Twisted Retaliation: Sombre mafia romance (French Edition)

Chapitre 4

 

 

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Leona

 

— Tu es prête, ma chérie ? me demande ma mère en toquant à la porte de la chambre.

Elle n’attend pas ma réponse pour tourner la poignée et entrer. Elle apparait derrière moi dans le reflet du miroir de la coiffeuse alors que je range mes pinceaux à maquillage dans mon vanity. Elle est vêtue d’une élégante robe longue de couleur rouge qui s’accorde parfaitement à son rouge à lèvres flamboyant et fait ressortir ses cheveux d’un noir ébène comme les miens. Elle est splendide, comme toujours.

— Je suis prête, affirmé-je en me levant de mon siège.

Je passe machinalement mes mains sur ma robe pour la défroisser. J’ai choisi une robe de créateur de couleur beige, elle est suffisamment courte pour mettre en valeur mes interminables jambes et assez longue pour paraitre décente et surtout raffinée. Près du corps, elle fait ressortir ma taille fine, mon ventre plat et met en valeur ma poitrine grâce à un décolleté visible sans être vulgaire.

Avec ma mise en beauté et ma queue de cheval parfaitement lisse et tirée, je ressemble à une jolie jeune fille de bonne famille. C’était l’effet escompté donc je suis plutôt fière de moi.

— Tu es ravissante, me complimente-t-elle.

Je lui renvoie son sourire chaleureux.

— Tu l’es également.

— C’est quand qu’on part ? demande la voix enfantine et impatiente de mon frère, Ercole, en entrant à son tour dans la pièce.

Du haut de ses onze ans, il porte déjà superbement bien le costume. Son nœud papillon et sa coiffure laquée le rendent encore plus irrésistible. Et en même temps, je ne suis pas du tout objective, j’ai toujours trouvé qu’il était plus mignon que tous les autres enfants.

— Nous attendons que ta cousine termine de se préparer, lui répond ma mère en souriant.

— Elle met toujours super longtemps, soupire-t-il en tapant du bout du pied dans une poussière invisible pour marquer son mécontentement.

Comme à chacune de nos visites à Détroit, nous sommes hébergés par mon oncle Davide, le grand frère de ma mère. Ses deux enfants, Vito et Costanza, ont respectivement 18 et 13 ans. Nous ne sommes pas très proches. Du fait de la distance entre nos villes, nous ne les voyons pas souvent et il n’y a pas vraiment d’affinité entre nous.

— De toute façon, ton père et ton oncle n’ont pas terminé leur réunion et Aristide n’est pas encore arrivé, lui répond ma mère.

Il est le deuxième frère de ma mère, le plus petit de la fratrie. À tous les événements où nous sommes tous conviés, nous tenons à arriver tous ensemble pour afficher nos liens étroits et notre force familiale.

Il y a encore une vingtaine d’années, la ville de Détroit était un centre financier majeur, capitale de l’automobile, elle abritait les trois plus grandes firmes américaines, mais le marché s’est effondré. Il s’en est suivi une faillite économique de la ville qui a entrainé une désertification industrielle, une chute démographique et bien évidemment, une hausse considérable de la criminalité.

Puis, Davide Coppola, un riche homme d’affaires venu d’Atlanta en Géorgie a réinjecté des millions dans les caisses afin de faire renaitre la ville de ses cendres. Il a également rendu les rues plus sûres en créant une « police privée », composée uniquement de membres, comme lui, de la Camorra, une mafia italienne d’origine napolitaine.

Désormais, le centre-ville est de nouveau en fleurs et les bâtiments, laissés à l’abandon durant des années, sont presque tous rénovés. L’économie est repartie, les gens sont revenus et Davide Coppola est devenu un héros municipal, et sa famille est pareillement glorifiée.

Ainsi, nous sommes tous invités au gala annuel organisé par le maire pour lever des fonds afin de terminer la restauration de la ville. Tous les ans, cette réception a lieu durant le week-end suivant le Jour de l’Indépendance, la fête nationale américaine qui est célébrée le 4 juillet.

