Twisted Retaliation: Sombre mafia romance (French Edition)

Chapitre 13

 

 

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Leona

 

Je retiens de justesse mon soupir de plaisir quand j’ouvre l’eau. Même si au départ, elle est glacée, je la savoure comme si c’était un don du ciel, comme si c’était la première pluie après une longue sécheresse. Je la savoure comme si ce petit filet allait laver ces derniers jours horribles et me redonner toute l’énergie dont j’ai besoin.

J’attrape un flacon de gel douche posé sur le petit support mural de la douche. Sans prendre le temps de lire l’étiquette collée sur cet emballage bleu clair, j’ouvre le contenant et le porte jusqu’à mon nez. Cette fois, je ne parviens pas à me retenir de gémir tandis que son doux parfum fruité se répand dans mes narines et m’offre un plaisir et un réconfort qu’un produit d’hygiène ne m’avait encore jamais apporté jusque-là.

J’en mets une bonne noisette dans ma main et commence à l’étaler sur mon corps, au même moment l’eau devient chaude et tandis que je sens cette délicieuse odeur sur moi, je pousse un nouveau gémissement en fermant les yeux.

Je suis à deux doigts de remercier le seigneur lorsqu’une voix rauque s’infiltre dans mes oreilles par-dessus le bruit de l’eau qui coule me rappelant le fait que je ne suis pas seule. 

— Tu as un corps à se damner, Leona, grogne-t-il derrière moi.

Je me retourne vivement. Il est toujours appuyé contre le mur, seulement maintenant, il a une main posée sur le devant de son jean et qui serre quelque chose juste au niveau de… Oh, bon sang. Je détourne le regard, les joues encore plus rouges que tout à l’heure.

— Tu pervertirais le plus saint des saints, il renoncerait au Paradis si Satan lui offrait une telle vierge en Enfer.

Je me retourne complètement, lui présentant mon dos. Je tâche d’ignorer son regard insistant, tout comme j’essaie de ne pas imaginer les idées obscènes auxquelles il pense en contemplant mes fesses.

Il est parvenu à gâcher mon moment de bonheur, je n’ai qu’une hâte, celle de sortir au plus vite, mais je sais également qu’il me faudra plusieurs lavages pour ôter toute cette crasse. Je suis à nouveau partagée entre mon envie de faire durer pour me nettoyer correctement et savourer cet instant magique et mon besoin de me cacher de sa vue. Je crois avoir l’idée du siècle en montant la température de la douche pour créer assez de buée afin de me dissimuler derrière.

— Je me demande ce que ton fiancé dirait s’il savait que tu es actuellement complètement nue devant moi, commente-t-il.

Je me mords la lèvre et ne réponds rien, refusant de lui montrer à quel point ses paroles m’affectent.

Une voix lointaine et insupportable ne cesse de me répéter que je n’aurais jamais dû me déshabiller devant lui. Elle insuffle avec elle un sentiment de honte qui semble alourdir mes épaules et me donne envie de cacher mon visage derrière mes mains.

— Que j’ai contemplé ton corps avant lui, que tu m’as laissé admirer ce que personne avant moi n’avait eu le droit de voir.

Je ferme les yeux, priant le ciel pour qu’il se taise ou mieux qu’il disparaisse, mais mes supplications ne sont pas entendues et apparemment il faut plus qu’une minute à de la buée pour couvrir la vitre.

— Tu n’as pas idée de tout ce que j’ai envie de faire à ces magnifiques fesses.

Les yeux écarquillés, les joues cramoisies, je place une main devant mon postérieur pour tenter de le cacher de sa vue.

— J’ai l’image gravée en tête, Topolina, tu peux être certaine que je penserai à toi en me branlant ce soir.

— STOP, m’écrié-je. Ferme-la !

Je me retourne vivement et lui jette un flacon de gel douche après. Malheureusement, j’avais omis la présence de la paroi vitrée, et le plastique bleu ne fait que la percuter avant de s’écraser sur le sol dans un violent fracas, sous le regard amusé de Roméo.

