Black riders, Tome 2 - Girl Crush

C.j. Ronnie · Chapitre 23 sur 76

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Black riders, Tome 2 - Girl Crush

23 - Brandon

23

 

Brandon

 

— T’en penses quoi ?

Je repose le paquet de dents de vampire sur l’étagère et reporte mon attention sur Beverly. Tout en moi fait des cabrioles. Des images interdites aux moins de dix-huit ans défilent dans ma tête. Cette fille n’a vraiment aucune inhibition. Elle est quasi à poil au milieu d’un magasin et s’en fout royalement. Je refrène mes pulsions d’homme des cavernes qui me pousseraient à l’enrouler dans un plaid pour la cacher et je profite du tableau qui s’offre à moi. Il ne m’a fallu qu’une fraction de seconde pour me faire une opinion. Son costume est du plus mauvais goût, cependant, pour mon plus grand plaisir, il ne cache presque rien de son corps.

— J’en dis que si tu te décides à faire le tapin, tu peux gagner gros en quelques heures.

Elle se tourne de trois quarts et, avec une moue, me demande :

— C’est la queue de lapin, c’est ça ?

— La queue de lapin ou la jupe qui ne cache rien du tout, ajouté-je, tout en pointant de l’index le bout de tissu qui lui recouvre à peine les fesses.

— Elle n’est pas si courte, ajoute-t-elle avec mauvaise foi.

Pas si courte ? On ne doit pas avoir la même conception de la longueur… Sa jupe est quasi inexistante.

— Bev, elle est si minuscule que je peux dire de quelle couleur est ta culotte.

Nous sommes en plein milieu d’une allée, un homme derrière moi me demande de me décaler pour lui laisser le passage. J’effectue un pas sur le côté et observe la réaction du type quand Beverly entre dans son champ de vision. Ça ne loupe pas, sans aucune discrétion, il la reluque autant qu’il le peut. J’adresse un regard entendu à Beverly pour lui montrer que je ne suis pas le seul à trouver sa tenue des plus alléchantes.

J’ai ma petite idée sur ce qu’elle cherche à faire avec ce déguisement et décide d’entrer dans son jeu, histoire de renverser la vapeur à mon avantage. Comme elle fait semblant de ne pas croire à mes propos, j’avance dans sa direction lentement, jusqu’à ce que nos corps se frôlent. Sans la toucher, je me penche vers son oreille et en profite au passage pour inspirer son parfum. Je note avec satisfaction que sa peau se couvre de frissons et que sa respiration s’accélère légèrement.

— Elle est turquoise, murmuré-je avec un sourire.

À mes paroles, son corps tressaille. Satisfait de son émoi, je recule d’un pas, tout en continuant à la fixer. Elle s’éclaircit la gorge et réplique d’une voix peu assurée :

— De toute façon ce déguisement était nul.

Je pourrais jurer qu’elle utilise ce prétexte de costume pour m’attirer à nouveau dans ses filets.

— Rappelle-moi, pourquoi tu en cherches un ?

— J’ai toujours aimé me déguiser, pas toi ?

— Pas vraiment. Tu sais que ce costume est complètement cliché ?

— Bien sûr.

Depuis l’autre soir, notre relation est ambiguë. J’ai retrouvé la complicité que nous avions à l’hôpital et ça me plaît. Nous passons à nouveau beaucoup de temps ensemble. Ma volonté à maintenir la frontière entre elle et moi se désagrège à son contact. Il faut que je crève dans l’œuf tout espoir avant de succomber.

— Tu es certaine que tu n’essaies pas de m’allumer ?

— Pourquoi ferais-je un truc pareil ? On a dit qu’on restait amis. Tu sais, Brandon, ce n’est pas parce qu’on a couché ensemble une fois que je vais te courir après. Cette nuit a été sympa, mais pour moi c’est de l’histoire ancienne. Tu n’es pas non plus un souvenir impérissable.

