne veux pas que je m’énerve aussi, laisse tomber les insultes.
Des effluves d’alcool s’échappent de ses lèvres et m’obligent à froncer le nez. Dans l’impossibilité de parler, je me contente de le fusiller du regard pour lui donner le fond de ma pensée.
— Pour info, tu es la première dont je prends soin après l’avoir blessée, ajoute-t-il avant de basculer sur le dos, ôtant sa main de mon visage.
— Je suis flattée, craché-je, sarcastiquement. Flattée que tu m’aies recousu après m’avoir découpé le ventre ! Pauvre…
Il tourne la tête en me jetant un regard d’avertissement.
— Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Toutes ces personnes que tu as abattues, ce massacre, ce…
Les visages de ses victimes défilent alors devant mes yeux et je me sens à nouveau nauséeuse. Même après l’avoir constaté de mes propres yeux, une part de moi refuse toujours d’admettre que c’est réel, qu’un individu puisse être capable d’autant de violence, être habité par autant de rage, de haine, être dépourvu de conscience morale.
— Tout ça pour une pauvre lettre, Roméo, dis-je incrédule, les larmes me montant aux yeux.
C’était disproportionné, sa réaction dépasse l’entendement, elle est intolérable et je refuse de pleurer pour ça, je refuse de me sentir coupable de la folie de cet homme. Il peut me reprocher tout ce qu’il veut, m’énumérer toutes les fautes qu’il souhaite. Il peut tenter de se planquer dans l’ombre de ses histoires de crimes et châtiments ou de balance à rééquilibrer, mais la vérité c’est que c’est un psychopathe qui n’a aucune limite. Et je refuse de porter le poids de ce massacre à sa place. Il est le seul responsable, il ne se cachera pas derrière moi.
— Tu es satisfait ? craché-je de nouveau en le regardant droit dans les yeux, une nouvelle coulée de lave se répandant dans mes veines. Content de toi ? Rassasié ? Est-ce que toute cette violence purement gratuite a calmé la bête ? lui demandé-je sans masquer mon dégout. Est-ce qu’il lui en faut plus ? Tu souhaites peut-être m’ouvrir les veines ? dis-je en tendant le bras vers lui. Faire couler plus de sang…
— Non, me coupe-t-il en attrapant tout de même mon bras. Je ne suis pas satisfait ni content de moi, avoue-t-il d’une voix presque tremblante.
Il porte mon poignet jusqu’à ses lèvres et embrasse chastement ma peau.
— Et je ne veux pas te blesser, murmure-t-il contre mon épiderme. Je ne le ferai plus jamais.
Ce ne sont pas tant ses paroles ou ses lèvres contre mon cuir qui me font frissonner, mais son regard tumultueux, suppliant, combiné à sa mine peinée, honteuse. Roméo ne m’a jamais paru aussi vulnérable qu’à cet instant, et bien qu’il ne le formule pas à voix haute, ses yeux implorent mon pardon. Mais, je le lui refuse en retirant brusquement mon poignet d’entre ses doigts.
— Il fallait y penser avant, dis-je sèchement.
Je tourne la tête et fixe le plafond, mon cœur tambourinant dans ma poitrine, les dents serrées à cause de la haine intense que je lui voue. Je pourrais me lever, sortir de ce lit, m’éloigner de lui, le fuir, mais je me sens beaucoup trop faible pour mener cette bataille que je sais perdue d’avance. Et c’est bête, mais j’ai besoin de parler à quelqu’un de ce que je viens de vivre. Besoin de l’évacuer. Même si la seule personne disponible pour m’écouter se trouve être responsable de mon traumatisme.