— Violence et insulte, Leona, me dit-il en secouant la tête, un air faussement réprobateur sur le visage. Si je ne te connaissais pas, je croirais que je suis en train de t’atteindre.

— Tu es juste dégoutant ainsi qu’un énorme pervers, l’accusé-je d’une voix fortement agacée en le pointant du doigt.

Contre toute attente, Roméo éclate de rire. Un véritable rire. Un son cristallin et franchement envoutant qui résonne dans toute la pièce. La douceur de son ricanement me surprend tellement que je demeure bouche bée et immobile, le doigt planté contre la vitre qui se couvre enfin de buée, faisant peu à peu disparaitre le visage amusé de Roméo.

— Crois-moi, je n’ai encore rien fait de pervers et encore moins de dégoutant, affirme-t-il, les yeux plissés à cause de son amusement.

J’essuie la vitre au niveau de mon visage afin de continuer à le voir. Pourquoi je le fais ? Aucune idée. Certainement pour garder mon ennemi à l’œil.

— Mater une femme quand elle est sous la douche est un acte grossier, rétorqué-je.

— Je surveille ma prisonnière, nuance.

— Et tu te rinces l’œil au passage.

— J’ai toujours aimé joindre l’utile à l’agréable. C’est mon motto.

Je secoue la tête, mais il ne le voit pas puisque de la buée s’est à nouveau formée sur la vitre.

Je me retourne et me baisse pour saisir un flacon de shampoing qui traine sur le sol. Je dépose une généreuse noisette du produit au creux de ma main avant de me redresser pour me laver les cheveux.

— C’est pour ça que tu es devenu un collecteur ?

Un long silence suit ma question. Les mains dans les cheveux, je ne bouge plus et suis à l’affut du moindre bruit, me retenant difficilement d’effacer la buée pour voir ce qu’il fait, son expression, anticiper sa réaction.

— On appelle plutôt ça un exécuteur par ici. Que sais-tu sur eux ? me demande-t-il d’une voix calme, mais bien plus froide que précédemment.

Pour une raison qui m’échappe, le terme d’exécuteur me provoque plus de peur que celui de collecteur alors qu’ils ont très certainement les mêmes fonctions.

— Je sais qu’ils collectent les dettes, qu’ils obligent toutes ces personnes à rembourser ce qu’ils doivent à leur patron, dis-je d’une voix peu assurée en reprenant mon lavage de cheveux.

— Comment le font-ils ?

— En les menaçant. En les torturant. Et s’il le faut, ils… tuent, terminé-je dans un murmure.

Malgré le faible volume de ma voix et malgré le bruit de l’eau qui coule, je suis certaine qu’il m’a entendue. Je connais les rumeurs sur les collecteurs, les exécuteurs, je sais que ce sont eux qui ont les mains les plus tachées de sang parce qu’ils font tout le sale boulot de leurs patrons. Ce sont des sauvages, des bêtes, des psychopathes. Ils adorent répandre le mal, ils aiment faire souffrir leurs victimes. Ils allient l’utile à l’agréable en se faisant payer pour assouvir leurs pulsions abominables, pour satisfaire leurs ténèbres.

— Le châtiment est toujours rendu à la hauteur de l’offense, explique-t-il calmement. Quand c’est mérité, c’est vrai, je les tue.

Mes doigts se figent sur mon crâne. Entendre ses aveux rend la menace bien plus concrète à mes yeux et me rappelle que je suis en présence d’un tueur sanguinaire. Que je suis tranquillement en train de prendre une douche tout en discutant avec lui. Comme si c’était absolument normal !

Mon rythme cardiaque accélère. Pour tenter de faire redescendre cette panique grandissante, je me place sous le jet d’eau et ferme les yeux. Le bruissement de l’eau parvient à m’apaiser et peu à peu, je retrouve un rythme cardiaque normal. J’en profite pour rincer mes cheveux et par réflexe alors que je commence à nettoyer les longueurs, je me retourne afin d’envoyer le surplus d’eau en direction du mur et pas sur le sol, comme dans une douche à l’italienne.

