Vivez mieux et plus longtemps
Rooibos : le thé rouge qui fait fureur
Rooibos… Si vous avez un problème avec la prononciation de ce mot, dites tout simplement « Thé rouge » : c’est la même chose ! Pourquoi « Thé rouge » ? Parce que la couleur des feuilles a tendance à se teinter de pourpre.
Le rooibos se consomme, chaud ou froid (voire glacé), sous forme d’infusion. La saveur ? Fruitée et fumée. Mais c’est plus qu’une infusion : c’est une boisson qui vous aide à mieux dormir et facilite la digestion. À tel point qu’en Afrique du Sud (puisque c’est de là que vient le rooibos, plus précisément dans l’arrière-pays du Cap), de nombreux médecins en recommandent l’infusion pour soulager les coliques des bébés.
Mais les charmes de cette nouvelle boisson ne s’arrêtent pas là. Elle contient de nombreux antioxydants dont je vous rappelle qu’ils sont les meilleurs alliés de votre organisme : ils protègent en effet vos organes contre certains cancers, certaines maladies dégénératives, certains troubles cardio-vasculaires et plus globalement contre le vieillissement.
Bien sûr, il y a, autour de tout nouveau produit, un effet de mode. C’est quasi systématique. Cependant, dans le cas du rooibos, il s’explique d’autant mieux que cette boisson ne contient ni théine ni caféine. Conséquence : moins d’effets indésirables, à commencer par l’effet diurétique qui vous fait passer au petit coin plus souvent qu’à votre tour…
Le lait est meilleur fermenté
En Inde, on dit « lassi ». Au Maghreb, « leben ». Dans le Caucase, « kéfir ». Derrière ces appellations toutes plus exotiques les unes que les autres, se cache le lait fermenté. Son goût est plus acide, sa texture plus onctueuse que le lait classique, dont il se différencie par l’ajout de ferments lactiques tout en en conservant les qualités nutritionnelles. On y trouve en effet autant de protéines, de glucides et de calcium.
La particularité du lait fermenté est qu’il fourmille de bactéries lactiques vivantes. Des bactéries ? Oui, des bactéries ! Ça vous fait peur ? À tort… (voir encadré). Ces « bonnes » bactéries, on les appelle les probiotiques (terme apparu en 1965, notez-le pour crâner). Elles se signalent par leur résistance et leur activité. Résistance : elles survivent à leur passage dans le tractus gastro-intestinal. Activité : elles sont capables d’adhérer aux cellules intestinales et de se multiplier afin de se substituer aux bactéries pathogènes, les « méchantes » bactéries. Elles sont donc taillées pour gagner la guerre des bactéries qui, au quotidien, se joue dans votre organisme. Il en résulte un meilleur équilibre de la flore intestinale que le stress, la déstructuration de notre alimentation ou même la prise de médicaments fragilisent en permanence.
Pas compliqué, le lait fermenté se boit nature ou enrichi d’un sirop, voire de fruits mixés. Mais il se boit surtout rapidement, ses gentilles bactéries n’ayant pas trop de patience : plus le temps passe, plus leur nombre diminue. Cependant, vous pouvez aussi ruser en l’intégrant à votre alimentation : le lait fermenté remplace avantageusement la crème dans une sauce ou une soupe (froide, car la cuisson détruit les « bactéries »).
Habituellement, la seule évocation de bactéries incite à fuir. Dans
nombre d’esprits, bactérie = maladie. Or, certaines bactéries sont de bonnes copines. Des amies, même. Ce sont les probiotiques. Ces micro-organismes vivants facilitent la digestion du lactose (qui n’est pas évidente pour tout le monde). Autre avantage : ils sont utiles en cas de diarrhée, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes (elle peut survenir quand vous êtes sous antibiotiques). Pour le reste, la confrérie médicale en parle au conditionnel. Il est possible que les probiotiques préviennent douleurs et ballonnements tout en renforçant le système immunitaire. Mais ce ne sont là que