Vivez mieux et plus longtemps

Cymes Michel · Chapitre 15 sur 117

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Vivez mieux et plus longtemps

Le jus ne fait pas le fruit

Pour le reste, il y a ce qu’on pourrait appeler une « éthique de la pastèque ». Elle demande, comment dire ? un sens du timing et une prédisposition pour l’accompagnement !

Primo, à partir du moment où vous plantez votre lame de couteau dans la pastèque, vous devez la consommer dans les 4 jours. Sinon, la teneur en lycopène diminue. Et ce serait dommage de vous priver de cet antioxydant dont je viens de vous conter les mérites. Secondo, il est prouvé que tout ce que la pastèque a de bon est mieux absorbé par votre organisme à partir du moment où, simultanément, vous consommez un peu de lipides. Aussi, mais ça restera entre nous et à ranger dans la catégorie des secrets qui nous unissent pour l’éternité, vous avez tout intérêt à accompagner votre pastèque de quelques noix ou un morceau de fromage. Sur le papier, ça n’est peut-être pas évident, mais sachez que sur le plan biologique, je le recommande.

 

Le jus ne fait pas le fruit

 

Fruit ou jus de fruit ? On a parfois tendance à croire que l’un vaut l’autre et on a tort. Pour la simple et bonne raison qu’ils sont métabolisés différemment par notre corps.

Qu’y a-t-il dans un jus ? Du sucre, de l’eau et des vitamines. Le breuvage est débarrassé d’une bonne partie de ses fibres, lesquelles, en revanche, restent présentes dans le fruit dans lequel on croque.

Une pomme, ça vous dit ? Prenons cet exemple…

Quand on croque dedans sans l’avoir épluchée (mais après l’avoir tout de même rincée), on avale tout un tas de composés dits « antioxydants » car la pelure du fruit en contient beaucoup plus que la chair. Ces composés sont réputés utiles pour lutter contre les effets du vieillissement et protéger notre cœur. Accessoirement, ils aident à ériger un rempart contre le cancer. Même chose pour les fibres, utiles pour notre digestion et la protection de nos vaisseaux sanguins : elles abondent dans la pelure. Leur particularité ? Elles sont capables de ralentir l’arrivée du sucre du fruit (il en est gorgé) dans le sang. Voilà pourquoi notre taux de glycémie (taux de sucre) grimpe en flèche quand on boit un jus de fruit. Le très sérieux British Medical Journal est même allé jusqu’à suggérer qu’en consommant des fruits entiers, on se protégeait du diabète alors qu’on s’y exposait quand on ne se contentait que de jus de fruits.