Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
Ils savent! Les trois degrés d’implication
Après avoir tenté, à travers trois versions différentes, de cerner les mobiles qui pourraient pousser les gouverne ments à cacher la vérité au sujet des ovnis, nous allons maintenant essayer de déterminer le degré de crédibilité de ces différentes approches. Notre raisonne-ment s’appuiera sur une constatation préliminaire simple : « ils savent », c’est-à-dire qu’une partie de ceux qui détien nent le pouvoir dans notre société, savent de façon certaine qu’il se passe des « choses bizarres » dans les cieux de notre planète.
Schématiquement, nous rangerons « ceux qui savent » dans trois grandes catégories : les politiques (P), les scientifiques (S), et les militaires (M). L’expression « ils savent » peut paraître à la fois énigmatique et accrocheuse, mais elle résume à elle seule une situation de fait qu’il est désormais possible de prouver et dont les implications sont très importantes. « Ils savent », est non seulement une exclamation, mais c’est aussi une affirmation qui repose sur les quatre propositions suivantes :
Proposition n° 1 : Les ovnis existent, c’est un fait prouvé et personne aujourd’hui ne peut nier leur existence. Le volumineux dossier des ovnis atteste de la réalité du phénomène, mais sa complexité est telle, et il englobe des expériences si variées, qu’il n’a pas encore reçu à ce jour d’explication définitive globale.
Proposition n° 2 : Il existe une minorité de militaires (M), de scientifiques (S), et de politiques (P), formant les élites des principales nations industrialisées du monde moderne, qui sait de façon absolument certaine que notre espace aérien est très souvent traversé par des engins volants qui ne sont pas d’origine humaine.
Proposition n° 3 : Si ce n’est en France, il est en tout cas probable qu’aux États-Unis une « cellule » spéciale très fermée composée exclusivement de militaires, de scientifiques de haut niveau, et de quelques politiques, étudie sérieusement le phénomène ovni depuis plusieurs décennies. Ces programmes secrets d’études remontent probablement aux années qui suivirent immédiatement la fin de la seconde guerre mondiale.
Proposition n° 4 : À partir de ces trois premières propositions, nous pouvons retenir schématiquement trois degrés d’implication des militaires, des scientifiques, et des politiques, vis-à-vis du phénomène ovni : degré 0 (zéro) d’implication, degré 1 d’implication, degré 2 d’impli cation. Nous reviendrons plus en détail sur ces trois degrés d’implication.
En ce qui concerne la proposition n° 3, rappelons qu’il existait en France une « cellule » de ce type appelée le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux, qui était établie à Toulouse depuis 1977). Nous en parlons désormais au passé parce que cette modeste structure, après maints remaniements, n’existe plus aujourd’hui (voir à ce propos l’article, certes partial mais fournissant de précieuses informations, de la revue CIEL&espace n° 409 de juin 2004). Après la disparition du SEPRA, une nouvelle « cellule » a été créée en 2005 et baptisée le GEIPAN, ou Groupe d’Étude et d’Information sur les PAN (Phénomènes Aériens Non-identifiés), autrement dit les ovnis. Le GEIPAN, qui dépend du CNES et qui est rattaché à la direction du Centre Spatial de Toulouse (CST), est chargé de recueillir toutes les informations relatives à l’activité des ovnis, et à ce titre, il se présente comme le digne successeur du SEPRA. Il ne faut cependant pas oublier que ce dernier, en presque trente années d’existence, avait accumulé près de 6000 dossiers relatant l’observation de phénomènes étranges dans le ciel et qu’il travaillait en étroite collaboration avec la gendarmerie, l’armée, des laboratoires et des sociétés civiles spécialisées dans le traitement des images. Mais, et c’était peut-être une nouvelle version du fameux « french paradoxe », cette « cellule » n’était pas secrète. Au contraire, elle était reconnue par les pouvoirs publics comme étant l’organe officiel d’étude du phénomène ovni. Ne craignons pas d’insister sur cette exception française, car elle restera longtemps unique. Aucune des grandes puissances occidentales industrialisées n’osera financer officiellement des recherches sur les ovnis. De nos jours (2020), seuls le Chili, le Pérou, et l’Équateur semblent avoir suivi l’exemple français en maintenant en fonction un centre officiel de collecte des témoignages. Mais que sont devenues les archives du SEPRA depuis sa dissolution ? Ont-elles été transmises au GEIPAN ? Il règne désormais autour d’elles un épais mystère. Le scénario le plus probable est qu’elles sont étudiées à la loupe par un petit groupe de scientifiques, dont personne ne connaît les noms et qui s’efforcent de percer le secret des ovnis loin des rumeurs et de l’agitation du petit monde de l’ufologie privée.
