Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
Les civilisations planétaires de Type I
À part la civilisation industrielle moderne qui continue à s’étendre sur l’ensemble du globe, les civilisations de Type 0 ont occupé des aires géographiques spécifiques et ont connu un cycle de vie classique : naissance, croissance, apogée, déclin, mort. Comme leurs besoins énergétiques étaient faibles, ces civilisations ne se sont pas souciées de gérer rationnellement les ressources disponibles. Elles puisaient simplement dans leur environnement au fur et mesure de leurs besoins. Le niveau culturel, éthique et spiri tuel de ces civilisations était généralement très bon (Égypte, Grèce), en dépit de conditions matérielles souvent très dures (Europe Médiévale). La vie religieuse et spirituelle y occupait presque toujours une place centrale, car toute la vie sociale était réglée par les fêtes et commémorations religieuses. Malgré tout, ces civilisations étaient instables et fragiles. Les guerres étaient fréquentes : luttes intestines entre clans rivaux, visées hégémoniques sur des peuples voisins, défense contre un envahisseur. En raison de facteurs internes (décadence, corruption, effondrement des valeurs, réformes) et de facteurs externes (invasions, guerres, cataclysmes, épidémies), la durée de vie des civilisations de Type 0 ne s’étendait guère au-delà de quelques dizaines de siècles.
Les civilisations planétaires de Type I
Une civilisation de Type I se définit comme une civi lisation qui a su maîtriser toutes les formes d’énergie de sa planète-mère de référence qui est la planète d’origine de la civilisation (pour nous la Terre). Une civilisation de Type I est théoriquement capable de modifier le climat, d’exploiter à sa guise les ressources de tous ses océans, et même d’extraire l’énergie du noyau de sa planète d’origine. Ses besoins en énergie sont si importants que cette civi lisation est dans l’obligation d’exploiter de façon rationnelle et systématique toutes les ressources potentielles de sa planète-mère. Gérer et exploiter les ressources d’une pla nète entière implique une coopération élevée entre les membres de cette société. Une coopération aussi élevée entre les mem bres d’une civilisation planétaire suppose la mise en place d’un système de communication global très perfectionné (comme Internet par exemple).
Le Type I de civilisation est caractérisé par :
– La mise en place de programmes de développement à l’échelle planétaire. Ces programmes globaux sont initiés et exécutés par des organismes internationaux. Tous les enjeux et tous les problèmes devenant planétaires, toutes les solutions doivent l’être aussi. Les nations ne sont plus que les « provinces » d’un « pays » aussi grand que la surface de notre globe.
– La mondialisation des échanges économiques et commerciaux (matières premières, nourriture, médicaments, biens de consommation divers, capitaux).
– Éradication complète des réseaux de corruption (comme les diverses mafias par exemple). Abolition des régimes politiques totalitaires. Suppression de toutes les formes de fanatisme, qu’ils soient religieux, politiques, nationalistes, communautaristes, ethniques. Élimination de toute activité qui pourrait nuire à l’intérêt général de la civilisation. Les guerres ne doivent plus être que les mauvais souvenirs de l’enfance tumultueuse de la civilisation planétaire.
– Une gestion rigoureuse au niveau international de l’environnement et des ressources naturelles disponibles sur l’ensemble de la planète.
– Une coopération sans faille de tous les membres de ce vaste édifice. Cette coopération internationale implique le respect de certaines valeurs spirituelles et morales. La réalisation d’une civilisation de ce Type suppose le dévelop pement simultané, et en parallèle, de ses dimensions maté rielles et « immatérielles », « horizontales » et « verticales ».
Théoriquement, une civilisation planétaire est parvenue a maîtriser la plupart des formes d’énergie de sa planète d’origine : énergies fossiles, biomasse, énergie hydro-électrique, énergie marée motrice, énergie géothermique, énergie éolienne, énergie solaire, etc. Le calcul montre que son rendement énergétique global pourrait être de l’ordre de quelques centaines à plusieurs millions de fois notre rendement actuel, soit
entre 1016 et 10 20 watts par an. Une civilisation de Type I dispose donc de suffisamment d’énergie pour modifier son climat, prévenir et contrôler l’activité des tremblements de terre et des volcans. Elle serait même capable de construire des villes au milieu des océans, au fond des mers, ou au sommet des montagnes. En 2020, notre rendement énergétique nous classe au rang de civilisation de Type 0, et nous produisons pratiquement toute notre énergie en brûlant nos réserves fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui ne sont pas inépuisables. La question qui se pose et qui devient très préoccupante, est celle de savoir si nous saurons opérer la transition vers d’autres sources d’énergie d’ici quelques dizaines d’années.
En ce début de XXIe siècle nous pouvons voir germer les graines d’une civilisation de Type I. Nous assistons en effet aux prémices d’une langue planétaire (l’anglais), d’un système de communication planétaire (le réseau Internet), d’une économie planétaire, et même à l’émergence d’une culture planétaire par l’intermédiaire de media possédant une diffusion planétaire. Disons tout de suite qu’il y aurait beaucoup de critiques à faire vis-à-vis des « valeurs » (ou pseudo-valeurs) véhiculées par cette culture planétaire moderne.
