Ovnis - Du secret officiel aux limites de la science
La sémiologie du phénomène ovni
Les arguments que nous avons développés dans les chapitres précédents en faveur de l’hypothèse extraterrestre élargie (HET2) et la description des différents Types de civilisations, nous amènent tout naturellement à la question de savoir à quel type de civilisation appartiennent les ovnis. Si nous comparons les caractéristiques qui définissent les différents types de civilisation avec la sémiologie du phénomène ovni, nous aboutissons à des conclusions qui nous permettent de dire, avec une bonne approximation me semble-t-il, à quel type de civilisation appartiennent les ovnis.
Je rappelle brièvement que la sémiologie est la science qui étudie les signes en général. Le terme est utilisé dans la linguistique, les sciences de la communication et les sciences humaines (la sociologie, l’économie, la psychologie, etc.). Dans le domaine restreint de l’ufologie, j’emprunte l’expression « sémiologie du phénomène ovni » à Gilles Pinon, qui l’a
utilisé dans son ouvrage intitulé 56 Fatima, un ovni pas comme les autres ?.
Il défini lui-même le terme sémiologie « comme étant l’ensemble des signes issus d’un phénomène dont on ne connaît pas nécessairement la nature profonde ». Gilles Pinon reconnaît d’ailleurs que cette acception du terme sémiologie est peu orthodoxe, mais nous l’utilisons dans cette étude car elle est finalement très commode. Il fait aussi remarquer – avec raison – que la sémiologie du phénomène ovni est « un inconcevable imbroglio », mais que ce serait « une grave erreur que d’en nier la partie la plus insoutenable (du phénomène ovni) sous le prétexte qu’elle rend impossible, pour l’heure, tout interprétation rationnelle ». Certains côtés étranges et déroutants, voire carrément irrationnels et absurdes, de la sémiologie ovnienne, ne doivent pas en effet nous décourager et nous détourner, ni de la recherche sur le terrain, ni de l’analyse et de la réflexion. Pour moi, cette sémiologie cadre parfaitement avec « ce à quoi nous devrions nous attendre » si une intelligence étrangère (différente et très supérieure à la nôtre) se manifestait dans notre environ nement. À contrario, une sémiologie « claire », « limpide », compréhensible par tous et « rassurante », me semblerait suspecte et ne serait sans doute pas la marque d’une pré sence extraterrestre dont le degré d’évolution serait très supérieur au nôtre. Bref, la sémiologie semble absurde parce qu’elle nous dépasse.
Avant de définir à quel type de civilisation appartiennent les ovnis, rappelons brièvement les traits généraux de la sémiologie ovnienne (sources Gilles Pinon) qui est largement inspirée de la classification établie par Josef Allen Hynek (1910-1986).
Les lumières nocturnes : Des milliers d’observations de lumières nocturnes résistent à l’examen et ne peuvent s’expliquer par la manifestation d’un phénomène naturel ou artificiel humain (satellite, avion, etc.). Les témoignages rapportent l’observation de boules lumineuses, ou des manifestations de formes lumineuses diffuses, de différentes couleurs, qui ont apparemment un comportement « intel‐ ligent ». Les lumières nocturnes sont généralement silencieuses. Elle peuvent être très brillantes, plus grosses que Vénus ou Jupiter lorsqu’elles sont au plus près de la Terre, ou parfois atteindre les dimensions de la pleine lune. Leur déplacement peut être lent et linéaire, ou elles peuvent effectuer des manœuvres brutales, erratiques, des changements de direction imprévisibles, des ascensions ou des descentes rapides, et enfin disparaître aussi soudai nement qu’elles sont apparues.
Les disques diurnes : L’observation des disques diur nes est nettement moins fréquente que celle des lumières nocturnes. Les formes les plus fréquemment rapportées sont discoïdales, ovoïdales, et ellipsoïdales. Les disques présentent la perspective d’un volume plein aux contours nettement définis. Ils ont souvent un aspect solide, matériel, et métallique de couleur argentée. Ils donnent l’apparence d’être des « machines ». Les dimensions des disques sont très variables et s’échelonnent entre la taille d’une assiette (quelques centimètres) à celle d’un cratère de volcan (plu‐ sieurs centaines de mètres). Les performance de vol des disques diurnes dépasse largement celles de nos meilleurs avions de combats : absence d’inertie, accélérations foudroy antes, vitesses vertigineuses sans bang supersonique, chan gement de direction à angle droit ou à angle aigu, trajectoire en forme de carré, vol stationnaire en altitude ou près du sol, apparition et disparition sur place de façon quasiment instantanée, rotation rapide du disque sur lui-même, descente en zigzag ou dite en « feuille morte », furtivité absolue. Le comportement « adapté » et « intentionnel » des disques diurnes est une constante, comme s’ils étaient pilotés, ou télécommandés, par une intelligence réagissant de façon très rapide. Lorsqu’un disque est poursuivi par un avion de chasse qui cherche à l’abattre, il adopte généralement un comportement élusif et il semble se « jouer » des manœuvres de l’avion. Il est même capable de mettre hors d’usage tous les systèmes d’armes d’un avion de combat. Ils peuvent être victime de « panne » et même s’écraser au sol comme dans le cas de Roswell.
