Voyage Au Congo

André Gide · Chapitre 96 sur 106

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Voyage Au Congo

17 janvier.

 

Descente (j’allais dire : remontée) du Chari – cet étrange fleuve qui tourne le dos à la mer. Un peuple est assemblé sur la rive quand nous quittons Archambault.

 

Le d’Uzès flanqué de quatre baleinières. J’occupe, avec Marc, celles de tribord. Nous embarquons vers trois heures, par une température torride.

 

5 heures.

 

De grandes bandes d’un sable d’or, brûlante pureté, rapié-cées de loin en loin par des étendues de prairies – pacages pour hippopotames et buffles.

 

18 janvier.

 

Le d’Uzès s’arrête non loin d’un extraordinaire soulève-ment de grands boulders granitiques. C’est là qu’a succombé la mission Bretonnet. Bien que le soleil soit près de se coucher, je ne puis résister au désir de m’approcher de ces étranges roches (que d’abord je croyais de grès). J’entraîne mes compagnons dans une marche précipitée, traversant un terrain sablonneux très fatigant, puis des marécages. Je gravis une des hauteurs – mais mes compagnons m’attendent, et déjà la nuit tombe.

 

19 janvier.

 

Paysage « pour lions ». Petits palmiers doums ; brousse in-cendiée. Férocité admirable.

 

Chasse à l’antilope. Coppet en tue trois énormes.

 

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