Vivez mieux et plus longtemps

Cymes Michel · Chapitre 113 sur 117

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Vivez mieux et plus longtemps

Entretenez votre mémoire sans effort

Écoulement nasal ? Nez bouché ? Ça sent la rhinite. Vous laissez échapper quelques larmes ? Ça vous démange ? Il se pourrait que vous ayez une conjonctivite. Vous vous sentez oppressé au niveau du thorax ? Vous faites un bruit de locomotive quand vous respirez ? Ça ressemble à de l’asthme. Atchoum ? Rhume des foins…

Si tout cela vous est familier, c’est que vous êtes allergique au pollen… En général, ça commence au mois de mars, avec l’avènement du printemps, et ça dure jusqu’au mois de septembre. Il n’est donc pas inutile de rappeler ce que sont les bons réflexes à adopter pour se prémunir contre ces désagréments qui pourrissent la vie. Voici 5 conseils qui se marieront parfaitement avec l’éventuel traitement médical que votre médecin ne manquera pas de vous prescrire s’il le juge utile.

1. Lavez-vous les mains, le nez, le visage et les yeux, abondamment et régulièrement.

2. Faites le ménage à fond chez vous, dépoussiérez plus que de coutume !

3. En voiture, roulez les fenêtres fermées : dehors les pollens !

4. N’hésitez pas à vous protéger en portant des lunettes de soleil, voire un masque de protection. Je connais plus glamour comme accessoire mais au moins, c’est efficace !

5. Si, dans la journée, vous passez du temps dans un jardin ou un parc, lavez-vous les cheveux le soir, avant de vous coucher. Les pollens, je les préfère comme vous dans la tuyauterie plutôt que sur l’oreiller !

 

Entretenez votre mémoire sans effort

 

Vous est-il arrivé d’avoir un trou de mémoire ? D’oublier le nom d’une personne, l’endroit où vous aviez posé vos clés, le bon chemin pour aller au bon endroit ? Sans doute… Car au quotidien, la mémoire se plaît à nous jouer des tours. Qu’elle soit tactile, olfactive, auditive ou visuelle, elle se permet des absences qui, sans devoir nous inquiéter outre mesure et nous conduire à invoquer Alzheimer à tout bout de champ, nous rappellent qu’il faut l’entretenir. La mémoire, c’est comme la démocratie ou la liberté de la presse : si on ne s’en sert pas, elle s’use. Se fane. Se perd. Et c’est d’autant plus dommage qu’elle nous est offerte par la Nature, très tôt, sans doute bien avant notre naissance effective puisque nombre de scientifiques s’accordent sur la capacité du fœtus à mémoriser les odeurs, le toucher, le goût ou le son de la voix maternelle.

Le siège de la mémoire, c’est l’hippocampe, une structure située dans le lobe temporal médian, au-dessus du cinquième repli du cortex temporal. Je vous saoule ? Je sais… Moi-même, il m’arrive de me saouler ! Alors faisons simple : disons que le siège de la mémoire, c’est le cerveau… Et savez-vous que le cerveau est composé à 80 % d’eau ? Votre mémoire est donc directement affectée en cas de manque d’eau ! La déshydratation entraîne des problèmes de concentration, laquelle est utile au bon fonctionnement de la mémoire. Déduisez vous-même : boire de l’eau régulièrement, sans attendre d’avoir soif, mais également consommer des aliments riches en eau comme les fruits et les légumes, est bon pour la préservation de votre mémoire. En outre, le cerveau est un grand consommateur d’oxygène : à lui seul, il capte 20 % de l’oxygène que nous absorbons. Pour favoriser son oxygénation, il existe un truc imparable : faire du sport ! On en revient toujours aux mêmes évidences mais je crois aux vertus pédagogiques du rabâchage. D’ailleurs, vous noterez que la répétition est la meilleure amie de votre mémoire. En plus, après une séance de sport, l’organisme libère des endorphines, des hormones qui favorisent la concentration, cette alliée de la mémoire.