Cette fille maîtrise l’art des coups bas.

Elle a de la chance que je cherche à maintenir une distance entre elle et moi, parce qu’elle vient de me balancer un défi de taille. Si je ne cherchais pas à fuir toute relation avec elle, je l’aurais conduite immédiatement dans la cabine d’essayage pour lui prouver qu’un moment avec moi laisse bien au contraire un souvenir impérissable et j’aurais fait en sorte qu’elle s’en souvienne jusqu’à la fin de ses jours.

Je décide de jouer au plus fin avec elle et ne réponds pas à sa provocation.

— Parfait, dans ce cas, si j’amène une nana à l’appart pour y passer la nuit, tu n’y verras pas d’inconvénient ?

Beverly me considère un long moment puis ajoute d’une voix mielleuse :

— Évidemment ! Tout comme toi tu n’en verras aucun le jour où j’amènerai un mec dans ma chambre ?

Elle ne me laisse pas le temps de répondre et se dirige vers la cabine d’essayage pour se changer.

Putain, bien sûr que j’y verrai un inconvénient, et un de taille. Je serre les dents. Ce jour-là n’a pas intérêt à arriver. Le type n’aura même pas le temps d’approcher de sa chambre qu’il se retrouvera le cul sur le trottoir sans comprendre comment il y aura atterri.

Je la suis tout en lorgnant la queue de lapin qui se trémousse au rythme du balancement de ses hanches. Beverly s’engouffre dans la cabine sans se préoccuper de ma présence. De l’autre côté du rideau, j’ajoute pour enfoncer le clou :

— Je suis bien content que nous ayons eu cette conversation. Les cours vont recommencer et je préférais éclaircir la situation.

— Eh bien maintenant que tu sais ce qu’il en est, tu n’as plus besoin de t’inquiéter.

— Toi non plus, précisé-je.

Beverly finit par sortir de la cabine, le déguisement posé sur son avant-bras.

— La séance d’essayage est finie ?

— Ouais, j’en ai marre. Et puis on est là pour Logan.

— Ravi de te l’entendre dire, je commençais à en avoir ma claque de te voir essayer des trucs tous plus pourris les uns que les autres.

Nous filons dans une allée où se trouvent toutes sortes de vaisselles pour les anniversaires. Il y a en a pour tous les goûts, mais les fabricants manquent cruellement d’originalité pour ce qui concerne les filles. Il n’y a que du rose, décliné en de nombreuses nuances. C’est dingue comment la société les conditionne dès leur enfance.

Alors que je bloque avec consternation sur tout cet étalage de rose, Beverly reprend le fil de notre conversation d’origine :

— Tu n’as vraiment jamais eu de déguisement ? Même lorsque tu étais enfant ?

— Hayley n’a jamais eu de déguisement, sa mère n’a jamais voulu lui en acheter, alors je ne me déguisais pas car je ne voulais pas la rendre malheureuse.

— Mais tu aurais aimé le faire ?

— C’est pas trop mon truc, ça donne un air complètement ridicule.

— C’est le but.

— Eh bien, dis-toi que je n’en vois pas l’intérêt.

Je préfère changer de sujet et lui demande à la place :

— Il y a un truc que je ne comprends pas. Pourquoi, dès qu’il est question de déco d’anniversaire, celle des filles est rose ? Regarde ! À croire que vous n’aimez que cette couleur.

— Je sais, c’est débile. J’ai fait vivre un enfer à ma mère quand j’étais gosse, pour les fêtes. Je refusais toutes ces conneries de fées, princesses et licornes.

— Tu prenais quoi à la place ? lui demandé-je, curieux.

— Ma mère a bataillé et on a fini par trouver un compromis. Chaque année, on prenait la même vaisselle, celle du dessin animé Sinbad : La Légende des sept mers.

— Je suis pas sûr de l’avoir vu…

— Je ne suis pas étonnée, il est connu sans réellement l’être.

— Pourquoi celui-là et pas un autre?

