Twisted Retaliation: Sombre mafia romance (French Edition)
Chapitre 47
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Leona
Je me réveille en ayant l’impression d’être comprimée dans un étau et j’en découvre rapidement la cause en voyant le bras de Roméo en travers de ma hanche, sa main posée sur mon ventre. Nous sommes tous les deux allongés sur le côté. Son torse ferme est appuyé contre mon dos tandis qu’il m’enlace par-derrière et me fait me sentir prise au piège, presque à l’étroit dans cette cage formée par son corps. Et pourtant, je m’y sens curieusement bien. Assez pour fermer de nouveau les yeux et avoir envie de replonger dans le sommeil malgré les quelques rayons du soleil qui parviennent à passer à travers l’épais rideau de sa chambre.
Ce moment de tendresse me plait beaucoup, même si Roméo, compte tenu de sa respiration faible et régulière que je peux entendre près de mon oreille, n’a pas conscience de me serrer dans ses bras puisqu’il est paisiblement endormi.
Me sentir à l’étroit dans ce cocon qu’il a formé autour de moi me confère la sensation d’être choyée, aimée, protégée et ne fait que renforcer mon sentiment de bien-être que j’éprouvais déjà la veille en me couchant près de lui dans son lit. Désormais, à la limite du ravissement, je sens mon cœur témoigner de son adoration pour l’être derrière moi en battant de plus en plus vite dans ma poitrine.
J’entremêle mes doigts avec les siens et souris d’autant plus.
Roméo est l’homme de ma vie. Mon chéri. Mon futur mari. Celui avec qui je fonderai une famille. J’en suis à présent certaine et surtout, j’en suis fière. Je suis heureuse de partager cette histoire avec lui, d’avoir conquis son cœur, d’aimer cet homme magnifique, si dévoué à ses proches… Je suis fière de lui appartenir.
Alors que je me colle un peu plus contre lui, poussant mes fesses en arrière, modelant ainsi tout mon corps au sien, je suis surprise de sentir son sexe durcir contre moi.
Puis une douce chaleur se répand en moi et, par envie autant que par curiosité, je remue doucement ma croupe contre son membre et me réjouis de le sentir grossir contre moi.
Mon cœur tambourine dans ma poitrine et je suis à l’affut du moindre mouvement de la part de Roméo ou du moindre changement de rythme dans sa respiration tandis que je continue de manière, je le crois, imperceptible de me déhancher contre lui. Je ressens une forme de fascination, mais surtout de fierté et de satisfaction en faisant monter son désir, grimper son excitation, durcir son érection.
— Topolina, grogne-t-il d’une voix chargée de sommeil. J’espère que tu es réveillée et que tu as conscience de ce que tu es en train d’initier.
Surprise par son réveil, je me fige instantanément et, le cœur cognant toujours aussi fort dans ma poitrine, je retiens mon souffle sans savoir que faire d’autre.
— Je ne t’ai pas dit d’arrêter, grogne-t-il en mordillant mon épaule, me faisant sursauter.
Il détache sa main de la mienne et appuie sur ma hanche, lui donnant une faible impulsion.
— Continue, m’ordonne-t-il.
Mon corps obéit à la demande bien avant que mon cerveau ne lui en donne l’ordre. Je recommence à onduler ma croupe contre lui tandis qu’il faufile son second bras sous ma tête afin de pouvoir caresser du bout des doigts mon décolleté.
Ses lèvres se déplacent depuis mon épaule jusqu’à mon cou, il prend le temps d’ôter les cheveux qui lui obstrue le passage avant d’embrasser un point sensible sous mon oreille, forçant ma respiration à s’alourdir. Puis, tout en parsemant mon cou de baisers, il glisse sa main dans mon décolleté et capture l’un de mes seins.
La combinaison de ses lèvres douces qui embrassent ma peau et de sa barbe qui l’érafle me fait frémir d’excitation. À ces délicieuses sensations s’ajoute celle de sa paume qui frotte contre ma petite pointe dure m’obligeant à fermer les yeux tandis que des picotements de plaisir naissent entre mes jambes.
