Toxic - t.2 (Dark romance) (French Edition)
Chapitre 5
Dimitri
Pycho – Kujah, EQRIC, FJORA
Je n’avais pas prévu de rester si longtemps aux États-Unis. Nos affaires
avec Vlad, mon oncle, devaient se terminer peu après notre rencontre avec
Nass. Mais cette fois-ci, il a fallu que la pute en oblation soit Helena.
Malheureusement pour mon cousin, je le connais mieux que personne, et
même s’il a tout tenté pour me cacher ses démons, j’ai bien cerné la
rancœur qui suintait par tous ses pores pendant que je faisais jouir la femme
qu’il nous offrait sur un plateau. Depuis ce soir-là, je n’ai qu’une obsession
: elle !
Je veux détruire Nass. Notre haine mutuelle est viscérale et dure depuis
de très longues années, or il est vrai que l’atteindre est… difficile.
Toutefois, nous ne pouvons pas nous tuer purement et simplement, car les
enjeux envers les différents réseaux sont trop importants, notre famille ne le
tolérerait pas. Rectification : ma famille, puisque lui n’est qu’un rejeton
récupéré sur le bas-côté comme on le ferait avec un vulgaire clébard. Le
parrain a eu pitié de lui pour je ne sais quelle raison et a décidé de le
prendre sous son aile, faisant de lui, un fils héritier adoptif.
Adolescents, nous avons tout tenté pour nous blesser de la plus cruelle
des façons. Aujourd’hui, je souhaite passer un cap supérieur, alors quoi de
mieux que de prendre la vie de la seule personne au monde pour laquelle il a l’air de montrer de l’intérêt ? Sur plan, c’est d’une évidence et d’une
logique sans failles, même si les billes vert émeraude de la jolie brune me
compliquent la tâche.
J’affinerai mon projet en temps et en heure. Pour le moment, l’objectif
est qu’il s’aperçoive que son joujou est dorénavant entre mes mains. Je
n’aurais jamais imaginé qu’il soit assez stupide pour la lâcher dans la nature
après avoir fait d’elle sa possession aux yeux de la ville entière. Si ce n’est
pas moi qui l’avais récupérée, il est clair que n’importe quel autre de ses
ennemis m’aurait devancé. Il la faisait surveiller de près, je dois l’admettre,
mais nous n’avons pas mis une heure avant d’éliminer l’homme qui se
chargeait de cette tâche.
Je ne sous-estime pas Nass. Il est évident qu’il saura où elle se trouve
avant la tombée de la nuit.
Je m’en réjouis.
Je ne me dépare pas du rictus victorieux qui m’étire les lèvres en un
sourire cynique. Helena, quant à elle, arbore plutôt une mine sinistre. Elle
est éprise de Nass et cela m’excite encore plus. Aucun mot n’a franchi la
barrière de sa bouche pleine, qui reprend une couleur rosée à mesure que la
chaleur réactive son système sanguin. Elle ne s’est pas décalée lorsque j’ai
pris plaisir à écarter les genoux jusqu’à la toucher, elle s’impose, ne veut
pas plier. Il est clair que son caractère est peu ordinaire. La petite brune a
tout à fait sa place dans notre monde, même si elle y plonge sans en être
consciente. Il est évident que Nass l’a su dès qu’il a appris à la connaître un
minimum. Il a toujours été très fort à ce jeu-là, cerner les gens, les
manipuler à sa convenance pour assouvir le moindre de ses désirs.
— Pourquoi tu me surveillais à Memphis ? questionne-t-elle soudain,
brisant enfin le silence.
Mon ricanement l’énerve. Je le vois à ses cuisses qui se contractent
l’une contre l’autre. Je pivote mon visage vers le sien, puis penche mon
buste jusqu’à ce que nos fronts soient presque collés. Là encore, elle tient sa
position, ne recule pas. J’approche les doigts de sa joue délicate et la
caresse.
— Parce que je suis tombé fou amoureux de toi, m’amusé-je.
