Campus drivers Tome 4 - Love Machine

C. S. Quill · Chapitre 58 sur 63

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Campus drivers Tome 4 - Love Machine

57 - Juliet

57

 

 

Juliet

 

Le rire de Raf m’excite encore plus, m’incitant à resserrer les cuisses pour contrôler les spasmes qui traversent le bas de mon ventre. Je ne suis ni gênée, ni inquiète, pas même un peu hésitante à l’idée de coucher avec lui. N’ayant plus eu de relations sexuelles depuis Owen, je devrais sûrement me poser mille questions, mais je n’en ai qu’une en tête : quand est-ce qu’il va retirer ses vêtements ?

— Je vais te faire regretter ce que tu viens de dire, il m’avertit d’une voix rocailleuse.

— J’espère bien.

Il bouge. Je m’attends à ce qu’il se débarrasse de son tee-shirt, mais il se penche pour me retirer mes Crocs, marche jusqu’à sa fenêtre, l’ouvre et… les balance sans remords.

— Hey ! je me révolte alors qu’il referme le loquet.

— Désolé, Juliet. C’était ça ou une demi-molle.

Je retombe sur le matelas en riant. Lorsqu’il réapparaît devant moi, son tee-shirt et ses chaussures se sont volatilisés, et son short est en train de suivre le même chemin. Il s’assied au bord du lit pour le retirer et le balance dans un coin de la pièce.

— Tu préfères que je garde ma prothèse ? il me demande par-dessus son épaule. Tu m’as jamais vu sans…

Je sais qu’il ne la retire pas quand il couche avec une fille, et l’entendre me poser cette question avec sa moue penaude, c’est irrésistible.

— Je t’ai jamais vu sans ton caleçon, et pourtant, tu vas te magner de l’enlever. Alors, fais comme tu le sens, je m’en fous. Mais décide-toi vite.

— T’es sûre que tu vas pas partir en courant ?

— Ce serait d’une frime monstrueuse, je rétorque, pleine d’ironie.

D’un mouvement souple, il se retrouve au-dessus de moi et écrase sa bouche rieuse sous la mienne.

— Y’en a pas deux comme toi, Crocsy, il murmure en rivant ses yeux aux miens.

— T’en as mis, du temps, à t’en rendre compte.

— Non, ça, je l’ai su tout de suite.

L’ondulation de son bassin m’arrache un gémissement lascif suivi d’un grognement frustré quand il retourne au bord du matelas.

Ma température augmente quand son caleçon glisse sur ses fesses, et je me régale des muscles de son dos qui se contractent tandis qu’il se défait de sa prothèse. Mais ce n’est rien comparé à ce que je ressens ensuite, quand il me retire mon bas et attrape mes hanches pour me faire monter sur lui. Quand il dégrafe mon soutien-gorge et marmonne en espagnol contre mes seins. Qu’il attrape mes fesses entre ses paumes pour me presser contre son érection.

La friction de nos sexes crée une étincelle qui m’embrase, et l’incendie progresse vite. Très vite. Ses cheveux s’emmêlent autour de mes doigts, je pourrais jouir alors qu’il n’est même pas encore en moi.

Sans prévenir, il nous fait rouler sur le matelas pour m’allonger sur le dos. Il se penche vers la table de nuit, et je reconnais le bruissement d’un préservatif. Je suis déjà en manque de son contact, heureusement il revient rapidement me couvrir de sa peau chaude.

Nos langues deviennent indissociables. J’ouvre spontanément les cuisses, mords sa lèvre et claque sa fesse pour l’inciter à pousser l’exploration plus loin. Sa bouche migre vers mon cou, ses hanches ralentissent, et je comprends qu’il se contient pour m’offrir une intrusion en douceur. Attentif aux soubresauts de mon corps, il se présente à l’entrée de mon intimité et y progresse lentement, en parsemant mon épaule de minuscules baisers. Son dos se couvre de sueur, ses muscles durcissent, et lorsque mes chairs l’ont entièrement adopté, il recommence. Encore et encore, de plus en plus vite.

À mesure que nous perdons la tête et grimpons les étages de l’excitation, c’est une multiplication d’émotions qui s’abat sur moi. Je m’approprie ses centimètres, sa circonférence et ses angles. La géométrie de nos corps devient subitement ma matière préférée. Je sens la jouissance arriver par vagues, je me cambre déjà pour l’accueillir et…

— Oh ! Oh ! Oh ! Pythagore ! j’étouffe mon cri sous sa clavicule.

Son visage s’enfouit dans mon cou, et son rire vibre sous mon oreille.

— Merde, Crocsy, t’as pas le droit d’utiliser mes théorèmes dans ce contexte-là…

— C’est le seul moment de ta vie où ils te seront utiles, j’articule, à bout de souffle. Ne me remercie pas.

Son torse glisse contre ma poitrine trempée alors qu’il se redresse sur ses coudes pour croiser mon regard. C’est de la triche d’être aussi craquant.

— C’est nettement plus excitant comme usage, mais je t’en supplie, ne recommence plus. Comment veux-tu que je me concentre en cours si chaque mot que prononcera mon prof me fait penser à tes orgasmes.

— « Mes » ? J’en ai eu qu’un seul, j’te signale. Peut-être que c’était un coup de chance et que tu n’y arriveras plus jamais.

Un rictus joueur ourle ses lèvres, mes seins se tendent automatiquement.

— Retourne-toi, Juliet.

J’arque un sourcil.

— Tu connais l’expression… il susurre en se mettant à genoux.

— Non, je souffle en frissonnant.

— Femme à roulettes, femme à lev…

Je me jette en avant pour que ma paume atteigne sa bouche.

— Si tu termines cette phrase, tu pourras t’asseoir sur le tien, d’orgasme.

Il me jauge une poignée de secondes puis retombe sur moi.

Dans une délicieuse synchronisation, il reprend possession de mes sens. Le goût de sa langue, le bruit de ses coups de hanches, l’odeur de nos excitations, et en apothéose, le spectacle offert par son visage lorsqu’il atteint la délivrance, m’emportant avec lui.

Il quitte mon corps transi, s’allonge à côté de moi et ouvre son bras pour que je vienne me lover contre lui. Ce lien qui s’est formé entre nous le jour où il a accepté de devenir mon chauffeur particulier connaît en cet instant son apogée. Rien en lui ne me divise ou ne me soustrait à moi-même. L’un avec l’autre, l’un en l’autre, l’égalité est parfaite.

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