Je sens Roméo tirer sur le bas de ma nuisette avec sa seconde main pour l’ôter de son chemin avant qu’elle ne se glisse entre mes cuisses et caresse, par-dessus mon sous-vêtement, mon intimité que je devine bien humide.
— Enlève ta culotte, m’ordonne-t-il à l’oreille. Offre-moi la place de te caresser comme tu le désires.
Je le fais sans hésiter, tandis qu’il tire sur un bord, je tire sur l’autre puis la fais descendre le long de mes jambes et m’en débarrasse en la poussant à mes pieds. J’obtiens un baiser très appuyé juste en dessous de mon oreille en guise de félicitations qui m’oblige à fermer brièvement les yeux tant c’est agréable. Puis ses doigts se glissent à nouveau entre mes lèvres. Un faible gémissement m’échappe quand ses doigts experts se positionnent exactement au bon endroit et commencent à y tracer des cercles, excitant mon clitoris de plus en plus désireux.
Mon corps, encore novice en matière de plaisir, se retrouve vite submergé par toutes ces sensations. Je m’accroche à son poignet alors que mes soupirs sont de plus en plus rapprochés au même rythme que ses doigts accélèrent autour de mon point sensible et intensifient les picotements ressentis dans mon vagin.
— Oh, mon dieu, gémis-je.
Roméo mordille mon cou et force un gémissement de plaisir hors de mes lèvres.
— Je suis le seul responsable de ton plaisir, Topolina, affirme-t-il durement. Il n’y a que mon nom que tu as le droit de gémir.
J’appuie plus fermement sur son poignet comme pour lui indiquer de ne surtout pas relâcher ses efforts alors que je sens clairement l’orgasme pointer le bout de son nez.
— Roméo, haleté-je.
— Gentille fille, me murmure-t-il à l’oreille.
J’en ferme les yeux alors que mon plaisir grimpe encore d’un cran. J’y suis presque, je le sens…
— Passe ta jambe par-dessus la mienne, m’ordonne-t-il.
Tellement pressée de jouir, je le fais sans me poser de questions et dès lors que ma cuisse repose sur sa jambe, Roméo avance ses hanches et frotte son érection, couverte de son caleçon, contre mes lèvres nues.
— Tu la sentiras bientôt en toi, me promet-il d’une voix rauque à l’oreille. Écartant tes parois, les caressant à chaque coup de reins.
Je ressens le besoin de bouger mes hanches, de remuer contre lui, contre son membre, mimant ces fameux coups de reins qui me font davantage trembler d’impatience que d’appréhension.
— Continue, m’encourage-t-il d’une voix presque étranglée en enfouissant son nez dans mon cou.
Je le fais, je lui donne du plaisir en me frottant contre son membre, tandis que ses doigts me conduisent jusqu’à l’orgasme en cajolant mon clitoris.
— Ah, gémis-je en enfonçant mes ongles dans son poignet.
Tout mon corps se tend pour accueillir l’orgasme avant d’être secoué par de faibles spasmes alors que Roméo prolonge mon plaisir jusqu’à ce que je pousse un soupir de satisfaction et relâche son poignet.
— J’ai besoin de te sentir, grogne-t-il d’une voix rauque.
Ses mains et son corps me délaissent. Je le devine bouger derrière moi et comprends facilement qu’il retire son caleçon, mais ça n’envoie aucun signal d’alerte à mon cerveau ou mon corps qui préfèrent rester dans leur état de béatitude post-orgasme.
Ce n’est qu’au moment où il replace ma jambe par-dessus la sienne et que je sens son sexe toucher le mien, sans aucune barrière entre eux, que je ressens une faible appréhension.
— J’irai doucement, me promet-il à l’oreille en me sentant me tendre.
Il n’est même plus question de refuser, déjà parce qu’il a sans doute atteint sa limite de patience, mais aussi parce qu’il a deviné que j’étais prête à passer cette étape. Prête à m’offrir à lui. Corps et âme.
Il fait glisser son sexe entre mes lèvres et je retiens mon souffle alors que mon cœur semble également mis sur pause.
