Getting up together

Marine Conan · Chapitre 55 sur 68

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Getting up together

Chapitre 54

 

J Cosme e pose mon vélo devant la maison de Nicholas. Après l’avoir

attaché au lampadaire, je pousse la grille et pénètre dans l’allée

qui mène à la porte d’entrée. Sa mère adore jardiner et ça se voit ! Le terrain de derrière est aussi beau que celui-là : un gazon impeccable, des arbustes taillés à la perfection et des eurs un peu partout. Il y a presque un côté Desperate Housewives quand on observe cette maison.

Je sonne et rapidement le jeune homme m’ouvre, sourire aux lèvres.

— Cosme ! Je suis content que tu sois venu ! s’écrie-t-il en m’étreignant.

C’est la deuxième fois que je vais chez lui. La première, j’ai rencontré ses parents à qui il a dit que nous étions simplement amis. Cette fois, nous sommes seuls. Mine de rien, je me sens un peu gêné à cette idée. D’habitude, nous sortons dans des cafés ou au cinéma. Il y a du monde avec nous. Surtout que nos derniers messages lui ont sans doute permis de croire que nous pourrions devenir plus. Après tout, je me suis décidé à laisser une chance à Nicholas. Parce qu’il me plaît. Séduisant, drôle, simple et intelligent, il possède beaucoup de qualités. Surtout, il ne ressemble pas au mec qui hante mes pensées. Nous pouvons discuter parfois pendant des heures de tout et de rien. Il me fait rire. Que demander de plus ?

Mais je me sens stressé à l’idée de franchir la barrière de l’amitié et de passer à une autre étape. Suis-je prêt à m’af cher avec un garçon ? À aller plus loin ?

— Comment tu vas ? me questionne-t-il, interrompant ainsi le cours de mes pensées.

— Super ! Content d’être en week-end. La semaine a été longue, grogné-je. Et toi ?

— Pareil ! Trop de boulot en ce moment.

Et en plus d’être canon, il est plus âgé que moi. Vingt-deux ans. Il tient une boutique de disques en banlieue de Tucson. Un rêve pour lui qui est devenu réalité. Il a lâché ses cours de médecine pour ouvrir son commerce. C’est courageux de sa part !

— Ne te plains pas. C’est plutôt cool, lui dis-je. Ça montre que ça marche bien.

— Ouais, c’est clair. Je suis content ! J’ai de plus en plus de monde.

Je lui souris et il attrape ma main pour m’entraîner à sa suite dans les escaliers. Nous nous retrouvons dans sa chambre. Sobrement décorée, murs blancs, parquet en bois, deux tableaux accrochés et un lit en plein milieu face à une télé de taille plus que conséquente. Nicholas est passionné de cinéma, alors il adore mater les lms ou séries sur grand écran, quand il ne peut pas aller dans une salle sombre !

— Installe-toi, me propose-t-il en désignant la télé. On se mate un truc ?

— Oui, carrément ! Tu as le dernier lm avec Gosling ? Il a l’air top.

— Oui, je dois avoir ça.

Je m’assois sur le lit, le dos bien calé contre un des oreillers et il me rejoint, télécommande en main. Il lance le lm avant de s’allonger tout près de moi. Son parfum boisé envahit mon espace. Il sent bon. Sa barbe de quelques jours lui donne un petit côté hipster qui le rend encore plus séduisant. J’ai du mal à croire que je suis dans sa chambre. Que nous sommes seuls.

Mon cœur s’emballe. J’ai l’impression de revenir quelques années en arrière lorsque j’ai eu mon premier rencard avec une lle. Pourtant, à l’époque, je n’avais pas tous ces frémissements qui m’agitaient. Cette fois, je sens que je suis à ma place. Nicholas me plaît. C’est certain. Bien sûr, je n’éprouve pas la même chose que pour Ange. Ange, c’est plus fort que ça. Je suis amoureux de lui. Aucun doute. Sauf qu’il n’y a aucune chance qu’il me considère autrement que comme son bon pote.

— À quoi tu penses ? me demande le jeune homme en posant sa main sur mon épaule. Tu as l’air d’être à des kilomètres de moi !

— Désolé, je suis un peu à l’ouest en ce moment.

— Dommage… J’aurais aimé que ce soit moi qui te trotte dans la tête.

Il esquisse un sourire entendu et je me sens rougir face à son regard qui me désarme.

— Mais je… Je suis là, souf é-je. Je me concentre sur toi maintenant…

— Ah oui ? Sur quoi tu as envie de te focaliser ?

