Vivez mieux et plus longtemps
Tout ce que le sportif doit éviter
Sportifs de tous les pays, de toutes les conditions, de tous les
niveaux, n’oubliez pas de planquer une poche de glace dans votre congélateur ! Si vous souffrez d’une déchirure, d’une élongation, d’un claquage, d’une contusion, il vous faudra appliquer du froid sur la zone concernée. Et le faire le plus vite possible ! Et comme vous aurez mal, vous n’aurez pas envie de courir je ne sais où pour vous en procurer.
Le froid permet de réduire l’œdème. Il ralentit l’afflux de sang
dans les fibres. Conséquence immédiate : la douleur est anesthésiée. Voilà pourquoi il n’est pas inutile d’avoir, en permanence chez soi, une poche de glace qui se fera un plaisir de vous attendre dans le congélo. Au cas où. Et en espérant ne jamais avoir à s’en servir…
Tout ce que le sportif doit éviter
– Évitez de boire du café juste avant de faire du sport.
Le « petit noir » a beau être une institution française, il n’en a pas moins un effet diurétique et il accélère le rythme cardiaque, entraînant une hypertension artérielle. Oui, le café est un piège à sportif ! On dit qu’il réveille, il est réputé stimuler les fonctions cérébrales et on finit par croire qu’il facilite l’effort physique… Monumentale erreur. En fait, le café diminue l’afflux sanguin au niveau du cœur, ce qui fait que l’organisme est moins bien oxygéné quand on en boit…
– Évitez de faire du sport lorsqu’il y a un pic de pollution.
Déjà, en mode repos, la pollution a des effets néfastes sur l’appareil respiratoire. Donc si vous vous agitez, forcément, ça se complique… Quand on accomplit un effort, on accélère l’activité respiratoire et donc la fréquence à laquelle on inhale l’air extérieur et les particules fines qui vont avec. Les « saloperies » aux noms aussi poétiques qu’ozone, dioxyde d’azote ou soufre agressent les muqueuses respiratoires. Elles peuvent provoquer des toux, des essoufflements et même entraîner une bronchite chronique.
– Évitez de trop vous écouter.
Il peut vous arriver, si vous êtes fatigué, de repousser sine die votre séance de sport pourtant prévue de longue date. Maintenez-la. Vous vous sentirez beaucoup mieux après ! Ce qui importe en cas de coup de pompe, c’est d’adapter l’intensité de la séance et surtout d’en profiter pour vous concentrer sur la partie technique plutôt que sur la partie physique. Il sera toujours temps de battre vos records personnels quand la forme sera revenue…
– Évitez de vous tromper de chaussures.
Cela vaut particulièrement pour les adeptes du jogging. Avez-vous déjà essayé de courir pieds nus ? Je sais que certains le préconisent mais franchement, c’est désagréable, hein ? On ne saurait mieux prendre conscience de l’importance des chaussures ! Le running ne doit pas être pris à la légère : il demande du bon matériel. Alors je sais bien que le shopping sur le net est à la mode, mais je vous conseille de profiter de conseils personnalisés lors de votre achat. Dans un magasin spécialisé, vous trouverez à coup sûr un vendeur qui s’y connaît et vous prendra au sérieux. S’il vous propose d’analyser votre foulée (en vous faisant courir sur un tapis ou en inspectant les traces d’usures de vos vieilles chaussures), c’est plutôt bon signe. S’il vous pose des questions précises sur la durée et le nombre de kilomètres de chacune de vos sorties, c’est également bon signe… Par ailleurs, vous avez sans doute entendu parler de ce que l’on appelle « le confort d’accueil ». Il est primordial et doit guider votre choix, sans que vous vous embarrassiez de considérations esthétiques. Une bonne paire de chaussures de running est une paire dans laquelle vous vous sentez instantanément bien. Point barre ! Je me fous qu’elle soit rose fluo ou vert pomme ! Soyez également attentif à l’amorti de la chaussure. Il doit être assuré à l’avant ET à l’arrière. Certes, l’avant est important. Mais au bout d’un moment, quand la fatigue se fait sentir et que vous commencez à tirer la langue, l’arrière le devient aussi car on attaque le bitume par l’arrière du pied. Autre recommandation : prenez une taille au-dessus de celle de vos chaussures de ville. Ça évitera à vos orteils de buter sur le bout de la chaussure car après quelques kilomètres de course, le pied gonfle… J’insiste, au risque de radoter : les chaussures doivent être de qualité, c’est-à-dire combiner maintien, souplesse et amorti. Un choix adapté à votre pratique vous évitera, en outre, de faire l’une des pires erreurs que font les sportifs amateurs. Quand ils estiment que leurs articulations sont fragiles, ils désertent le bitume et leur préfèrent les chemins, où le sol est plus meuble. Quelle mauvaise idée ! Les sols durs peuvent certes être traumatisants pour les articulations mais ils assurent plus de stabilité. J’en reviens donc à la chaussure : c’est LA solution !
– Évitez d’enchaîner repas et sport.
Lorsque vous avez mangé, laissez-vous un répit de trois heures avant de pratiquer une activité sportive : c’est le temps d’une digestion complète. D’ailleurs, c’est ce que font les sportifs de haut niveau ; il doit bien y avoir une raison non ? Cela étant dit, on peut aussi inverser les données du problème et se demander ce qu’il faut manger avant de faire du sport… Eh bien sachez qu’il ne faut pas lésiner sur les féculents (pâtes, riz…), les protéines maigres comme le poisson ou la viande blanche (poulet, dinde) et les légumes riches en fibres. En revanche, n’abusez pas des produits laitiers : ils peuvent esquinter vos tendons.