Satisfaite, je sors de sous le jet d’eau et passe une main sur mon visage pour l’essuyer puis j’ouvre les yeux. Un cri de terreur franchit mes lèvres lorsque je me retrouve face à Roméo.

— Qu’est-ce que tu fais là ? paniqué-je en cachant ma poitrine et mon sexe. Va-t’en !

— Tu ne répondais pas…

— Parce que j’avais la tête sous l’eau, m’écrié-je. Ça ne te donnait pas le droit de venir !

— Le droit, répète-t-il d’un ton à mi-chemin entre agacement et amusement. J’ai tous les droits te concernant, ne perds pas de vue que tu as une dette familiale à rembourser, Leona. Et le châtiment, dit-il en faisant trainer ses yeux sur mon corps nu, est toujours rendu à la hauteur de l’offense.

La terreur tord mes entrailles en comprenant toute l’étendue de sa menace.

— Tu as dit que tu ne me forcerais pas, lui rappelé-je, la peur clairement audible dans ma voix.

— Seulement si tu ne m’emmerdes pas au point de me faire péter un plomb, rétorque-t-il. M’aboyer dessus a tendance à me faire perdre mon calme, Leona. Si tu ne veux pas que je te baise par excès de rage, change d’attitude avec moi.

Je n’ai pas le temps de me protéger. Et de toute façon, comment le pourrais-je face à cette montagne de muscles ? Il attrape mes deux avant-bras et avec une poigne presque douloureuse, il tire dessus et les éloigne de mon corps.

— Et arrête de te cacher, m’assène-t-il d’un ton despotique. Je dispose de ce corps comme je l’entends, il est à moi et je le materai aussi longtemps que je le souhaiterai. 

Il se fiche complètement d’être éclaboussé par l’eau qui continue de couler du pommeau au-dessus de ma tête. Son regard est ancré au mien et j’y lis un mélange de colère et d’envie… ou plutôt de la faim, une très grande faim.

— Termine ta douche, dit-il après un duel de regards sans fin. La porte reste ouverte, précise-t-il en relâchant mes avant-bras, je veux te voir.

— Mais…

J’arrête de parler lorsque d’un simple regard noir, il me met au défi de contredire son ordre. Je suppose qu’il se moque de tremper le sol.

— OK, soufflé-je, incapable de formuler d’autres mots quand il porte un tel regard sur moi.

C’est tout juste si ces deux minuscules lettres ne sont pas de trop.

Il recule de plusieurs pas pour ne plus recevoir les éclaboussures d’eau. Son regard parcourt mon corps de la tête jusqu’aux pieds et je n’ose pas bouger même lorsque son regard se pose une seconde fois sur la partie la plus intime de mon anatomie. Celle que seul mon mari est censé voir.

— Douche-toi, m’ordonne-t-il. Je t’ai dit de prendre ton temps, mais on ne va pas y passer la soirée non plus.

La soirée. Nous sommes le soir, mais quel jour ?

— Quel jour sommes-nous ? lui demandé-je d’une petite voix.

— Vendredi.

J’acquiesce machinalement avant de me retourner pour prendre une nouvelle fois le flacon de shampoing. Un deuxième lavage ne sera pas du luxe.

Savoir quel jour nous sommes ne m’apporte pas autant de satisfaction que je l’aurais imaginé. C’est même tout l’inverse parce que je réalise que je n’ai tenu « que » trois jours avant de craquer et accéder à sa première demande. Enfermée là-bas, j’ai réellement cru que ça faisait des semaines que je résistais, mais je ne pense pas que ce sera un argument recevable devant le juge des bonnes mœurs et de la décence. En tout cas, ça ne satisfait pas cette part de moi qui me juge et me donne mauvaise conscience alors que j’ai seulement cherché à abréger mes souffrances.

