Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science

IV – Essai de classification des civilisations

IV – Essai de classification des

civilisations extraterrestres

 

« Il n’est pas impossible que dans le futur, si jamais on parvenait à se

rendre sur d’autres planètes, on retrouve les cendres de civilisation anéanties : par exemple, sur des planètes dont les atmosphères sont

fortement radioactives ; ou qui sont trop chaudes en raison d’un effet de serre effarant ; ou encore avec des villes vides parce que leurs habitants ont

testé sur eux-mêmes des armes biologiques dernier cri. Ainsi donc, la

transition du Type 0 de civilisation vers le Type I de civilisation, n’est pas

gagné d’avance et elle représente de fait le plus grand défi auquel est

confronté toute civilisation émergente. »

Michio Kaku, L’Avenir de l’Humanité, Terraformage de Mars, voyages

interstellaires, notre destinée en dehors de la Terre

« Dans son livre intitulé The City and Stars (La Cité et les Astres),

Arthur C. Clarke présente Diaspar, la « cité éternelle », ultime et unique

mégalopole sur Terre. Protégé par un gigantesque dôme, ce fleuron de la

technologie terrienne survit inaltéré et intact pendant un demi-millliard

d’années dans le futur, sur une Terre quasi désertique. Le manque d’intérêt

pour le monde extérieur est dû au traumatisme provoqué par la terrible

défaite des Terriens dans un passé extrêmement lointain, du temps où ils

essayaient de conquérir les étoiles et ont dû affronter la puissance des

extraterrestres. La curiosité du jeune Alvin le conduit, cependant, à sortir

de la ville et à décourvrir Lys, une cité beaucoup moins évoluée

technologiquement que Diaspar, mais beaucoup plus développée sur le

plan spirituel. »

Nicolas Prantzos, Voyages dans le futur, l’aventure cosmique de

l’Humanité

Qu’est-ce qu’une civilisation ?

 

Si les ovnis sont, comme je le pense, des « machines », cela suppose que ces « machines » ont été conçues par des scientifiques et des ingénieurs, fabriquées par des techniciens, et peut-être même ont-elles été assemblées sur des chaînes de montage robotisées, comme sur notre planète. Tout cela est à prendre au conditionnel bien évidemment, car nous essayons de nous représenter – bien maladroitement j’en conviens – une réalité inconnue en partant d’une réalité connue. Nous n’avons pas le choix, car nous n’avons qu’un seul modèle de société à notre portée : la nôtre. Dès que nous employons les mots machines, scientifiques, ingénieurs, techniciens, et robots, nous supposons l’existence d’une organisation sociale complexe et donc de toute une civilisation porteuse du savoir faire et de la technologie qu’implique la conception et la fabrication de ces « machines ». Nous pou‐ vons donc partir de ce postulat simple : les ovnis sont des « machines » qui sont nées au sein d’une civilisation extra terrestre dans notre Galaxie. En conséquence, toute recherche sur les ovnis doit partir d’une réflexion sur le concept de civilisation. Mais qu’est-ce qu’une civilisation ?

Le terme de civilisation peut revêtir plusieurs acceptions. D’une façon générale le mot civilisation peut avoir trois significations différentes.

La première relève du langage courant et le terme de civilisation est associé à un jugement de valeur. Dans ce sens, la civilisation s’oppose à la barbarie et l’homme civilisé est le contraire de l’homme sauvage souvent qualifié à tort de « primitif ».

La seconde signification définit la civilisation comme un aspect de la vie sociale, ou comme l’ensemble des phénomènes sociaux représentés par la religion, la morale, l’art, la science et la technique.

Enfin, le mot civilisation s’applique à un ensemble de peuples ou de sociétés organisées qui occupent une aire géographique identifiable et dont l’existence se déploie dans la durée.