— Tu es trempée, Topolina, murmure-t-il.
Derrière sa voix rauque et chargée de désir, j’entends sa satisfaction et son impatience. Et alors que je m’attends à ce qu’il me pénètre sur le champ, il recule ses hanches, éloigne son membre et le remplace par ses doigts qu’il insère lentement à l’intérieur de moi. Je ne ressens aucun inconfort, je me sens seulement aussi impatiente que lui de procéder à la véritable union de nos corps.
— Fais-le, murmuré-je en attrapant son poignet pour stopper le mouvement de va-et-vient de ses doigts. Je suis prête. Fais-moi tienne.
En poussant un grognement, il enfouit son nez dans mon cou.
— Je serai à tout jamais le seul à te posséder, Topolina, murmure-t-il contre ma peau d’autant plus sensible à cause de ses baisers et la friction de sa barbe.
Je ne peux pas m’empêcher de glisser une main dans ses boucles tandis qu’il aspire longuement ma peau entre ses lèvres provoquant de nouveaux picotements au niveau de mon entrejambe.
— Tu es le seul que je désire, murmuré-je en retour.
— Tu m’appartiendras corps et âme, continue-t-il.
Ça ne ressemble pas à une mise en garde, mais plutôt à un constat fait à voix haute, comme s’il n’arrivait pas à croire que ça allait enfin se produire, qu’il allait finalement parvenir à m’avoir, à me conquérir corps et âme.
— Tu m’appartiendras aussi corps et âme, réponds-je d’une voix assurée.
Il grogne à nouveau avant d’embrasser longuement ma peau comme pour marquer son acquiescement et son contentement. Puis, il retire ses doigts de mon intimité et replace son membre entre mes lèvres.
— Tu me rends fou, Leona, avoue-t-il d’une voix rauque. Mais cette folie-ci est agréable à ressentir, je ne m’en lasserai jamais.
Je le sens introduire un petit centimètre de son sexe en moi et soudainement, avoir les yeux rivés sur un rideau tout en étant dos à lui ne me convient plus du tout.
— Attends, m’écrié-je. Stop.
Je l’entends prendre une grande inspiration par le nez avant de pousser un long grognement.
— Je ne peux pas, dit-il d’une voix torturée. J’en ai besoin… et c’est si bon…
— Je veux te regarder, dis-je précipitamment. Je veux seulement pouvoir te voir, répété-je.
J’essaie de me tourner, changer moi-même de position, et il se retire pour me le permettre. C’est en me sentant réellement soulagée que je me place sur le dos et lui offre un large sourire tandis qu’il se positionne au-dessus de moi. J’attrape son visage entre mes mains et dépose un baiser sur ses lèvres en guise de remerciements avant d’écarter les cuisses pour lui laisser la place de s’y installer.
Je lui adresse un rapide hochement de tête tandis qu’il aligne de nouveau nos sexes. Et cette fois, alors qu’il pousse pour entrer, je peux poser mes mains sur son corps, m’accrocher à lui et le regarder droit dans les yeux pendant qu’il me fait sienne.
Alors qu’il me pénètre peu à peu, y allant doucement, comme promis, je ressens un léger inconfort, mais rien d’insurmontable.
— Putain, tu es encore plus serrée que je l’imaginais, murmure-t-il d’une voix presque plaintive.
Le regard voilé par le désir, il se mord férocement la lèvre en marquant une pause. Cette union charnelle parait presque plus douloureuse pour lui que pour moi alors qu’il affiche une expression presque torturée sans que j’en devine la raison.
— Écarte les jambes, Topolina, m’ordonne-t-il d’une voix rauque, le front brillant de sueur. C’est le moment de démontrer ta souplesse.
Ne comprenant pas vraiment ce qu’il veut, je me contente d’éloigner un peu plus mes cuisses, mais ce n’est pas suffisant à son gout puisqu’il les attrape et les ouvre en grand en les plaquant contre le lit. Instantanément, je le sens glisser bien plus loin, et surtout, bien plus vite en moi. Un gémissement plaintif m’échappe alors que la brûlure se fait plus intense entre mes chairs.