Les détections radar/optiques : Ces détections sont très souvent le fait de professionnels et de spécialistes : opérateurs radars, contrôleurs de la navigation aérienne civile, pilotes d’avions de chasse, etc. L’intérêt des détections radar/optiques réside dans la preuve qu’elles apportent de la réalité physique et matérielle des engins détectés : les ondes électromagnétiques des radars sont réfléchies par la surface matérielle de l’objet. La détection radar confirme, dans certains cas, les caractéristiques de vols d’un ovni observé visuellement par des témoins : vitesses, trajectoires, distances, hauteur, accélérations, etc. Il arrive parfois qu’un objet vu par des témoins ne soit pas détecté par des radars, et inversement, un objet repéré par des radars n’est pas vu par des témoins. Ces situations apparemment étranges proviennent certainement des caractéristiques de furtivité des ovnis. L’absence de détection de l’ovni peut en effet s’expliquer par une surface de réflexion insuffisante en raison des dimensions réduites de l’objet, par sa structure externe qui pourrait ne pas être métallique et/ou par l’emploi de matériaux absorbants, ou de méta-matériaux capables de dévier les ondes électromagnétiques.
Les triangles et autres formes : Depuis les années quatre-vingt environ, les témoins rapportent des observations « d’engins » ayant la forme de triangles. Les triangles peuvent prendre l’aspect de structures apparemment solides et sombres, ou celle de trois lumières disposées en triangle sans masse porteuse apparente. Les observations de triangles les plus remarquables se produisirent lors de la fameuse « vague belge » entre 1989 et 1991. Comme pour les dis ques diurnes la taille des triangles est variable. Des témoins ont rapporté avoir vu des « engins » ayant les dimensions d’un terrain de football. L’examen des rapports d’observations d’ovnis montre que la forme des « engins » décrits par les témoins peut revêtir des aspects très surpre nants. En plus des disques et des triangles, nous trouvons des sphères, des cubes, des cylindres, des « cigares », des « toupies », des cônes, des « chapeaux » (canadiens), des « boomerangs », des « altères », etc. (la liste n’est pas exhaustive).
Les rencontres rapprochées du premier type ou RR1 : Une RR1 est une rencontre rapprochée avec le phénomène ovni à moins de 150 mètres de distance. Dans une RR1 il n’y a pas de traces au sol, pas d’effets physiques décelables sur l’environnement, et pas de symptômes physiques et/ou psychiques chez le témoin. Ce dernier est conscient tout au long de l’observation. Le prototype d’une RR1 est la rencontre avec un objet brillant, très lumineux, ou simplement luminescent, ayant généralement une forme ovoïde ou discoïdale, animé d’une rotation sur lui-même, en vol stationnaire, et dont la taille varie entre un et dix mètres.
Les rencontres rapprochées du second type ou RR2 : Rencontre avec le phénomène ovni à moins de 150 mètres. Contrairement aux RR1, les RR2 sont accompagnées d’effets physiques sur l’environnement naturel et sur le témoin. L’ovni laisse des traces au sol, souvent circulaires, qui peuvent perdurer pendant plusieurs années. L’examen du sol montre que celui-ci a subi une forte pression, et/ou un effet calorifique intense. Parfois, il y a détection d’un taux anormal de radioactivité. Les effets physiques caractéristiques sont les suivants : calcination du sol et/ou de la végétation, roussissement de la végétation, dessiccation, branches d’arbres brisées, herbe pliée de façon bizarre, odeur d’ozone, dérèglement des boussoles et des montres, interférences avec les circuits électriques des véhicules ou des habitations, augmentation de la température ambiante, sensation de chaleur sèche et intense, comportement singulier des animaux domestiques, engourdissement ou paralysie passagère des témoins (sans perte de conscience), lésions de la peau, conjonctivite, fatigue, troubles du sommeil, changements notables dans le comportement des témoins, changement dans le système de valeurs et les croyances des témoins. Les traces laissées au sol ou sur la végétation, ainsi que les multiples effets physiques chez les témoins, sont associés à la présence d’un ovni en vol stationnaire à très faible altitude.
