Underground T4 : Verity
couv
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À ma maman ch’ti.
J’chte ker de tout mon cœur.
Gros Becs !
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1
Et mon cul, c’est du poulet ?!
Zélie
— Vous êtes virée ! claque froidement mon boss.
Virée ?... Encore !
— Quoi ? Vous ne pouvez pas me virer comme ça…
— Oh que si ! Mademoiselle Lambert, vous êtes une catastrophe ambulante à vous toute seule. Je n’ai jamais eu autant de casse dans mon restaurant depuis que vous travaillez ici ! En seulement un mois, vous m’avez fait perdre dix pour cent de ma clientèle !
Bon, OK, il n’a pas vraiment tort… La première semaine, j’ai cassé une dizaine d’assiettes et verres, puis j’ai renversé la soupe sur l’un des clients. La seconde, j’ai glissé sur le sol, et sans savoir comment, j’avais les jambes en l’air, le cul par terre, avec un plat de spaghettis bolognaise étalé sur tout le corps. Évidemment, toute la salle était hilare. Au moins, je l’ai divertie. La troisième, je me suis trompée dans toutes les commandes et un enfant a eu une réaction allergique. Tout le monde s’est mis à paniquer avant qu’il ne soit secouru par les pompiers.
Toutefois, il faut voir le bon côté des choses. Grâce à moi, ses parents ont découvert qu’il était allergique aux fraises. OK, ils ne l’ont pas perçu de cette façon et j’en ai pris pour mon grade.
Et là, je viens de renverser, pour la énième fois, les trois pauvres malheureuses assiettes que j’avais dans les mains, après avoir félicité une femme pour sa grossesse. Or… elle n’était pas enceinte !
Oh, putain, il a raison. Je suis une catastrophe ambulante. J’ai dix pouces. Seulement, voilà, j’en ai ras le bol de me faire virer. Je suis incapable de garder un boulot plus de six mois et c’en devient vraiment frustrant.
Mon précédent travail : 1 Pet Sitter. Je me trouvais dans le parc à promener trois chiens en laisse quand un gamin a jeté son ballon que j’ai reçu en pleine tête. Sur le coup de la surprise, j’ai lâché les laisses et passé le reste de ma journée à les chercher. Heureusement, je les ai tous retrouvés, mais, deux jours après, et à la fourrière. Forcément, j’ai perdu mon job.
J’ai arrêté mes études après le BAC, car je n’avais pas les finances pour aller plus loin, et surtout parce qu’il fallait que je me trouve rapidement un logement.
Bref, parfois j’ai l’impression d’être une bonne à rien.
Dépitée, je retire mon tablier, le pose sur le comptoir et récupère mes effets personnels dans les vestiaires sous le regard désormais désolé de mes anciens collègues. Aucun d’entre eux ne vient me réconforter. Normal. En un mois, je n’ai pas réussi à me faire accepter ni apprécier en raison de « mes bourdes ».
Je n’ai qu’une amie, la meilleure, Jeanne. Mais qu’est-ce que je raconte ? À mes yeux, elle représente bien plus que ça. Elle est ma sœur, mon âme sœur. Je la trouve incroyable et toujours de bonne humeur. Il y a tellement de choses à dire sur elle que je ne saurais pas par où commencer. Si je devais la définir en seul mot, je dirais : « Formidable. » Je l’adore ! Même lorsque je suis au trente-sixième dessous, elle arrive à me remonter le moral en un claquement de doigts. Quand elle a quelque chose à dire, comme moi, elle n’y va pas par quatre chemins.
