Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
I – Ils savent! Quelques réflexions sur le
I – Ils savent ! Quelques réflexions
sur les militaires, les scientifiques et
les politiques qui savent
« Le fait que le gouvernement américain dissimule des informations
concernant les ovnis suggère qu’il existe sûrement un profond secret lié à
ce phénomène. »
Gildas Bourdais, interview sur la Radio Ici & maintenant, août 2008
« La situation pourrait se résumer simplement : depuis une époque
indéterminée nous sommes visités par des engins procédant d’une
technologie très avancée que nous ne comprenons pas. Ceux qui la mettent
en œuvre n’ont pas souhaité, jusqu’ici, rendre leur présence évidente pour tous, cependant, de nombreuses vagues d’intrusions ont été notées tout au
long de cet essai. Elles furent en général publiques. Ces interférences
furent très tôt décelées par les services officiels appropriés, c’est-à-dire la
défense aérienne, les services de renseignement et la marine […]. La
décision de ne pas porter ces faits à la connaissance du public, dans les
différents pays concernés, ne peut avoir été que politique. »
Jean-Gabriel Greslé, Documents interdits, la fin d’un secret
Le « secret » au cœur du mystère des
ovnis
Comme l’indique le titre de ce livre, notre itinéraire dans l’inconnu, c’est-à-dire le monde étrange des ovnis, commence par « le secret officiel », et se prolonge « jusqu’aux limites de la science ». Nous verrons que ce secret est bien réel. Il n’est pas un pur fantasme généré par quelques esprits marginaux affligés de délires paranoïaques ou obsédés par les « théories du complot ». Voici, d’ailleurs ce qu’en dit Jacques Vallée (que l’on ne peut pas soupçonner d’être un marginal) dans l’introduction de son
livre intitulé 2 Science Interdite, journal 1957-1969 : « […] des événements encore plus extraordinaires se présentaient dans le monde entier : des témoins par milliers observaient des objets célestes qu’ils décrivaient comme des engins sous contrôle intelligent. Ils avaient la forme de soucoupes ou de sphères. Ils ne semblaient obéir à aucun principe physique connu. Ces objets représentaient-ils le premier signe d’un contact avec des civilisations extraterrestres, à une époque où nous mettions en chantier nos propres sondes spatiales ? Les gouvernements prirent note du phénomène, organisèrent des comités, lancèrent des consultations secrètes et des groupes d’études et financèrent des recherches « classifiées » tout en niant publiquement que les phénomènes puissent avoir une existence réelle quelconque. Ce que les respon sables de l’ordre public déclaraient aux journalistes et au monde scientifique n’avait rien à voir avec les faits réels. Ceux qui étudieront cette période à partir des seuls documents historiques n’auront aucune chance de saisir la vérité du drame qui se déroulait. La révélation majeure de ce journal est sans doute que la communauté scientifique a été trompée par le gouvernement. Comment cette duperie eut lieu, comment les meilleures données furent cachées et comment la vérité historique fut manipulée, tels sont les sujets de ce livre. » Le constat de Jacques Vallée est lucide et sans concession. Son affirmation est lourde de consé quences. Elle doit bousculer nos certitudes et nous faire prendre conscience de l’ampleur des dissimilations et de la désinformation orchestrée par les gouvernements : « La communauté scientifique a été trompée par le gouver nement. » Dans son livre Vallée tente de répondre aux questions que nous devrions tous nous poser au sujet des ovnis : « Comment cette duperie eut lieu, comment les meilleures données furent cachées et comment la vérité historique fut manipulée ? » Rappelons que Jacques Vallée est sûrement l’un des esprits les plus brillants de sa génération. Licencié en mathématique en 1959 (Université de Paris/Sorbonne), puis détenteur d’une maîtrise d’astro physique en 1961 (Université de Lille), et d’un doctorat en informatique (Northwestern University), il dirigea, de 1969 à 1977, le développement de systèmes logiciels de pointe en Californie, puis créa une entreprise informatique qui lancera les premières téléconférences en réseau dix ans avant Internet. Il est aussi l’auteur de plus de cinquante publications scientifiques et techniques.
Force est de constater que cette question du secret officiel a fait couler beaucoup d’encre (et pas toujours une encre de très bonne qualité d’ailleurs) dans les milieux ufologiques. Nous ne pouvions donc pas faire l’économie de ce fameux secret, d’autant plus que nous en proposons ici une nouvelle interprétation qui s’éloigne notablement de tout ce que l’on peut lire, ou entendre, sur cette question, aujourd’hui. Notre façon d’aborder ce sujet n’est en effet pas du tout conforme aux tendances et aux idées qui circulent dans les « cercles » voués à la recherche sur les ovnis. Nous verrons d’ailleurs que ces idées qui sont débattues ne sont pas très nombreuses en définitive et qu’elles tournent presque toujours autour des mêmes thèmes que nous allons maintenant examiner. Pour simplifier, nous dirons qu’il existe trois grandes versions de ce fameux secret. Je reconnais volontiers que cette façon de présenter les différents courants ufologiques en France est très sché matique, mais elle correspondant cependant à une réalité qu’il n’est pas possible d’ignorer surtout en ce qui concerne ce que j’appelle l’« ufologie noire ».
1) Le secret : version « ufologie noire » liée aux théories « conspirationnistes ». Cette version du secret peut se résumer de la façon suivante : les gouvernements et les autorités (armées, services de renseignements, agences occultes, etc.) nous cachent « l’horrible vérité » au sujet des ovnis. Les extraterrestres sont des prédateurs qui veulent asservir les terriens et/ou les remplacer par une nouvelle créature hybride mi-homme, mi-extraterrestre. Le gouvernement américain a établi un « accord », un deal, avec les extraterrestres : en échange de technologies aliens nous les laissons s’installer dans des bases souterraines et enlever des humains. Les représentants du gouvernement américain sont des « traîtres » qui ont été en réalité dupés par les extraterrestres.
2) Le secret : version « ufologie incolore », n’a qu’une vague idée de l’ampleur de la désinformation. Elle n’a pas conscience des enjeux technologiques et militaires de la question ovni. Les autorités, l’armée, les services de rensei gnement, les politiques, et les industriels, garderaient le secret sur les activités des ovnis pour préserver leurs pouvoirs, leurs privilèges, et leurs intérêts financiers.