Ainsi, à côté de « la civilisation » qui représente un degré élevé d’évolution (nous verrons plus loin que « la Civilisation », avec un « C » majuscule, représente le degré le plus élevé de civilisation dans l’Univers connu), il existe de multiples civilisations qui ont leurs propres caractéristiques et qui occupent une place déterminée dans l’histoire de l’Humanité comme la civilisation grecque, la civilisation romaine, la civilisation chinoise, la civilisation égyptienne, etc. Nous savons désormais que les civilisations naissent, croissent, vieillissent et meurent. Et comme le disait fort justement Valéry : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. » Cependant, en ce début de XXI e siècle, nous assistons à un phénomène qui ne s’est produit qu’une seule fois dans toute l’histoire de l’Humanité : la civilisation est en passe de devenir planétaire. Au-delà des particularismes locaux, une nouvelle forme de civilisation est sur le point de s’étendre à tous les peuples de la Terre. Une civilisation globale est en train d’émerger. Que nous soyons d’accord ou pas avec les valeurs, ou les pseudo-valeurs, véhiculées par cette civilisation, n’y changera rien, car le siècle qui vient verra peut-être naître une civilisation humaine globale dont l’aire d’expansion sera la Terre entière. Je dis bien peut-être, car nous verrons naître cette civilisation planétaire globale à la condition que nous parvenions à vaincre les périls qui menacent notre survie, et que nous retrouvions le vrai sens du mot civilisation. Il est en effet beaucoup question aujourd’hui, de mondialisation et de globalisation, mais ces termes ne désignent encore qu’une tendance nais sante basée essentiellement sur des échanges de nature économique et financière. Or, il est selon moi urgent de prendre conscience que ce n’est pas uniquement sur la circulation de flux de marchandises et de capitaux que l’on édifie une civilisation digne de ce nom. Une civilisation planétaire viable doit aussi incarner des valeurs spirituelles, morales, culturelles, sociales, sinon ce n’est pas une civili‐ sation mais simplement un groupement d’intérêts écono miques – un lobby – organisé à l’échelle de la planète.

Les réalisations matérielles d’une civilisation sont certes importantes, mais il faut aussi prendre en compte ce que j’appelle ses réalisations « immatérielles » qui sont essentielles, fondamentales, sinon même vitales. Ce dont il faut bien prendre conscience dans le fond, c’est que les réalisations « immatérielles » d’une civilisation, représentent en fait les fondements même de toute civilisation. La vraie civilisation globale dont nous parlons n’existe pas encore. Elle n’en est, dans le meilleur des cas, qu’à ses balbutiements, et il n’existe aucune certitude en ce qui concerne son avenir. Parviendrons-nous à surmonter ce que j’appelle les « maladies infantiles » (les guerres, les conflits religieux, le terrorisme, etc.) de la civilisation planétaire ? Rien n’est moins sûr. Le problème est facile à poser : une civilisation presque exclusivement technologique et marchande, comme celle qui se développe actuellement sur notre planète, peut-elle espérer une longue durée de vie, ou sa nature même doit-elle l’amener à disparaître au bout de quelques siècles ? Toute civilisation qui est parvenue à un certain degré de développement technologique doit-elle nécessaire ment traverser des crises et des périodes de très grande instabilité qui pourraient mettre en péril son existence ? Ce processus est-il une loi générale d’évolution des civilisations technologiques ? À ce stade de la réflexion il paraît légitime de s’interroger sur le caractère inéluctable des maux (guerres, révolutions, génocides, actes terroristes, dépressions économiques, chômage, pollutions, mafias, corruption, totalitarismes, intégrismes, etc.) que traverse, et traversera plus encore dans un futur proche, notre civilisation. Peut-on affirmer d’ailleurs que ces maux sont inéluctables et qu’ils font en quelque sorte partie des étapes, douloureuses mais nécessaires, qu’une civilisation doit franchir pour parvenir à un degré de fonctionnement sain et stable ? Ne représentent-ils pas un cas particulier propre à notre civili sation (conflictuelle, guerrière, égoïste, barbare) et non pas une règle générale applicable à toutes les civilisations de l’Univers ? La question vaut la peine d’être posée, car la durée de vie d’une civilisation (l’inconnue « L », dans l’équation de Drake), est un facteur déterminant dans l’évaluation du nombre de civilisations peuplant notre Galaxie.