La deuxième personne, qui partage ma vie, Damien. Je l’ai rencontré il y a deux ans pendant un concert de rock. Cela n’a pas été le coup de foudre… Comme il me paraissait sympa, charmant, je me suis laissé tenter et il s’est avéré que nous nous sommes tout de suite bien entendus. Il y a huit mois, j’ai rendu mon appartement pour m’installer chez lui. J’ai longuement hésité, puis il m’a convaincue en me disant que l’on apprend vraiment à connaître une personne qu’en vivant avec. Eh bien, je crois que j’aurais préféré ne pas tout savoir sur sa personnalité. J’ai beau l’apprécier, tout un tas de trucs m’énerve profondément chez lui. Il ne remplace pas le rouleau vide des toilettes, il jette ses chaussettes en boule dans la machine à laver, ou encore, il plie ses fringues au carré avant de me rejoindre au lit. Et s’il n’y avait que ça… Plus le temps passe, plus je lui trouve des défauts que je n’aime pas du tout, mais alors vraiment pas. Je me rassure en me disant que dans tous les couples, il y a des divergences. Enfin, je crois. Cependant, ce qui me fruste réellement avec lui, c’est le sexe. Comment dire ?... Oui, voilà, ça ressemble à une recette de mayonnaise. Ça monte, ça monte, tu penses que tu y es, et puis… plouf, ça retombe.
Heureusement, j’ai Rocco ! Avec lui, je suis rarement déçue. Il me remplit aussi bien qu’il m’excite le clitoris en même temps. Le top du top ! Jeanne me l’a offert à la dernière Saint-Valentin quand je lui ai raconté mes petits « soucis » avec mon mec. Elle et moi, nous nous offrons toujours un cadeau, ce jour-là. D’une, parce qu’elle n’a jamais eu de mec officiel, préférant les coups d’un soir, et, de deux, parce qu’à part Damien, moi non plus, je n’ai pas eu l’occasion de fêter ce jour spécial. Enfin, avec Damien est un bien grand mot. Lors de notre première Saint-Valentin, il n’a pas daigné m’offrir quoi que ce soit, et la deuxième, j’ai eu le droit à un bon d’achat chez Kiabi. La grande classe ! Plus romantique, tu meurs.
Au-delà de ça, il est gentil, mignon, assez drôle, a un boulot stable et gagne bien sa vie en tant que courtier en prêts immobiliers. D’ailleurs, je l’entends d’ici : « Comment fais-tu pour ne pas réussir à garder un boulot ? Tu devrais reprendre tes études et… bla-bla-bla… » J’en ai déjà mal au crâne rien que d’y penser.
Comme une âme en peine, je déambule dans les rues de Lille. Je devrais être habituée à me faire virer, malheureusement non. À chaque fois, je me sens encore plus nulle que la précédente. Je suis un cas désespéré.
Je suis presque arrivée chez moi, lorsque je sens mon pied glisser sur le trottoir. N’ayant rien pour me retenir, j’agite les bras désespérément avant de me retrouver les fesses par terre, une odeur immonde me piquant le nez.
— Beurk, grimacé-je à la seconde où je me rends compte que mon cul a atterri sur une crotte de chien.
Pourquoi ? Pourquoi moi ?!
— Argh, râlé-je en me relevant sous les yeux des passants qui se moquent ouvertement de moi.
Sérieusement ?
Non, mais c’est une blague ?! N’y a-t-il pas un minimum de solidarité dans ce fichu monde ? Pas une seule main dans ma direction ou un : « Ça va ? Rien de cassé, Mademoiselle ? »
— Pfff…
Malgré la fraîcheur de ce mois de mars, je retire mon blouson ainsi que mon gilet pour nouer ce dernier autour de ma taille, honteuse et gênée de la situation. Le pire : cette odeur sur moi. Je remets à la hâte mon blouson et me presse pour rentrer chez moi le plus vite possible. Je n’ai qu’une envie : filer dans un bon bain chaud moussant.
Au moment où je pousse la porte de l’appartement, je me fige d’un coup.
— Qu… Qu’est-ce que…
J’essaye de garder mon calme en inspirant profondément, néanmoins mon cœur se met à tambouriner dangereusement dans ma poitrine en entendant de bruyants cris de plaisir provenir du salon. Je m’avance à pas de loup, la peur au ventre, car, malheureusement, j’ai compris ce qui se passait ici, à la minute où j’ai franchi l’entrée. Franchement, je ne sais pas si j’ai vraiment envie de mettre des visages sur ces gémissements. Après avoir longé le couloir, je ferme les yeux en arrivant dans le salon, tremblant de tous mes membres, puis je les ouvre à nouveau.
