Toxic - t.2 (Dark romance) (French Edition)

Joyce Kitten · Chapitre 11 sur 59

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Toxic - t.2 (Dark romance) (French Edition)

Chapitre 8

Dimitri

 

La myriade d’émotions qui dilatent ses pupilles me ferait presque

bander une deuxième fois. Il ne m’a pas fallu dix minutes en sa présence

pour craquer et l’approcher comme un puceau incapable de gérer ses

hormones. C’est un miracle que je ne l’aie pas baisée sauvagement après

l’avoir vue jouir contre ma paume. Le prénom de mon cousin déclenche en

elle un trouble palpable. Son visage s’illumine, en contradiction avec ses

sourcils froncés et ses billes vertes qui s’élargissent de terreur. Elle l’aime

follement, c’est une évidence. Cet élément m’aidera à faire plier le plus

grand bandit des États-Unis, je m’en fais la promesse.

— Comment ça, il sera là ce soir ? balbutie-t-elle.

Je lui lance un rictus énigmatique.

— Ah, que veux-tu, on est une famille, dis-je en écartant les bras. On a

le devoir de se voir de temps à autre…

Je me rapproche d’elle pour caresser ses épaules de mes mains

épaisses.

— J’ai une proposition à te faire, murmuré-je pendant qu’elle se

contracte sous mes paumes. Souhaiterais-tu te venger de lui ?

Son front se plisse un peu plus sérieusement, sur la défensive.

— Me venger de quoi ?

— Oh, je ne sais pas. Tiens, par exemple de t’avoir jetée comme une

merde et expulsée de ta propre ville.

Mal à l’aise, elle tangue discrètement.

— Comment es-tu au courant de ça ?

Je hausse les épaules.

— C’est mon petit doigt qui me l’a dit. Réponds à ma question, je suis

sûr qu’une infime partie de toi jubile, rien que d’y songer.

Mes mots trouvent leur place. Sa bouche se pince en même temps que

ses omoplates se redressent.

— Je t’écoute, tranche-t-elle. À quoi penses-tu ?

Un lent sourire cruel m’étire les lèvres. Cette femme me plaît

tellement.

— Que dirais-tu d’attiser sa jalousie ? J’ai cru comprendre qu’il

était… disons un peu possessif, n’est-ce pas ? Montrons-lui qu’il t’a

définitivement perdue et que tu es avec moi désormais.

Cette dernière phrase n’est qu’à moitié fausse, mais je balaie, pour le

moment, les pensées perfides qui se faufilent dans mon esprit. Tout ça ne

doit rester qu’un stratagème. Helena est un pion dans le plan machiavélique

que je concocte et mes pulsions sexuelles ne doivent pas m’écarter de ce se

sentier.

Ma proposition fait mouche. Un léger sourire prend naissance à la

racine de ses lèvres. La demoiselle est joueuse et même un peu perverse. Je

l’ai compris dès que je l’ai rencontrée. Le plaisir que je lui offrais dans le

casino clandestin, auquel elle s’est abandonnée tout en narguant mon

cousin, a fini de me convaincre. Elle peut manipuler les hommes, donc je

reste particulièrement méfiant la concernant. Le problème est l’aura qu’elle

dégage et qui m’attire comme un aimant. C’est inexplicable, or ça ne

découle pas que de sa beauté stupéfiante.

Ses longs cheveux bruns et épais qui tombent en cascade, pour onduler

sur leur fin, mêlés à ses splendides billes olive ont le mérite de captiver

l’attention sur elle. Néanmoins, il émane quelque chose d’autre, quelque

chose de puissant. C’est en elle, et la jeune Américaine sait le contrôler à la

perfection. Des femmes, j’en ai connu des dizaines, si ce n’est des

centaines. Ça fait un moment que je ne compte plus, à vrai dire. Malgré

tout, jamais je n’ai ressenti un tel magnétisme émaner de l’une d’elles. Ceci

dit, même si j’y suis réceptif, je reste prudent pour ne pas me faire avoir par

le chant des sirènes, contrairement à l’autre membre de ma famille qui, lui,

a décimé l’intégralité d’un pub pour l’unique raison qu’elle y était.

— C’est d’accord.

Je lui adresse mon plus beau sourire victorieux, même si son

expression à elle est ailleurs, comme si elle n’était plus présente.

— Ah et tiens, tu voulais un moyen de lire l’heure, non ? dis-je en lui

tendant, sous ses yeux ahuris, une boîte qui contient le dernier iPhone en

date. Enfile une robe, on mange tous les deux ce soir.

— Je me serais contentée d’une montre, tu sais.

Je ne prends pas la peine de répondre, puis sors de la pièce. Il est temps

de me préparer à la future altercation qui risque d’être particulièrement

intéressante.

 

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