Je me retourne pour rincer mes cheveux. De nouveau, je croise son regard et il sonde le mien avec tellement d’intensité que j’ai l’impression qu’il parvient à s’infiltrer dans ma tête pour y espionner mes pensées intimes.

— Je suis un expert en méthodes de torture, Leona. Tu n’étais pas taillée pour te mesurer à moi, me confirme-t-il mes craintes.

Je détourne le regard, autant agacée qu’embarrassée par sa lecture parfaite de mes réactions, de moi, de mon être.

— Je pensais ce que j’ai dit, reprend-il, tu peux être fière de toi, d’autres auraient cédé bien avant toi. Sans préparation mentale, épuisée physiquement par les privations sensorielles et avec pour seul objectif de sauver ta pudeur, je ne te donnais pas une heure pour craquer. Tu m’as donné tort en tenant bien plus longtemps. Le pire c’est que même dans l’abandon tu es restée digne.

Étonnée par ses dernières paroles, et surtout, par le petit soupçon d’admiration que j’ai entendu dans sa voix, je replonge mon regard dans le sien.

— Tu ne m’as pas supplié d’arrêter de te torturer. Tu ne t’es pas mise à chialer en te jetant à mes pieds pour implorer ma pitié. Tu es juste restée plantée là, abattue, mais digne malgré ta position de soumission.

Je n’ai pas rêvé, il y a effectivement un soupçon de fierté dans sa voix. Il estime mon comportement comme étant admirable. Pour une raison qui m’échappe, ça me provoque de drôles de picotements dans la poitrine. Comme si sa fierté évidente trouvait un écho dans mon être et gonflait à mon tour ma poitrine de fierté et la remplissait… d’une chaleur bizarre, difficilement identifiable.

Pour ne pas lui montrer mon trouble, je me tourne et cherche du regard un soin pour les cheveux.

Pendant que mon soin pose, je me savonne encore deux fois le corps afin d’être certaine d’avoir éliminé toute la crasse, puis je me rince les cheveux et coupe finalement l’eau devenue bien plus froide à présent.

En évitant scrupuleusement de le regarder, je sors de la cabine et attrape une serviette sur le portant, je m’enroule dedans en priant pour qu’elle soit propre.

Soudainement très gênée par la situation, je me dirige machinalement vers la coiffeuse pour y trouver une brosse en évitant toujours son regard.

Je rassemble mes cheveux sur un côté puis tends la main pour saisir la brosse. J’ai à peine touché l’objet qu’une main s’enroule autour de mon poignet.

— Qu’est-ce que tu fais ?

Mes yeux se posent d’abord sur ses longs doigts sur ma peau avant de remonter jusqu’à ses yeux dans le reflet du miroir. Il se tient juste derrière moi, son corps imposant me donne l’impression d’être une chose minuscule en comparaison. Il n’est pas pressé contre moi, mais il est suffisamment près pour que je perçoive la chaleur qui émane de son corps et la partie nue de mon dos, de ma nuque jusqu’à mes omoplates, se couvre de frissons. 

Pour masquer cette gêne que je ressens face à sa proximité, je fais ce que je sais faire de mieux, je relève le menton et me montre un brin hautaine.

— Je démêle mes cheveux. C’est sans doute un concept qui t’échappe, mais je t’assure que tu n’as rien à craindre venant d’une brosse à cheveux.

Un sourire fend ses lèvres.

— Je te l’ai déjà dit, ce genre d’attitude va t’attirer des ennuis avec moi, me rappelle-t-il.

Je fronce les sourcils, ses paroles ressemblent à des menaces et pourtant, il sourit toujours d’amusement. Je n’ai pas le temps de donner plus de réflexion à son comportement contradictoire. D’un geste rapide et brutal, il saisit ma gorge avec sa seconde main. Sa prise n’est pas assez ferme pour me la broyer, mais elle est suffisamment inquiétante pour me rappeler qu’il en est capable. Et c’est également le même message que souhaite me passer son regard dur.