Dans le cadre promotionnel de la sortie de son livre, 9 OVNIS, l’évidence,
Jean-Jacques Velasco, ingénieur de formation et ancien président du SEPRA, répondait sans ambiguïté à une interview du Journal de l’Ufologie (Site Internet : www.lejdu.com) :
– lejdu : Que sait-on aujourd’hui du phénomène ovni ?
– JJV : Ce que je peux dire, c’est que la réalité physique du phénomène ovni est pratiquement établie. Et cela pour deux raisons. Depuis 1994, nous détenons un cas aéronautique de première importance, et puis nous avons des cas d’observations rapprochées avec effets physiques. Le 28 janvier 1994, l’Airbus A300 du vol Air France AFR 3532 en provenance de Nice à destination de Londres survole la région parisienne. Il est 13 h 14 quand un membre d’équipage signale à ses coéquipiers un étrange objet. L’engin est une sorte de cloche sombre, qui se détache distinctement sur le ciel. Quelques secondes plus tard, l’objet prend la forme d’un œuf. Sa trajectoire demeure rectiligne, croisant à la perpendiculaire celle de l’Airbus. Au total, l’observation n’aura duré qu’une minute. Mais les radars militaires ont pu enregistrer le phénomène pendant près de six minutes ! Corrélées aux témoignages de l’équipage, les données des radars ont permis au SEPRA d’estimer la vitesse, la direction et la taille de l’engin (plusieurs dizaines de mètres). Si l’on crut dans un premier temps que le changement de forme était dû à une modification de la trajectoire et de la perspective, les enregistrements radars montrent qu’il n’en est rien. Dans 20 % des cas d’observations faites par les pilotes profes sionnels, militaires ou civils, celles-ci sont confirmées par l’observation des radars. Je pense qu’il s’agit de quelque chose ressemblant bigrement aux déclarations du Général Twining dans un mémorandum secret de septembre 1947. Lorsque l’on superpose le travail de nos propres recherches aux conclusions de Twining, qui dirigeait l’Air Matériel Command de l’US Air Force, nous avons de quoi être interloqués, Twining avance sans hésiter que nous avons à faire à des objets réels.
La réponse de Jean-Jacques Velasco est importante, même si elle est formulée à titre personnel et non pas dans le cadre de ses activités au SEPRA. Ce dernier disposait d’une banque de données dans laquelle étaient enregistrées de troublantes observations d’ovnis. Ces observations, de l’avis même de Jean-Jacques Velasco, ne peuvent pas être expliquées autrement que par l’intervention d’une intelligence non humaine dans notre environnement terrestre. Intelligence qui utiliserait pour se déplacer des « engins » possédant toutes les propriétés des objets matériels.
Le mémorandum du Général Nathan Farragut Twining (1897-1982), chef de l’Air Materiel Command de l’US Air Force, auquel fait allusion Jean-Jacques Velasco dans son interview, est un document qui est bien connu des ufologues. Ce document, qui date du 23 septembre 1947, est une note destinée au brigadier Général George Schulgen, chef de l’Air Intelligence Requirements Division au Pentagone. Le désormais fameux mémorandum du Général Twining n’a été rendu public qu’en janvier 1969 lors de la parution du rapport Condon, dans lequel il figure en annexe R. Ce document, qui était secret à l’époque, dit clairement en parlant du phénomène ovni que :
« Le phénomène décrit est réel, il n’est ni fictif, ni le produit d’hallucinations.
Il existe des objets dont la forme approximative est celle d’un disque, et dont les dimensions sont telles qu’ils paraissent être aussi grands que des avions de fabrication humaine.
La description apparente commune des objets est la suivante : surface métallique ou réfléchissante, absence de traînée de condensation, excepté dans un nombre réduit de cas où l’objet manœuvrait dans des conditions de hautes performances, forme elliptique ou circulaire, partie inférieure plate, partie supérieure comportant un dôme. Plusieurs rapports décrivent des vols de trois à neuf objets en for mation bien tenue. Normalement aucun son n’est associé, sauf dans trois cas où une sorte de rugissement fut noté. Les vitesses en palier dépassent généralement les 300 nœuds (soit 550 km/h). »
Le contenu du mémorandum de Twining décrit exacte ment l’apparence et le comportement de ce que l’on appelait à l’époque les « disques volants », ou « les sou coupes volantes ». Le mot « ovni » n’existait pas encore. Le texte a aujourd’hui plus de 70 ans, et l’on imagine sans peine que tout au long de ces 70 dernières années, l’étude des mystérieux « disques volants », et plus généralement du phénomène ovni, n’a pas cessé, contrairement aux allé gations des autorités militaires américaines. Officiel lement, en effet, la recherche sur les ovnis financée par des fonds publics n’existe plus aux États-Unis. Mais de récentes déclarations publiées dans de grands journaux américains montrent qu’il n’en est rien. Nous y reviendrons plus loin.