Sa main se déplace jusqu’à mes lèvres. Ses doigts les ef eurent avec douceur. Mon bas-ventre réagit à ce contact. Ses yeux me scrutent avec attention. Il essaie sans doute de savoir si je vais le repousser. Mais je ne le ferai pas, au contraire. Il se penche vers moi, son visage à quelques centimètres du mien. Mes iris s’accrochent aux siens. Pendant un instant, nous nous dévorons du regard. Jusqu’à ce qu’il plaque en n sa bouche contre la mienne en laissant échapper un râle sourd. Mes mains se glissent dans son dos pour intensi er notre baiser. Son corps s’écrase sur moi. Je peux sentir son membre durci contre mon bassin.

— Cosme, susurre-t-il d’une voix suave. Je rêvais de goûter tes lèvres. Au premier regard, je savais que je te voulais.

— Tu me plais aussi, Nicholas…

Il m’embrasse de nouveau et je me laisse aller à la pression de sa bouche. Sa langue se glisse à la rencontre de la mienne. Si on oublie le baiser que j’ai donné à Ange, c’est la première fois. Quelle intensité ! Et bordel, qu’est-ce que c’est bon ! Je n’aurais jamais cru que j’apprécierais autant ! Quand c’était Bonnie, ça n’avait rien à voir. Au nal, très vite, ce n’était que des petits smacks. Là, c’est différent. Je pourrais l’embrasser toute la journée.

Ses mains s’aventurent sous mon sweat et caressent doucement mon ventre. Je sens mon sexe se redresser. J’ai envie de plus. Et en même temps, j’ai peur. Je n’ose même pas le toucher si ce n’est mes doigts qui se baladent dans sa chevelure.

Lorsqu’il s’aventure dans mon pantalon, je laisse échapper un gémissement.

— Nicholas… Je… Je ne sais pas si je suis prêt, souf é-je. À aller jusqu’au bout.

Il rit et s’écarte de moi. Une fois de plus, il me caresse la joue comme pour me rassurer. Ses yeux me dévisagent avec tendresse. Je crois qu’il tient vraiment à moi. Et je me demande si je dois rester. Parce qu’à ce moment, c’est le visage du Mexicain qui s’imprime dans mon esprit.

— On n’est pas obligé de faire l’amour tout de suite, me dit-il. J’ai tout mon temps. Mais je peux commencer à te faire découvrir quelques trucs…

Une lueur malicieuse éclaire ses prunelles et il s’empresse de me retirer mon sweat. Je le laisse faire, un peu nerveux, mais impatient. C’est fou ce mélange de sensations qui m’agitent. Ses lèvres abandonnent les miennes pour découvrir mon cou, mon torse, mon bas-ventre… Chaque baiser provoque un frisson incontrôlé de ma part. Mes doigts s’accrochent à ses cheveux comme pour l’inciter à continuer sa découverte. Et c’est ce qu’il fait. Après avoir descendu mon pantalon, sa main ef eure mon sexe à travers le tissu de mon boxer.

— Ça te plaît ? me demande-t-il en me regardant, amusé. J’ai l’impression que tu as chaud.

Normal. Je dois avoir les joues en feu, le corps aussi. Je réussis à hocher la tête.

— Oui… Pour l’instant, j’adore.

— Je continue, alors ? souf e-t-il en faisant glisser mon sous-vêtement le long de mes jambes.

Je m’en débarrasse prestement et acquiesce. Lorsque sa bouche prend possession de mon membre durci, je me sens presque défaillir tant c’est bon. C’est la première fois que je vis un truc pareil, que je ressens autant d’excitation. Si seulement, c’était Ange… Encore une fois, son image se grave dans mon esprit.

— Je vois que tu apprécies…

La voix de Nicholas me ramène sur terre. Je suis avec lui, dans sa chambre. Concentre-toi, Cosme. Oublie Ange.

— Oui, continue, chuchoté-je alors qu’il reprend mon membre dans sa bouche.

Lorsqu’il remonte, un sourire est dessiné sur son visage. Il dépose un baiser sur mes lèvres et lâche un soupir d’aise.

— Pour une première initiation, c’était plutôt pas mal ! La prochaine fois, j’espère que ce sera toi qui me découvriras.

Il est tellement à l’aise. À côté de lui, j’ai l’impression d’être un jeune adolescent qui prend connaissance de son corps et de sa sexualité. Mais au fond, c’est ce que je suis. Tout ce que j’ai vécu avant n’était que mensonge. Je repars de zéro. Et je compte bien continuer sur cette voie. Nicholas semble être le guide parfait.

— On se le mate ce lm, alors ?

Je hoche la tête et glisse ma main sous son tee-shirt pour ef eurer sa peau à mon tour tandis qu’il se réinstalle confortablement. Il appuie sur lecture et je me repose contre son épaule. Je me sens bien avec lui. Tout est simple. Facile.

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