Ses expressions ne trahissent aucun de ses mauvais sentiments. Je suis
à deux doigts de la féliciter, elle a beaucoup appris aux côtés du gangster.
Un peu déçu, malgré tout, de ne pas pouvoir la faire facilement sortir de ses
gonds, je m’éloigne d’elle pour me repositionner correctement. Au bout de
quelques secondes de quiétude, elle décide d’insister.
— Je suppose que tu ne m’en diras pas plus, mais j’ai quand même une
question. Pourquoi le gang t’a attaqué le jour où je faisais mon footing ?
Tu fais partie de la famille de Nass, non ?
Là, je ris franchement.
— Et tu crois que Nass a accroché un arbre généalogique partout dans
la ville ? T’as dû remarquer que l’élu de ton cœur est plutôt du genre
discret sur sa vie privée.
Cette fois, elle tique. Ses lèvres se pincent en concert avec mon sourire
qui s’étend encore et dévoile ma dentition. Dès qu’elle s’aperçoit que son
malaise m’amuse, ses belles prunelles vertes se vissent aux miennes, tentant
de paraître menaçantes. Loin, très loin d’être intimidé, j’en profite pour
transmettre à travers les miennes, tout ce que je rêve de lui faire. Ses joues
s’empourprent, ses poings se contractent. Le trouble la gagne et, à cette
vision, ma queue double férocement. Elle s’avoue alors vaincue, puis tourne
la tête vers la fenêtre, rompant notre lien visuel.
Malheureusement, je suis aussi sauvage que mon cousin, et son putain
de regard de sorcière m’a allumé comme jamais. Elle doit éteindre ce qu’elle vient d’attiser. Ma main droite agrippe ses cheveux, la faisant
éructer de surprise, de l’autre, je retire l’arme qui traîne dans sa poche et la
place dans la mienne. En parallèle, je l’oblige à ployer la nuque. Ma prise
maîtrisée est si soudaine qu’elle n’a pas le temps de tenter une esquive. Elle
retient un cri de stupeur, lorsque son crâne vient percuter mon pectoral.
Aussitôt, je plonge dans son cou, la dévorant littéralement. Elle rugit, se
débat enfin, mais la tignasse entravée, elle ne peut se redresser pour me
faire face afin d’atténuer mon attaque.
Le goût de sa peau est hallucinant. Mon sang bouillonne, devient
explosif. Je prends sur moi pour ne pas laisser mes incisives s’enfoncer trop
profondément sur l’épiderme fin de sa gorge. Je ne perçois même pas les
impacts de ses claques et coups d’épaule. De mon autre main, je force la
barrière de son pull et la glisse dans le bonnet de son soutien-gorge. Je sens
son téton s’épaissir sous mes doigts, ce qui me fait grogner de désir. Sa
respiration, déjà impactée par l’effort qu’elle produit en tentant de se
dérober de mon joug, devient plus sporadique encore. Ma langue remonte
jusqu’à son oreille, et cette fois, ma mâchoire vient attaquer son lobe. Il me
semble l’entendre crier de loin, néanmoins, je suis trop ancré dans le flot de
mon délire pour que cela m’affecte. Sans son consentement, je l’oblige à
m’offrir ses lèvres sur lesquelles ma bouche plonge comme un damné. Elle
les pince, s’efforce encore de se dégager de ma prise, alors mon poing se
contracte, pour accentuer la douleur de son cuir chevelu. Ma proie hoquette
sous la souffrance, ce qui me permet d’introduire la langue dans sa cavité
buccale.
J’abandonne sa poitrine pour migrer plus au sud, et c’est une véritable
furie qu’il me faut maîtriser. Ma langue toujours en elle, j’esquive ses
tentatives de morsure. Cependant, mon érection menace d’exploser quand
j’atteins son vagin et découvre l’abondance de lubrification qui en découle.
— Mais on dirait que t’aimes ça finalement ?
