Œuvres (Pléiade), tome II

Paul Valéry · Chapitre 43 sur 108

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Œuvres (Pléiade), tome II

Arrière-pensées

Et qu’importe que ce bassin ait quarante centimètres de profondeur ou quatre mille mètres ? C’est son éclat qui nous enchante.

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Trait d’esprit, — est usage du mot ou de l’acte pour son effet de choc instantané. Faible masse, grande vitesse. Il y a des traits de sottise aussi considérables, aussi rares, aussi précieux que des traits d’esprit.

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Le type orateur se sert d’images insoutenables.

Magnifiques en mouvement, ridicules au repos.

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Le puissant esprit pareil à la puissance politique, bat sa propre monnaie, et ne tolère dans son secret empire que des pièces qui portent son signe. Il ne lui suffit pas d’avoir de l’or ; il le lui faut marqué de soi. Sa richesse est à son image. Son capital d’idées fondamentales est monnayé à son effigie ; il les a faites ou refondues ; et il leur a donné une forme si nette, il les a frappées dans un or si dur qu’elles circuleront à travers le monde sans altération de leurs caractères et de son coin.

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ARRIÈRE-PENSÉES

La logique ne fait peur qu’aux logiciens.

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Garder la liberté de son esprit dans certaines occasions est considéré comme un crime. — (Même par soi-même, parfois.)

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L’ami sincère.

Qui osera dire à son ami : je t’avais parfaitement oublié…

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Le martyr : J’aime mieux mourir que de… réfléchir.

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Pas de « vérité » sans passion, sans erreur. Je veux dire : la vérité ne s’obtient que passionnément.

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Le mensonge sera souvent le péché du questionneur lequel rend la vérité dangereuse.

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Un homme franc est un homme qui a des réactions simples. Son système de relation est un système de « plus courts chemins ». On pourrait reconnaître la franchise d’un homme à bien d’autres marques que dans ses modes d’agir à l’égard des autres hommes.

Mais d’abord dans ses réactions devant n’importe quel objet et dans n’importe quelles circonstances.

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Inquiétant est celui dont on ne peut deviner quel jugement il porte sur soi-même.

Le cas est heureusement rare.

Mais qui n’est pas inquiétant, n’est pas grand’chose.

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Nos plus importantes pensées sont celles qui contredisent nos sentiments.

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Les uns disent des sottises après réflexion, les autres par irréflexion ; certains les évitent par réflexion, et les autres en se laissant spontanément répondre,

comme si :

chez les uns, l’inconscient ; chez les autres, la réflexion — était impuissant.

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L’esprit, me disait un homme d’esprit, ce n’est que la bêtise en mouvement ; et le génie, c’est la bêtise en fureur.

— Agitez-vous, lui dis-je. Irritez-vous, mon cher…

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C’est une grande erreur de spéculer sur la sottise des sots, et une erreur plus grande de bâtir sur l’intelligence des intelligents.

Ils s’écartent de leur nature une fois par jour.

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Mon « injustice » à l’égard de la Musique vient peut-être du sentiment qu’une telle puissance est capable de faire vivre jusqu’à l’absurde.

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Le jugement d’un croyant sur la pensée d’un incroyant, et le jugement réciproque ne comptent pas.

— Un homme qui sent fortement la musique, et un homme qui n’en perçoit que du bruit peuvent parler jusqu’à demain.

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Le débat religieux n’est plus entre religions, mais entre ceux qui croient que croire a une valeur quelconque, et les autres.

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Il n’est pas d’opinion, de thèse, de sentiment qui poussé à bout ou exécuté à fond ne conduise à la destruction de l’homme.

Si les criminels résistaient en proportion de ce qu’ils risquent… Si les premiers chrétiens l’eussent été de toute leur force, il n’y aurait plus eu de chrétiens ; — et si tout le monde les eût suivis, personne ne resterait sur la terre.

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Les deux doctrines symétriques, celle qui parle d’une vie éternelle et celle qui nous abolit une fois pour toutes, s’accordent dans une même conséquence : l’une et l’autre retirent toute importance aux inventions et aux constructions humaines. L’une confronte à l’infini ces œuvres finies et les annule par ce rapport. L’autre nous fait tendre vers zéro, et tout avec nous. Si tous fussent vrais chrétiens, ou si tous fussent vrais païens, ils seraient tous morts, et ils seraient morts sans avoir rien fait.

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On parle bien plus volontiers de ce qu’on ignore. Car c’est à quoi l’on pense. Le travail de l’esprit se porte là, et ne peut se porter que là.

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Types d’esprits.

Les uns ont le mérite de voir clairement ce que tous voient confusément. Les autres ont le mérite de voir confusément ce que personne encore ne voit. La réunion de ces mérites est très rare.

Les premiers sont enfin rejoints par tout le monde.