Devant moi, le pantalon baissé sur ses chevilles, Damien est en train de culbuter une… une sale greluche sur le dossier de notre canapé.
Mes mâchoires se contractent, mes poings se serrent, mes poils se hérissent, mes paupières s’embrument, et je frémis de tout mon être devant ce spectacle d’ignoble tromperie.
— Oh, ouiii…
Si elle croit qu’elle va avoir le droit à une super mayonnaise, elle se fourre un doigt dans l’œil.
Gagnée par la rage, je lance, furieuse :
— J’espère que je ne vous dérange pas ?
Leurs corps se raidissent tandis que seules leurs têtes se tournent dans ma direction. D’un coup, il se retire et baisse les yeux sur son préservatif en râlant, puis tire dessus pour l’enlever.
— Tu ne devais pas travailler ce soir ? balbutie-t-il.
— Oh, désolée d’interrompre ton plan cul, pesté-je en mettant mes poings sur mes hanches.
Il renfile son pantalon à la va-vite pendant que sa pouffiasse redescend sa robe sur ses cuisses.
Elle me dit quelque chose…
Une grande brune maigrelette avec d’énormes obus, les sourcils bien trop épilés à mon goût, de faux cils, une bouche épaisse et une manucure parfaite. Je suis sûre de l’avoir déjà vue quelque part, mais où ? Elle me regarde en plissant les yeux et je devine qu’elle a compris mon interrogation.
— Je suis Aline Gerard, la patronne de Damien.
Sa patronne…
Mais oui ! Je me souviens d’elle. Je l’ai aperçue lors de la fête de Noël de leur boîte. Je me rappelle qu’elle portait une grande robe rouge de haute couture avec des escarpins pailletés. Elle avait une allure hautaine et détestable.
— Quoi ? Tu voulais obtenir une promotion canapé ? lâché-je dans un rire sans joie en reportant mon attention sur cet enfoiré qui partage ma vie depuis deux ans.
— Non, écoute, ce n’est pas ce que tu crois !
Naaannn… Il n’a pas osé ?! Il n’a pas osé me sortir cette phrase bateau qui ne veut absolument rien dire. Dites-moi que je suis en train d’halluciner.
En plus de me tromper avec une bimbo siliconée, il me prend pour une demeurée.
— Ce n’est pas ce que je crois, non, c’est ce que je vois, connard ! bramé-je en le fusillant d’un regard noir.
J’essaye de me contenir pour ne pas lui sauter à la gorge. Seulement, cela s’avère extrêmement difficile, face à son air d’abruti, pris la main dans le sac… ou devrais-je dire, au fond de cette greluche qui me nargue avec un petit sourire satisfait en coin.
Je commence par lequel des deux ? J’arrache d’abord les yeux de cet éjaculateur précoce ou de cette garce ?
— Depuis combien de temps ça dure ? Depuis combien de temps tu me trompes ?
Il avance vers moi en essayant de m’attraper le bras. Cependant, je recule d’un pas vif et heurte le mur, me faisant très mal. Je ne montre rien et hurle :
— Ne me touche pas ! Je te l’interdis, tu m’entends ?!
— Bon, eh bien, moi, je vais y aller… Appelle-moi quand tu seras dispo’, minaude la garce auprès de Damien qui ne bronche pas.
Elle plaisante ?! Je vais m’la faire.
Elle passe devant moi avec une moue moqueuse et me lance :
— Déstresse… Il s’agit que de sexe. Ça n’a pas d’importance.
Pas d’importance ? Elle se fout de moi !
Bien sûr que ç’a de l’importance. C’en a pour moi, en tout cas. Comment peut-elle me dire ça comme ça, alors qu’elle vient de se faire baiser par mon mec ? N’a-t-elle donc aucun respect pour elle-même ?