Non seulement nous sommes les plus généreux donateurs, mais nous sommes aussi les personnes les plus influentes de la soirée. Notre venue est attendue comme celle d’une famille royale. Et pour cause, la famille Coppola règne sur Détroit et ses environs.

Après avoir revendiqué Détroit, ils ont continué de s’étendre. Ann Arbor, Lansing, Grand Rapids, Traverse City, etc., ils ont mis un pied dans toutes les grandes villes et développé leur influence jusqu’à prendre le contrôle de quasiment tout l’État du Michigan.

C’est ainsi que la famille Coppola est devenue un « clan » à part entière de la Camorra et s’est détachée de la faction d’Atlanta.

— Je pourrais dormir chez Rolando ce soir ? lui demande alors Ercole.

Il s’agit de notre cousin, le fils d’Aristide. Il a un de moins qu’Ercole et ils s’entendent vraiment très bien.

— Est-ce que tu as prévu de bien te comporter ce soir ? lui rétorque ma mère en soulevant un sourcil.

— Bien évidemment, affirme-t-il.

Il prend un air sérieux, redresse la tête, le dos et les épaules avant de glisser ses mains dans ses poches de pantalon.

— Je serai irréprochable, continue-t-il d’une voix très grave.

Je ne peux pas m’empêcher de sourire tendrement. Je trouve ça tellement mignon quand il fait ça. On le prendrait presque pour un adulte.

— Je verrai en fin de soirée, alors, répond-elle en croisant ses bras sur sa poitrine.

Elle prend son air sérieux alors que nous savons tous les trois qu’elle cédera, Ercole dormira chez Aristide ce soir.

— Ça me fait penser qu’on a rendez-vous avec madame Russo demain matin pour parler du mariage, dit-elle en reportant son attention sur moi.

J’acquiesce machinalement même si une boule de stress s’est formée dans ma gorge à l’évocation de cet événement qui arrive à grands pas. Je jette un coup d’œil en direction de ma main et aperçois l’énorme diamant rectangulaire qui orne ma bague de fiançailles. Malgré le caractère proéminent du bijou, il m’arrive parfois d’oublier que je vais bientôt me marier. 

— Est-ce que tu vas vivre avec lui ? demande naïvement Ercole.

Nous n’avons encore jamais abordé le sujet de mon départ parce que j’ai également beaucoup de mal à réaliser que je vais quitter mes parents et mon petit frère.

J’avais neuf ans lorsque Ercole est né, dès sa naissance, j’ai tenu à aider ma mère dans toutes les tâches. Ainsi, j’ai développé une forme d’affection presque maternelle envers mon frère et le quitter me parait très douloureux.

Je me rapproche de lui et m’accroupis face à lui.

— Je vais m’installer chez lui, expliqué-je d’une voix douce. Ici, à Détroit, parce que c’est ici qu’il habite.

— Mais… on ne se verra plus, répond-il en secouant la tête.

Son jeu d’acteur se fissure et il redevient un petit garçon qui réalise qu’il n’aura bientôt plus sa grande sœur pour jouer avec lui. Il sera seul à la maison avec nos parents.

— Tu me manqueras beaucoup aussi, lui dis-je en forçant un sourire rassurant sur mes lèvres. Je vous rendrai visite aussi souvent que possible.

— Promis ? demande-t-il, les yeux remplis d’espoir.

— Juré, acquiescé-je en replaçant son nœud papillon correctement.

Je lui offre un large sourire qu’il me rend avec la même intensité. Il me manquera terriblement. Seulement, j’ai repoussé mon départ autant que possible et désormais, je n’ai plus le choix. Dans notre cercle, il est inconcevable pour une femme de ne pas être mariée à 21 ans. Ainsi, à presque 20 ans, il est attendu de moi un mariage dans l’année. Nous le célébrerons au mois de janvier. Six mois, c’est tout ce qu’il me reste.