Ces quelques remarques nous amènent à nous poser la question suivante : quels sont les éléments dont nous disposons aujourd’hui qui permettent de dire qu’un certain nombre de politiques (P), de militaires de haut rang (M), et des scientifiques de compétence très élevée (S), savent que le phénomène ovni existe et qu’il représente un sujet d’étude d’une extrême importance pour l’Humanité ?
Nous pensons que ces éléments sont les suivants :
a) Les moyens de détection et d’observation performants dont disposent les militaires et les scientifiques (radars longue portée comme ceux utilisés par le NORAD par exemple, télescopes, satellites en orbite autour de la Terre, sondes spatiales, avions, systèmes perfectionnés de surveil lance de l’espace aérien, etc.) permettent d’affirmer que la réalité d’une présence étrangère (non humaine) dans notre environnement est désormais prouvée. On ne nous fera pas croire qu’avec tous les moyens d’observation et de détection perfectionnés dont nous disposons aujourd’hui, rien d’anormal n’a été remarqué dans notre environnement terrestre. Il faudrait être bien naïf pour accepter sans sourciller les dénégations des autorités qui inlassablement nous répètent qu’elles n’ont jamais rien détecté d’anormal qui pourrait laisser croire qu’il existe une présence étrangère dans notre système solaire. Il existe, d’ailleurs, un certain nombre de cas bien documentés où l’observation visuelle du phénomène ovni a été corroborée par une détection radar capable de mesurer les accélérations fulgurantes de l’objet détecté et ses variations de trajectoire à angle droit.
b) Les structures (militaires et scientifiques) impliquées dans l’étude du phénomène ovni disposent de ressources financières très importantes. Ces ressources sont prélevées sur les budgets des états concernés dans le but de développer des programmes d’études très poussés. Ces programmes de recherches sont menés avec une extrême discrétion.
c) Les structures auxquelles nous faisons allusion dis posent de ressources humaines d’excellente qualité. Des équipes de scientifiques, de chercheurs, d’ingénieurs, d’experts et de spécialistes de toutes disciplines travaillent à plein-temps sur la question des ovnis. Ces ressources humaines sont associées à des moyens matériels quasiment illimités (laboratoires disposant d’un matériel très performant, bases secrètes, avions, bateaux, satellites, etc.).
d) Implication de la Gendarmerie française dans certaines affaires d’ovnis, et collecte systématique d’informations lorsqu’il y a observation d’ovni. Ce dernier point est clai rement exposé par Jean-Jacques Velasco lorsqu’il décrit le fonctionnement du SEPRA.
e) Implication de militaires dans des observations d’ovnis.
f) Implication de scientifiques (parfois de réputation internationale) dans des observations d’ovnis. Le présupposé qui voudrait que les observations d’ovnis ne soient que l’apanage des catégories socioprofessionnelles les plus défavorisées possédant un niveau intellectuel au-dessous de la moyenne est une grossière erreur de jugement. Inter rogé sur cette question, l’astronome Jean-Claude Ribes, qui a mené une enquête dans le milieu des astronomes professionnels, constate que « Le pourcentage d’observations par les astronomes est comparable à celui constaté dans la population globale, même s’il y a une réticence certaine chez une grande majorité d’entre eux à en faire état sans être certain de l’anonymat ». (extrait du Rapport Cometa, annexe II.) Aux États-Unis, par exemple, la Nasa possède des documents filmés sur le phénomène ovni et des témoignages d’astronautes qui ont observé directement le phénomène.
Si des groupes fermés (secrets) de politiques, de militaires et de scientifiques disposent d’informations irréfutables au sujet du phénomène ovni, nous sommes en droit de nous poser cette question fondamentale qui est lourde de conséquences : quels degrés d’implication ces groupes ont-ils avec le phénomène ovni ?
Nous pouvons retenir schématiquement trois degrés d’implication :
Degré 0 d’implication
Caractéristiques du degré zéro : observation et détection à distance du phénomène ovni. Collecte de rapports d’obser vations et de témoignages. Enregistrements radar, films et photos d’ovnis. Récupération de divers matériaux provenant des ovnis (éjectas). En juin 2017, Jacques Vallée a donné une conférence sur la question des éjectas à l’Ins titut Métapsychique de Paris. Analyses approfondies de traces au sol, voire d’implants. Le phénomène ne représente pas une menace pour la sécurité des états. Les autorités des pays concernés assistent impuissantes aux évolutions du phénomène ovni dans leurs espaces aériens. Pas de contact direct avec le phénomène, mais simple constat que le phé nomène est bien réel. Aucune communication officielle sur ce sujet. Pas d’explication définitive, le phénomène garde tout son mystère.