— L’héroïne est une forte tête, elle marchande avec des malfrats, tient tête à des pirates. En bref, on ne la lui raconte pas. Il y a tout de même une histoire d’amour, d’où le compromis avec ma mère, mais c’est elle qui met le mec à genoux.

Je ne sais pas si elle en a conscience, mais déjà gamine elle était la copie conforme de son père.

— T’étais déjà une forte tête à cette époque.

— Et je me suis radoucie.

— J’ai du mal à te croire.

— Pour en revenir à cette histoire de déguisement. Tu es vraiment sûr de ne pas aimer ?

Je lève les yeux au ciel.

— Pourquoi tu ne me lâches pas avec ce truc ? Je trouve ça débile, c’est tout.

— Pas même une perruque ? insiste-t-elle.

— Pas de perruque, de lunettes pailletées, ni de t-shirt recouvert d’hémoglobine.

— C’est triste.

Je l’oblige à me faire face et place mes deux paumes sur chacune de ses épaules.

— Regarde-moi bien, est-ce que j’ai l’air de quelqu’un qui se sent frustré de ne pas s’être déguisé ?

Loin d’être déstabilisée, elle poursuit sur son idée.

— En fait, plus je te découvre et plus je trouve que tu es trop sérieux.

— Ce n’est pas parce que je n’aime pas l’idée de me déguiser que je suis un type sérieux, rétorqué-je en la relâchant.

— Jusqu’à présent tu ne m’as pas montré ton côté clown de service.

— Tu risques d’attendre pas mal car ce côté n’existe pas chez moi.

— Qui es-tu réellement ?

Je hausse les épaules à sa question.

— Un mec lambda, je dirais.

— Je pense que tu es plus que ça.

— Non, ma belle. La plupart du temps les gens se font de fausses idées sur mon compte. Je suis un mec tranquille. J’aime faire la fête, je suis sociable la plupart du temps, mais je ne suis pas le genre de type à se taper l’affiche partout.

— Alors pourquoi tout le monde a cette image de toi ?

— Parce que je n’ai jamais cherché à les détromper…

— Pourquoi ?

— Ça permet d’éviter les questions.

— Je ne comprends pas.

Je soupire. Inconsciemment ou non, elle me conduit tout droit vers des sujets que je n’aime pas aborder. La connaissant, elle n’abandonnera pas tant qu’elle n’obtiendra pas de réponses. Avec Beverly, j’ai appris à choisir mes combats, je lui laisse cette manche.

— La majorité des gens ne cherche pas à te connaître réellement et encore moins quand tu t’affiches joyeux. Tout le monde s’arrête à l’image que tu souhaites renvoyer.

Beverly reste silencieuse, au froncement de ses sourcils, je déduis qu’elle est en train de cogiter à mes paroles.

— Hayley. Tu faisais ça pour elle, je me trompe ?

Je savais qu’elle devinerait du premier coup.

— En quelque sorte, je ne voulais pas m’attacher aux personnes que je rencontrais de peur de trop souffrir si nos chemins venaient à se séparer.

— Tu n’as jamais été tenté de poser tes valises quelque part pour quelqu’un ?

Derrière son regard curieux, je perçois une certaine fragilité qui éveille mon instinct protecteur, je ne cherche pas à retenir mon geste et lui effleure la joue du bout des doigts.

— Si, une fois, j’admets avec un sourire contraint.

— Pourquoi tu ne l’as pas fait ?

— Mauvais timing, on va dire.

— Tu penses que le timing pourra un jour s’aligner à nouveau avec cette personne ?

— Je l’espère sincèrement, lui dis-je en laissant ma main retomber.

Quelqu’un me bouscule dans l’allée, interrompant notre échange. Je me ressaisis et attrape deux sachets de ballons sur l’étagère à côté de moi. Je les agite devant Beverly.

— T’en penses quoi ? Captain America ou Spiderman ?

— Il était branché Captain America, l’année dernière.