Les seconds sont absorbés par les premiers, ou détruits radicalement sans reste et sans retour. Les premiers disparaissent dans le nombre où ils se fondent : les seconds dans les premiers, ou bien dans le temps pur et simple.

Tel est le sort des hommes de l’esprit.

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Ce n’est rien de surmonter le banal. On réagit contre des sottises par des folies. Cela est mécanique. Toute l’histoire mentale moderne, art, politique, etc., est aussi simple que les réflexes d’une grenouille. Je hais ce jeu de réactions simples, automatisme de l’extrémisme, riposte symétrique ; croyances à la valeur du neuf en tant que neuf, du vieux en tant que vieux ; croyance à l’intense, etc.

Mais il existe un point d’où l’étrange, ni le banal, ni le neuf, ni le vieux ne peuvent plus se voir.

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Dialogue.

— Quels sentiments alors furent les vôtres ?

— Ceux d’un homme qui ne sait ce qu’il faut sentir. Ou peut-être sentais-je que je ne sentais pas ce qu’il fallait sentir…

De sorte que mon état ne ressemblait à rien, et que je n’étais positivement personne.

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Le Défi.

« Vous n’êtes pas pratique, — (pas bon, pas sérieux, etc.). — Non, Monsieur, car je ne suis rien — dans mon état ordinaire. — Au repos, je ne suis ni ceci ni cela… Mais il ne faudrait pas me défier d’être bon, pratique, et le reste… Donnez-m’en le besoin. »

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Il faut être profondément injuste. — Sinon ne vous en mêlez pas. Soyez juste.

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Il faut avoir commis bien des crimes, plus ou moins intérieurs, et porter un passé lourd et varié, plein d’accidents moraux et autres, pour savoir, pour oser, réussir enfin quelque jour un acte bon, faire un peu de bien — sans erreur.

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« Je suis un honnête homme, dit-il, — je veux dire que j’approuve la plupart de mes actions. »

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Raisonnement de la bête.

Il est naturel de lécher la main qui donne à manger ; qui a donné à manger ; — qui donnera à manger ; — qui peut-être donnerait à manger… Si on la mangeait cette main ? Si… Et quoi de plus naturel aussi ? N’est-ce pas la même chose ? — Viande pour viande.

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Je trouve indigne de vouloir que les autres soient de notre avis.

Le prosélytisme m’étonne.

Répandre sa pensée ?

Répandre — sa pensée — sans les reprises, sans l’absurde qui la nourrit, la baigne, — sans ses conditions…

Répandre ce que je vois faux, incertain, incomplet — verbal ; ce que je ne supporte qu’à force de retouches, d’astérisques, de parenthèses et de soulignements ; — à force de retouches possibles, de reprises à date non certaine…

Et par un autre côté — répandre mon meilleur…

Ou bien : commençant de parler avec chaleur et lumière — tout à coup, au son réfléchi de ma parole, — en entendre la faiblesse, l’absurdité brusquement accusée — et alors m’interrompre ou… poursuivre. Me mentir ou me rétracter ?…

— Comment peuvent-ils supporter de rester dans leur opinion aussitôt qu’elle sonne, et devient distincte de ce qui crée ?

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Etrange folie de communiquer —

Communiquer sa maladie ! — son opinion — communiquer la vie.

Nos « opinions », nos « convictions » ne sont que nos cruelles nécessités. Notre nature veut que nous pensions quelque chose sur tous les sujets. La constitution politique nous y oblige. Dieu nous contraint de prononcer sur son existence et ses qualités.

Notre nature exigeant que nous répondions à toutes les questions qu’elle nous fait croire qui nous sont posées ; elle veut aussi que nos réponses nous soient chères comme venant de nous. Le contraire serait plus sensé.

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Quoi, se disait peut-être un homme de génie, — je suis donc une curiosité… Et ce qui me paraît si naturel, cette image échappée, cette évidence immédiate, ce mot qui ne m’a rien coûté, cet amusement éphémère de mes yeux intérieurs, de ma secrète oreille, de mes heures, et ces accidents de pensée ou de parole… me font un monstre ? — Étrangeté de mon étrangeté. Ne serais-je qu’un objet rare ? Et donc, sans que rien en moi fût changé, il suffirait que j’eusse cent mille semblables pour que je sois rendu imperceptible… S’il y en avait un million, je serais enfin quelque sot… Ma valeur tomberait au millionième…

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Ce n’est le nouveau ni le génie qui me séduisent, — mais la possession de soi. — Et elle revient à se douer du plus grand nombre de moyens d’expression, pour atteindre et saisir ce Soi et n’en pas laisser perdre les puissances natives, faute d’organes pour les servir.

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Rêve. — J’étais ce que je veux être, et je mourais de gêne.

J’étais ce que je veux être et je mourais de l’être.

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Qui t’a torturé ? Où est enfin cette cause de douleurs et de cris ? Qui t’a mordu si avant, qui pesa sur toi-même confondu à ta chair comme le feu coïncide avec le charbon, qui te tordit et tordit en toi tout l’ordre du monde, toutes idées, le ciel, les actes et les moindres distractions ?