— Je voulais simplement que tu arrêtes de torturer mes parents pour quelque chose dont ils ne sont pas responsables, dis-je à voix basse sans le regarder. Ce n’était pas juste. Ils devaient connaitre la véritable raison de mon enlèvement afin de se rendre compte que ces négociations n’étaient que du vent, qu’aucun montant ne me sauverait et que tu désirais seulement les tourmenter. Tout ce que tu souhaites c’est de venger ta sœur et tu m’as ciblée parce que tu estimes que mon oncle est responsable des actions de ses hommes. C’est lui que tu veux faire souffrir à travers moi. Tu veux rendre à l’identique le châtiment qui a été infligé à ta sœur parce qu’il doit toujours être rendu à la hauteur de l’offense, répété-je les mots qu’il m’a maintes fois énoncés. La seule raison pour laquelle tu ne m’as pas violée immédiatement c’est parce qu’au lieu de me soumettre face à la peur que tu m’inspirais, je me suis montrée combative et tu y as vu un challenge. Mais mon sort était scellé du départ.
À bout de souffle, je tourne la tête vers lui et croise son regard aussi surpris qu’admiratif et contrarié.
J’ignore si c’est parce que je me sens physiquement faible que mon mental est également au plus bas, mais je n’ai soudainement plus la force d’aller à l’encontre de son plan. Je n’ai plus la force de me montrer fière, de lui tenir tête. Je veux juste en finir avec tout ça. Rentrer chez moi. Trouver du réconfort auprès des miens, oublier tout ça dans leurs bras aimants.
— Fais-le, murmuré-je.
Je soulève la couverture et découvre mon corps.
— Arrête de jouer avec moi, prends ce que tu désires et rends-moi ma liberté.
— Tu te trompes, me murmure-t-il.
Il s’allonge sur le flanc en s’appuyant sur un coude et avec une certaine délicatesse, il rabat la couverture sur mon corps nu.
— Je te désire, Topolina, continue-t-il d’une voix douce, le regard trouble. Je crève d’envie de te posséder, mais pas comme ça.
Ce qu’il fait ensuite me choque jusqu’au plus profond de mon être, il dépose un baiser sur la pointe de mon nez avant de se replacer sur le dos de son côté du lit.
— Ton sort n’a jamais été scellé. J’improvisais totalement te concernant. Je me laissais mener par le courant, guider par notre alchimie.
Je suis si abasourdie que je ne bouge pas, ne parle pas, ne respire pas, entre ses mots et ses gestes, il m’a littéralement stupéfiée.
— Pour le reste aussi tu te trompes, me dit-il alors d’une voix grave. Les négociations ne sont pas qu’un écran de fumée, je souhaite obtenir quelque chose en échange de ta libération. Si je les torture autant, c’est pour m’assurer qu’ils me donneront ce que je veux quand je formulerai la bonne demande.
Étonnée et surtout curieuse, je tourne la tête dans sa direction.
— Je ne t’ai pas choisie seulement parce que tu es la nièce de Davide Coppola, continue-t-il en fixant le plafond.
— Pour quelle autre raison alors ? soufflé-je, la curiosité étant trop forte pour que je puisse me retenir de l’interroger.
Il glisse une main dans ses cheveux, repoussant ses boucles vers l’arrière pour dégager son front sur lequel il appose son bras en scrutant silencieusement le plafond se demandant certainement s’il doit me révéler cette information ou non.
— Réponds d’abord à ma question, décrète-t-il subitement en retirant son bras pour tourner la tête vers moi. Qu’est-ce que tu penses de ton fiancé ? Je veux la vérité, ajoute-t-il fermement.
J’essaie de comprendre d’où vient cette soudaine envie d’en savoir plus sur mes sentiments vis-à-vis de Cipriano, mais je ne trouve aucune explication logique. Sa question me perturbe d’autant plus parce que personne, mis à part Carlotta, ne connait la vérité à ce sujet. Seulement, si je veux qu’il m’en dise plus sur ses intentions, qu’il me donne les éléments qui me font défaut afin d’avoir le fin mot de l’histoire, j’ai la conviction que je dois également montrer mon vrai visage.