Degré 1 d’implication
Caractéristiques du degré 1 : observation du phénomène ovni avec contacts sporadiques et limités, sans influence directe sur les affaires humaines. Rencontres secrètes que l’on peut qualifier de « courtoises » entre des représentants de la civilisation (ou des civilisations) qui produit le phéno mène ovni et des représentants terriens sélectionnés. Échan ges d’informations, voire transfert limité de technologies. Démonstration des prouesses des ovnis pour montrer aux terriens leur supériorité technologique. Contacts avec le phénomène ovni, mais pas d’interférence notable avec les affaires humaines. Tout se passe à un niveau très confidentiel. Certains groupes humains connaissent la vérité au sujet des ovnis, mais ils ne divulguent aucune information sur ce qu’ils savent.
Degré 2 d’implication
Caractéristiques du degré 2 : Il y a des contacts importants et fréquents au plus haut niveau. Collaboration active des pouvoirs en place avec la civilisation extraterrestre. Il existe des échanges importants d’informations et des transferts massifs de technologies. Nous pouvons imaginer que dans le pire des scénarios la civilisation extraterrestre exercerait un contrôle presque total sur notre planète. Les extraterrestres dicteraient les grandes lignes de l’organisation économique, politique et scientifique des états. Ils pourraient programmer notre avenir. Une infiltration des extraterrestres dans toutes les sphères dirigeantes de la planète est aussi envisageable. Ils pourraient même prendre une apparence humaine pour passer inaperçus. Dans ce scénario de l’extrême, les politiques seraient soumis aux extraterrestres. Nous pensons cependant que le pouvoir politique serait nettement moins impliqué, voire même dans certains cas pas du tout impliqué, dans les activités conjointes entre terriens et extraterrestres. À ce niveau d’implication tout est possible. Le phénomène peut alors représenter une grave menace pour notre planète et l’avenir de notre civi‐ lisation. Cependant, nous pouvons aussi imaginer l’hypothèse inverse, c’est-à-dire que les extraterrestres exerceraient un contrôle bénéfique et positif sur notre civilisation, avec l’intention de nous guider et de nous « éduquer » pour nous permettre d’accéder à un niveau supérieur de civilisation (système d’apprentissage). Le degré 2 implique des contacts étroits avec les extraterrestres. Il suppose une intervention et une ingérence maximales des extraterrestres dans les affaires humaines. Tout se passe à un niveau confidentiel mais les militaires et les scientifiques sont soumis au phéno mène. Le phénomène dicte sa loi sans que nous puissions nous y opposer.
Les trois niveaux d’implication des structures politiques, militaires, et scientifiques, décrits ci-dessus, sont bien évidemment très schématiques. Il peut exister de nombreux degrés intermédiaires entre ces trois grandes catégories. Toutes les combinaisons sont en fait possibles. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le « degré zéro » est aujourd’hui une réalité bien établie. Le « degré deux » me semble peu probable (mais sa probabilité n’est pas nulle). Il représente le degré extrême d’implication. Pour ma part, je pense que notre degré d’implication vis-à-vis du phénomène ovni se situe quelque part entre le « degré 0 » et le « degré 1 », sans doute plus proche du « degré 1 » que du « degré 0 » (0,8 ou 0,9).
L’organigramme que nous présentons plus loin (page 66) montre comment pourraient être organisés les différents niveaux d’implication entre le phénomène ovni et les sociétés humaines. L’intérêt de cet organigramme est de mettre en évidence l’écart qui existe entre le simple citoyen et certains groupes humains très fermés quant aux possibilités d’accéder à la véritable information sur le phénomène ovni. Il permet de comprendre que plus nous montons dans la hiérarchie, et plus la qualité, la précision, la valeur, et en quelque sorte le « poids » de l’information disponible sont élevés. Il faut aussi reconnaître que plus le « poids » du secret est « lourd », et plus les pistes sont brouillées pour le simple citoyen. Le rôle des médias officiels est aussi très important puisqu’ils sont directement placés sous le contrôle des militaires, des scientifiques et des politiques. La situation est d’autant plus complexe que l’information contrôlée pourrait revêtir deux aspects : de fausses informations mêlées à des informations vraies. Le but serait de maintenir les populations sous contrôle tout en les informant néanmoins qu’il se passe « quelque chose » d’anormal sur notre planète.