Les facilités de la vie moderne concourent à nous faire perdre des réflexes pourtant utiles à l’entretien de notre mémoire. À l’écriture manuelle, on préfère le tapotage d’un clavier d’ordinateur. Au bon vieux bloc-notes, on substitue l’écran. Pourtant, écrire à la main stimule les zones du cerveau relatives à la réflexion, au langage et à la mémoire. Aussi, ne remisez pas complètement ces objets de plus en plus obsolètes que sont le stylo et le papier. Ne cédez pas trop non plus à la magie du portable. On l’utilise pour mitrailler à tout va sans savoir que cela altère la capacité à bien se souvenir des choses. Certains chercheurs ont en effet mis en évidence ce qu’on appelle « l’effet de dépréciation », phénomène induit lorsqu’on se sert d’un appareil photo comme d’une béquille. La technologie peut certes être utile pour se souvenir de quelque chose ou de quelqu’un. Mais elle ne doit pas, même si vous y recourez, vous dispenser de prendre le temps d’observer. C’est une manière comme une autre, au quotidien, de mettre de l’huile dans les rouages de la mémoire.

Et puisqu’il est question d’huile (je sais, la transition est un peu kamikaze mais je l’assume), j’en profite pour vous recommander l’huile d’olive. Non pas qu’elle agisse directement sur votre mémoire mais, simplement, sa consommation s’impose dans le cadre du régime méditerranéen réputé pour protéger le cerveau du vieillissement. Principes simples : consommez des fruits secs, préférez les poissons à la viande, pour leur richesse en acides gras polyinsaturés et leurs protéines de meilleure qualité (saumon, thon, maquereau, hareng, sardine), délaissez le lait de vache au profit du lait de brebis ou de chèvre, privilégiez fruits et légumes reconnus pour leur richesse en minéraux, en fibres et en antioxydants. Ces derniers combattent avec efficacité les attaques des radicaux libres qui adorent s’en prendre aux neurones sans défense. Ces antioxydants, on les trouve dans les aliments riches en vitamine C (fruits rouges, agrumes, choux de Bruxelles, brocolis…) et vitamine E (pommes de terre, graines de potiron et de tournesol…), sans oublier l’ail, l’amande, l’aubergine, la betterave, les brocolis, la carotte, le champignon, le citron, l’épinard, le kiwi, la pomme… On pourrait compléter cette liste de courses en faisant le plein de magnésium grâce aux légumes verts et à feuilles, au chocolat noir… Le magnésium a ceci de particulier qu’il permet d’augmenter la quantité des synapses, les terminaisons nerveuses du cerveau qui transmettent les informations, ce qui ne peut qu’influer positivement sur les capacités cognitives.

Vous le voyez, entretenir sa mémoire est aussi une question de mode de vie. Tout repose sur l’accumulation de petits choix comportementaux qui, au jour le jour, œuvrent en faveur de la préservation de nos souvenirs proches ou lointains. Ainsi, ne culpabilisez pas de céder au plaisir d’une petite sieste. Là encore, c’est bénéfique pour la mémoire. La sieste (courte, à la mi-journée) permet en effet d’améliorer l’apprentissage des informations englouties dans la matinée. Une étude scientifique a montré que l’activité cérébrale est plus importante chez une personne ayant fait la sieste que chez une personne qui ne l’a pas fait. Ne culpabilisez pas non plus d’avoir envie d’aller vous balader à l’heure de la pause. La lumière artificielle, même dans le plus agréable des bureaux, c’est bien gentil, mais votre organisme a surtout besoin de la lumière naturelle. Pensez à vous exposer au grand jour ! Ce faisant, vous œuvrez à synchroniser votre sommeil, à l’améliorer la nuit venue. De cela, votre mémoire sort renforcée, car c’est pendant le sommeil profond (et plus il est profond, mieux c’est) que votre cerveau trie les apprentissages du jour.