Josh

Alexis Arend · Chapitre 34 sur 63

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Le reste de la nuit s’étira sans…

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Le reste de la nuit s’étira sans fin. La quiétude avait reparu sitôt que l’orage, parvenu au bout de sa fureur, s’était éloigné afin de s’éteindre en d’autres contrées. Lorsqu’on est endormi, de longues heures s’apparentent à un simple battement de paupière, mais si d’aventure le sommeil refuse de vous emporter, c’est une éternité de silence, de solitude et d’attente qui vous guette...

Couché dans mon lit, les bras croisés derrière la nuque, j’écoutais la respiration lente et régulière de mon frère. Cela me rassurait de le voir paisiblement assoupi après tant d’émotions. J’enviais sa capacité à recouvrer le repos aussi aisément. Pour ma part, c’était chose impossible. Chaque fois que je tentais de fermer les yeux, la silhouette menue de Lenny m’apparaissait, debout près de la clôture sous cet impressionnant déluge, nullement gêné par les bourrasques furieuses qui ravageaient le jardin. Et surtout, je revoyais distinctement son regard aigue-marine qui donnait l’impression de pénétrer les lattes des volets et de parvenir à nous atteindre, comme s’il savait exactement quelle était notre chambre. Avait-il compris que nous l’observions à ce moment-là ? Comment était-ce possible ? Qui était ce mystérieux Lenny Leibowicz qui semblait tant effrayer Josh ?

J’avais le sentiment que mon corps tout entier, comme aspiré au-dehors, traversait la fenêtre. Le mur de la maison était devenu aussi fin et perméable qu’une feuille de papier. Je me rapprochais inéluctablement de Lenny sans parvenir à lutter, à m’y opposer. Et lorsque enfin je me trouvais tout près de lui, Lenny ouvrait subitement grand les yeux, ses yeux d’un bleu si clair, si étrange et hypnotique, et il agrippait brusquement mon épaule.

– Simon… Simon !

Je me redressai d’un bond, le souffle court. Oncle Mort me secouait doucement par l’épaule, me faisant signe, l’index collé à ses lèvres, de ne pas réveiller mon frère.

– Lève-toi et viens avec moi sans faire de bruit, me dit-il. Je préférerais que Josh ne voie pas ça…

En toute hâte, je sautai à bas de mon lit, ne lui posant aucune question. L’air soucieux qu’il affichait avait instantanément dissipé en moi toute trace de sommeil.

– Tu as entendu quelque chose, cette nuit ? me demanda-t-il à mi-voix tandis que nous descendions l’escalier.

Je lui laissai entendre que non, me gardant de la moindre allusion à Lenny. L’envie me démangeait néanmoins d’alerter mon oncle sur notre inquiétant voisin. Peut-être était-ce là l’occasion qu’il m’aurait fallu saisir. Il m’arrive de penser, aujourd’hui encore, que c’est ce moment-là que j’ai eu la faiblesse de laisser échapper. Peut-être aurais-je été en mesure de changer le cours des événements ? Peut-être aurais-je pu éviter d’autres drames ? Le saurai-je jamais ?…

– C’est dans la cour…, m’annonça-t-il brièvement. Je te préviens, c’est assez moche. J’ai fait prévenir Doug Moriarty. Il ne devrait plus tarder. Il m’a aussi fait savoir que le shérif du comté enverrait un de ses adjoints.

Un des adjoints du shérif devait se rendre chez nous ? Pour quelle raison ? Cela devait être grave. Ma gorge se noua et mon estomac se contracta, comme sous l’effet d’un garrot. J’avais subitement un très mauvais pressentiment...

