Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

La puissance inquiétante du « complexe militaire »

Les spéculations des transhumanistes peuvent certes nous impressionner, et surtout nous inquiéter étant donné le sort qu’elles réservent à l’« humanité ordinaire », mais n’oublions pas qu’elles reposent sur un certain nombre de présupposés qui sont discutables, et même totalement erronés selon moi. Pour faire simple, disons tout d’abord que les transhumanistes sont des matérialistes qui réduisent la conscience à une forme d’intelligence computationnelle, c’est-à-dire que pour eux, notre conscience se réduit à des calculs effectués par un super-ordinateur qui est notre cer veau. En cela, ils commettent la grossière erreur de confon dre intelligence et conscience. Ils sont donc totalement ignorants des propriétés qualitatives de la conscience, de sa non-localité, et des différents états que peut avoir cette conscience à travers des expériences comme les EMI (Expérience de Mort Imminente), les états mystiques, les facultés parapsychiques, etc.

 

La puissance inquiétante du « complexe

militaro-numérique »

Les transhumanistes sont aussi partisans de la théorie de l’évolution dans le sens de la sélection naturelle qui prône la compétition entre les individus et l’élimination des plus faibles au profit des plus aptes pour la survie. Le

biologiste spécialiste de l’évolution, Julian Huxley 55 fut un fervent partisan de l’eugénisme comme moyen d’amé lioration des populations humaines, et l’un des premiers scientifiques à avoir utilisé le mot transhumanisme. Enfin, les transhumanistes sont fascinés – jusqu’à l’idolâtrie – par la technologie et surtout par les progrès spectaculaires de l’IA. Leur projet est simple dans le fond : remplacer la chimie du carbone, qui est celle des êtres vivants, par la chimie du silicium qui est celle des machines.

Notons aussi que les idéologues du transhumanisme et les dirigeants des GAFAM travaillent de concert avec les services de renseignements américains et les militaires, car la sécurité des États-Unis passe de plus en plus par le contrôle du Net. Par ailleurs, les guerres modernes sont de plus en plus des cyber-guerres. Les liens entre la Silicon Valley et les militaires ont toujours existé et l’argent du Pentagone a toujours profité à la recherche et au dévelop pement des technologies de l’informatique et du numérique. La CIA recrute de nombreux chercheurs issus de la Silicon Valley via le fonds capital-investissement In-Q-Tel (IQT). Cette société gérée par le renseignement américain a donné naissance à Google Earth et à l’expert du Big Data, la société Palantir dont le nom vient d’une pierre magique en forme de boule de cristal qui permet à son détenteur de voir à travers l’espace et le temps et de dialoguer avec un autre utilisateur.

Nous savons par ailleurs que la collusion entre les GAFAM et la NSA est intime. Le géant Amazon, par exemple, ne cache pas ses accointances avec les militaires et défend le projet de stockage de données en ligne (cloud) du ministère de la Défense américain, appelé « contrat JEDI » pour Joint Enterprise Defense Infrastructure. Par ailleurs, la guerre contre le terrorisme suppose une surveil lance complète et systématique des communications entre les ordinateurs et les téléphones, et cela, à l’échelle de la planète, ce qui permet ensuite l’élimination de l’ennemi par l’envoi de drones. N’oublions pas qu’à l’origine de l’Internet moderne il y a le réseau Arpanet qui avait été développé par les universités et les militaires américains en pleine guerre froide.

À la fin du XXe siècle, les GAFAM se sont emparées d’Internet pour y développer leur commerce mondial. Aujour d’hui, le pouvoir financier, technologique, économique et de sécurité des GAFAM sur la société moderne est immense et inquiétant. Dans son discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, le président Eisenhower mettait en garde son pays contre la montée en puissance du « complexe militaro-industriel » américain, aujourd’hui il nous mettrait sûrement en garde contre le « complexe militaro-numérique » ou le complexe « militaro-technologique ».