Le physicien et futurologue américain, Michio Kaku, a beaucoup insisté dans ses ouvrages sur les difficultés que doit rencontrer une civilisation qui passe du Type 0 au Type I. Dans son livre intitulé L’Avenir de l’Humanité, Terraformage de Mars, voyages interstellaires, notre destinée en dehors de
la Terre 36 il nous averti que : « De toutes les transitions, la plus difficile est probablement le passage du Type 0 au Type I, c’est-à-dire précisément celle qui nous concerne actuellement. Ceci résulte du fait qu’une civilisation de Type 0 est tellement peu évoluée, tant du point de vue technologique que social. Elle ne s’est vraiment développée tout récemment qu’en se libérant du sectarisme, des dictatures, des querelles religieuses, etc. Elle porte toujours les cicatrices dues à son passé brutal, qui n’était fait que d’inquisitions, de persécutions, de pogroms et de guerres. » Pour preuve de ce qu’il avance, il rappelle avec raison que « nos propres livres d’histoire sont remplis de récits épouvantables de massacres et de génocides, le plus souvent à cause de superstitions, d’ignorances, d’hystérie et de haine ». Selon lui, le passage du Type 0 au Type I doit nécessairement se faire dans les « douleurs de l’enfantement » avant que la civilisation puisse parvenir à une certaine maturité évolutive. La pandémie de Covid-19 (coronavirus 2019) qui a débuté en Chine en novembre 2019 et s’est étendue ensuite à toute la planète, a montré à quelle point notre civilisation moderne est fragile et vulnérable. Malgré nos spectaculaires avancées dans de nombreux domaines scientifiques et technologiques, nous constatons que nous sommes loin d’être parvenus à assurer la pérennité de notre civilisation. Cette pandémie nous a fait prendre conscience des faiblesses de notre sys tème économique et social. Elle nous a mis devant un fait que nous avions refoulé : nous pouvons rapidement – en quelques mois seulement – basculer dans le chaos généralisé. De toue évidence, la pandé mie du Covid-19 n’est qu’une consé quence logique, inéluc table, et prévisible, de la mon dia li sa tion d’un mode de vie nuisible pour l’en semble de la vie sur notre planète. Si nous voulons franchir le « seuil » qui sépare une civilisation de Type 0 et de Type I, il est certain qu’il va falloir revoir de façon drastique notre modèle économique, industriel, financier, et social.
Par définition, une civilisation avancée doit se développer plus rapidement que la fréquence des catastrophes présen tant un danger certain pour sa survie. Étant donné que les grands impacts d’astéroïdes se produisent en moyenne une fois tous les quelques milliers d’années, une civilisation de Type I doit être capable de maîtriser le vol spatial dans son système stellaire pour dévier les corps dangereux, c’est-à-dire menaçant directement sa survie, durant cette période. Nous devrions bientôt être capables de modifier la trajectoire d’un astéroïde dont l’orbite croiserait dangereusement celle de la Terre.
En ce qui concerne le climat, une civilisation de Type I devrait mettre à profit les périodes interglaciaires, qui peuvent s’étendre sur plusieurs dizaines de milliers d’années, pour apprendre à maîtriser tous les facteurs qui entrent en jeu pour produire les différents type de climats. Aujourd’hui, nous savons que la simple prévision du temps s’avère d’une grande complexité et nous sommes encore loin de pouvoir agir efficacement sur les conditions climatiques de notre planète. En fait, nous faisons exactement le contraire, c’est-à-dire que notre action sur le climat est totalement incontrôlée et risque, à terme, de menacer l’avenir de notre civilisation. Aujourd’hui (2020), de nombreux spécialistes du climat s’accordent pour dire que c’est bien la pollution, générée par l’activité humaine incontrôlée, qui est responsable de la dégradation de notre climat par suite du réchauffement général de la planète. Nous devons être conscient du fait qu’un problème comme celui d’une pollution globale représente une menace mortelle pour une civilisation de Type 0. Une civilisation planétaire de Type I, qui est sensée vivre plusieurs millé naires, doit nécessairement parvenir au stade où elle est capable de contrôler et diriger à sa guise l’équilibre écolo gique de sa planète.
Enfin, les problèmes internes comme les guerres (et par guerres, nous n’entendons pas seulement les conflits armés mais aussi la guerre économique que se livrent ente elles les grandes puissances), les révolutions, les génocides, le terrorisme, constituent des menaces récurrentes qui sont de sérieux obstacles à l’avènement d’une civilisation de Type I. En principe, une civilisation de Type I doit pouvoir résoudre tous ses conflits internes et parvenir à un degré d’équilibre presque parfait dans le fonctionnement de ses institutions. Si nous examinons la situation internationale actuelle, nous constatons que nous sommes encore loin de pouvoir réaliser un équilibre politique et économique entre les nations. Pour nous, la route est encore longue avant d’instaurer sur cette planète une unité globale qui peut seule garantir une paix et une prospérité générale.
Après plusieurs milliers d’années d’évolution et de progrès techniques, une civilisation de Type I épuisera totalement les ressources énergétiques de sa planète et devra exploiter d’autres gisements. C’est alors qu’elle se tournera vers son étoile centrale et tentera de mettre en œuvre de nouvelles technologies pour être en mesure de capter l’énergie que cette étoile libère dans l’espace. Elle deviendra peu à peu une civilisation de Type II, et elle sera alors capable de consommer quelques 1026 watts par an.
Une civilisation de Type I est théoriquement capable de visiter toutes les planètes de son système stellaire d’origine. Elle possède une bonne connaissance de l’univers extérieur à son système, sans toutefois être parvenue à l’explorer avec des vaisseaux habités. Il découle de ce qui vient d’être dit que les ovnis ne sont pas issus d’une civilisation de Type I. Selon Freeman Dyson : « Une civilisation de Type I est indétectable à des distances interstellaires, sinon par l’émission d’ondes radio. Notre seule chance de découvrir une civilisation de Type I est de suivre les conseils de Cocconi et Morrison et de chercher à capter des messages radio. C’est cette méthode de recherche qui a été suivie par nos radioastronomes (ceux