Tout le monde était déjà dehors, dans le jardin. Jane, tante Elena, et même grand-mère Lisbeth, laquelle me considérait avec gravité ; je sus alors qu’elle et moi partagions le même pesant fardeau du secret lié à Lenny. Je ne compris pas tout d’abord les raisons de cet attroupement, puis voyant toute la famille médusée, le nez en l’air – principalement Jane, littéralement horrifiée –, je levai les yeux. Attila était là, cloué à la porte de la grange. À au moins quatre mètres du sol. On l’avait fiché contre l’un des deux grands vantaux au moyen d’un pieu planté dans sa gorge, et il pendait là, misérablement, méconnaissable. Son pelage était totalement trempé par le déluge de la nuit passée ainsi que par le sang séché qui avait ruisselé de son poitrail et s’était mêlé aux poils. La malheureuse bête avait également été éventrée, et ses boyaux, dont une partie pendouillait encore hideusement à sa dépouille, gisaient sur le sol en une écœurante bouillie rosâtre, balafrée de larges coulures de sang d’un rouge soutenu, presque noir.

Je sentis mon estomac remonter soudain dans ma gorge et me retournai brusquement pour vomir dans l’herbe. Je suffoquai encore un moment avant de me redresser… Pauvre Attila ! Qui donc avait pu lui infliger ça ?!

Comment ne pas faire le rapprochement avec la visite de Lenny au cours de la nuit ? À présent je comprenais pourquoi cet animal n’avait pas bronché... Il n’en avait pas eu le temps, et pour cause ! Pas un grognement, pas un hurlement… Mais comment imaginer qu’un gosse de onze ans, qui plus est guère plus épais que Josh, soit parvenu, par une telle nuit de déluge, à s’en prendre à un monstre de chien de garde comme l’était Attila, à l’éviscérer sans faire le moindre bruit et à le suspendre de la sorte, sans échelle, à une telle hauteur ?! C’était impensable, ça n’avait aucun sens !...

Mais si réellement c’était Lenny qui avait perpétré cette boucherie, il n’avait pu agir seul. Qui donc était avec lui ? Josh et moi n’avions vu personne la nuit dernière, hormis ce gamin blond. Et pourtant, nous avions scruté l’obscurité un long moment ! Aussitôt mes pensées revinrent à grand-mère Lisbeth, dont la lampe était allumée en pleine nuit. Avait-elle vu ou entendu quelque chose, elle aussi ? Avait-elle également aperçu Lenny ? Et si oui, en avait-elle fait part à oncle Mort ?

Pratiquement au même moment, la camionnette bringuebalante de Douglas Moriarty s’engagea en pétaradant dans notre allée, me tirant de mes réflexions. Elle était suivie d’un véhicule de la police du comté. Oncle Mortimer se porta à leur rencontre. Moriarty s’extirpa de sa fourgonnette, et de la deuxième voiture descendit un jeune adjoint. Guère plus de vingt-cinq ans, à le voir comme ça.

– Bonjour, Doug, monsieur l’adjoint, les salua mon oncle. Navré de vous tirer du lit de si bonne heure, mais je voulais vous faire voir ça avant de le décrocher. Je l’ai découvert tôt ce matin. Je vous laisse admirer le beau travail…

Moriarty retira sa casquette et contemplait, bouche bée, la dépouille informe de ce qui restait de l’infortuné Attila. Le jeune adjoint du shérif, également médusé, avait les yeux écarquillés. Une vive moue de dégoût plissait ses lèvres.

– Sainte Mère de Dieu…, murmura Moriarty en se grattant le menton. Mais comment est-ce qu’on a bien pu… ? Et personne d’entre vous n’a rien entendu ? demanda-t-il alors, se tournant vers nous autres.

Tous, nous secouâmes la tête. Grand-mère Lisbeth et moi-même mentîmes délibérément. De toute évidence, elle n’avait encore rien dit à oncle Mort et tante Elena, mais il était grand temps de ne plus garder cela secret. Je me promis dès lors d’en informer mon oncle à la première occasion. Avant cela, toutefois, je voulais connaître l’avis de grand-mère. Ses conseils m’importaient énormément car en toute franchise, je me sentais totalement désemparé.