— Ah, putain, grogne-t-il en même temps. C’est beaucoup trop bon.
J’enfonce mes ongles dans ses avant-bras tandis qu’il tient toujours mes cuisses totalement écartées et se mord férocement la lèvre, le regard trouble, causé à la fois par un plaisir intense, mais aussi, je le devine par une grande possessivité.
Cette fois, c’est certain, il a pris possession de cette partie de mon corps.
J’ai l’impression qu’il me comble au-delà de ma capacité, je me sens littéralement étirée de l’intérieur, mais cette brûlure symbolise notre première union charnelle, la perte de ma virginité, et elle est finalement plus appréciable que désagréable.
Par conséquent, l’inconfort est vite effacé par la joie, la tendresse et l’amour que je ressens à cet instant. Je ne peux pas m’empêcher de glisser mes mains sur ses joues et tout en lui adressant un sourire rempli d’adoration, je tire son visage vers le mien pour l’inciter à s’approcher. Il déplace ses mains et pose ses coudes sur le matelas afin de me donner satisfaction en se collant à moi, rapprochant ainsi nos lèvres pour un tendre baiser.
— Je ne m’en lasserai jamais, affirme-t-il d’une voix rocailleuse contre mes lèvres. Tu es beaucoup trop divine, Leona.
Il effectue quelques va-et-vient très lents, glissant contre mes parois de manière délicate et sensuelle et me provoquant immédiatement des picotements de plaisir.
— Roméo, gémis-je en faufilant mes mains dans son dos.
— C’est ça, Topolina. Accroche-toi à moi et profite. Je m’occupe du reste.
Il me surprend en déposant un baiser sur le bout de mon nez avant de tendre les bras. Puis, en me regardant droit dans les yeux, il recule ses hanches puis replonge rapidement en moi sans rencontrer la moindre résistance. J’enfonce mes ongles dans sa peau en gémissant mon plaisir.
C’est tout ce dont il a besoin pour se lancer et enchainer les va-et-vient sans marquer de pauses, à un rythme lent, mais suffisamment ferme pour me faire ressentir la butée de son gland contre mes parois à chaque coup de reins.
Je le sens d’autant plus lorsqu’il relève mes jambes et les enroule autour de sa taille, changeant l’angle de pénétration d’une manière plus que délicieuse et satisfaisante. Cette fois, mon cœur parait manquer un battement à chaque butée contre ce point agréablement sensible.
Mes gémissements d’adoration et de plaisir se mêlent alors aux faibles grognements qui résonnent dans sa gorge à intervalles irréguliers.
Je ne pourrais pas demeurer silencieuse même si j’essayais, c’est clairement impossible de ne pas gémir en voyant Roméo prendre autant de plaisir que moi durant l’acte. Ses boucles collées à son front à cause de l’effort, le regard enflammé, possessif, la mâchoire contractée, ses muscles tendus au possible, sont une source d’excitation visuelle beaucoup trop forte pour que je reste silencieuse.
— Roméo, haleté-je alors que cette caresse répétée commence à me provoquer de faibles décharges électriques annonciatrices d’une proche jouissance.
— Plus fort, Topolina, grogne-t-il. Je veux t’entendre crier mon nom lorsque tu jouiras autour de ma queue.
Je ne peux que gémir tandis qu’il augmente encore la cadence de ses va-et-vient. Mes paupières se font bien plus lourdes alors que mes chairs paraissent encore plus sensibles à la caresse de son membre et tout particulièrement de son gland qui stimule divinement bien une zone très érogène en moi.
— On n’a pas terminé que je désire déjà recommencer, grogne-t-il au-dessus de moi.
Sans perdre le rythme de ses coups de boutoir, il plonge son nez dans mon cou. Il embrasse un point juste en dessous de mon oreille, me faisant gémir de satisfaction alors que sa barbe frotte contre le bord de mon visage.
— Je pense déjà à la prochaine fois, à tout ce que j’ai envie de te faire, Leona, me murmure-t-il à l’oreille d’une voix rauque qui me fait instantanément frissonner.
