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Les civilisations proto-planétaires de Type 0

Les civilisations proto-planétaires de

Type 0

 

La classification de Kardashev et Dyson admet des Types de civilisations inférieurs au Type I. Ce sont les civilisations de Type zéro. C’est le degré le plus bas pour une civilisation. L’évolution des civilisations proto-planétaires de Type 0 peut s’exprimer par une fraction du Type I. Nous avons alors des civilisations qui peuvent représenter, 0,25, 0,50, 0,60, 070, 0,80 et 0,90 du Type I. Sur notre planète, en 2020, nous serions au niveau d’une civilisation de Type 0,70. Nous connaissons de nombreux exemples de civilisations de Type zéro. L’Égypte ancienne, la Grèce antique, l’Empire Romain, la Mésopotamie, les civilisations de l’Indus, l’Europe féodale du Moyen-Âge, la Renaissance, la civilisation industrielle moderne, sont des exemples de civilisations de Type 0. Sur cette échelle, le Type 0,25 serait l’équivalent d’une civilisation semblable à celle de l’Empire Romain. Le Type 0,50 correspondrait à la révolution industriel du XIX e siècle.

Pour satisfaire leurs besoins en énergie, les civilisations que je viens de citer utilisaient les ressources naturelles qui étaient dans leur environnement immédiat. Longtemps, la principale ressource en énergie fut le bois et quelques espèces végétales peu nombreuses. La combustion du bois servait pour l’éclairage et le chauffage des habitations ainsi que pour la cuisson des aliments. Les huiles extraites des végétaux servaient aussi à s’éclairer. Les besoins énergétiques des civilisations de Type 0 restèrent longtemps très faibles jusqu’à l’avènement de l’ère industrielle au XIX e siècle. Après le bois, ce fut le charbon qui devint la principale ressource énergétique. Au milieu du XX e siècle le pétrole et le gaz remplacèrent le charbon. Enfin, l’énergie nucléaire (fission), dernière née des sources d’énergie, pourrait devenir la principale source d’énergie pour la production de l’électricité. Cependant, les débats actuels sur les inconvénients que posent les déchets nucléaires et notre capacité à gérer d’éventuelles accidents aux consé quences désastreuses comme ceux de Tchernobyl et Fukushima, semblent remettre en question cette hypothèse. Notre avenir énergétique reste donc encore très incertain. Les sources d’énergie alternatives dites « propres », comme la houille blanche (les barrages), l’énergie marémotrice, l’énergie géothermique puisée dans les profondeurs de la Terre, l’énergie solaire (panneaux solaires), l’énergie éolienne, l’énergie aquatique, c’est-à-dire l’énergie produite par des moulins à eau (turbines) immergés dans les cours d’eau rapides ou sur les hauts-fonds marins aux courants forts et réguliers, ne représentent pour l’instant que des sources complémentaires dont l’utilisation, souvent ponctuelle, reste très limitée.