– Il n’y a pas que ça…, ajouta oncle Mort. Doug, shérif adjoint, vous voulez bien venir avec moi ? Attention à vos chaussures, la terre est complètement détrempée par ici. Restez où vous êtes, vous autres...

Je le vis les conduire jusqu’au poulailler. Les deux hommes s’agenouillèrent et jetèrent un œil à l’intérieur. De là où je me trouvais, il m’était impossible de les entendre, mais je comprenais que le poulailler devait avoir été saccagé, lui aussi. Lorsqu’il revint vers nous, oncle Mort me glissa discrètement :

– On a massacré nos poules. Elles ont été décapitées et éventrées. Ce matin, il n’y en avait pratiquement plus une seule de vivante…

La plus vive stupeur se lisait sur mes traits. À la fois du fait de la cruauté de cet acte gratuit de barbarie et de la surprise de n’avoir rien vu, rien entendu, là encore, en dépit de notre longue veille. Quelles piètres sentinelles nous faisions ! Au fond de moi, je ne me pardonnais pas de m’être ainsi laissé posséder par ce Lenny. Ce satané gamin avait eu tout le loisir de nous causer du tort pendant que j’étais resté bêtement allongé dans mon lit, sans pouvoir dormir. J’aurais mieux fait d’aller immédiatement réveiller oncle Mortimer. Lui, au moins, aurait su quoi faire ! Il aurait pu empêcher un tel carnage. Oui, je me maudissais d’avoir été aussi stupide...

Doug Moriarty parut remarquer mon trouble :

– Est-ce que ça va, Simon ?

Je hochai la tête silencieusement. Grand-mère Lisbeth posa alors sa main sur mon bras et me dit doucement :

– Simon, tu dois leur dire ce que tu as vu cette nuit. C’est grave, ce qui s’est passé. Très grave…

Doug Moriarty s’approcha, suivi du jeune adjoint, toujours aussi taciturne.

– Simon… Qu’est-ce que je devrais savoir, au juste ?

Après une longue hésitation et un regard circulaire à mon oncle, ma tante et Jane, tous trois intrigués, je me mis à rapporter les singulières péripéties qui avaient animé notre nuit, à Josh et à moi. Je pris naturellement garde à ne pas trop en dire, en particulier sur l’intuition qui avait maintenu Josh éveillé et l’avait poussé à rester planté derrière ce volet. Grand-mère Lisbeth, je le comprenais maintenant, n’avait rien vu ou entendu, tout du moins pas réellement, mais elle avait senti que quelqu’un ou quelque chose rôdait autour de la maison. Et surtout, elle avait perçu notre inquiétude à tous deux, tout particulièrement celle de Josh. Naturellement, elle ne présenta pas les choses de cette façon devant Moriarty et l’officier. Elle affirma simplement avoir vaguement cru entendre du bruit au-dehors.

– Ça va, je me charge de ça, soupira l’adjoint lorsque j’en eus terminé. Je vais aller parler à ce garçon. Juste histoire de vérifier ce qu’il a à dire. Mais entre nous, je ne vois pas vraiment comment un ou même plusieurs gosses du coin auraient pu commettre un acte aussi barbare. Et puis, il leur aurait fallu une échelle, je ne les imagine pas en transporter une avec eux, surtout par un temps pareil. Ceci étant, si tu dis l’avoir aperçu dans votre jardin, je veux bien te croire, mais à mon avis, tu auras mal vu, fiston. De nuit, et avec une tempête pareille, tu as dû prendre un sac de toile ou même une ombre pour une silhouette…

– C’est vrai, ce n’est peut-être pas ce garçon dont nous parlons qui est en cause, émit posément Doug Moriarty, mais quoi qu’il en soit, ce n’est ni un sac de toile ni une ombre qui s’est livrée à un tel déchaînement de cruauté. Il y a forcément quelqu’un qui s’est introduit ici cette nuit. Et ce quelqu’un s’est servi d’une échelle, malgré le déluge, shérif adjoint. C’est indiscutable.