Mon fiancé s’appelle Cipriano Russo. Sa famille possède une chaine de bijouteries implantée à travers tout le pays et jouit d’une grande richesse. Et surtout, son père a une position importante au sein de notre mafia puisqu’il est le conseiller personnel de mon oncle Davide.

Cipriano sera amené à occuper une position similaire lorsque mon cousin, Vito, prendra la suite de son père. Cette position ainsi que celle qu’il aura à la tête de l’entreprise familiale font de lui un très bon parti.

Mais, je n’ai pas de quoi rougir non plus.

En termes d’influence, non seulement, je suis la nièce du grand chef, mais mon père porte également la responsabilité d’un territoire qu’il dirige au nom de mon oncle, celui de la ville de Grand Rapids et ses alentours.

Et, en termes de richesse, je suis l’héritière d’une fortune familiale conséquente. La famille De Rosa, celle du côté de mon père, possède une gigantesque manufacture de meubles près de Naples depuis des décennies. Ils exportent du mobilier de qualité, fait à la main en Italie, dans le monde entier. En plus de détenir des parts dans l’entreprise familiale, mon père a eu l’idée d’implanter quelques boutiques aux États-Unis. Il y en a principalement dans le Michigan, trois d’entre elles sont situées à Grand Rapids, chacune est spécialisée dans un type de mobilier.

Ma mère dirige les deux plus gros magasins et je m’occupe du plus petit. Suivre son modèle était une évidence pour moi, je la suis partout, l’aide, la seconde et profite de ses conseils avisés depuis toujours. Elle m’a donc naturellement confié la gestion d’une petite boutique spécialisée dans les canapés à mes 18 ans. Depuis quelques mois, j’ai même une employée, et j’en suis plutôt fière.

Si Cipriano s’imagine épouser une potiche, il va vite déchanter. Je ne compte pas l’attendre bien sagement à la maison, j’ai pour ambition de le convaincre de me déléguer la direction d’une de ses bijouteries.

La sonnette retentit en arrière-plan et interrompt mes pensées.

— Descendons, cela doit être votre oncle, nous dit notre mère.

Immédiatement, l’attention d’Ercole dévie en direction de la porte. Impatient de revoir son cousin, il en oublie sa sœur et se précipite vers les escaliers pour retrouver Rolando.

Je me redresse tout en jetant un coup d’œil en direction de ma mère dont les yeux semblent scintiller.

— Tu me manqueras beaucoup, me dit-elle de sa voix si câline.

— Pas autant que moi, lui dis-je en me rapprochant d’elle pour la serrer dans mes bras.

Je suis proche de mes parents et j’aime leur montrer mon affection dès que l’occasion se présente. En général, ils me le rendent bien.

— Tout ira bien, m’assure-t-elle.

J’acquiesce et lui offre un sourire pour ne pas l’alarmer, mais au fond de moi, je sais d’avance que ce mariage sera un échec.

J’ai croisé de nombreuses fois Cipriano au cours de soirées données par mes oncles. Bien qu’il ait quatre ans de plus que moi, je le trouve très immature, peu fiable et surtout, foncièrement malhonnête et méchant. Il critique constamment les autres. Il s’estime meilleur que tout le monde, mais ça ne donne pas l’impression qu’il est sûr de lui, mais plutôt égocentrique et prétentieux. Nous n’avons aucun point commun, il ne s’intéresse qu’à sa petite personne. Il est creux, inintéressant, toujours désobligeant et profondément malveillant.

Mais évidemment, je ne peux pas partager ces réflexions avec mes parents, même si je suis certaine qu’ils m’écouteraient et chercheraient sans doute un autre fiancé. Ce mariage est beaucoup trop important, particulièrement pour mon oncle qui souhaite remercier son conseiller pour son travail acharné et sa loyauté sans failles en liant à jamais nos familles.

Je n’ai pas le choix, qu’importe si mon futur conjoint est détestable, tout ce qui compte c’est que nous donnions l’impression d’être un couple bien assorti, élégant et puissant.