— Alors va pour Captain America, le défenseur du monde libre !

— T’as l’air de t’y connaître.

— J’adore les Marvel. Il faut trouver le bouclier de Steve Rogers à Logan.

— Un bouclier ?

Je bloque dans l’allée du magasin, Beverly, qui est derrière moi, me rentre dedans, je me tourne vers elle et lui demande lentement :

— Tu ne connais pas Captain America ?

— Euh… Non. Je ne suis pas branchée Marvel, pour tout te dire.

— Oh, oh ! Ma jolie, tu viens de me lancer un défi.

Je lui enlace les épaules et lui chuchote :

— Tu m’as fait souffrir sur mon lit d’hôpital avec ton Walking Dead, à mon tour de te faire souffrir avec mes films.

— T’as pas vraiment souffert, la plupart du temps, tu étais dans les vapes à cause des médicaments.

— Tss, tss… Pas de fausse excuse. Ton éducation va commencer très prochainement. Pour en revenir à Captain America, oui, il a un bouclier quasi indestructible composé d’un alliage d’acier et de vibranium.

— Du vi… quoi ?

— Du vibranium.

*

* *

Qu’est-ce qu’il fout, bon sang ?

On avait dit quinze heures, il est quinze passé de quinze minutes et Luke le dealer n’est toujours pas là pour me filer mon cours de soutien.

Merde, ces cours sont importants pour moi, lui il s’en fout, il est déjà dans l’équipe de Sutherland.

Agacé, je jette mes affaires sur la table et ouvre le premier bouquin qui me tombe sous la main.

Quand la porte s’ouvre enfin, je vérifie ostensiblement l’heure sur ma montre pour lui faire comprendre qu’il est à la bourre. Mon agacement semble lui passer au-dessus de la tête. Il pose son skate près de lui et attrape mon bouquin pour vérifier ce que je lis.

— Ce livre c’est de la merde, il ne te servira à rien.

— C’est un écrit de Sutherland.

Il me fixe avec pitié, ce qui a pour effet de me faire grincer des dents.

— Tu l’idéalises trop, mec. Ok, ce prof est un génie, mais c’est un génie qui déteste qu’on lui cire les pompes.

— Ce n’était pas mon intention.

— Parfait, alors on va pouvoir commencer à travailler sérieusement.

— T’es en retard, lui lancé-je sur un ton de reproche.

— Je sais. J’avais un truc à faire, ça m’a pris plus de temps que prévu.

— Essaie de mieux prévoir, la prochaine fois.

Luke est en train de tirer une chaise à lui quand il bloque son mouvement et m’apostrophe.

— Merde, t’as tes règles, mec ?

Sa pique est la goutte d’eau qui me fait exploser. Je me lève d’un bond de ma chaise et me penche vers lui menaçant.

— Pour toi, ces cours c’est peut-être rien, mais pour moi ça représente beaucoup.

Loin d’être effrayé, il secoue la tête et s’assoit tranquillement.

— Tu te mets trop la pression, tu vas craquer.

— Et toi tu ne te la mets pas suffisamment ! lui rétorqué-je en le pointant de l’index.

— Pourquoi je le ferais, je suis un génie ? Je lis une seule fois les trucs et je retiens tout.

Son haussement d’épaules amplifie ma rage contre lui et cultive mon sentiment que la vie est injuste. Moi, si je veux quelque chose, je dois trimer pour l’obtenir.

Je m’apprête à lui répondre, mais son portable sonne à cet instant. Il hausse un index pour me signifier de la boucler puis se relève et s’éloigne au fond de la salle. Il chuchote dans l’appareil et, d’où je suis, je ne perçois aucune de ses paroles. Il raccroche et reste perdu dans ses pensées pendant quelques secondes. Son attitude me semble bizarre.

— Tout va bien ? lui demandé-je.

Il semble se ressaisir et esquisse un sourire qui se veut décontracté.

— Ouais, tout baigne.