— Les gens qui me côtoient savent que je déteste me répéter, qu’ils n’ont le droit qu’à un seul avertissement de ma part avant de subir ma violence.

Il pousse sur mon menton pour m’obliger à incliner la tête en arrière. Il se penche ensuite jusqu’à mes lèvres, comblant beaucoup trop vite à mon gout les quelques centimètres qui séparaient nos visages. J’ai beau essayer de reculer, de m’échapper de sa prise sur ma gorge, je ne fais que me heurter à un mur de muscles.

— Je commence à croire que c’est exactement ce que tu cherches en continuant de me provoquer malgré mes avertissements, murmure-t-il à quelques millimètres de mes lèvres.

Je lâche la brosse et agrippe son bras avec mes deux mains quand la peau calleuse de ses doigts touche la mienne, juste au-dessus de ma poitrine, à l’endroit où se trouve le nœud de la serviette. Même sans le voir, je sais pertinemment ce qu’il va faire, et c’est avec une énorme boule dans le ventre que j’enfonce mes ongles dans les manches de sa veste, en espérant la transpercer, lui faire mal et surtout empêcher son geste.

Un cri de douleur m’échappe quand il mord violemment dans ma lèvre inférieure. J’essaie de reculer ma tête, mais je suis coincée à cause de son torse et tandis que je me concentre sur cette bataille, il en profite pour m’arracher ma serviette. Ce n’est qu’au moment où je sens la texture râpeuse de son jean contre mes fesses qu’il arrête de mordre ma lèvre et relâche ma gorge. J’aspire ma lèvre par réflexe et sens un gout métallique se répandre dans ma bouche.

J’ai à peine le temps de croiser son regard fou dans le miroir qu’il attaque à nouveau. Sa poigne s’abat sur moi, sur ma nuque cette fois, et d’un geste aussi féroce que rapide, il amène mon corps à se plier en deux et plaque ma joue contre la coiffeuse. C’est avec horreur qu’en levant les yeux vers le miroir, je me vois les fesses en l’air devant lui, complètement offerte à sa vue.

Je me débats, je remue mon corps dans tous les sens, sans parvenir à ôter cette main qui écrase durement mon visage contre la surface froide de la coiffeuse. Et alors que j’essaie de plier les genoux dans le but de glisser vers le sol, je reçois une fessée. Le bruit résonne dans la pièce et il est suivi par ma plainte de douleur.

— Ne bouge plus, m’intime-t-il d’un ton si grave et autoritaire que mon corps s’immobilise par instinct.

S’en suit un moment de silence durant lequel je n’entends que ma respiration laborieuse ainsi que les battements frénétiques de mon cœur.

Ne pouvant pas regarder derrière moi, je lève les yeux, force sur mon muscle optique au maximum afin d’apercevoir son reflet dans le miroir. Et je me dis que j’aurais mieux fait de rester dans l’ignorance lorsque je le surprends en train d’admirer ma croupe de la plus indécente des manières. Mes joues se teintent d’un rouge écarlate et me chauffent tellement que je pourrais faire fondre le meuble de la coiffeuse.

— Arrête, couiné-je, honteuse. Lâche-moi.

Je me tortille pour échapper à son examen minutieux et ça me vaut une nouvelle claque, sur l’autre fesse cette fois.

— Stop, crié-je, la brûlure de ses doigts beaucoup trop cuisante.

Au même instant, quelqu’un ouvre la porte de la loge. La femme s’immobilise sur le pas de la porte en nous voyant.

— Dégage, lui aboie Roméo d’une voix encore plus froide que celle qu’il utilise pour me diriger.

Mon regard embué croise le sien, étonné, mais surtout craintif. Sans surprise, elle fait un pas en arrière et referme la porte derrière elle, sans me porter secours.

— Je vais te choisir des vêtements. Termine ce que tu faisais, décrète-t-il en me relâchant enfin.

 

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