Les rencontres rapprochées du troisième type ou RR3 : Rencontre avec le phénomène ovni à moins de 150 mètres. En plus des caractéristiques des RR1 et des RR2, les rencontres rapprochées du troisième type comportent des témoignages sur la présence d’entités à bord des ovnis. Les entités décrites peuvent revêtir des formes variées, mais elles sont généralement de forme humanoïde. Leurs tailles sont échelonnées entre 0,80 mètres et 3 mètres. Les entités les plus fréquemment décrites ressemblent aux fameux « petits gris » : silhouette très mince, aspect frêle, grands bras, crâne volumineux, grands yeux noirs hypnotiques en forme d’amande, un « trait » sans lèvre à la place de la bouche, deux trous à la place du nez. Les « pilotes » des ovnis sont souvent revêtus d’une sorte de combinaison ajustée très moulante. Les entités qui accom pagnent l’ovni peuvent entrer en contact avec le témoin et modifier son comportement (paralysie sans perte de conscience). J’ai enquêté sur des cas en France où des témoins avaient été « connectés » psychiquement avec un ovni triangulaire et avaient reçu des « informations » sous forme de « messages » venant de cet ovni. Je range ces cas de contacts psychiques involontaires dans les catégories RR3 et/ou RR4. Dans ces affaires, le contact psychique avec l’ovni était involontaire. C’est l’ovni qui prenait l’ini tiative du contact. Souvent le témoin perçoit les entités affairées autour de l’ovni semblant s’occuper de la végétation environnante (semblant prélever de la lavande dans l’affaire de Valensole), ou examinant leur engin posé au sol.
Les rencontres rapprochées du quatrième type ou RR4 : Ces rencontres concernent les cas d’enlèvements d’êtres humains à bord d’ovnis (voir l’affaire Betty et Barney Hill ci-dessous). Ce phénomène des enlèvements, qui a pris une ampleur exceptionnelle aux États-Unis, fait débat dans les milieux ufologiques, surtout en France. Certains chercheurs estiment même qu’il ne devrait pas entrer dans la sémiologie du phénomène ovni. Il est vrai que ce type de rencontre comporte des aspects si étranges, qu’il représente un véritable défi à notre raison. Il faut cependant souligner que des cas d’enlèvements bien docu mentés ont été dûment associés à la présence d’ovnis. Les récits de rencontres du quatrième type semblent présenter une « structure type » à l’intérieur de laquelle s’enchaînent presque toujours les mêmes épisodes. Aujourd’hui le débat reste ouvert sur les retombées positives ou négatives des enlèvements sur les témoins. Certains chercheurs (Kenneth Ring) ont établi un rapprochement entre les RR4 et les EMI, ou Expériences de Mort Imminente. À l’intérieur de cette catégorie certains chercheurs font la distinction entre les « enlèvements involontaires » (RR4 de classe 1), où les personnes enlevées sont considérées comme des « victimes », et les « enlèvements consentis » (RR4 de classe 2), où les personnes suivent volontairement des entités à bord des vaisseaux.
Autres aspects de la sémiologie ovnienne : Outre les lumières nocturnes, les disques diurnes, les triangles et les autres formes répertoriées, les RR1, RR2, RR3, et RR4, la sémiologie du phénomène s’est enrichie d’autres manifestations que les chercheurs ont bien du mal à intégrer dans un schéma cohérent dont ils pourraient tirer une explication simple, reposant sur le bon sens et la logique. En fait, c’est tout le contraire qui se produit, et la compré hension de la sémiologie ovnienne devient un vrai « casse tête » si je puis dire qui met à rude épreuve les neurones des ufologues. Force est de constater que la sémiologie ovnienne est polymorphe et polysémique, c’est-à-dire qu’elle peut avoir plusieurs sens, plusieurs interprétations. Elle n’est pas univoque, mais équivoque, c’est-à-dire que cette sémiologie est de nature incertaine et peut s’expliquer ou s’interpréter de diverses façons. Nous n’exposerons pas en détail les caractéristiques de ces « signes » multiples car le travail a déjà été fait par d’autres chercheurs. Nous nous contenterons simplement de les énumérer et d’en faire un bref résumé.