Il mordille ma peau et je glisse une main dans ses boucles pour l’obliger à continuer alors qu’une importante vague de plaisir se profile à l’horizon.
Un coup de reins d’une intense fermeté m’oblige à m’agripper à lui, enfonçant mes ongles dans sa chair et récoltant un long grognement de sa part, mais ça ne l’empêche pas de m’asséner encore une fois le même coup de boutoir forçant cette fois un cri hors de mes lèvres.
— Roméo…
Je n’arrive pas à en dire plus, mon souffle se perd quelque part dans ma gorge alors que l’orgasme déferle en moi et force tous mes muscles à se contracter sur son passage.
— Ah, putain, grogne-t-il contre mon oreille.
Il m’assène un nouveau puissant coup de reins puis mord férocement dans mon cou. Je m’accroche fermement à lui tandis que mes yeux effectuent un tour complet de leur orbite.
Ce n’est que lorsque mes muscles se décontractent que je retrouve mon souffle et un long soupir s’échappe de mes lèvres et je desserre ma prise sur le corps de Roméo.
Je réalise alors qu’il a cessé de bouger. Le nez toujours enfoui dans mon cou, je sens son souffle erratique contre ma peau. Tout comme lui, mon cœur bat la chamade dans ma poitrine alors que je peine à recouvrer une respiration normale.
Cet orgasme était, de loin, le plus intense que j’ai jamais ressenti. J’ai l’impression d’être au septième ciel, au comble du plaisir, du bonheur. Je ne me suis jamais sentie aussi bien, heureuse et apaisée, j’ai également le sentiment d’être épuisée et très poisseuse, mais je m’en contrefiche, je pourrais rester comme ça pendant des heures.
Mais Roméo ne doit pas être du même avis puisqu’il se retire de mon intimité avant de se lever du lit. Les sourcils froncés, je le regarde s’éloigner en direction de la salle de bains. Quelque peu blessée par son attitude, je me redresse et grimace en sentant une pointe de douleur entre mes jambes. Lorsque mon regard se pose dans cette direction, je découvre quelques gouttes de sang sur le drap ainsi qu’une tache plus large, bien humide, résultant du mélange de nos fluides, et je me mets à rougir.
— Tu vas devoir prendre la pilule, Topolina. J’aime beaucoup trop le fait que mon sperme soit à l’intérieur de toi, marquant mon territoire, pour y renoncer, m’annonce-t-il en grimpant sur le lit.
Surprise par son retour express et captivée par ses paroles, je ne réagis pas lorsqu’il tire sur le bas de ma nuisette et la fait glisser au-dessus de ma tête.
— Mais il est trop tôt pour avoir des enfants. Je tiens à t’épouser d’abord, me déclare-t-il, encore à ma grande surprise en jetant ma nuisette sur le lit.
Il passe ensuite ses bras autour de mon corps nu et me soulève.
— Qu’est-ce que tu fais ? lui demandé-je en m’accrochant à lui alors qu’il nous fait descendre du lit.
— Je m’assure du bien-être de ma femme, me répond-il.
Ce n’est que lorsqu’il franchit le seuil de la salle de bains que je devine qu’il nous prépare un bain. Il a même pensé à y jeter une bombe de bain à la forte odeur de pêche dont la mousse recouvre déjà toute la surface de l’eau.
Il me pose directement dans la baignoire et je me plonge dans l’eau en émettant un soupir de contentement.
— Est-ce que tu me feras couler un bain à chaque fois que nous coucherons ensemble ? lui demandé-je sur un ton léger tandis qu’il grimpe à son tour dans la baignoire.
— Non. Certaines fois, je me contenterai de te retourner et te prendrai à nouveau, me répond-il très sérieusement.
Je passe lentement ma langue sur mes lèvres sèches tandis qu’il se rapproche de moi. Je ne doute pas du fait qu’il pourrait recommencer très vite ni qu’il ait l’endurance suffisante pour le faire. À l’inverse, je ne me sens pas du tout prête pour une seconde manche et préfère donc garder le silence afin de ne pas tenter le diable.
