Vivez mieux et plus longtemps
Sus à la culpabilité !
L’enfant est une promesse. Et vous devez faire en sorte qu’elle soit tenue grâce à la mise en place de quelques principes qui lui assureront ce qu’on appelle « une bonne estime de soi », c’est-à-dire « suffisante », ni trop haute, ni trop basse.
Veillez, par exemple, à ce qu’il comprenne que le non-respect des règles éducatives qui sont les vôtres et que vous aurez préalablement clairement énoncées ne peut qu’avoir des conséquences dont vous ferez en sorte qu’elles ne soient pas disproportionnées. Efforcez-vous, quand cela est possible, de toujours laisser à votre enfant la possibilité de faire son propre choix. Il ne sert à rien, même si vous rêvez d’en faire un gardien de but, de l’inscrire au club de foot du coin s’il préfère le tennis. Ni de l’obliger à pianoter s’il ne pense qu’à dessiner. Le contraindre, c’est attenter à son assurance donc à son autonomie future. Lui donner le choix, c’est lui donner confiance. Par ailleurs, il importe qu’il ne soit pas bridé dans l’expression de ses émotions ou de ses opinions et, quoi qu’il choisisse de faire, que vous l’encouragiez et l’épauliez pour qu’il atteigne le but qu’il s’est fixé, et ce en usant de tous les moyens intellectuels ou matériels que vous pourrez raisonnablement mettre à sa disposition. C’est en essayant qu’il se frottera à la réalité, avec échec ou succès à la clé, mais avec le sentiment d’en avoir beaucoup appris sur ce dont il est capable ou incapable. Ainsi se connaîtra-t-il mieux. Ainsi s’acceptera-t-il mieux. Ainsi gagnera-t-il en confiance, une confiance essentielle qui l’incitera à aller vers autrui, à trouver sa place, sa juste place, dans un groupe ou une collectivité.
Sus à la culpabilité !
Vous arrive-t-il de vous en vouloir ? De regretter de ne pas avoir été à la hauteur ? D’être convaincu que vous avez mal agi ?