 

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Leona

 

La soirée se déroule dans l’immense salle de réception de l’un des rares hôtels luxueux de Détroit. Malgré un héritage musical indiscutable et le passage des plus grands artistes dans cette ville, elle n’est plus aussi touristique qu’avant et les hôtels de standing peinent à remplir les chambres dans le coin.

En arrivant aussi nombreux et en étant entourés par des gardes du corps, notre entrée est forcément remarquée. Je me pare de mon sourire le plus distingué et offre ainsi une image très sophistiquée de ma personne.

Sans surprise, la famille Russo est la première à s’approcher de nous et après des salutations respectueuses auprès de mes oncles et de mon père, Cipriano se rapproche de moi. Il porte un costume trois-pièces gris clair, une chemise blanche, une cravate anthracite et des derbys marron. Ses courts cheveux châtains sont balayés sur un côté grâce à de la laque et sa barbe est taillée de très près comme toujours, c’est à peine si elle est visible. Son apparence est aussi soignée que la mienne et ça ne fait qu’accentuer le contraste entre l’être et le paraitre alors que sous le masque se cache un être affreux. 

— Quel plaisir de te revoir, Leona, dit-il d’une voix qu’il force à être agréable en me regardant dans les yeux.

Il tend la main vers moi et j’y dépose machinalement la mienne qu’il embrasse en m’adressant un sourire poli.

— Tu es ravissante, me complimente-t-il.

Je ne manque pas son regard appréciateur en direction de mes jambes et me retiens de lever les yeux au ciel.

— Merci. Tu es également très élégant, dis-je mécaniquement alors que tous les regards sont sur nous.

J’entends le cliquetis en rafale d’un appareil photo et devine que l’un de ces clichés nous montrant main dans la main, Cipriano et moi, paraitra demain dans la presse. Nos familles étant riches et mondaines, l’annonce de notre mariage a fait beaucoup de bruit et fait couler beaucoup d’encre.

— J’ai un cadeau pour toi.

Il relâche ma main pour glisser la sienne dans sa poche intérieure de veste. Il en ressort une petite boite bleue portant l’inscription de la bijouterie Russo et me la tend. Prise au dépourvu, je l’accepte en fronçant les sourcils. Après ouverture, j’y découvre un joli bracelet en diamants.

— Merci. Il est magnifique, lui dis-je honnêtement en relevant les yeux vers lui.

Me serais-je trompée sur lui ? Serait-il plus gentil et attentionné que je ne le croyais ?

— Rien n’est trop beau pour ma future femme, répond-il.

Et durant une seconde, je suis muette de stupeur alors que je le juge vraiment sincère. Puis mon père s’approche de lui et pose sa main sur son épaule avant de la serrer comme pour le féliciter de ce geste et lui donner encore une fois son approbation quant à notre mariage. Au sourire satisfait de Cipriano, je comprends que c’est exactement la réaction qu’il cherchait à provoquer en me faisant ce cadeau. Il voulait se faire mousser et montrer à tout le monde à quel point il est un fiancé idéal... Cette impression est confirmée alors que j’entends le photographe prendre de nombreux clichés de l’échange entre mon père et mon futur conjoint.

— On vous laisse discuter tous les deux, annonce mon père.

Et dans notre langage, cela signifie encore une fois que Cipriano reçoit toute l’approbation de mon paternel.

Ma mère m’adresse un sourire en suivant mon père et à son expression, je comprends qu’elle est également émerveillée par la beauté du bijou et séduite par la gentillesse de mon fiancé.

Autrement dit, je suis la seule à avoir remarqué que ce n’était qu’un acte, une mise en scène. Comme toujours.

— Permets-moi de te l’enfiler, me propose-t-il quand nous nous retrouvons tous les deux.

Je lui redonne la boite et lui tends mon poignet pour qu’il y attache le bracelet.

— Merci, dis-je de nouveau en veillant à garder un sourire aux lèvres.

Pour ne pas m’embarrasser avec cette boite vide, il la glisse à nouveau dans sa poche de veste.

