Underground T4 : Verity
Chapitre 003
3
Une nuit et basta !
Zélie
J’inspire un bon coup et prends mon courage à deux mains.
— Tu… tu as quelqu’un ? Non, parce que je me dis que si tu es tout
ceu’1 et que je te plais, tu pourrais être mon Rocco pour la nuit.
Il recrache la gorgée qu’il venait d’avaler et se met à toussoter en se tapant la poitrine.
— Je ne savais pas que les Françaises étaient si directes, se frotte-t-il le front. Mais, OK.
OK ?!
Ni une ni deux, il me prend la main et nous entraîne sans un mot dans l’ascenseur. Il appuie sur le bouton du troisième étage, puis dès que les portes se referment, je me retrouve le dos entre la cloison froide, et lui, qui, à l’inverse, est chaud comme la braise. Il prend mon visage dans ses mains et frôle mes lèvres des siennes. D’un coup, la tension entre nous devient brûlante. Tandis que son parfum alerte mes sens, mon cœur, lui, bat la chamade. Avec empressement, sa bouche vient se coller à la mienne. Il presse la bosse de son pantalon contre mon ventre, je frémis. Sa langue se fraie un passage entre mes lèvres et vient s’enrouler délicatement autour de la mienne dans une danse sensuelle. Son baiser, d’abord tendre, devient rapidement bien plus érotique, sauvage. La température de mon corps augmente d’un coup. Je sens une goutte de sueur longer ma colonne vertébrale, ainsi que mes tempes transpirer lorsqu’il soulève l’une de mes cuisses pour presser un peu plus son érection contre mon entrejambe humide.
Bon sang, ce mec m’enflamme. Je n’ai jamais autant mouillé de ma vie bien que j’aie toujours mes fringues, et cela ne vient que de commencer.
— Tu sens l’effet que tu me fais, ma jolie ? murmure-t-il à mon oreille.
Oh, que oui !
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent, nous rappelant où nous sommes, mais surtout dans quelle position outrageuse nous nous trouvons. Il me relâche bien trop vite à mon goût, me laissant pantoise. Néanmoins, il me prend la main à la fois avec douceur et autorité, puis nous longeons le couloir. Il s’arrête devant sa chambre où il passe le badge pour l’ouvrir. Je ne suis soudain plus du tout sûre de ce que je m’apprête à faire. Après tout, je ne connais rien de lui à part son prénom. Ça pourrait être un tueur en série, un acteur de films pornos ou avoir des boutons sur tout le corps… Et s’il était réellement un tueur en série ? Il pourrait vouloir me violer… N’importe quoi ! Je lui ai proposé que nous couchions ensemble, et vu comment je mouille, nous sommes loin d’un futur viol potentiel.
— Arrête de réfléchir pour redevenir la nana sûre d’elle qui m’a proposé un plan cul super excitant, me sort-il de mes pensées lugubres, tandis qu’il m’embrasse le cou et que ses mains se promènent partout sur mon corps.
C’est juste un beau gosse, alors laisse-toi aller.
Je l’ai voulu à la seconde où j’ai croisé son regard ; en plus, il m’a tout de suite inspiré confiance. Je n’ai aucune excuse pour hésiter.
Je fais taire ma voix de la raison en attrapant les pans de son pull pour le lui retirer. Il m’aide dans ma tâche, enlève par la même occasion son tee-shirt blanc et je prends le temps d’admirer son corps d’athlète.
— Putain, soufflé-je, totalement ébahie.
Il ressemble à un surfeur taillé en V. Les épaules larges, les bras musclés, des pectoraux ainsi que des abdominaux absolument divins. Et surtout, pas un seul bouton à l’horizon. Ce mec est parfait.
La vache !
— J’ai l’impression que ce que tu mates te plaît, s’amuse-t-il.
— Ouais, confirmé-je, absorbée par le paysage.
— À mon tour ! lance-t-il d’un air arrogant.
— Hein ?!
— Retire ta robe… lentement.
Mes yeux reviennent vers les siens dans lesquels je remarque une lueur brillante et impatiente, sans doute celle de me découvrir nue. Mes cuisses se referment, mon pouls accélère entre peur et excitation. Peur de coucher avec un inconnu ; l’excitation, justement de l’inconnu.