Elle s’arrête et grimace en me reniflant.
— Mais… C’est quoi cette odeur infâme ? Je comprends mieux pourquoi tu es cocue, ma chérie. Tu pues toujours autant ?
OK, je craque !
Je relève fièrement le menton avec un sourire sournois, puis, ni vue ni connue, j’avance mon pied vers le sien. Là, elle s’écroule de tout son long dans un petit cri aigu. Damien se jette sur elle, affolé.
— Aline…
— Oups ! fais-je en mettant ma main sur ma bouche, faussement confuse. Bon sang, que je peux être maladroite, parfois.
— Elle m’a pété le nez, geint la garce, à mes pieds.
Damien l’aide à se relever et du sang s’écoule de ses narines. Dommage. Je pense que c’était la seule chose que la garce n’avait pas refaite.
— Contacte vite ton chirurgien, rigolé-je amèrement.
Oui, amèrement, parce que finalement, même si je prends mon pied en ce moment à regarder son nez déboîté, ma fierté en a pris un sacré coup. Pourtant, j’ai l’habitude d’être au centre de l’attention avec mes dix pouces et mes deux pieds gauches.
— Tu ne perds rien pour attendre, pétasse ! me menace-t-elle en me pointant du doigt.
Non, mais, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, là.
Je ne perds rien pour attendre ?! Alors qu’elle se tape mon mec derrière mon dos… J’aurai tout entendu. Et cet abruti qui se soucie plus d’elle que de moi, j’ai une folle envie de l’égorger. En fait, non, j’ai plutôt envie de lui arracher ses parties génitales et de mettre le tout dans mon mixeur.
— Je t’appelle, d’accord ?! On se verra demain au boulot. Je suis sincèrement désolé, ma chérie.
Ma chérie ?! Je vais le trucider !
Comment ose-t-il l’appeler « Ma chérie » ? Et devant moi qui plus est. Je ne sais pas si je suis triste, amère, furieuse ou totalement anéantie. Je crois que je suis en train de vivre la pire journée de ma vie.
D’abord, je perds encore mon job. Cela étant, je m’étale comme une crêpe sur le trottoir en réalisant que j’ai atterri sur une crotte de chien. Ensuite, je découvre mon mec en train de baiser une autre femme. En plus, cette garce ose me narguer. Oui, je confirme, c’est la pire journée de mon existence.
Blessée dans mon amour-propre, je me précipite dans la chambre, ouvre l’armoire ainsi que la commode, et balance toutes mes fringues sur le lit, puis attrape ma valise. Je dois vite sortir d’ici avant de commettre un meurtre et en prendre pour quinze ans. Quoique... je pourrais plaider la folie passagère et le crime passionnel.
Pas mal comme idée.
Il faut que je réfléchisse un peu. OK, j’ai le choix entre le tuer d’une balle dans la tête, mais ça ne constituerait plus un crime passionnel et… je n’ai pas de flingue. Lui enfoncer un couteau dans le cœur ? Ouais, non, je n’aurais sans doute pas le cran de faire ça, et, en plus, ça mettrait du sang partout. Oh, j’ai trouvé ! Je pourrais l’empoisonner à petit feu.
Argh, je le hais !
Je veux qu’il sorte de ma vie à tout jamais. Je le déteste. Il m’a trompée. Je ne peux pas le lui pardonner. En plus, il n’a pas l’air d’avoir de remords et c’est pire que tout.
Il me rejoint dans la chambre d’un air penaud. Ça m’énerve encore plus.
— Ce n’est vraiment pas ce que tu crois.
S’il continue à me sortir cette phrase sans queue ni tête, je vais vraiment l’écharper. Il faut que je me barre d’ici au plus vite.
— Zélie, ma puce… Comme Aline te l’a dit, ce n’est que du sexe sans importance.
Finalement, je vais opter pour une balle entre ses deux yeux et en prendre pour quinze ans.