– Pour faire ce coup-là, ces vandales ont très bien pu emprunter la vôtre dans la grange, qu’en dites-vous ? suggéra l’officier de police en sondant oncle Mort dans le blanc des yeux.

Oncle Mort secoua la tête.

– Non, répondit-il, mon échelle est inutilisable. J’ai cassé trois barreaux l’autre jour et je ne l’ai pas encore réparée.

– Enfin bref, de toute manière, on va vérifier tout ça très vite, grommela le jeune adjoint gagné par l’impatience. Comment dis-tu qu’il s’appelle, ce gamin, au fait ?

– Lenny, dis-je. Lenny Leibowicz.

En entendant ce nom, Moriarty eut une soudaine hésitation.

– Leibowicz… Dites, shérif adjoint… Ça vous ennuie si je vous accompagne ?

L’autre, étonné de cette requête mais visiblement pressé de s’en aller, haussa mollement les épaules.

– Non, dit-il simplement. Je suppose que non…

Puis, tandis qu’ils s’éloignaient tous deux, regagnant leurs voitures :

– Si vous voulez mon avis, confia à voix basse l’adjoint à Moriarty, tout ça, c’est juste une vaste blague. On perd notre temps ici, vous comme moi. Peut-être que ce Mortimer a trucidé son cabot par accident, ou même intentionnellement, et l’a suspendu là-haut pour je ne sais quelle raison morbide… Un accès de folie subite, ou une volonté de se rendre intéressant à Ellison après l’épisode de tous ces chats et chiens retrouvés massacrés l’autre jour… Est-ce que je sais, moi ? Tout ça ne vaut pas une enquête, c’est une perte de temps pure et simple…

– Je comprends vos doutes, officier, mais je ne suis pas certain de les partager, voyez-vous. Je connais bien Mortimer, ce n’est pas le genre d’hommes à se livrer à de telles mises en scène. Tout comme ce n’est pas le genre d’hommes à chercher à se rendre intéressant. S’il avait abattu son chien, par accident ou intentionnellement, comme vous dites, il se serait contenté de l’enterrer, point. Quel serait l’intérêt d’un pareil spectacle ? Pourquoi nous appeler ? Pourquoi nous orienter, dans ce cas, sur une fausse piste et nous inciter à suspecter ses nouveaux voisins ?

– On s’ennuie beaucoup dans les petites villes, vous savez ? marmonna le jeune adjoint en entrouvrant la portière de son véhicule. Allez savoir ce qu’il leur passe parfois par la tête, à tous… Et puis, peut-être qu’il voulait juste qu’on mène une enquête sur les Leibowicz, histoire de voir à qui il avait affaire ?

– Et donc, il aurait massacré son propre chien et presque toutes ses poules dans le seul but d’attirer notre attention sur les nouveaux venus ? Allons, officier, vous croyez sérieusement à une hypothèse pareille ?

– Je ne sais pas encore ce que je crois, grogna l’autre pour mettre fin à cette conversation qui commençait sérieusement à lui déplaire. Mais voilà ce que je ne crois pas : pour commencer, je ne crois pas aux agissements infondés. Pour moi, ça m’a tout l’air d’un message d’avertissement, voire de représailles. Ensuite et surtout, je ne crois certainement pas qu’un gosse d’une dizaine d’années à peine se soit rendu ici en pleine nuit par un tel orage afin de massacrer un animal trois fois plus gros que lui !... Sans rire, Moriarty, vous avez vu la taille de ce chien ?!

Doug Moriarty demeura songeur et hocha la tête en soupirant, à court d’arguments.