J’inspire profondément et baisse la fermeture Éclair du dos de ma robe, puis je descends les bretelles pour enfin glisser mon tissu le long de mon corps, d’une façon sensuelle. Il passe sa langue entre ses lèvres, je mordille les miennes en sentant tout plein de papillons danser dans mon bas-ventre. Mes membres tremblent, ma bouche s’assèche, mes mains deviennent moites, mon cœur est sur le point d’exploser.
Nue devant lui, enfin en dessous et porte-jarretelles, je déglutis en attendant sa réaction qui ne se fait pas attendre.
— T’es magnifique…
D’un coup, il se jette sur moi, puis attrape mon cul pour me soulever. J’enroule mes jambes autour de ses hanches en m’accrochant à ses larges épaules. Il me dépose sur le lit et admire mon corps avec un sourire à tomber à la renverse.
— Je vais te faire jouir comme jamais tu as joui de toute ta vie, ma jolie. Et toute la nuit, m’assure-t-il, sûr de lui.
Sans me laisser le temps de répondre, il retire mon string, sa bouche envahit mon intimité. Sa langue lèche ma fente humide et je lâche un :
— Ohhh…
Il éclate de rire, toutefois, il ne s’arrête pas pour autant. Il écarte un peu plus mes cuisses de ses mains fermes. Sa langue savoure tout mon intérieur et ses doigts s’enfoncent en moi avec une facilité déconcertante, puis il tourne mon bouton de chair gonflé avec son pouce. Je perds complètement pied.
— Declan… Ohhh… Brun !
— Vas-y, jouis ! Parce qu’après, je vais violemment venir en toi, dit-il d’une voix suave qui me rend folle de désir.
Mes papillons explosent dans mon ventre. Je laisse échapper un cri si puissant que je suis certaine que toute la ville m’a entendue. Mes jambes tremblent, mon cœur frôle la crise cardiaque et je sens mon entrejambe trempé.
— J’adore ton son, ma jolie.
Encore tremblante, j’essaye de reprendre une respiration normale, tant bien que mal.
— 2 J’ai pu d’haleine, réponds-je d’une voix saccadée.
Il retire son pantalon ainsi que son boxer, ouvre le tiroir de la commode pour prendre une protection, mais avant qu’il ne la déchire, je la lui pique en le poussant pour qu’il se mette sur le dos. Au lit, je suis loin d’être une étoile de mer et compte bien, moi aussi, profiter de lui. Je lui grimpe dessus avec assurance alors que Declan arque un sourcil.
— C’était mon idée. À mon tour 3 d’juer, annoncé-je d’une voix sensuelle en posant la capote à côté de nous.
— Je suis tout à toi, ma jolie, met-il ses mains derrière la tête avec un sourire amusé.
J’attrape sa verge d’une main, tout en me passant la langue entre les lèvres pour le provoquer, sans quitter son regard gris-vert qui me fascine. Mes va-et-vient avec ma main, d’abord lents, sont maintenant plus rapides ; la respiration de Declan accélère. Je glisse sur ses cuisses, puis me penche. Je donne un coup de langue sur son gland pour goûter son liquide préséminal avant de lécher son membre long et épais, sur toute sa longueur, tout en massant ses bourses. Il émet un grognement, ce qui m’incite à continuer. Je m’enfonce le plus loin que je le peux en le savourant. Je gémis. Il empoigne mes cheveux en râlant de plaisir alors que je resserre un peu plus mes lèvres autour de sa queue, de plus en plus dure.
— J’vais tout lâcher ! me prévient-il.
— Hmm…
Je continue de le sucer en accélérant la cadence quand plusieurs jets envahissent ma bouche, puis ma gorge. Je les avale jusqu’à la dernière goutte en remarquant qu’il ferme fortement les yeux en s’accrochant à mes cheveux d’une poigne autoritaire. Impatiente, je n’attends pas qu’il débande et déchire l’emballage. Je déroule le préservatif sur son membre encore raide, puis m’enfonce d’un coup sur lui qui attrape mes hanches.
— Troisième manche ! 4 Ch’uis à l’presse.