Les apparitions mariales : Avec son livre Fatima, un ovni pas comme les autres ? Gilles Pinon a ouvert une brèche très prometteuse dans la recherche ufologique. Il se pourrait, en effet, qu’un certain nombre (ce qui veut dire pas toutes) d’apparitions mariales seraient orchestrées par le phénomène ovni, c’est-à-dire en définitive par une intelligence extraterrestre. L’analyse rigoureuse qu’il fait des apparitions de la « Vierge » à Fatima, et la démonstration irréprochable de sa thèse, sont un modèle du genre. Si ce point de vue est juste, cela voudrait dire que le phénomène ovni manipule avec subtilité nos croyances et représentations. Cela veut dire aussi que le phénomène ovni est plus proche de nous, c’est-à-dire plus impliqué dans les affaires humai nes, qu’on pouvait l’imaginer jusqu’à présent.
Les agroglyphes : Ce sont les mystérieuses figures géométriques (crop-circles) qui sont de plus en plus comp lexes et que l’on voit apparaître, ici et là, dans les champs de blé au printemps. Les agroglyphes seraient d’autres « signes » explicites montrant que les ovnis suivent de près toutes nos activités et qu’ils sont très bien informés sur tout ce que nous faisons. Comme pour les RR4, le rat tachement des agroglyphes à la sémiologie ovnienne est contesté. Mais là encore, des témoignages crédibles font état d’observations de boules lumineuses lors de la formation des agroglyphes.
Les mutilations du bétail : Un aspect plutôt inquiétant de la sémiologie du phénomène ovni, et qui semblerait aller à l’encontre des idées exposées dans ce livre, est représenté par les mutilations du bétail. Principalement des bovins, mais aussi des chevaux et d’autres animaux d’élevage, sont retrouvés morts, vidés de leur sang, et présentant les stigmates d’horribles mutilations. Perpétrés sur les animaux avec des moyens chirurgicaux très sophis tiqués, ces prélèvements de tissus et de sang embarrassent les chercheurs et les mettent mal à l’aise. Cette composante sinistre de la sémiologie ovnienne pose problème. Les faits rapportés ne vont pas dans le sens d’une présence extraterrestre bienveillante à notre égard, soucieuse de notre avenir, et préparant un contact fraternel avec l’Huma nité. Certains chercheurs préfèrent ne pas les rattacher à la sémiologie ovnienne pour ne pas avoir à se débattre à l’intérieur de contradictions apparemment insolubles. D’autres prennent, malgré tout, le risque de les intégrer dans une explication cohérente et globale mais au prix d’acrobaties intellectuelles périlleuses qui se révèlent en fin de compte peu convaincantes (voir à ce propos le livre de Christel Seval : Le Plan pour
Sauver la Terre, Les extra terrestres veillent57). Seuls ceux qui pensent que l’intel ligence extraterrestre responsable du phénomène ovni n’est pas du tout animée de bonnes intentions à notre égard, y trouveront leur compte et n’éprouveront aucune gêne à intégrer ces faits dans leurs hypothèses. Ils auront en effet beau jeu de montrer que les mutilations du bétail sont la preuve flagrante que cette intelligence cherche à nous exploiter, à nous asservir, voir même à nous éliminer dans un avenir proche. Mais en défendant ce point de vue, nous ne sommes pas loin des thèses « conspirationnistes » de l’« ufologie noire », qui prétendent nous alerter sur les « activités inavouables » des extraterrestres. En ce qui me concerne, j’ai consacré une étude sur ce sujet (Mutilations animales, ovnis et
« Empire Secret »58, dans laquelle je propose une explication inédite. En partant de l’analyse du rapport du NIDS (National Institute for Discovery Science) sur cette question, j’en viens à la conclusion que les muti lations animales sont le fait d’un groupe d’humains qui est situé en dehors de toute organisation sociale, et qui ne respecte aucune des règles en vigueur dans les sociétés de droit. Ce groupe fait partie de ce que j’appelle l’« humanité du dehors », c’est-à-dire une humanité « détachée » du reste de l’humanité « ordinaire », qui bénéficierait de technologies plus avancées que celles qui sont actuellement commer cialisées par les industriels.