— Du sexe sans importance, grincé-je. Tu te fous de moi, j’espère ?! Damien, tu m’as trompée. En plus, tu as eu le culot de l’appeler « Ma chérie » sans te soucier de moi. Hors de question que je te pardonne.
— Mais…
Je me retourne vivement vers lui, rageuse.
— Combien de fois m’as-tu trompée ? Je veux savoir ! Il y en a eu d’autres avant elle ? Et combien de fois as-tu couché avec cette garce ?
— Ne l’insulte pas… Elle…
— Elle, quoi ? insisté-je.
— Elle n’est pas frigide comme… toi !
Oh, il a osé, l’enfoiré !
Je sors de mes gonds et lui balance :
— Je ne suis pas FRIGIDE ! Excuse-moi s’il me faut plus qu’une ou deux léchouilles dans le cou et trois coups de reins pour me faire grimper aux rideaux.
— Aline ne s’en plaint pas, rétorque-t-il.
— Alors, retourne la baiser et oublie-moi, connard ! m’offusqué-je de sa remarque.
Je ne sais pas si je suis en colère, si je me sens offensée ou tout simplement triste. Sans doute, les trois à la fois. Je n’arrive pas à croire qu’il se dédouane de son acte en me lançant que je suis frigide. En tout cas, Rocco ne m’a jamais laissée sur ma faim et m’excite dès que je le mets sur On.
Il s’approche de moi en baissant la tête et tente de me prendre la main quand, soudain, il arrête son geste. Il grimace en se redressant.
— Tu… C’est quoi cette odeur ?
L’odeur d’une journée de merde !
Je ne compte pas lui répondre, mais me tirer le plus rapidement possible, très loin de lui. Hors de question que je reste ici une minute de plus.
Je le bouscule et pars dans la salle de bains rassembler tout mon nécessaire de toilette aussi vite que je le peux, sans oublier Rocco, puis retourne dans la chambre. Je fourre le tout dans mon bagage et le ferme en lançant un regard noir à Damien.
— Tu ne peux pas partir comme ça… Zélie, écoute-moi, s’il te plaît.
— Oh, que si ! Ciao ! Basta ! 2 Tu figlio di un !
Oui, je sais, quand je suis très énervée, j’ai tendance à balancer des jurons en italien. J’ai toujours été très douée pour les langues. Je sais parler anglais, italien, allemand et espagnol.
— Tu ne peux pas partir comme ça ! réplique-t-il.
— C’EST FINI !
— OK, alors je veux que tu me le dises de ta bouche.
Il est con ou quoi ?!
— Tu crois que je te l’ai dit par quel trou ? beuglé-je, hors de moi.
— Tu ne peux pas me quitter à cause de quelques parties de jambes en l’air, m’attrape-t-il le bras.
Je le scrute en serrant les mâchoires pour ne pas lui déverser toute la haine qu’il m’inspire à ce moment précis.
— C’est juste de la baise sans importance, répète-t-il d’un air détaché.
Je vais le tuer !
— Toi, 3 j’chte ker.
Mon cœur fait une embardée à ses paroles et je lâche un rire cynique.
— Retire ta main, haché-je lentement mes mots. Ne m’appelle plus, oublie-moi parce qu’il n’y a plus de toi et moi. Je ne veux plus jamais te
revoir… Jamais ! 4 Va t’faire lanlaire !
Je retire brusquement mon bras, rejoins l’entrée sans écouter ses excuses pour me retenir et claque la porte avec hargne.
Ça, c’est fait !
Je n’en reviens pas qu’il ait osé me dire qu’il m’aimait après ce qu’il a fait.
Toi, j’chte ker… Et mon cul, c’est du poulet ?!
1. Pet Sitter : garde les animaux des clients à leur domicile pendant
leur absence ou directement chez lui. Son travail consiste à nourrir, promener, soigner et donner de l’affection aux animaux (chiens, chats,
rongeurs, etc…).↩
2. Tu figlio di un : espèce d’enfoiré. ↩
3. J’chte ker : je t’aime.↩
4. Va t’faire lanlaire : va te faire voir.↩
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