Il m’oblige à me détacher du bord afin qu’il puisse s’installer derrière moi. Comme la dernière fois, il passe ses jambes de part et d’autre de mes cuisses puis il glisse un bras autour de moi et me colle à son torse.
— Est-ce que tu as mal ? me demande-t-il.
Et j’entends la note d’inquiétude dans sa voix, de réel souci quant à mon état physique et forcément, ça me touche.
— Non, le rassuré-je. Tu as été parfait.
Je relève la tête dans sa direction et lui adresse un sourire qu’il me rend instinctivement avant d’enrouler sa main autour de ma gorge et se pencher pour embrasser mes lèvres.
— Là, non plus ? me demande-t-il en caressant mon cou du bout des doigts.
Il me faut quelques secondes avant de comprendre sa question, me souvenir de ses diverses morsures, qui, j’en suis certaine, ont laissé des marques sur ma peau.
— Je n’ai mal nulle part. Je me sens très bien, lui assuré-je en appuyant davantage ma tête contre son épaule.
Un nouveau soupir m’échappe et je ferme les yeux. Entre ce bain chaud, moussant, à l’odeur envoutante, qui conduit au relâchement de tous mes muscles et l’étreinte pleine de tendresse de Roméo, je me sens plus que détendue, plus que bien, plus que satisfaite. Je suis au paradis.
Durant plusieurs minutes, il caresse distraitement et silencieusement mon cou d’une main et mon ventre de l’autre favorisant largement ma douce béatitude alors que je me prélasse dans le bain.
— Tu avais raison, dit-il soudainement. J’ai bien une âme.
J’ouvre les yeux et croise son regard intense.
— Elle est tout à toi. Tu possèdes mon âme, Leona. Tu es la seule à détenir le pouvoir de l’anéantir. Tu es la seule personne capable de me détruire, reformule-t-il d’une voix grave.
Mon cœur s’emballe en entendant sa déclaration, en saisissant les sentiments qui se cachent derrière de tels mots.
— Mais, ça me convient. Ça ne me dérange pas que tu possèdes ce pouvoir sur moi. Je ne chercherai jamais à renverser la balance, affirme-t-il avant d’embrasser mes lèvres.
— Ça ressemble fortement à une sérénade, Roméo, dis-je contre ses lèvres.
Ma plaisanterie, formulée sans réfléchir, est plus nerveuse qu’autre chose et ne sert qu’à masquer l’énorme trouble que je ressens en entendant sa confession, sa déclaration d’amour. Il ne pouvait pas mieux choisir son moment pour m’avouer ses sentiments. Il ne pouvait pas rendre cet instant plus magique, ce jour plus inoubliable, qu’en me faisant cet aveu au milieu d’un bain moussant qu’il a lui-même préparé pour soulager mes courbatures après que je lui ai offert ma virginité. Cela m’émeut tellement, si vivement, que mon corps en tremble entre ses bras alors qu’il me regarde comme si j’étais son plus grand trésor. Sa plus belle et sa plus pure possession. Celle sur laquelle il veillera jusqu’à sa mort.
— Ça en est une, ma Juliette, me répond-il d’une voix rauque, plus sérieuse que la mienne. Je t’appartiens corps et âme, Leona, affirme-t-il en me regardant droit dans les yeux, sans ciller. N’en doute jamais.
À nouveau en proie à une forte émotion, je me mords la lèvre tout en clignant plusieurs fois des yeux pour chasser les larmes qui s’y forment.
Notre histoire ne sera pas une tragédie comme celle de Roméo et Juliette. Elle se terminera comme un conte de fées parce qu’avec un attachement aussi fort entre nous, nous ne pouvons que vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants.
Je pose délicatement ma main sur sa joue et lui déclare sincèrement ma flamme sans ressentir la moindre inquiétude face à cet aveu venu du fond de mon être, crier par mon cœur, mais surtout par mon âme.
— Je t’aime Roméo. Je suis à toi, corps et âme. Pour toujours.
À mon tour, je l’embrasse tendrement.
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