Vivez mieux et plus longtemps

Cymes Michel · Chapitre 33 sur 117

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Vivez mieux et plus longtemps

Le mirage du light

– Le senior : 2 600

– La senior : 2 100

Ces indications s’entendent pour les personnes ayant une activité

faible à modérée. Celles et ceux qui bougent beaucoup ont évidemment des besoins supplémentaires.

 

Le mirage du light

 

Je le dis sans ambages : la notion de produits allégés constitue l’un des attrape-gogos alimentaires les plus aboutis de l’ère contemporaine. Vous les connaissez, ces produits : yaourts, chocolat, briques de lait parfumé, sodas, etc. Ils se repèrent aisément au magnifique « light » qui occupe généralement la moitié de l’emballage. On lit la formule et on achète, persuadé que par la magie du light power, on va pouvoir maîtriser sa ligne. Des clous ! S’il existait une police alimentaire digne de ce nom, elle devrait obliger les cerveaux du marketing et du packaging à inscrire, sur leurs emballages, 0 % sucre, 100 % arnaque…

Prenons l’exemple du chocolat. Il se fabrique à partir de la fève de cacao. Si, au cours de la transformation, vous n’y ajoutez pas de sucre, ça reste du cacao, c’est-à-dire un produit amer, immangeable. Goûtez, vous verrez. Alors que font les industriels ? Ils remplacent le sucre par un édulcorant mais surtout rajoutent des matières grasses dans le produit. Et le gras, au cas où cela vous aurait échappé, ça fait grossir. Les plus vertueux des chocolatiers (les plus chers aussi) utilisent du beurre de cacao. Les autres préfèrent la poudre de lait, si bien qu’à l’arrivée vous consommez un produit qui s’affiche sans sucre (ou presque) mais dont on ne vous dit pas qu’il a été mélangé à de la graisse pour, finalement, vous fournir plus de calories que vous n’en auriez avalées si vous aviez englouti une tablette classique !

Ne nous leurrons pas : il existe de nombreux produits dont le sucre ou le gras (ou les deux) sont des ingrédients indispensables. À partir du moment où on les réduit (ou les supprime), il faut bien les remplacer par quelque chose ! Dans la catégorie « produits allégés », prenez une brioche ou une glace ou un paquet de biscuits… Munissez-vous d’une loupe (voire d’un télescope). Lisez ce qui est inscrit sur l’emballage. Il y a de fortes chances pour que vous tombiez sur un ingrédient appelé « sirop de fructose-glucose ». Ce produit pallie l’absence de sucre classique. Ses promoteurs vous rassureront en vous disant qu’il est fabriqué à partir de produits naturels comme le blé ou le maïs. Mais ils ne s’attarderont jamais sur l’une de ses particularités : il contribue à augmenter la masse graisseuse ! J’ajouterai qu’il est aussi très efficace pour favoriser le diabète et encrasser artères et organes. En abuser, c’est à coup sûr augmenter le risque d’exposition aux AVC et aux crises cardiaques.

Cet épouvantable « sirop de fructose-glucose », on le retrouve aussi parfois dans les yaourts dits « allégés » avec lesquels l’arnaque peut prendre d’autres proportions. Le principe du yaourt allégé ? Très simple : le lait entier y est remplacé par du lait écrémé qui fournit un produit dont l’aspect crémeux laisse à désirer. Trop liquide, au goût des industriels (et des consommateurs). La solution ? Les feuilles de gélatine. On les ajoute donc au produit et on mélange. Miracle, l’onctuosité est là ! Pas de goût, pas d’odeur, mais une provenance qui peut poser problème : en effet, la gélatine provient généralement de carcasses animales, souvent de porcs, ce dont les consommateurs de confession juive ou musulmane, à moins qu’ils ne soient végétariens, ne sont pas forcément informés ! Mais sans doute l’industrie alimentaire considère-t-elle qu’à partir du moment où ils ne savent pas, le problème est réglé.

L’augmentation de la consommation de produits light, exponentielle depuis plusieurs années, est inversement proportionnelle à l’information du consommateur. Le degré de mensonge atteint des sommets tels que certains neuro-scientifiques n’hésitent pas à affirmer que consommer light fait tout simplement grossir ! Pour en arriver à cette conclusion, il leur a fallu décortiquer l’activité du cerveau d’une personne qui boit alternativement des sodas classiques (donc sucrés) et des sodas allégés (donc au goût sucré mais à base d’édulcorants).