— Il m’insupporte, avoué-je sans même prendre le temps de réfléchir ou de peser mes mots. Il est inintéressant, grossier, et malaisant. C’est un supplice d’être avec lui, dis-je dans un excès de franchise.
Et je ressens un immense sentiment de soulagement après avoir sorti tout ça. Clairement, Roméo doit se moquer de connaitre mon ressentiment envers Cipriano, mais ça me fait tout de même du bien de l’avoir formulé à voix haute.
Roméo acquiesce, la mine indéchiffrable, tandis que je suis pendue à ses lèvres, attendant d’en savoir plus maintenant que j’ai répondu à sa question.
— Tu connais Vincenzio Viledo ? enchaine-t-il.
Je fronce les sourcils autant parce que ce nom ne me dit rien que parce que je n’arrive toujours pas à comprendre où toutes ces questions nous mènent.
— Non. Je devrais ?
— C’est un pote de Russo. C’est lui qui tenait le bordel clandestin ici, me révèle-t-il en tournant la tête pour fixer de nouveau le plafond.
Mes lèvres s’entrouvrent d’un commun accord tandis que mon souffle se perd quelque part dans ma gorge.
— C’est au cours d’une de ses visites dans l’établissement de son pote que Russo a croisé la route de ma sœur.
Inconsciemment, je porte ma main jusqu’à ma bouche pour camoufler le juron qui sort spontanément d’entre mes lèvres en devinant la suite.
— Elle avait accepté, sous la contrainte, de danser dans le club de Viledo et de sucer ses clients, à condition de ne pas coucher avec eux. Seulement, Russo la désirait et il n’a pas toléré son refus donc il l’a violée.
— Non…, soufflé-je. Comment… Tu es sûr ? lui demandé-je en essayant de me redresser, mais la coupure me tiraille et je me rallonge aussitôt.
— J’ai vu l’enregistrement, confirme-t-il d’une voix grave en tournant la tête vers moi.
Son regard aussi troublé que peiné et enragé suffit à me convaincre qu’il dit la vérité, il semble encore hanté par ces images et je ne peux qu’imaginer à quel point elles sont intolérables. D’autant plus qu’au fond de moi, je crois Cipriano capable de commettre un tel crime, je possédais déjà des doutes à ce sujet.
Un mot d’excuse pend sur le bout de ma langue, mais il me parait si insuffisant, si dérisoire face à la situation que je le ravale puis tourne la tête, gênée par sa mine meurtrie qui me tord l’estomac de compassion.
— Viledo l’a ensuite menacée de tout révéler à mes parents si elle refusait de se prostituer. Ils sont très conservateurs, ils tenaient à ce qu’elle reste vierge jusqu’à son mariage. Donc, par peur de leur réaction, Chiara s’est soumise à ce foutu chantage. Elle s’est prostituée jusqu’à ce que le père de son fiancé demande à rencontrer le mien afin d’annuler le mariage, les mains remplies de photos compromettantes de Chiara qu’il avait fait suivre.
Il marque une pause durant laquelle je tente de procéder à toutes ces informations, mais il pourrait me laisser plusieurs heures que je n’arriverais toujours pas à me remettre de ses révélations. Je suis complètement abasourdie.
— Quelques heures après la découverte de son secret, elle a essayé de se suicider, dit-il d’une voix plus faible, chargée par l’émotion.
— Oh, merde, m’exclamé-je, incapable de retenir le juron. Je suis désolée.
C’est sans doute idiot comme réaction, plaindre son agresseur, éprouver de la compassion à son égard semble complètement fou, mais c’est plus fort que moi. Je me sens mal pour lui, pour sa sœur, pour ce qu’elle a traversé, ce qu’ils ont traversé… J’ai presque envie de le prendre dans mes bras, mais je ne suis pas assez courageuse pour m’y risquer. Donc je reste immobile et contemple son profil, sa mine torturée, le cœur meurtri.