Je ne saurais me rappeler à quel moment Josh s’était retrouvé à côté de moi. Mais lorsqu’il découvrit le pauvre Attila ainsi suspendu, je sentis que toute son âme se fêlait d’un coup. Il y eut soudain comme une explosion de douleur et de tristesse dans sa tête, et elle me percuta moi-même de plein fouet, comme un formidable écho à sa détresse. J’étais le buvard de ses émotions, et toute sa colère et sa peine m’envahirent brusquement, comme si elles étaient miennes.

– Josh ! Ne regarde pas cette horreur, mon chéri, s’empressa de lui crier tante Elena, l’entraînant vers la maison.

Mais, tandis qu’il se montrait toujours docile et obéissant, Josh, cette fois, se dégagea sèchement et prit la fuite à toutes jambes en direction du sentier qui longeait l’arrière la maison. Les larmes ruisselaient sur ses joues. Nul ne chercha à le retenir. Il avait besoin de s’isoler et de laisser sortir sa rage.

– Le chien…, dit alors Moriarty qui assistait à la scène. C’était surtout le sien, pas vrai ?

Oncle Mort hocha la tête.

– Ouais, dit Doug pensivement. C’est aussi ce qu’il m’avait semblé. Allons parler à ce Lenny, maintenant.

– Faites attention à vous, M. Moriarty, m’écriai-je soudain, sans trop savoir pourquoi.

– Quoi, qu’est-ce que tu veux dire ? me demanda l’adjoint d’un ton impatienté, sa tête dépassant de la vitre entrouverte. Faire attention à quoi, à qui ? À ce gamin ? Ce n’est qu’un enfant, non ? Tu as peur de quoi, exactement ?

Moriarty leva le nez et contempla une nouvelle fois la dépouille sanglante d’Attila.

– Un enfant peut-être capable de commettre ça… souligna le vieil homme en désignant notre malheureux chien d’un signe de tête. Simon a raison, nous devons rester prudents. Peut-être devriez-vous appeler une autre voiture en renfort...

Le jeune officier de police eut un ricanement méprisant et leva les mains en signe de découragement.

– Bon, stop, ça suffit comme ça ! Cessons ces stupides enfantillages et allons parler à la mère de ce Lenny. Et à lui s’il n’a bien sûr pas décampé entre-temps… M. Moriarty, tout compte fait, vous devriez rester ici avec ces gens, pour les rassurer. Je me chargerai seul d’aller trouver les Leibowicz, ces monstres sanguinaires et terrifiants.

– Shérif adjoint, insista Doug, vous devriez…

– Assez, Moriarty, j’ai entendu assez d’idioties pour la journée ! Inutile de faire une descente musclée jusque chez eux, je vais tranquillement leur parler et je ferai mon rapport. O’Grady vous en transmettra peut-être une copie, si vous le lui demandez. En attendant, fin de la discussion !

Le jeune adjoint n’écoutait cette fois plus rien, gagné par l’irritation et clairement vexé par nos mises en garde. Qu’on le soupçonne de n’être pas de taille à gérer une affaire d’aussi piètre importance – à ses yeux, tout du moins – le mettait visiblement hors de lui. Il démarra son véhicule de patrouille, effectua une prompte marche arrière le long de l’allée et prit la direction de la demeure des Leibowicz. Moriarty, perplexe, le regarda s’éloigner.

– Je vous enverrai quelqu’un pour vous aider à décrocher votre chien de là, nous dit-il au terme d’un silence. Bon sang ! Quelle pitié de voir un truc pareil…

Puis il ajouta en s’éloignant :

– Je vais quand même prévenir mon ami O’Grady de ce qui s’est passé ici cette nuit. Je doute que son subalterne, qui a quelque peu pris la mouche semble-t-il, lui fasse un rapport détaillé. Il va sans doute classer l’affaire très vite. Et moi, il se trouve que cette histoire me déplaît fortement. Ça m’inquiète pas mal de voir qu’on ose perpétrer ce genre d’atrocités à Ellison. Ça n’est pas normal…

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