La voiture continue son chemin et les secousses n’aident pas Helena à
s’extirper de mon joug. Mon corps entier la morcelle, elle ne fait clairement
pas le poids.
— Lâche-moi, espèce de…
Mes phalanges plongent dans son intimité, faisant cesser les insultes
qui allaient fuser. On dirait bien qu’on est deux à être en fusion si j’en crois
la chaleur de ses chaires mouillées. Les vitres sont teintées et quand bien
même elles ne le seraient pas, j’en aurais vraiment rien à carrer. Que le
monde entier nous observe, Nass y compris.
Mes grognements se répercutent contre les omoplates de ma captive, et
quand mes doigts trouvent le rythme qui lui faut, son bassin se soulève
contre son gré pour atténuer la douleur de la jouissance qui va venir la
terrasser d’ici peu. Ses souffles de plaisir sont de plus en plus audibles et
incontrôlés. Je libère enfin sa chevelure, puis délivre rapidement mon sexe
qui me fait souffrir le martyre.
Notre conducteur tourne un peu trop brutalement le volant, donc nous
virons sur le côté. J’en profite pour l’allonger sur la banquette XXL et me
placer au-dessus d’elle. Je ne lui laisse pas le temps de se ressaisir. Je
reprends où j’en étais, car même si elle ferme les yeux, fuyant mon regard,
ses muscles qui tremblent à mesure que l’orgasme s’intensifie la trahissent.
Mon pénis fièrement dressé ne veut qu’une chose, remplacer ma main.
Dommage que nous soyons en voiture et que les mouvements m’empêchent
de profiter au maximum de la situation. Elle n’imagine pas ce que je vais lui
faire dès que nous nous retrouverons seuls. Je dois donc me soulager de la
plus ancienne des façons, en me masturbant avec vigueur. C’est ce moment
que choisit ma partenaire pour rouvrir les yeux. Ses iris se posent sur mon entrejambe avant de remonter vers mon visage plus sérieux et concentré que
jamais.
Ce que je vois sur le sien me déconcerte tout à fait. Elle prend du
plaisir, c’est évident, et n’est pas aussi honteuse que je l’imaginais. Mes
perceptions s’entrechoquent, tout s’emmêle. Entre son vagin qui se
contracte de plus en plus contre mon index et mon majeur, mélangé à ma
propre jouissance qui gonfle de seconde en seconde, je me carbonise. Nos
respirations hachurées créent une buée opaque à l’intérieur de l’habitacle.
C’est le top départ, ses yeux se révulsent pendant que le plaisir la secoue en
spasmes impulsifs. La couleur carmin qui envahit son faciès prouve qu’elle
se refuse à exprimer pleinement son bien-être.
J’attends qu’elle redescende complètement de l’étage où je l’ai
expédié, avant de la rejoindre dans la jouissance. Je profite d’avoir les
doigts couverts de ses fluides pour me lubrifier, puis intensifier mes propres
va-et-vient. Quand elle comprend ce que je compte faire, ma petite
sauvageonne tente de se redresser pour s’éloigner, et je l’en empêche
aussitôt. Ma main gauche récupère ses poignets à la volée pour s’écraser
contre sa poitrine, l’obligeant à conserver sa position allongée. Je me
penche un peu plus vers elle qui se débat tant bien que mal pour
contrecarrer mon objectif. En vain. Des pulsations dévalent ma colonne
vertébrale pour exploser dans mes bourses. L’orgasme me traverse de toute
part alors que mes jets de sperme déflagrent sur les magnifiques traits
d’Helena. Cette dernière cherche à les éviter, seulement je la comprime trop
fort et, malgré le fait qu’elle secoue la tête avec une énergie remarquable,
ses yeux et son nez sont entièrement recouverts de mon liquide séminal.
Contrairement à elle, je ne retiens aucun de mes grognements. Il est
évident que mes hommes m’entendent très nettement. Là encore, j’en ai
rien à foutre, et c’est le cas de le dire.
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