— Dans ce cas on commence par quoi ?

— T’es plus faible dans quel domaine ?

— Je dirais la génétique.

— Et tu veux te spécialiser en quoi par la suite ?

— Pédiatrie.

— Pédiatrie ?

Son air étonné me met sur la défensive.

— Oui. En quoi ça pose un problème ?

— En rien. Mais la plupart des étudiants pensent à la cardio ou à la neurochir.

— Non, je préfère pédiatrie.

— Il y a une raison à ça ?

— Qui ne te regarde pas.

Luke rit doucement en secouant la tête.

— Ok, mec, on ne s’emballe pas.

Son portable sonne à nouveau, pour un texto, cette fois. Il le lit et répond immédiatement, ses doigts survolant le clavier.

— Bon, on va commencer. Je te file un exo et je te chronomètre pour voir en combien de temps tu le résous.

*

* *

Cela fait à peine cinq minutes que je suis concentré sur l’exercice qu’il m’a refilé que quelqu’un frappe à la porte d’un coup léger. Je relève la tête pour voir qui nous interrompt.

— Ne fais pas attention, c’est pour moi.

Avant que mon regard se focalise à nouveau sur ma feuille, j’ai le temps de voir que Luke le dealer attrape en douce un truc dans son sac avant de se diriger vers la porte. Il l’entrouvre et se place dans l’embrasure, de sorte que je ne vois pas la personne à qui il parle, et lui refile ce qu’il tenait.

Nom de Dieu, ce mec est en train de dealer sous mes yeux.

Alors qu’il referme la porte, je m’empresse de reporter mon attention sur ma feuille et adopte l’air de quelqu’un ultra concentré qui n’a pas prêté attention à son petit manège.

Finalement, je viens à bout de l’exercice. Lorsque je lui tends le papier pour qu’il y jette un coup d’œil, il reçoit à nouveau un message. Le même manège se reproduit, il lit le message, y répond rapidement puis, cinq minutes plus tard, une autre personne toque à la porte discrètement. Luke se saisit de son sac et je détourne le regard. Je me refuse à voir son trafic, j’aurais l’impression d’être complice. D’ailleurs, le fait de voir son manège et de savoir qu’il deale en ma présence fait-il de moi son complice, si les flics débarquent subitement dans la salle ? De tous les étudiants de cette université, le seul qu’ait trouvé Sutherland pour ces cours de soutien est un dealer. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cette situation ? Je suis maudit, je ne vois pas d’autre hypothèse.

Je sens une migraine qui commence à arriver. Avant que l’élancement se fasse trop fort, j’attrape ma boîte de comprimés dans mon sac. Reproduire les mêmes gestes que Luke me fait penser que moi aussi je deviens accro. Non, je ne peux pas comparer, dans mon cas, les médocs m’ont été prescrits par un médecin, je n’achète pas de saloperies à un dealer. J’ai vraiment mal et ces comprimés atténuent simplement mes maux de tête. J’ai le droit de les prendre. Sauf que cette douleur ne s’atténue pas aussi bien qu’avant et que je commence à prendre ces cachets un peu trop naturellement. Mais le chirurgien m’a signalé que les douleurs disparaîtront avec le temps, quand je n’aurai plus mal, je pourrai m’arrêter sans problème.

La petite voix de ma conscience est ténue, mais suffisamment forte pour tirer une sonnette d’alarme dans mon esprit, cependant je préfère ne pas l’écouter. Il faut absolument que je réussisse cette année. On m’offre une seconde chance que je ne peux pas gâcher. Ce n’est pas une migraine qui se mettra en travers de mon chemin.

Quand Luke revient, son regard se pose sur ma boîte de comprimés. Je m’empresse de la ranger dans mon sac. Il m’observe tranquillement sans rien dire. Alors que je pensais qu’il me questionnerait sur la raison de cette prise de médicament, il m’interroge sur la génétique pendant plus d’une heure.

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