— C’est Russo qui doit payer pour tout ça, dit-il d’une voix plus sèche. C’est lui que je souhaite obtenir en échange de ta libération et je veux que ce soit ton oncle qui me le remette en mains propres. C’est purement symbolique.
Il veut obliger le camp adverse à reconnaitre qu’il s’agit d’un crime d’honneur et à présenter ses excuses à la victime en remettant à sa famille son agresseur. Ça pourrait sembler stupide comme raisonnement aux yeux du reste du monde, mais aux miens, ça a du sens. Je trouve ça très chevaleresque. Roméo venge l’honneur de sa petite sœur et même si je déteste le reste de sa personne, je dois bien reconnaitre que je respecte cette qualité chez lui.
— Cipriano est le fils du conseiller de mon oncle, c’est un ami très proche de notre famille. Je ne suis pas certaine qu’il prendra la décision de trahir son ami en te remettant son fils, même pour régler une dette d’honneur, avoué-je dans un murmure.
— C’est pour ça que je faisais trainer les négociations, je voulais qu’il soit dans un tel état de stress, si désespéré de sauver ton honneur, de préserver ta pureté, qu’il accepterait ma demande sans réfléchir.
Je ferme brièvement les yeux, une infime part de moi se sentant coupable d’avoir gâché son plan.
— C’est encore possible, murmuré-je. Ça peut tout de même fonctionner…
— On verra. J’appellerai ton oncle demain. Je dois me dépêcher de lui réclamer Russo avant qu’il foute le camp en apprenant que c’est après lui que j’en ai, acquiesce-t-il.
Et cette fois, la culpabilité est bien plus forte lorsque je réalise qu’en souhaitant donner un avantage à ma famille, j’ai peut-être permis à Cipriano d’échapper à la fureur de Roméo.
Je me sens terriblement mal. J’espère que mon oncle n’a pas montré ma lettre à Cipriano auquel cas, en effet, je l’imagine typiquement prendre la fuite plutôt que d’assumer la responsabilité de ses actes.
— Il acceptera, affirmé-je.
Je ne sais pas qui j’essaie de convaincre, lui ou moi. La vérité c’est que je n’en suis pas certaine, mais que j’espère sincèrement ne pas l’avoir privé de sa vengeance.
— Il le faut, dit-il à nouveau. Torturer Russo c’est vraiment ce que je désire. C’est le plus important. C’est ça mon but.
Nous échangeons un regard lourd de sens qui me fait de nouveau ressentir un brin de culpabilité. Je me suis trompée sur de nombreux points.
— Je le dois à Chiara, je la vengerai coûte que coûte, conclut-il.
Je me sens acquiescer machinalement de la tête. Il semble si déterminé, ça parait tant lui tenir à cœur, que je ne peux que l’encourager à poursuivre dans cette voie. Sans le moindre remords, je lui souhaite de mettre la main sur Cipriano afin de venger sa sœur.
Puis, il se retourne et s’allonge à nouveau sur le dos. Il place un bras sur ses yeux me montrant que la conversation est terminée et qu’il souhaite à présent dormir.
Après l’avoir regardé silencieusement durant plusieurs secondes, je tourne également la tête et tente de remettre mes idées au clair.
Entre ma soirée cauchemardesque et toutes ces révélations, je suis complètement déboussolée. Voire presque étourdie à cause de l’enchainement beaucoup trop rapide de tous ces événements. J’ai du mal à tout digérer.
Le pire c’est que même en connaissant le fin mot de l’histoire, en sachant tous les tenants et aboutissants, je me sens tout de même perdue. Comme coincée dans une sorte de brouillard opaque à cause de mes sentiments ambivalents à l’égard de mon ravisseur. Je souhaiterais que Roméo paie pour le mal qu’il m’a fait, mais j’aimerais également l’aider à obtenir réparation vis-à-vis du crime infligé à sa sœur par mon fiancé.
Cette situation est si compliquée à démêler que le sommeil m’emporte bien avant que je parvienne à y voir plus clair.
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