Est-ce un monstre, un dominateur sans pitié, un tout-puissant connaisseur des ressources de l’horreur et de ta géographie nerveuse ?

C’est un petit objet, une petite pierre, une dent gâtée. Il t’a fait chanter tout entier, comme le sifflet ajusté sur le cours de la vapeur.

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Chanson.

Il n’est peine si grande

Qu’un rien ne suspende

Pour un rien de temps…

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Revenir à soi, — c’est revenir au reste. C’est exactement revenir à ce qui n’est pas soi.

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Au moment de la jouissance, de l’entrée in bonis ; à la mort du désir ; et quand s’ouvre la succession de l’idéal, se fait une oscillation, une balance entre le plaisir de mettre la main sur le réel et le déplaisir de trouver ce réel moins réel qu’on ne le faisait et moins délicieux que sa figure.

Je dispose de ce bien, et il est comme je pensais.

Mais il y manque pourtant quelque chose. — Son absence — cette force de se faire imaginer.

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Notre insuffisance d’esprit est précisément le domaine des puissances du hasard, des dieux et du destin.

Si nous avions réponse à tout — j’entends : réponse exacte — ces puissances n’existeraient point.

Mais nos réponses justes sont rarissimes. La plupart sont faibles ou nulles. Nous le sentons si bien que nous nous tournons à la fin contre nos questions. C’est par quoi il faut au contraire commencer. Il faut former en soi une question antérieure à toutes les autres, et qui leur demande à chacune ce qu’elle vaut.

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Pas d’insensibilité aux compliments. Nul n’y échappe, hormis l’homme souffrant.

La plante humaine semble s’épanouir sous les louanges. On voit l’immonde fleur s’ouvrir, et le feuillage frissonner. C’est une chatouille profonde, que certains pratiquent avec légèreté. Elle agit même sur l’homme averti et le dispose bien, si l’opérateur est assez habile et indired.

L’homme averti ressent une révolte d’être manié et d’obéir à cette volupté, comme le corps ferait aux actes lents d’une savante courtisane. Mais cette révolte même est un doux mouvement d’orgueil qui procède du sentiment de mériter toujours louange plus grande que toute louange donnée.

Et par ce mouvement, l’amour de soi ne fait que se transformer en soi-même.

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Conspiration. On voudrait unir entre eux tous ceux pour qui l’on pense, et auxquels nous offrons en nous-mêmes nos meilleures pensées. Une œuvre devrait être le monument d’une telle union.

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La plus grande gloire imaginable est une gloire qui demeurera toujours ignorée de celui qui l’obtient.

Elle est d’être invoqué secrètement, d’être imaginé et placé par un inconnu dans ses pensées les plus mystérieuses pour lui servir de témoin, de juge, de maître, de père et de contrainte sacrée. Voilà cette gloire mystique, et je sais qu’elle existe, pour l’avoir conférée à quelques-uns, dont même les vivants d’entre eux ne le purent soupçonner.

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Les médiocres esprits deviennent toujours plus habiles, ne cessant de parcourir leur médiocre lieu. Mais celui qui d’habile se fait gauche… voilà l’homme.

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Je travaille savamment, longuement, avec des attentes infinies des moments les plus précieux ; avec des choix jamais achevés ; avec mon oreille, avec ma vision, avec ma mémoire, avec mon ardeur, avec ma langueur ; je travaille mon travail, je passe par le désert, par l’abondance, par Sinaï, par Chanaan, par Capoue, je connais le temps au trop, et le temps de l’épuration, pour faire de mon mieux quelque chose dont je sais que ce sera rien, sujet d’ennui, d’oubli, d’incompréhension, et qui me déplaira, me blessera demain, — car je serai demain nécessairement inférieur ou supérieur à celui d’aujourd’hui qui fait de son mieux.

Je vaux par ce qui me manque, car j’ai la science nette et profonde de ce qui me manque ; et comme ce n’est pas peu de chose, cela me fait une grande science.

J’ai essayé de me faire ce qui me manquait.

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J’aime la pensée comme d’autres aiment le nu, qu’ils dessineraient toute leur vie.

Je la regarde ce qu’il y a de plus nu ; comme un être tout vie — c’est-à-dire dont on peut voir la vie des parties et celle du tout.

La vie des parties de l’être vivant déborde la vie de cet être. Mes éléments, même ceux de mon esprit, sont plus antiques que moi. — Mes mots viennent de loin. — Mes idées, de l’infini. Infini des combinaisons de cet ordre.

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Le plus beau serait de penser dans une forme qu’on aurait inventée.

Qu’il est rare de penser à fond sans soupirer.

A l’extrême de toute pensée est un soupir.

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Ce que l’on regrette de la vie, c’est ce qu’elle n’a pas donné — et jamais n’aurait donné. Apaise-toi.

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