Si la durée de vie d’une civilisation technologique est de seulement quelques siècles, nos chances de rencontrer d’autres civilisations évoluées dans la Voie Lactée seraient extrêmement faibles. Des chercheurs avancent même l’argument suivant lequel, n’ayant pas d’autres exemples de civilisations technologiques semblables à la nôtre pour pouvoir nous faire une idée de la façon dont celles-ci évoluent avec le temps, nous ne pouvons donc pas apporter de réponse sérieuse à toutes ces questions. Il est vrai qu’en l’absence d’éléments de comparaison il est difficile de dégager des règles générales. Les plus pessimistes auront même tendance à dire que comme toute civilisation est mortelle, et l’histoire de l’Humanité offre à cet égard de nombreux exemples pour étayer ce point de vue, notre civilisation planétaire mourra certainement un jour (si nous parvenons à la créer). Mais sommes-nous certains de ne pas avoir d’autres exemples de civilisations technologiques évoluées à notre portée ?

Si nous admettons que le phénomène ovni est bien la manifestation dans notre environnement d’une civilisation technologique très évoluée, alors nous avons donc, sous nos yeux, un exemple qui prouve que le sort d’une civilisation technologique n’est peut-être pas aussi sombre que celui présenté par les pessimistes. D’une certaine façon, les ovnis prouvent que les crises inhérentes au développement des civilisations technologiques peuvent être surmontées. La question qui se pose est alors celle de savoir comment la civilisation (ou les civilisations) responsable du phénomène ovni a-t-elle fait pour résoudre ces crises. Selon la thèse que je présente dans la dernière partie de cette étude (PARTIE VI : Le Principe CEHV ou Principe de corrélation entre l’expansion « horizontale » d’une civilisation et son élévation « verticale »), la solution réside peut-être dans l’existence d’une sorte de principe de corrélation (C) entre le degré d’expansion (E) « horizon tale » (H) d’une civilisation, et son niveau d’expansion, ou d’élévation, « verticale » (V). Je précise que l’expansion « horizontale » d’une civilisation se rapporte à son développement matériel, économique et technologique, ainsi qu’à son expansion dans le continuum d’espace/temps, et que son élévation « verticale » fait référence à son degré d’évolution spirituelle et à son apti tude à accéder à des états supérieurs de conscience. Nous avons donc appelé ce principe de corrélation, le Principe CEHV. Par ailleurs, je postule que toute civilisation dont le développement n’obéi rait pas à ce principe, n’aurait sûrement aucune chance de survivre et aurait encore moins la capacité d’essaimer dans toute la Voie Lactée. En vertu du Principe CEHV, nous pensons que les êtres intelligents responsables du phénomène ovni sont issus d’une civilisation qui n’est pas seulement basée sur la réalisation et le déploiement de prouesses technologiques. Je suis convaincu qu’il y a « autre chose » derrière le phénomène ovni. Nous pouvons certes admirer ses prouesses techniques, mais ce n’est pas ce qui me semble le plus important dans ce phénomène. Si les ovnis sont la manifestation extérieure d’une civilisation qui s’est répandue sur une aire aussi vaste que la Voie Lactée (c’est-à-dire une civilisation galactique de Type III), cela suppose que cette civilisation maîtrise parfaitement toutes les dimensions inhérentes au concept même de civi lisation et incluses dans ce concept. Comme je l’ai souligné plus haut, ces dimensions ne sont pas exclusivement matérielles, elles sont aussi spirituelles, morales, culturelles et sociales. Cela dit, je ne suis pas assez naïf pour croire que nous sommes capables de comprendre ce qu’est vraiment une civilisation galactique. Si les réalisations « immatérielles », c’est-à-dire spirituelles, éthiques, culturelles et sociales, de la civilisation responsable du phénomène ovni sont au même niveau que ses réalisations matérielles (c’est-à-dire les ovnis, considérés comme des « vaisseaux »), alors, pas plus que nous comprenons comment fonctionnent ces dernières, nous ne pourrons appréhender son niveau spirituel, éthique, culturel et social. Il est fort probable, en effet, que les réalisations matérielles et « immatérielles » d’une civilisation galactique nous apparaissent comme quelque chose de totalement incom préhensible. Comme le dit fort justement Michel Picard