— Comme je le disais, rien n’est trop beau pour une créature aussi magnifique, affirme-t-il.

Et cette fois, il ne se retient pas d’admirer tout mon corps et de me montrer son appréciation en se léchant les babines d’un air carnassier. Je résiste difficilement à l’envie de le gifler. Cette façon de me regarder n’est pas flatteuse, au contraire, c’est presque outrageant. On dirait que je ne suis qu’un morceau de viande qu’il veut dévorer. 

— Il me tarde que nous soyons mariés pour que nous fassions connaissance de manière plus intime...

Et derrière ses paroles, je comprends son sous-entendu sexuel qui est également mis en relief par son sourire pervers.

Parce que je sens les regards sur nous et que je me dois de garder l’image d’un couple aimant bien que mon fiancé me dégoute, je ne perds pas mon sourire. Cependant au fond de moi, j’ai juste envie de lui crever les yeux.

— Cela n’arrivera pas avant plusieurs mois, lui dis-je plus sèchement que prévu.

— Des années que je rêve de te posséder, je peux bien attendre quelques mois de plus.

Je retiens péniblement ma grimace. Son regard lubrique me donne des frissons d’horreur.

— Tu pourras bien patienter quelques années de plus dans ce cas, lui dis-je avec un sourire toujours aussi hypocrite aux lèvres.

Il fait un pas vers moi et il me faut faire preuve d’énormément de concentration pour ne pas reculer alors que sa proximité me débecte.

Il saisit ma main et touche l’énorme diamant qui l’orne.

— J’ai attendu assez longtemps et compte bien réclamer mon dû durant notre nuit de noces. Avec ou sans ton accord, murmure-t-il sombrement.

Mes muscles se tendent et ma nuque se couvre de frissons lorsque je comprends sa menace. Malgré la peur qu’il m’inspire, je retire sèchement ma main de la sienne. Me fichant soudainement du paraitre, souhaitant plus que tout remettre à sa place ce petit con qui pense pouvoir me parler ainsi, je le toise du regard et crache à mon tour mon avertissement.

— Je ne suis pas encore ta femme et je pourrais ne jamais le devenir si tu continues de t’adresser à moi de la sorte. N’oublie pas que ma main a plus de valeur que la tienne et qu’un autre anneau pourrait se glisser à mon doigt.

Au lieu de l’inquiéter, mes paroles le font sourire narquoisement. Ça me donne envie d’enfoncer mes ongles dans ses joues jusqu’à l’en faire saigner.

— Je n’ai rien contre un peu de défi, Leona, mais ne tombe pas dans la rébellion, c’est beaucoup trop vulgaire, surtout chez une femme qui veut se donner autant d’allure en public. Tu n’as pas le choix, ce mariage aura lieu. C’est exactement ce que désire ta famille et tu respecteras leur souhait.

Je serre les dents pour ne pas lui montrer à quel point je déteste le fait qu’il ait raison.

Il glisse une main dans mon dos et se penche vers mon oreille, donnant l’impression d’une accolade amoureuse. Je souris machinalement alors que je croise le regard de ma mère de l’autre côté de la pièce et continue de le faire même si mon fiancé semble me poignarder avec chacun de ses mots.

— Pour que tout soit clair, me murmure-t-il à l’oreille, je ne tolère pas ce genre d’attitude. Une fois que ma bague sera à ton doigt, mes désirs seront tes ordres et tu te plieras docilement à toutes mes volontés. Compris ?

Je donne un faible hochement de tête en réponse afin d’abréger au plus vite cette torture.

— Parfait, commente-t-il en me libérant et en faisant un pas en arrière.

Mon sang bout littéralement dans mes veines et je ne peux pas m’empêcher de le fusiller du regard alors qu’il affiche un sourire victorieux. Il a remporté cette bataille, mais il se trompe lourdement s’il pense avoir gagné la guerre.

— Donne-moi satisfaction et je te rendrai la pareille, conclut-il.

J’aimerais mieux disparaitre.

 

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