Les hommes en noir ou MIB (men in black) : De nombreux chercheurs pensent que les hommes en noirs font plutôt partie du folklore rattaché au phénomène ovni, et qu’ils ne représentent pas en eux-mêmes une catégorie de faits réels. L’expression MIB, telle que nous la connais sons aujourd’hui remonte à la fin de la seconde guerre mondiale, mais ce type de phénomènes pourrait être plus ancien comme l’affirme l’ufologue Jean Sider dans son livre, Ovnis : Dossiers diaboliques, désinformation, délires
paranoïaques, crop-circles, hommes en noir, et enlèvements59. Selon Sider, ce type d’apparitions n’est pas nouveau et s’apparente aux manifestations du Diable et de ses démons des siècles passés. Les MIB surgissent généralement après l’observation d’un ovni et se manifestent au témoin avec l’intention de le dissuader de poursuivre ses recherches sur ce sujet ou de parler de ce qu’il a vu. Les témoins disent qu’ils portent des costumes noirs démodés mais impec cables, une cravate noire, une chemise blanche, des chaussures noires et un chapeau noir. Globalement, ils ont une apparence sinistre, inquiétante, et donnent l’impression de ne pas être complètement humains. Leur voix est sou vent décrite comme « nasillarde » ou « électronique ». Ils semblent connaître en détail la vie du témoin qu’ils rencontrent, et les circonstances de son observation d’un ovni. Ils se déplacent dans des voitures neuves noires, des Cadillac Série 62 Club Coupé de 1948, ou des Lincoln Continental de cinquième génération (1970-1979), munies de fausses plaques d’immatriculation. La rencontre avec des MIB s’accompagne souvent d’une modification locale de l’espace/temps, ou « facteur Oz ». L’état de conscience des témoins est altéré.
Ummo : Pour ne pas être incomplet, signalons enfin l’affaire Ummo, qui se présente sous la forme de messages dactylographiés – censés être d’origine extraterrestre – qui sont envoyés à divers correspondants dans le monde entier. L’affaire Ummo suscite bien évidemment des débats au sein de la communauté des ufologues et les avis sont par tagés en ce qui concerne l’origine de ces lettres.
Les rencontres rapprochées du cinquième type ou RR5 : En plus des catégories précédentes à l’intérieure desquelles nous pouvons « ranger » la sémiologie ovienne qui est étudiée par les ufologues depuis des dizaines d’années, il existe un cinquième type de rencontres rap prochées ou RR5. Avec ce type de rencontres nous entrons dans un domaine totalement nouveau et passionnant qui est très éloigné des préoccupations de l’ufologie « clas sique ». Je considère que cette dernière catégorie de rencontres rapprochées représente un autre stade ou un autre niveau de la recherche ufologique, par rapport auquel tous les stades précédents étaient comme des « classes préparatoires ». Avec les RR5 nous entrons au « lycée » pour nous préparer au « Bac » (examen de passage obligé avant l’« université »), si je puis dire. Pour résumer, je range dans cette catégorie les rencontres rapprochées avec le phénomène ovni qui ont été provoquées ou voulues par le témoin. Cette nouvelle catégorie repose sur l’idée qu’il est possible d’établir volontairement un contact psychique avec un ovni. J’ai personnellement étudié des cas en France où des témoins avaient été « connectés » psychique ment avec un ovni triangulaire et avaient reçu des « informations » sous forme de « messages » venant de cet ovni. Je range ces cas de contacts psychiques involontaires dans les catégories RR3 et/ou RR4. Dans les affaires que j’ai enquêté, le contact psychique avec l’ovni était involontaire. C’est l’ovni qui prenait l’initiative du contact. L’originalité des RR5 est qu’elles font suite à une demande consciente d’un témoin ou d’un groupe de témoins.
Dans son livre intitulé, 60 0,001 % L’expérience de la Réalité, Marc Auburn décrit brièvement le Protocole CE-5 (Rencontres Rapprochées du 5e Type) mis au point par Steven Greer (page 327) : « En résumé il s’agit de passer une sorte de coup de téléphone pour une prise de rendez-vous avec… des gars de là-haut. Une sorte de Meetic cosmique sans frivolité. » Ce protocole est basé sur les principes suivants :
– Dans tout l’Univers connu, la vie et l’intelligence sont abondantes (« Elles grouillent »).
– La conscience baigne et pénètre tout ce qui existe. Elle ne connaît aucune limite dans l’espace et dans le temps. Elle est omniprésente.
– Fondamentalement, la conscience est non-locale, c’est-à-dire qu’elle n’est pas localisée dans le cerveau, ni produite pas lui.
– La conscience permet la communication entre deux points très éloignés de l’Univers, et cette communication est instantanée (plus rapide que la vitesse de la lumière).
– Les civilisations hyper-évoluées ont développé des technologies qui fusionnent, matière, vie et conscience. Leurs « vaisseaux » sont donc à la fois, matériels, vivants et conscients. C’est un point très important que j’ai développé dans la Partie V, intitulée Aperçus sur la techno logie des ovnis.
– Cette technologie permet des voyages inter-dimentionnels ainsi que des déplacement hyper-luminiques ou supra-luminiques (supérieurs à la vitesse de la lumière) dans tout l’Univers.
– Une conscience humaine pacifiée et désintéressée, portée par une intention appropriée dépouillée de tout désir de gain personnel et égoïste, peut lancer un appel pour une demande de rencontre avec les extraterrestres.