Au nom de Chris

Claudine Desmarteau · Chapitre 155 sur 156

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Au nom de Chris

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Dédicace

I. Fin d’été

Je me souviens de mes pensées de nuit […]

Le temps de la nuit […]

– Tu prends tes somnifères […]

Mon meilleur ami, c’était Judith […]

Judith, je l’avais repérée parce qu’elle était différente.

[…]

Dans la chambre de ma mère, il y a des photos

encadrées […]

Comme tous les samedis, on a regardé un documentaire

animalier […]

Avec Judith, on avait notre endroit à nous […]

Si je perds la mémoire […]

Approche […]

Ma mère parle beaucoup […]

Je me demande […]

Chris a une voix grave […]

Je suis content de te revoir […]

Je regarde ma mère […]

T’es crispé […]

Elle a changé, Judith […]

Tiens […]

Dormir debout […]

– T’ÉTAIS OÙ […]

J’ai changé de psy […]

T’es pas venu hier […]

Je m’assois dans le fauteuil […]

Inspire […]

– Adrien […]

– Tu m’as dit que tu n’étais pas seul […]

Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à dormir […]

– Je vais te faire des galettes de pommes de terre […]

Tu la portes sur toi, ta pierre […]

– À quoi il ressemble, ce Chris […]

J’ai pas peur de Chris […]

Je lui ai demandé à Chris. […]

– Fais voir ton mollet […]

Chris m’apprend les arbres […]

Les corneilles noires reconnaissent les visages […]

Chris m’apprend à me défendre […]

Apprends à respirer […]

– Tu n’es pas venu, mercredi dernier […]

– C’est bon […]

J’ai envie de m’envoler […]

Vas-y […]

– Maman […]

Recommence […]

Chris change mon regard […]

Chris m’apprend la forêt […]

– Chris… Est-ce que […]

II. Automne

C’est une année spéciale […]

Chris taille un morceau de bois avec son couteau […]

– Tu as fait tes devoirs […]

La forêt devient humide […]

Chris a cueilli deux champignons […]

– Tu étais où […]

Encore une journée trop chaude pour la saison […]

Au collège c’est comme avant l’orage […]

– Adrien […]

Chris se roule une clope […]

– Josh […]

Chris m’a appris à faire des pièges pour choper […]

Temps gris […]

Je ne suis pas retourné à la forêt […]

– Je suis content de te voir, Sven […]

Tu rentres chez ta daronne […]

– C’est à toi, ce gros sac à dos […]

Le lendemain […]

III. Hiver

Ma mère dit que mon père est mort […]

Dans la forêt je suis retourné tous les jours […]

Ça recommence […]

Je suis assis dans le canapé […]

Je me réveille couvert de sueur […]

Je ne sais pas où j’étais […]

– « Tout a commencé, peut-être, il a quelque 65 millions

d’années […]

Petit, j’étais souvent malade […]

– Hé, il est revenu […]

La larve de dytique n’hésite pas à attaquer ses

semblables […]

Judith a déménagé […]

« Allez, recommence […]

– Je crois que ce serait une bonne chose que tu

retournes […]

Ce matin, cinq pompes, deux tractions […]

L’humiliation c’est une punition […]

J’avais pas envie d’y aller, chez la psy […]

Kung-fu […]

La psy me regarde et moi je regarde un tableau […]

La salle m’a semblé moins grande […]

Être puissant ça veut dire quoi […]

Cinq pompes, deux tractions […]

– T’as une petite mine […]

Je suis assis dans le fauteuil, face à la psy […]

Ma mère s’agite dans la cuisine, un torchon sur l’épaule

[…]

Dix pompes, sept tractions […]

Au cours de hapkido, le prof nous a demandé […]

– J’ai repensé à notre discussion […]

J’ai mal à la tête […]

Je m’appelle Adrien Pierre Daniel […]

Il va revenir […]

On mange en silence […]

Elle a fermé la porte de sa chambre […]

Je me suis réveillé et j’avais mal partout […]

Depuis combien de temps […]

– Où est passée ma paire de ciseaux […]

Je me souviens […]

Cette nuit, il a neigé […]

Le jour où Chris reviendra […]

Apprendre […]

Comment peut-on haïr quelque chose […]

Elle tire la gueule. Ma mère […]

– J’ai reçu ton bulletin […]

Je veux pas avoir d’enfants […]

Aucun doute : elle est amoureuse […]

Douze pompes, huit tractions […]

Après le cours de hapkido […]

– Ça va, sac à merde […]

IV. Printemps

Quand j’ouvre les yeux […]

– T’étais où […]

Dans le miroir de la salle de bains […]

Ma mère est en larmes […]

Toute la forêt fête le retour de Chris […]

– Yo Sven […]

Il ne m’a pas fait mal […]

Je retrouve Chris dans la clairière […]

Elle est moche, aujourd’hui […]

– Hé Sven, fais pas cette tête […]

« Au fait maman, je voulais te dire un truc […]

Suis allongé sur un tapis de fleurs jaunes et blanches

[…]

Elle lave des courgettes, les essuie dans un torchon en

lin blanc […]

Je l’entends qui range la vaisselle bruyamment […]

Le soleil descend et la fraîcheur du soir tombe sur la

forêt […]

Je t’aime […]

– Faut qu’on se remette à niveau, Sven […]

Il a raison, Chris […]

– Ben mange […]

Me suis levé à 4 heures du mat’ […]

Seul sur la route noire, je pédale […]

Chris marche vite […]

J’ouvre les yeux […]

– Sven […]

Chris ouvre le coffre […]

J’ouvre les yeux […]

Je m’extirpe de mon sac de couchage […]

– Y avait rien dans les pièges à collet […]

Aucune présence humaine […]

Secoué dans l’eau […]

– Tiens bon […]

C’est ma mère qui m’a appris […]

Je tremble tellement que mes dents […]

Chris marche vite […]

– Je veux rentrer […]

– Bingo, je te l’avais dit […]

– Arrête de me saouler avec ta daronne […]

Je suis en train de traverser […]

« Relève-toi » […]

Chris me donne deux claques […]

Faut que je bouge […]

et le prochain sur la liste […]

J’ai arrêté de courir […]

Si ça tourne mal […]

Je relève la tête […]

– J’aurais voulu grandir avec des loups […]

Je remplis à nouveau la gourde […]

On va mourir ici […]

Chris ne retrouve pas les clés […]

J’ai une impression de complète irréalité […]

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