J’ondule en gémissant, les mains posées sur ses pectoraux solides comme de la roche et bascule la tête en arrière. Je monte, descends, monte, descends. Je suis à deux doigts de jouir encore au moment où il vient titiller mon clitoris. Il me relâche et se redresse pour lécher mes bouts roses, hautement sensibles. Il les suçote, les tire, souffle dessus. Je frémis à ce doux supplice.
À vingt-quatre ans, j’ai couché avec cinq hommes et aucun ne m’avait jamais procuré autant de plaisir ni même pris le temps de me satisfaire. Avec lui, j’ai l’impression de découvrir mon corps, ainsi que toutes les sensations sensationnelles que peut provoquer le sexe.
Je suis soudain prise de soubresauts et enroule mes bras autour de sa nuque, puis me laisse emporter par l’orgasme qui fait trembler tout mon corps. Je crie comme cela ne m’était jamais arrivé avec aucun autre avant lui.
D’un coup, il nous bascule. Je me retrouve haletante, sous ses muscles bandés à la perfection.
— Declan…
— Quatrième manche, cowgirl ! Je t’ai dit que je te ferai jouir toute la nuit et je tiens toujours mes promesses.
Waouh ! Ce mec se dope ou quoi pour avoir autant d’énergie ?
D’une lenteur, d’une incroyable douceur, il s’enfonce en moi, les yeux ancrés dans les miens. Mon ventre rempli, je lâche un long gémissement, tant c’est divin. Il se retire avant de me pénétrer à nouveau, mais cette fois, violemment. Tandis qu’il commence à me pilonner sauvagement, je plante mes talons dans ses fesses, m’accroche à ses épaules et lui griffe le dos.
— Putain, tu me tues, grogne-t-il à mon oreille en me pénétrant plus loin, plus profondément.
Je suis au bord de l’extase. Mes membres tremblent et mon cœur bat si vite que je crains qu’il ne s’arrête à tout instant. Si j’y réfléchis bien, ce serait une belle mort. Sur ma tombe, il y aurait écrit : « Ici git Zélie Lambert, décédée après un énième orgasme. » Ça claquerait !
***
J’ouvre péniblement un œil en sentant mon corps tout courbaturé, et ma nuit me revient d’elle-même en mémoire, avant de me rappeler pourquoi j’ai fini dans les bras d’un inconnu sexy : Damien et sa pétasse de patronne. Sans oublier cette phrase qui m’est toujours sortie par les yeux : « Ce n’est pas ce que tu crois ! » Le prochain qui me dit ça, je l’égorge.
Heureusement, ma soirée a été au-delà de mes espérances. Je pensais juste m’envoyer en l’air avec le premier venu, néanmoins je ne m’attendais pas à tomber sur un dieu grec, comme Declan, qui a su combler toutes mes attentes sexuelles. La plus belle nuit de ma vie. Ce mec… Waouh ! Je crois qu’il n’y a pas assez de mots dans le dictionnaire érotique, s’il en existe un, pour le qualifier. Il ne m’a pas fait monter au septième ciel, mais plutôt au quinzième. Je n’ai pas le souvenir d’avoir autant joui de ma vie dans les bras d’un homme.
C’était sensuel, doux, tendre, sauvage, érotique, bestial… Oui, tout ça, en même temps. Cette partie de baise mélangée à faire l’amour, ben, je ne suis pas certaine de l’oublier un jour.
Je tourne la tête et rencontre l’objet de mes courbatures qui dort paisiblement sur le ventre.
Bon sang, ce gars est trop sexy, trop hot, trop… Trop !
Et moi, il faut que je me barre de sa chambre, fissa. Hors de question que je sois encore là au moment où il se réveillera. Je ne veux surtout pas me sentir gênée et me demander ce que je dois lui dire, même si j’ai toujours un truc à rétorquer.
Je m’extrais du lit et récupère mes fringues que j’enfile rapidement, puis sors de sa chambre avec le regret que je ne reverrai jamais ce dieu grec. Toutefois, c’est mieux comme ça. Après l’échec de Damien, je ne veux plus d’attaches, plus de sentiments, plus rien, juste du sexe. Je ne cherchais rien d’autre hier soir, j’ai eu ce que je voulais. Une nuit et basta !
1. Tout ceu’ : célibataire.↩
2. J’ai pu d’haleine : je suis essoufflée.↩
3. D’juer : de jouer.↩
4. Ch’uis à l’presse : je suis pressé.↩
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